La foule commençait à le huer lorsque le souvenir de notre première séparation retentit en moi. Je me retournai vivement. Il n'était plus là.


Je me dirigeai rageusement vers ma loge lorsque je ne pus m'empêcher d'écouter sa voix :

- Ce soir, j'ai un match contre le champion du monde poids lourd.

J'eus un sursaut de surprise en me rappelant que j'étais champion depuis une semaine. Avec les évènements, je l'avais complètement oublié. Je n'avais donné aucune interview, je n'avais fait aucune séance de dédicaces ou aucune annonce. Je m'immobilisai, la main sur la poignée de ma loge et tendis l'oreille. Je n'entendis rien à cause des hurlements des fans. Certains criaient mon nom, d'autres scandaient des « You sucks ! » dès que Randy parlait. Il reprit :

- Ce soir, j'exterminerai une bonne fois pour toutes John Cena.

Je claquai sauvagement des dents. Dépêche-toi ! J'entendis son halètement dans le micro et, n'en pouvant plus, me dirigeai vers la salle où il était. Ce n'était absolument pas prévu et je me mis à courir pour atteindre les écrans géants. J'avais l'impression que mon cerveau n'était plus irrigué depuis qu'il m'avait laissé en plan, depuis que je l'avais vu, si beau. Depuis que je l'avais embrassé. Je venais juste de le retrouver après tout un week-end, et on me l'enlevait déjà. Les apparences d'abord Randy, n'est-ce pas ? Il ne me restait plus qu'un mètre avant d'être visible des fans et il continuait son discours. Mais soudain, Ted et Cody sortirent de l'ombre pour me sauter dessus. Avec la vitesse, nous roulâmes à terre et ils en profitèrent pour me tenir, chacun par un bras. Non ! Un besoin impérieux de le voir me tordait l'estomac. Les Priceless unirent leurs forces pour me ramener en arrière et Ted expliquait, sarcastique, à bout de souffle :

- Monsieur Orton a expressément ordonné que tu ne débarques pas comme un hystérique.

Je lançai un regard incompris à Ted puis me démenait pour leur désobéir.

- Mais qu'est-ce qu'il a, bon sang ? s'exclama Cody en voyant que je gagnais du terrain.

Je leur criai de me lâcher et Ted ne répondit rien. Au contraire, il lâcha mon bras pour se rapprocher de moi. Rapidement, il atteint mon oreille où il me demanda :

- Qu'est-ce que tu vas faire, une fois là-bas ? Réfléchis !

Il me lança un regard lourd de sens, semblant signifier que, vu mon état d'excité sexuel, je lui sauterai dessus dès la première seconde. Je dégageai mon second bras et fixai Ted. Il était au courant ? Ou alors, vu ma discrétion, il venait de comprendre comme tout le personnel. Je lui lançai un regard interrogateur et Cody s'approcha pour demander ce qu'il se passait. Ted lui sourit mais lui barra la route.

- Repose-toi. Nous n'aurons aucune pitié si tu tournes mal pendant le combat.

Je fus soulagé de cette demi-promesse et fis demi-tour avant de n'être pris d'une seconde impulsion démesurée. Je m'assis au fond des backstages, attendis le moment fatidique. Je perçus les cris de la foule et devinai qu'il venait de finir son discours. Qu'est-ce qui m'avait pris ? Même maintenant, j'étais sûr que je recommencerai sans hésiter. Je fis un signe à Punk qui passait par là mais il ne vint pas me rejoindre, comprenant mon besoin de concentration. La voix hargneuse du Legend Killer vint aussitôt me troubler et, dans un état second, je me mis à courir le long du couloir surpeuplé vers sa voix. Je m'arrêtai brusquement en m'en rendant compte et me forçai à regagner ma chaise. Punk me vit et sourit. De loin, il forma le mot « Accro » et me laissa méditer là-dessus. Accro. J'étais absolument accro à Randy Orton. Dépendant. J'espérais vaguement que cette drogue prendrait fin bientôt. Ou jamais. Je sentis une douce chaleur m'envahir. Je me morigénai moi-même en comprenant que je ne voulais pas le quitter. Mais lui n'en avait cure. Au mieux, je pourrais le toucher tout à l'heure. Au pire, il m'avait dit ça pour que je me tienne tranquille pendant le match et ne comptait absolument pas me rejoindre. Je criai de frustration et tout le monde se retourna, alarmé. Encore une heure et demie à attendre. Je décidai de rentrer dans ma loge et me laissai faire par mon médecin, mon coach, mon styliste… Qui ne m'avait pratiquement jamais servi. Une infinité de minutes plus tard, au moment même où celui-ci me faisait un discours sur l'importance de l'apparence, où j'étais affalé dans un fauteuil, épuisé par cette non-action, Orton prit la pause à l'embrasure de ma porte.

