Chapitre 9 : alarme rouge
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-OOOooo Corny oooOOO-
C'était une catastrophe. Non, catastrophe était un euphémisme : c'était un cataclysme ! Un véritable cataclysme ! Sirius Black, LE Sirius Black, s'était ÉVADÉ d'Azkaban – chose qui, soit dit en passant, était supposé être impossible –. Mais, pire encore que cela : ce cataclysme avait eu lieu pendant SON mandat, et Cornélius était presque certain que la communauté sorcière de Grande-Bretagne ne manquerait pas de le lui faire remarquer. Et, surtout, de le lui reprocher. C'était sûr, son avenir politique était en grand danger.
Cornélius inspira une grande bouffée d'air, qu'il expira ensuite fortement. Assis dans son majestueux fauteuil, dans son bureau de ministre, l'homme regarda autour de lui pour se calmer. La vaste pièce était vraiment somptueuse, de sa douce moquette pourpre aux boiseries finement sculptées qui ornaient aussi bien les meubles que le lambris des murs. Cette pièce respirait l'opulence et le luxe, l'autorité et le pouvoir. Pour l'instant, Cornélius en était le seul maître, et il ne tenait qu'à lui de le rester.
Bien. Il lui suffisait donc d'agir pour s'en tirer. Agir, et jouer finement. Cela ne serait pas facile Cornélius n'avait, après tout, pas été à serpentard – le choipeau avait hésité, à cause de son ambition, mais l'artéfact de tissu avait été catégorique : Cornélius n'avait pas une once de ruse. Du coup, il avait fini à Poufsouffle. Mais l'homme bedonnant à la moustache bien fournie avait bien l'intention de prouver à ce sale torchon rapiécé qu'il s'était trompé ! –, mais cela restait sûrement faisable. Au pire, il demanderait conseil à Lucius et à Agrippa. Et à Dumbledore. En dernier recours. De plus, cette adorable jeune femme entrée depuis peu au Ministère, Dolores Ombrage, si son souvenir était exact, semblait être dotée d'une intelligence bien fournie et d'un bon sens à toute épreuve.
De nouveau serein, Cornélius entreprit de monter son plan de sauvetage de sa carrière politique. Bien, dans un premier temps, il fallait rattraper Black avant qu'il ne s'attaque à un de ses citoyens – l'opinion publique ne le lui pardonnerait sûrement pas –. Cornélius sortirait donc l'artillerie lourde : détraqueurs et aurors à gogo ! Black voulait la guerre ? Alors il allait l'avoir ! Ensuite, protéger la cible numéro un du terrible criminel : le petit Harry Potter. Cornélius sourit. Dumbledore avait dit que l'enfant était protégé par de puissantes barrières, créées par une magie ancienne – Cornélius n'avait pas très bien compris ce qu'avait raconté le vieux schnock –, bien. Mais étaient-elles suffisamment puissantes ? Cornélius irait le vérifier lui-même – cela lui permettrait, en plus, de rencontrer le Survivant. Peut-être fallait-il qu'il amène un journaliste avec lui ? –.
Heureusement, le Ministre avait, un jour, réussit à extorqué quelques informations décisives à propos de L'Enfant-Qui-A-Survécu – l'adresse de sa famille, notamment – à Dumbledore. Oh ! Que Cornélius était fier de lui, pour ce coup là ! C'était, après tout, un véritable exploit que d'avoir extorqués des informations aussi importantes au vieux directeur de Poudlard et à son esprit si retord ! Et l'homme au chapeau melon allait – enfin – pouvoir utiliser cette information si difficilement acquise – comme quoi, même l'évasion du plus dangereux criminel de leur époque pouvait avoir un aspect positif ! Qui avait dit que Cornélius n'était pas un homme optimiste ? –.
Ce fut accompagné d'un journaliste reconnu et de deux aurors que Cornélius Fudge, Ministre de la Magie, grand adepte du chapeau melon, transplana directement devant le 4 Privet Drive, faisant fi du risque de faire de la magie devant des moldus. Heureusement pour lui et, surtout, heureusement pour les fragiles cerveaux des moldus – après tout, c'est eux qui auraient récoltés le plus d'ennuis si Cornélius avait été surpris –, aucun des moldus ne fit vraiment attention à eux. Ou, plutôt, aucun ne remarqua leur étrange et brusque apparition les gens ne tiquèrent que sur leurs étranges vêtements, se demandant s'il s'agissait de comédiens, ou de fêlés mal fagotés.