- C'est à nous. Annonça-t-il, grave.

Je me mis aussitôt sur pied et attrapai ce que me tendait mon styliste. Randy était toujours là, le visage sans expression dû à la présence des intrus. Je l'imitai et enlevai rapidement mon t-shirt pour enfiler le nouveau. Je ne m'étais pas retourné, heureux de pouvoir le tenter sans qu'il ne puisse rien faire. J'enlevai ensuite mon jean pour mettre mon pantacourt et attrapai ma ceinture au vol. J'eus peur que l'on remarque la tension quasi électrique qui émanait de nous, de Randy qui sourit légèrement en voyant mon air empressé, de moi qui me demandait si serait considéré comme discret le fait de tomber sur lui en lui arrachant ses vêtements moulants dans ma chute. Finalement, je me dis que non et je remerciai gentiment mon médecin de me donner le feu vert. Randy était déjà parti et je le vis faire signe aux ingénieurs de lancer pour la seconde fois sa musique d'entrée. Je le rejoignis mais il ne me regarda pas, fier. J'étais à quelques centimètres de lui, sans pouvoir le toucher. Alors, discrètement, je fis effleurer son bras et le mien. Je sentis sa peau brûlante se hérisser et il me regarda, paniqué. Je l'ignorai puérilement et tournai la tête pour me mettre en route vers le ring.

- Hé ! Cena ! Cena ! CENA ! … John !

Je sursautai puis m'immobilisai lorsque j'entendis un groupe de fans hurler. Je m'étais avancé, distrait, alors que Lilian venait d'annoncer Randy. Celui-ci m'attrapa par le bras et me tira en arrière. Je compris qu'il venait de m'appeler par mon prénom et ne pus m'empêcher de frissonner.

- J'y vais le premier, m'expliqua-t-il, irrité. Tu sais bien que, pour que tu sois populaire, on doit faire passer le connard d'abord.

Mon cœur se serra. En effet, les beuglements de haine ne désemplissaient pas et je le regardai, observant ses réactions. Il ne paraissait pas donner grande importance à sa popularité mais était complètement stressé.

- Et concentre-toi, bon sang !

Je repris un air sérieux puis il finit en faisant rouler des yeux inconsciemment tendres vers moi :

- J'y vais maintenant.

- J'ai envie de toi. Répondis-je du tac-au-tac, aveu impulsif.

Il leva des yeux exaspérés au ciel mais les ramena vite vers moi en me jaugeant du regard. Je vis qu'il comprenait mon dilemme, mon manque de lui, de sa présence et je remarquai le rouge soutenu qui envahit son corps. Il détourna les yeux et souffla :

- A dans dix minutes.

Puis, il s'avança doucement vers la salle, descendant mollement la rampe. Au bout d'une minute, il s'immobilisa dans le ring. Je sortis de ma torpeur et m'essuyai rapidement avec une serviette.

« … du monde poids lourd… Joooooooohn… Ceeeeeeeena ! »

Aussitôt, ma musique retentit et je me laissai porter par les hurlements fanatiques, oubliant tout le reste. Je m'arrêtai devant les écrans géants en faisant mon signe habituel de salut, puis m'élançai vers le ring. Mon entrée réveilla une nouvelle fois le public et je courus dans les cordes en lançant ma casquette à un fan. Je parcourus l'autre côté en faisant de même avec mon t-shirt, qu'une jeune femme reçut dans les bras en pleurant. Puis, je me mis dans le coin, fermant les yeux. J'enlevai ma chaîne, la donnai à l'arbitre.

« Cena ! Cena ! »

Je rouvris brutalement les yeux avec un air de déjà-vu. Devant moi, Randy Orton remontait sur le ring, parfait dans son rôle de méchant. Il s'agrippa aux cordes et me grigna des dents en signe de rivalité. Il ne fit pas attention à mon torse nu, tout comme je m'efforçai d'oublier qu'il portait toujours sa chemise noire, qui lui serrait ses muscles bandés. La cloche retentit.

« Randy, you sucks ! »

Puis, tout s'enchaîna. Je fonçai vers Randy qui tenta de me repousser mais je l'écrasai dans le coin. Il se cambra en criant de douleur et je l'envoyai aussitôt de l'autre côté pour ignorer mon désir. Au moment où je me retournais, il me mit un coup de poing. Deux. Trois. Il les plaçait très bien et je ne ressentis rien. Puis, je bloquai son poing et lui attrapai le dos et les jambes. Je voulus lui faire la prise que je lui avais faite lors de l'entraînement mais il se dégagea et me faucha les jambes. Il me recouvrit de son corps, mettant ainsi mon torse nu au contact de la soie. Je gémis.

« Un ! Deux! … »

Je me relevai, ayant oublié l'arbitre et donnai à mon tour des coups de poings à Orton. Je tentai de ne pas lui faire mal. Soudain, un flash me revint et je m'immobilisai. Il était blessé. Je n'y avais plus pensé et, dans la salle surchauffée, je reculai d'une inquiétude immédiate. Il sortit du ring, vipère pure et me lorgna méchamment. Il bougeait de nouveau normalement. Je fus rassuré et allai le chercher pour le remonter sur le ring.

« Cena ! Cena ! »

… Les minutes passèrent. J'évaluai que je devais bientôt commencer à perdre puis décidai de placer ma prise favorite. Randy haletait de l'autre côté et je me fis un plaisir de l'attraper par la chemise, délicatement, pout l'amener au centre. Là, je le mis sur mon dos sans qu'il ne proteste réellement et l'écrasai au sol. Il ne bougea plus. Je ne m'inquiétai pas, il savait ce que je voulais faire. Aussitôt, la foule hurla et je me mis au-dessus du corps de Randy en agitant ma main devant ses yeux.

« YOU CAN'T SEE ME ! » reprirent les fans.

Puis, je m'élançai sur les cordes, rebondis, époussetai mon épaule puis fis une magnifique descente du bras sur la nuque d'Orton. Il se plia de douleur et je l'amenai au sol, ma tête tout près de la sienne.

Puis, le son se coupa.

Je n'entendais plus les braillements qui continuaient de résonner, plus les quelques smart qui hurlaient à Randy de se lever, plus les commentateurs pris dans une histoire abracadabrante sur la rivalité des frères Hart dans les années quatre-vingt dix. J'entendis les halètements de Randy. C'était le son le plus faible de toute la salle, mais je me concentrai dessus en le regardant. Ses yeux bleus s'arrêtèrent dans les miens et j'avalai difficilement ma salive. L'arbitre tapa une fois. Il ferma doucement les yeux, fatigué et j'approchai mon visage du sien. Le son brouillé ne m'importait guère. Mon corps s'imprégna du sien, mais je ressentis une gêne terrible. La soie. Elle ne faisait plus vibrer à présent. Je voulais toucher la peau de Randy, statue maculée d'érotisme et de colère. Soudain, son contact me parut insupportable et je glissai l'une de mes mains discrètement jusqu'au bas de sa chemise. L'arbitre tapa deux fois. Je commençai à lui enlever un bouton lorsqu'il ouvrit les yeux. « Encore un peu… » Me murmura-t-il suavement à l'oreille tout en se relevant précipitamment. Il se tourna vers l'entrée et les écrans géants. Alors, il fit signe aux Priceless de venir et se tourna vers moi, diabolique. Je savais qu'ils n'interviendraient que pour me dégager de lui au cas où je pèterai les plombs mais je fis semblant de m'intéresser à eux. Tu tiens tellement à ce que je ne te touche pas ? J'eus un sourire en imaginant qu'il voulait que je réussisse mon pari, mais il s'effaça aussitôt. Sa femme regardait la télé. Randy profita de mon inattention pour m'attraper la tête et nous projeter au sol. RKO. Randy Keith Orton. Je m'étalai, ne me relevai plus. Un, deux, trois. Je me pliai de douleur pour le spectacle, pour mon bas-ventre impatient, pour mon cœur tourmenté.