Après avoir épousseté une poussière inexistante sur le devant de sa luxueuse robe de sorcier couleur grenat, assortie à son non moins luxueux chapeau melon de velours, Cornélius, le port altier – et le ventre rebondi – sonna, et attendit patiemment – selon lui – qu'on lui ouvre la porte. Ce que ne tarda pas à faire une grande femme blonde, au corps maigre et sec, et aux lèvres pincées. Il ne se passa pas une demie seconde avant que le visage de leur hôtesse ne se torde en une grimace où se mélangeaient dégoût et mépris, et pour qu'elle ne tente de leur claquer la porte au nez.
De toute évidence, les moldus ne connaissaient ni la politesse, ni l'hospitalité. Mais Cornélius avait plus urgent à faire que de s'offusquer du manque flagrant de civilité de celle qui devait être la tutrice de Celui-Qui-A-Survécu. Avant que la porte ne soit close, le Ministre glissa sa main dans l'iinterstice pour bloquer le battant, poussant un glapissement de douleur quand la porte rebondi violemment sur son membre potelé.
« Qu'est-ce que vous voulez, les anormaux ? » Protesta alors la femme – Pétunia Dursley, s'il ne se trompait pas – « Vous n'avez pas honte de déranger les honnêtes gens ? »
Là, elle dépassait les bornes ! Et, vu les hoquets de stupeur et d'indignation qui fusèrent dans le dos de Cornélius, il n'était pas le seul à le penser. Le sorcier serra les poings – un peu moins celui de droite, qui avait été malmené par la porte –, prit une grande inspiration, et mit sa colère de côté même pour remettre cette mijaurée à sa place, il devait garder son sang froid : il était Ministre, par Merlin, et un ministre restait courtois en toute circonstances.
-Mrs Dursley, je vous en prie : tenez-vous un peu ! Je suis le Ministre de la Magie, tout de même ! – la femme renifla de dédain –. Nous venons vérifier les protections de votre maison, voir, vous mettre à l'abri si vous le souhaitez…
-Je ne souhaite pas avoir affaire à des bizarreries comme vous ! L'interrompit Mrs Dursley. Pas maintenant que je suis enfin débarrassée de ce sale petit monstre qui me sert de neveu !
-Que… Quoi… Pardon ? Balbutia Cornélius, choqué.
-En plus, c'est la faute de… de CHOSES comme vous que mon Vernon souffre autant !
Et, sans qu'aucun des quatre sorciers présents sur le pas de sa porte ne lui eu rien demandé, Pétunia Dursley leur cracha toute sa rancune au visage, dans des termes virulents et largement ponctués d'insultes à leur encontre. Cornélius en resta pétrifié il ne s'était vraiment pas attendu à un tel accueil, et encore moins à de si terribles nouvelles.
-OOOooo Lulu oooOOO-
Lucius poussa un soupir. Un très gros soupir. Un soupir franchement bruyant, qui faisant comprendre à toute personne présente dans la même salle que lui que la situation l'ennuyait grandement, et qu'il était foutrement temps qu'elle cesse. Sauf que, dans la salle, ils n'étaient que deux, et que l'autre, qui se faisait passer pour son cousin aux yeux du reste de la Communauté Sorcière, n'en avait strictement rien à faire que Lucius veuille que la situation s'arrête.
Ou peut-être bien qu'il n'avait juste pas entendu le soupir de Lucius ? C'était fort possible, vu le ramdam qu'il faisait en balançant meubles et bibelots à travers la pièce. Et, tout à sa colère, il ne faisait plus du tout attention à Lucius. Un comportement digne d'un gryffondor, vraiment ! Bon, Lucius devait reconnaître que ce devait être extrêmement frustrant que de voir un plan si bien pensé – d'autant qu'il avait été fait à la va-vite, puisqu'ils s'étaient retrouvés dans un situation plus qu'imprévue –, et ce uniquement parce que cet imbécile de Sirius Black avait décidé de s'évader ! Comment ce gryffcon avait-il fait, d'ailleurs ?