Des cris de protestation s'élevèrent et les enfants les plus proches me crièrent de faire attention. Je me retournai, vis Cody Rhodes prendre une chaise et courir vers le ring. C'était la procédure habituelle de la Legacy. Las, je voulus tout de même me relever. Je ne fus pas assez rapide, car Cody était déjà à un mètre de moi, sur le ring. Je cherchais Ted et Randy du regard, qui devaient ramener deux autres chaises. Mais ce que je vis me stupéfia : Ted attrapait le bras de Randy, semblant vouloir le raisonner. Randy regardait Cody avec des yeux exorbités de rage et il repoussa brusquement Ted en lui criant quelque chose. Je me retournai vers Cody qui leva la chaise au-dessus de moi. Apparemment, ce n'était pas prévu. Il était trop tard pour me relever et je protégeai ma tête de mes bras.

- CODY !

La voix de Randy me parut toute proche. Cody commença à abaisser la chaise, mais, passant au-dessus de moi, Randy Orton sauta à l'horizontale pour percuter mon agresseur. Celui-ci eut le souffle coupé et se plia en deux en tombant. Il se releva difficilement et Randy le toisa. Soudain, il lui mit une énorme gifle, qui l'assomma quelques secondes. Il voulut se pencher pour le finir, mais Ted débarqua et le retint. Il lui tendit un micro, préparé à ce genre de réaction.

- La Legacy, commença Le Legend Killer, reprenant ses esprits en me voyant intact, est une machine bien huilée. Si un de nos membres ne respecte pas mes ordres, nous serons morts, Cody. Je comptais frapper Cena. La prochaine fois, tu attendras mes directives.

Sur ce, il le releva et la Legacy sortit du ring. Je reprenais mon souffle, toujours à terre. Ce qu'il venait de dire me parut faux et j'ignorai la petite voix joyeuse qui me disait qu'il avait voulu me protéger. Je souris niaisement, au milieu d'une salle contenant trente-mille personnes qui s'inquiétaient de ma santé mentale. Le match était enfin fini. Je me relevai précipitamment, tapai dans la main des fans sur ma route. Arrivé dans les coulisses, je ne vis pas Randy. Mon inquiétude augmenta d'un cran et je cherchai où il avait bien pu aller. Puis, cela me parut évident. Les vestiaires. J'aurai voulu courir pour le rejoindre tant j'attendais ce moment mais je me forçais à marcher. Je croisai CM Punk, qui me barra le passage doucement.

- Je… Je n'ai pas le temps Phil ! Suppliai-je, frustré à mort.

- Je sais. Je viens de voir passer ton Golden Boy. Il va bien aux vestiaires.

Je le remerciai rapidement mais il ne se poussa pas.

- J'ai un petit cadeau. Tiens, je pense que cela te sera utile si tu veux profiter tranquillement de lui.

Je le regardai, douteux, puis l'embrassai lorsque je vis qu'il me tendait la clé des vestiaires.

- Je t'aime !

- Arrête de t'entraîner sur moi, grand fou ! Cours !

Il se poussa et je me hâtai. J'arrivai enfin devant la porte. Je marquai une infime pause, durant laquelle toutes mes peurs et toutes mes envies me frappèrent. La seconde d'après, j'ouvrai la porte.