Quoi qu'il en fut, Lucius n'appréciait pas du tout que son bien aimé bureau se retrouve sans dessus-dessous. En plus l'autre, dans sa colère, ne maintenait plus ses sorts de métamorphose, et reprenait petit à petit sa véritable apparence – ses cheveux avaient, d'ailleurs, d'hors et déjà entièrement repris leur couloir noire initiale –. Mais quelle inconscience, franchement ! Et si un invité surprise, un de ceux qui se permettaient de débouler chez lui sans aucunes manières – il y en avait quelques uns comme cela, tels que Séverus, ou sa belle-mère, ou sa belle-sœur Bellatrix… quoi que Bellatrix et la belle-mère étaient désormais hors-jeu – ils auraient l'air bien, tout les deux, s'ils étaient découvert ! Et d'une manière aussi stupide, en plus !
Bref, il était temps que la petite crise de nerfs de son invité permanent cesse. Bon, comme le vase que sa belle-mère avait collé au coin droit du manteau de sa cheminé avec un sort de glu perpétuelle gisait désormais en morceau, et n'entachait plus la décoration de son somptueux bureau, Lucius acceptait de lui laisser deux minutes de plus pour se défouler. Mais ensuite, il leur faudrait – surtout à l'autre, en fait – reprendre contenance ils étaient des serpentards, par Salazar !
-OOOooo GdS : la presse en émoi oooOOO-
16 juillet 1986
CELUI-QUI-A-SURVECU PORTE DISPARUT A L'HEURE OÙ CELUI-QUI-A-TRAHIT COURT TOUJOURS HORS D'AZKABAN
C'est une terrible nouvelle qui frappe la Communauté Sorcière de Grande-Bretagne en cette chaude, et pourtant triste, journée de juillet. Nous venons, en fait, d'apprendre que Harry Potter, l'enfant responsable de la disparition du terrible mage noir, Celui-dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, à disparut de chez son oncle et sa tante, à qui il avait été confié par Albus Dumbledore, l'illustre directeur de l'école de sorcellerie Poudlard (en autres fonctions).
Cornélius Fudge, notre estimé Ministre de la Magie, avait décidé de se rendre, ce matin, au 4 Privet Drive, à Little Whinging dans le Surrey, où réside la famille Dursley, unique famille encore vivante du Survivant. Il souhaitait vérifier, en personne, la sécurité de Celui-Qui-A-Vaincu-Un-Mage-Noir-A-Seulement-Un-An et, si nécessaire, de mener la petite famille dans un lieu de résidence mieux protégé contre les attaques possibles de Sirius Black, Celui-Qui-A-Vendu-Les-Potter-Au-Lord-Noir.
Toutefois, quelle ne fut pas la surprise de notre consciencieux Ministre lorsque, arrivé sur place, il se fit littéralement aboyé dessus par Pétunia Dursley, sœur de feu Lily Potter. Cette moldue qui, de toute évidence, ne porte pas les sorciers dans son cœur, n'a souffert d'aucune honte en avouant à Mr le Ministre, dans des cris des plus stridents et entre diverses insultes (que nous éviterons de retranscrire dans le présent article), tous les mauvais traitements qu'elle et son mari ont fait subir à L'Enfant-Qui-A-Sauvé-La-Communauté-Magique.
C'est donc profondément coqué, et terriblement scandalisé, que Mr le Ministre exigeât que ces moldus immoraux rendent le Survivant à notre Communauté, qu'il n'aurait jamais dû quitter dans un premier lieu, et qui saurait le traiter avec les honneurs qui lui étaient dus. C'est alors que la détestable moldue nous a annoncé que le fils de Lord et Lady Potter, qu'elle qualifia sans honte de, je cite, « méchant petit monstre anormal », avait disparut de son foyer depuis plusieurs jours déjà, ayant pour seul bagage son petit lapin en peluche.