Randy était au milieu de la salle, s'essuyant le visage d'une serviette. Toujours habillé. Je pinçai les lèvres et entrai. Je regardai rapidement s'il y avait du monde et fermai la porte à clé, ne voyant personne. Je souris en lançant la clé à terre, qui rebondit. Trois fois. Randy leva les yeux, je réduis la distance nous séparant, le plaquai contre les casiers. Violemment, je pressai mes lèvres contre les siennes en posant mes mains contre le mur. Il me répondit aussitôt et je gémis, excité. Mes mains tremblèrent d'être si loin de lui et je l'attrapai par la taille avant qu'il ne retire sa bouche, joueur. Il m'embrassait goulument, puis retirai ses lèvres ouvertes pour me tenter. Je grimaçai de souffrance et le serrait dans mes bras, la tête dans son cou. Il siffla de douleur et je le lâchai, effaré. J'étais à cran et avais peur de le blesser de nouveau. Je l'embrassais doucement avant de chuchoter, honteux :

- La… la prochaine fois… on lubrifiera mieux…

Il se détacha de mon visage et répliqua, ferme :

- Parce que tu crois qu'il y aura une prochaine fois ?

Je tournai des yeux perdus vers lui. Je souris et lui répondis, collant un peu plus mon bassin contre le sien :

- J'ai été sage…

Il détourna le regard devant mon insistance et je remontais mes mains pour qu'elle passe sous sa chemise.

- J'ai… envie de toi, expliquai-je en me délectant de sa peau huilée.

- D'accord, rétorqua-t-il, malsain. Mais tu vas être la femme.

Mon estomac se retourna d'angoisse. Je n'eus rien le temps de faire. Randy se jeta sur mes lèvres. Il me fit reculer et je trébuchai contre un banc où je m'assis. Impatient, j'arrachai sa chemise tant haïe et mis fin au baiser pour contempler son torse. Alors, je l'amenai à moi et le mordis à pleine dents. Il gémit alors que mon membre dur commençait à m'ordonner de le prendre. Il fallait que je la joue fine. Je remontai ma bouche le long de son toret ase rrivai vers son téton. Là, je léchai ses pectoraux en prenant soin de ne pas le toucher. Randy se colla un peu plus à moi, ordre implicite. Je m'exécutai et fis passer ma langue sur son téton dur. Je retins un cri de plaisir mais tout mon corps réagit. Je le fis une seconde fois, sentant Randy relever la tête en arrière. Un éclat de miel coula sur son torse. Je le saisis d'un coup de langue. Puis je mis son téton dans ma bouche, doucement. Je fis passer ma langue autour. Encore. Et encore. Je devenais fou en sentant ses pecs se contracter de plaisir. Il soupira de délice et je me mis à le sucer. Excité, j'accrochai son bassin de mes mains en accélérant le rythme. Je fis glisser mes mains dans son jean mais il interrompit mon geste, les saisissant. Je lui donnai un dernier coup de langue et remontai le long de son cou. Il esquiva mon corps. Je me redressai, contrarié.

- C'est moi le chef… maintenant.

Il avait dit ça en haletant et je gémis de frustration. Alors, il me lâcha et déboutonna son jean devant moi. Je m'approchai mais il recula. Son regard bleu vrilla le mien et je lus qu'il était aussi excité que moi. Je me retins d'aller lui enlever, mais ne pus m'empêcher de m'avancer lorsqu'il fit descendre sa braguette. Je devenais fou sous l'attente.

- Randy…

Il poussa un râle de plaisir et enleva son jean plus rapidement que prévu. Je me jetai aussitôt contre lui, impatient de sentir son boxer sur moi mais il m'attrapa la jambe et me fit tomber à terre. Ma main descendit le long de sa croupe, mais il l'écarta. Par vengeance, je lui léchai l'oreille et il se cambra contre moi en hurlant. Je haletai. Il arracha violemment mon pantacourt et mon boxer d'une main, me mordit l'épaule. Je criai. Randy décrivit rapidement le tour de mes trapèzes de sa langue, satisfait. J'essayai de reprendre le dessus, mais il lécha ma mâchoire et me retourna. Puis il appuya ses mains autour de ma tête. Je vis qu'elles tremblaient d'impatience. Il n'attendit pas et je sentis son membre raide caresser ma peau. Je respirai avec difficulté. Au moment où il allait me prendre, je gesticulai à terre et suppliai :

- Attends, attends !

Je me dégageai de lui alors que Randy tapa du poing à côté de mon visage. Il jura, inspira fortement et m'attrapa l'épaule. Je tressaillis d'anxiété mais il ne fit que me retourner. Je vis son regard flou, cinglé de désir se poser dans mes yeux et il détourna la tête en découvrant l'angoisse que je n'avais pas réussi à cacher assez rapidement. Alors, il soupira et s'assit sur mon torse. Je me cambrai de désir et regardai son corps. Sa peau brûlante me réchauffait tout le ventre tandis que son membre raide effleurait la ligne médiane de mon buste. Il ne bougea pas pendant plusieurs secondes, dévorant mes biceps et mes trapèzes des yeux. Je fis couler ma main vers sa queue sous l'insupportable attente. Au dernier moment, il bascula et m'écrasai les bras au sol de ses genoux. Je ne pouvais plus bouger. Sa queue était maintenant à quelques centimètres de mon visage. Mon air torturé le fit bander encore plus et il ferma les yeux de plaisir. Je tentai de dégager mes bras mais n'y arrivait pas.

- Laisse-moi te toucher ! M'écriai-je, la voix rauque de désir.

Il refusa puis descendit sa bouche contre mon cou. Il sentit mon odeur, frissonna. Sa langue me lécha les trapèzes, me faisant gémir. Je le suppliai d'arrêter lorsqu'il fit quelque chose qu'il n'avait jamais fait. Il descendit une main le long de mon corps et toucha pour la première fois ma queue. Je hurlai de plaisir et m'immobilisai. Randy se releva, regarda mon visage tandis qu'il commençait de lents va-et-vient. Je me retins le plus longtemps possible de faire quoi que ce soit mais ouvris la bouche en le sentant augmenter la vitesse. Sa main robuste tenait mon membre vibrant et je fermis les yeux pour en profiter. Contre mon torse, je sentis son sexe tendu d'excitation se durcir encore et je tentai une nouvelle fois de bouger. Je me cambrai pour le faire glisser contre moi. Il haleta en voyant sa queue à quelques millimètres de ma bouche. Il resserra sa main. Je haletai de douleur. Méthodique, il se remit en place et accéléra encore ses va-et-vient. Le plaisir émanant de mon bas-ventre se propagea dans tout mon corps, jusqu'à mon torse où il commença à se frotter contre moi. Il haleta en me regardant au bord de la jouissance et m'incendia de son regard fiévreux. Je gémis de frustration de ne rien pouvoir faire. Il caressa ma verge de son pouce. Je sentis que j'avais atteint mes limites. Le sang palpitait maintenant dans mon sexe et je relevai la tête en arrière. Il fallait que je le baise. Maintenant. Je me démenai et il se frotta plus rapidement contre moi. A bout de souffle, je m'arrêtai. Randy se pencha vers moi, en arrêtant tout.

- Dis-le. Me murmura-t-il au coin de la bouche, et je la happai avidement.

Il passa sa langue et la mêla à la mienne. J'ouvris la bouche et il me mordit sauvagement la lèvre. Randy, je te veux, tout de suite. Je n'arrivai pas à lui demander mais il frôla mon membre hypersensible du doigt puis le parcourut entièrement. Arrivé au sommet, il effectua des petits cercles et je perdis ma dernière parcelle de lucidité en hurlant. Je m'arrêtai de bouger.

- Prends…moi… Enchainai-je à voix basse.

Il releva la tête et sourit. Il attendit quelques secondes puis malaxa un peu plus ma queue.

- PRENDS-MOI ORTON !