Après une fouille minutieuse de la maison de la famille Dursley, malgré les réticences de la maîtresse de maison, les deux aurors qui accompagnaient Mr le Ministre ont découvert que de la magie noire avait été pratiquée pour torturer les moldus qui y résident, notamment sur Vernon Dursley, l'oncle de Harry Potter et mari de Pétunia Dursley le moldu semble avoir subit une attaque mentale d'une force rare, et est toujours souffrant dans son lit. Il semblerait aussi qu'Albus Dumbledore lui-même se soit rendu sur les lieux, afin de prendre connaissance de l'état de santé du Survivant dont il est le tuteur magique. Il avait alors découvert la disparition de l'enfant.
Suite à ces évènements houleux, de nombreuses questions se posent :
Tout d'abord sur les traitements déplorables qu'à subit le Survivant au sein de son exécrable famille : comment Albus Dumbledore a-t-il pu laisser le Survivant aux mains d'une famille aussi déplorable ? Le directeur de Poudlard avait-il connaissance des conditions de vie de sa charge ? Mr le Ministre nous affirme qu'à part l'adresse de résidence d'Harry Potter, il ne connaissait rien des traitements subit par celui-ci. « Il est évident que, si j'avais eu connaissance, ne serait-ce que du fait que la chambre d'Harry Potter n'était rien d'autre qu'un lugubre placard sous un escalier, je n'aurais jamais laissé l'enfant dans une telle situation », nous a-t-il déclaré, « J'ai fait confiance à Dumbledore, car il était son tuteur légal, et qu'il affirmait que ce lieu était des plus sécurisé. Il apparaît que Dumbledore se fait trop vieux pour gérer ces questions car, non seulement la vie du Survivant au sein de cette famille était déplorable, mais, en plus, aucune barrière ne protégeait la maison ! »
Ce qui nous invite à nous poser des questions sur le comportement d'Albus Dumbledore, qui semble accumuler les erreurs dans cette affaire : depuis quand le président-sorcier du Magenmagot est-il au courant pour la disparition de Celui-Qui-A-Survécu ? Pourquoi n'a-t-il pas averti les autorités ? A-t-il d'autres informations sur cette affaire qu'il tient secrètes ?
Enfin, les dernières interrogations qui peuvent se faire concerne le sorcier qui à torturé les moldus ayant la garde de Harry Potter : s'agit-il d'un mangemort ? Est-ce Sirius Black lui-même ? Est-ce lui est responsable de la disparition du Survivant ? A-t-il d'hors et déjà tué le dernier des Potter, ou le garde-t-il en vie ?
Avec toutes ces questions, la Communauté Sorcière de Grande-Bretagne a bien du souci à se faire. Fort heureusement, notre Ministre a immédiatement réagit, en lançant une chasse à l'homme pour capturer Sirius Black le plus vite possible, mobilisant même les forces de l'ordre moldu, et autorisant les aurors à utiliser les impardonnables pour attraper le dangereux fugitif. Une équipe d'aurors est aussi chargée de la recherche de L'Enfant-Qui-A-Survécu-Et-Dont-
On-Espère-Qu'Il-Survit-Toujours. Espérons que le criminel soit rapidement appréhendé, et le Survivant vite retrouvé.
C'était votre reporter spécial, Zack Write.
-OOOooo Lulu oooOOO-
Lucius sirotait tranquillement son thé de l'après-midi dans la vaste véranda du Manoir Malfoy, en compagnie de sa chère et tendre épouse Narcissa et de celui que son entourage connaissait en tant que son cousin Agrippa. Son unique et adorable fils, Draco, jouait sagement avec ses figurines de dragons sur le tapis que les elfes de maison avaient installés pour lui – même si cela ne plaisait pas beaucoup à Lucius que l'enfant joue assis sur le sol, comme un vulgaire gueux, Narcissa trouvait cela attendrissant, alors il laissait faire –.
L'après-midi de cette chaude journée de juillet – merci à celui qui avait lancer des sorts de régulation de la température à la pièce – passait tout aussi tranquillement, jusqu'à ce qu'un hibou des plus banals ne vienne déposer une édition spéciale de la Gazette du Sorcier sur la petite table ronde en fer ouvragé. Se saisissant du journal, Lucius pâlit au titre de la une, et se précipita – de façon aristocratique – sur l'article correspondant.