Je plaquai ma tête contre le carrelage froid et gémis de douleur. Alors, il se souleva. Je me redressai aussitôt. Fondis sur lui. Nous tombâmes à la renverse ; Randy me jeta à terre, sur le ventre. Puis il me mordit le cou gentiment et installa ses mains autour de moi. Je surélevai mon bassin de douleur puis lui demandai difficilement :

- Tu… Tu ne…

Je m'empourprai violemment et posai ma tête au sol. Je me souvenais trop bien du mal qu'il avait eu à marcher et me demandais s'il allait me lubrifier. Randy sembla avoir compris et me lécha le cou. Je fus parcouru de spasmes. Il me répondit, d'une voix grave et doucereuse :

- Non.

Je sursautai puis hurlai de douleur lorsqu'il me pénétra à sec. Je relevai la tête puis pinçai les lèvres. Il ne me laissa pas souffler et enchaîna avec un deuxième coup de bassin. Je me mis sur les coudes et réprimai un nouveau cri. La douleur me déchirait. Excité, il continuait de plus en plus vite. Je l'entendis jurer et il se redressa en moi. Son sexe appuya sur une zone inconnue et je me mis à rugir de plaisir. Randy se pencha contre moi et me regarda. Il semblait vouloir me demander si ça allait, mais sa fierté l'en empêchait. Il me toisa ironiquement, retrouva vite son regard affamé lorsque je passai ma langue sur les lèvres et que je relevai encore mon bassin. Il ouvrit la bouche et ferma étroitement les paupières. Il était en moi. Les vestiaires étaient remplis de cette odeur d'homme, de cette odeur divine et fruitée qui gouttait le long de mon corps. Randy cria et je me cambrai pour qu'il bougeât. Il reprit ses va-et-vient brutaux, augmentant le rythme sous mes halètements. Je me tordis de douleur au sol mais ne criai pas. Pour me récompenser, Randy fit glisser l'une de ses mains le long de mon corps et je tremblai d'impatience lorsqu'il en avança une le long de mon bassin. Celle-ci descendit avec douceur le long de mon bas-ventre tandis qu'il me donnait un vigoureux coups de hanche. Je ne pus retenir un hurlement. Un gémissement. Randy venait de descendre un peu plus sa main et me massait maintenant les bourses. Je haletai sous le plaisir, sous ma soif toujours inassouvie. Il se rebascula volontairement et appuya sur ma zone érogène. Je restai la bouche ouverte puis il caressa encore plus doucement mes bourses.

- Oh mon dieu ! Ah… RANDY !

Il se cambra de plaisir et je hurlai une dernière fois avant de jouir. Juste après, il eut un orgasme en moi et il se laissa tomber sur mon dos. Il se retira doucement mais je me contractai de douleur.

- Tu… Tu ne vas pas m'aider là…

Je souris puis penchai sensuellement mon corps contre lui. Il ne tiqua pas et réussit à s'enlever entièrement de moi sous mes cris de souffrance. Puis, il m'embrassa le dos avant de tomber lourdement à côté de moi.

- Ca ira mieux bientôt. Me dit-il, le regard froid.

- C'est tout ce que tu as à me dire après ça ? Répondis-je, sarcastique.

Il changea aussitôt d'attitude et installa sa tête sur ses bras en souriant. Il me regarda, espiègle et demanda :

- Alors ?

Je me rapprochai de lui en posant ma tête contre le carrelage et je me sentis aussitôt rougir. Je souris en regardant le plafond.

- Ca peut aller.

Il fronça les sourcils, blessé dans son ego. Je le regardai s'énerver et sentis une irrépressible envie de le prendre dans mes bras. Je me retins.

- Parfait. Rectifiai-je, bon joueur.

Il haussa les sourcils et se mit en mode beau gosse. Il roula des pecs, bomba la poitrine et fit un demi-sourire à damner. J'explosai de rire et me mis au-dessus de lui. Il n'enleva pas son sourire. Le geste qu'il fit était surement du à la chaleur ambiante, à nos hormones explosées où à mon regard tendre. Randy mit sa main derrière ma croupe et m'attira contre lui pour l'embrasser. Furtivement. Intérieurement, j'implosai de bonheur. Je lui dédiai un énorme sourire satisfait et il tourna la tête, semblant soudainement s'intéresser au contenu du sac d'un catcheur. Je me rallongeai à côté, n'osant toujours pas me blottir contre lui.