C'était de bien terribles nouvelles que celles relatées dans ces pages. Lucius n'aimait déjà pas beaucoup les moldus, et ce n'était pas cet article qui le ferait changer d'avis : faire dormir un enfant dans un placard ? Comment pouvait-on agir d'une manière aussi odieuse ?! Pour les sorciers – du moins, pour la majorité, ceux qui n'avaient pas le cerveau délabré –, les enfants étaient des trésors qu'il fallait chérir, et Lucius ne dérogeait pas à ce principe. Il ne comprenait pas que Dumbledore, aussi sénile et peu fiable qu'il puisse-t-être, ai pu laisser passer une telle abomination – d'autant plus que l'article sous-entendait que ce n'était que la moindre des atrocités qu'avait subit le petit Potter – cela promettait, pour l'encadrement des élèves de Poudlard ! Peut-être Lucius devrait-il rejoindre le conseil, pour améliorer cela?
Mais le pire de ce qui était relaté dans cet article restait la disparition de l'enfant. C'était inquiétant, et pas seulement parce que cela allait créer un vent de panique chez la plupart de ses compatriotes sorciers : quelqu'un qui n'avait aucun scrupule à utiliser de la magie noire semblait être responsable de ce rapt, et Lucius doutait que ce soit pour le bien de l'enfant que l'individu ait agit.
Le fait que Dumbledore n'ait pas averti les aurors ne l'étonnait pas outre mesure. En fait, cela prouvait même qu'il restait un brin de jugeote dans la cervelle saturée de citron du vieil homme celui-ci avait certainement voulu éviter qu'un article tel que celui-ci ne paraisse et ne réveil – ce qui allait arriver, Lucius n'en avait aucun doute – les mangemorts qui avaient échappés à Azkaban. C'était ce que Lucius craignait le plus il avait enfin échappé à son erreur et à la terrible humiliation qu'elle lui avait apporté, et il n'avait aucune envie d'y être soumis de nouveau – par Salazar, un Malfoy ne se soumet jamais ! –.
Relevant la tête, il vit que les deux autres adultes, inquiétés par le titre de la une, attendaient qu'il leur résume les faits. Chose qu'il s'empressa de faire. Quand il termina, Narcissa avait les larmes aux yeux – même si, Lucius le savait, elle ne leur permettrait pas de couler –, et avait plaqué ses mains devant sa bouche son visage avait une expression choquée – mais gardant toute sa grâce –, et elle murmurait des « oh le pauvre petit ! »à intervalles de temps réguliers. « Agrippa » avait, quant à lui, remit son masque d'impassibilité – qu'il se permettait pourtant de laisser tomber en compagnie de Lucius, Narcissa, Draco, et même de Séverus quand il venait, même si celui-ci ne connaissait toujours pas sa réelle identité –.
-Ce n'est pas Sirius. Affirma-t-il avec conviction.
-C'est aussi ce que je crois. Lui répondit Lucius en hochant la tête. Quoi qu'il vaudrait peut-être mieux pour le petit Potter que l'on se trompe : ses chances de rester en vie seraient certainement plus élevées.
-OOOooo Dumby oooOOO-
Albus reposa son édition spéciale de la Gazette du Sorcier sur son bureau, et poussa un soupir de profonde lassitude. Il avait fait plus que s'en douter, mais là, s'était purement et simplement définitif : Cornélius Fudge était un crétin fini. Mais qu'est-ce qui avait prit ce troll de signaler à la Gazette que le Survivant avait disparut ? Cherchait-il donc à créer la panique et le chaos au sein de la Communauté Sorcière ?
De plus, s'il y avait eu une possibilité pour qu'il s'agisse d'un groupuscule indépendant de mangemorts nostalgiques, il paraissait évident que, désormais, les autres mangemorts en liberté qui ne les avaient pas suivi, pour une raison ou pour une autre, allaient certainement se rallier à eux, puisqu'il serait de notoriété publique qu'ils avaient réussit leur coup ! Pire : peut-être même que leurs rangs se grossiraient de nouveaux adeptes, qui n'avaient pas put rejoindre Voldemort avant. Un tel regroupement de sorciers noirs serait une catastrophe : ils pourraient s'organiser, et trouver le moyen de faire revenir leur maître plus tôt que prévu, et Albus ne pourrait pas jouer la carte de son arme ultime, puisque celle-ci n'aurait ni la préparation mentale, ni la préparation physique – ni même l'âge – pour affronter son ennemi, et qu'en plus, le petit serait déjà entre les mains du psychopathe ténébreux !