- … Mais je t'interdis de m'immobiliser. Ca me rend dingue de te voir nu sur moi !

Il tourna son corps vers moi, me fit un clin d'œil et parcourut son torse d'une main.

- Eh, qu'est-ce qui t'as pris de taper Rhodes tout à l'heure ? Demandai-je, désireux de l'entendre expliquer cela.

- Rien. Je n'aime pas qu'on me désobéisse.

Je le regardai, sceptique. Il tiqua en voyant mon air déterminé.

- … Je te le dirai. Juste après que tu m'auras dit pourquoi tu m'as embrassé.

Je souris de sa répartie. C'était donnant-donnant avec lui. J'hésitai… un quart de seconde. Je voulais trop l'entendre dire qu'il m'avait protégé.

- Tu veux dire… quand tu es venu dormir avec moi ? Demandai-je, innocent et il me lâcha du regard, honteux. Je me suis tout simplement réveillé en te voyant paisible. Alors, je me suis approché et… je t'ai vraiment trouvé trop beau.

Mes yeux lui lancèrent des éclairs séducteurs lorsqu'il me regarda, surpris. Il parut flatté de ma réponse et il me répondit, avec réticence :

- Je… En fait, tout à l'heure…

Il semblait chercher une raison à son comportement et je l'encourageai, estimant qu'après ce qu'il venait de me faire, la timidité n'était plus de mise.

- En fait, tu m'as fait pitié. T'avais l'air tellement misérable que ça m'a fait mal au cœur que Cody puisse taper quelqu'un d'aussi minable.

Je soupirai, pas dupé du tout.

- Tu me le diras… un jour ?

J'attendis la réponse fatidique, réponse impliquant plus ou moins une suite à notre histoire. Sans hésiter, il répondit :

- Non. Jamais de la vie.

Je fermai les yeux, cachant ma peine. Randy, te rendais-tu compte du mal que tu me faisais ? Je me relevai péniblement, en soufflant. Une douleur fulgurante parcourut mon bassin et je grimaçai pour ne pas crier.

- Tu verras, ça va mieux la deuxième fois.

Je me retournai vivement. Il avait dit cela d'une voix blanche et il se levait pour s'habiller, m'empêchant de le scruter. La deuxième fois ? Le sous-entendu me fit sourire.

- Et… Tentai-je, coquin, tu me soulageras ?

- Aucune chance. répondit-il en ricanant méchamment.

Je gémis de déception. Randy s'approcha vers moi et m'aida à me relever. J'étais toujours nu et il en profita pour m'observer des biceps aux cuisses. Je le laissai faire, trop heureux et il pivota vers la sortie, tourna la clé dans la porte. J'attrapai mon boxer, le mis et sortis mon portable rapidement. Au moment où il ouvrit la porte, son portable sonnait. Il lut le message. Se figea, fixant la porte une dizaine de secondes où j'hésitais à sourire. Enfin, il se retourna et m'ordonna, la voix troublée :

- Arrête de m'appeler comme ça.

Il se rendit compte que sa voix rauque m'avait touchée et fit demi-tour en prenant soin de ne pas me regarder. Il soupira de colère et sortit en claquant la porte. Je pris dix minutes à m'habiller, sans doute à cause des émotions… ou de la douleur de la queue de Randy. Mon cœur eut un raté. Je sortis en vainqueur et vit CM Punk au coin du couloir. Il m'applaudit galamment. J'arrivai vers lui, l'air indifférent puis il explosa de rire. Je ne compris pas et continuai à m'avancer.

- Oh my God John ! Tu marches vraiment comme un pénétré !

Je m'immobilisai et grimaçai de souffrance. Un pénétré. Puis, je me mis à rire à mon tour et expliquai les derniers évènements à Punk, sourire aux lèvres. Je l'avoue, on dirait une mauvaise fin de série américaine. Mais je voulus profiter des quelques instants de répit que m'accordait mon Golden Boy.


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