Albus soupira de nouveau, en s'adossant dans le fond de son fauteuil. Il fallait absolument qu'il cesse de se morfondre, et qu'il se reprenne en main : ce n'était pas en broyant du noir qu'on établissait des plans de génie ! Bien. Si la pire es situations survenait, c'est-à-dire, si les rangs des mangemorts étaient reformés et grossis, et que Voldemort était de retour avec Harry Potter entre ses mains, quels seraient les atouts d'Albus ? Le vieil homme pensa à tout ce qu'il avait sous la main.
D'abord, il avait l'Ordre. Il pourrait donc gérer des batailles, si celles-ci étaient courtes. Il lui faudrait mettre en place des plans pour les diverses situations qu'ils pourraient rencontrer, notamment des échauffourées contre des groupes de mangemorts plus importants que son Ordre. Ensuite, il avait Séverus. Il pourrait toujours le renvoyer dans les robes de son ancien maître pour espionner. Cela serait dangereux, très dangereux, pour le jeune maître des potions, mais cela s'avérerait nécessaire pour prévoir les attaques inéluctables de Voldemort. Puis il avait sa connaissance de l'existence des horcruxes il ne s'était pas trop penché dessus, n'étant pas trop pressé pas le temps puisqu'il n'avait pas prévu que le mage noir ne revienne avant quelques années encore, mais puisqu'il le fallait, il mettrait discrètement une équipe de l'Ordre sur leur piste – sans leur révéler le contenu exacte de leur mission, bien entendu il ne manquerait plus que cela s'ébruite et parvienne aux oreilles de Tom ! –.
Et il y avait Harry Potter. Un enfant particulier, un enfant qui n'était pas destiné à vivre une longue vie de nombreux éléments jouaient en sa défaveur. Cette prophétie, en premier lieu, qui disait purement et simplement que soit l'enfant tuerait Voldemort, soit il serait tué par lui – Albus penchait plus pour la seconde solution –. Ensuite, il y avait ce fait étonnant mais irréfutable : Harry était un horcruxe de Voldemort. Cela avait beaucoup surpris le vieil homme, mais c'était ainsi l'enfant abritait un morceau de l'âme de Voldemort. Rien que pour cela, l'enfant allait mourir. Car Albus savait que ce serait le seul moyen de se débarrasser de l'abomination qui le souillait : qu'Harry Potter meurt. Des mains de Voldemort, de préférence.
Pourtant, Albus aurait bien voulu avoir le Survivant entre les mains un peu plus longtemps. Tout d'abord parce que la Communauté Sorcière en avait fait un emblème il pourrait donc se servir de l'enfant pour manipuler cette masse de sorciers et de sorcières oisifs, crédules et passifs. Ensuite, parce qu'avoir sous le nez l'enfant qu'il n'avait pas réussit à tuer énerverait Voldemort et titillerait son égo blessé par conséquent, le mage noir se focaliserait davantage sur l'enfant, ce qui le rendrait plus prévisible, et diminuerait – sans pour autant éliminer totalement – ses attaques sur le reste de la Communauté Magique. Enfin, parce qu'il pourrait le façonner pour en faire une arme redoutable l'enfant était, après tout, destiné à mourir, alors autant qu'il le fasse en éliminant le plus d'ennemis possibles !
Albus ne put s'empêcher de remercier Merlin de ne pas lui avoir laissé le temps de s'attacher à l'enfant : dans le cas contraire, il aurait eu beaucoup de mal à l'utiliser à bon escient en fait, il n'aurait certainement p as pu le faire : il était bien incapable de se servir de personne qu'il aimait comme de pions. Oh, il ne doutait pas que si James et Lily avaient survécu, il aurait côtoyé le petit Harry dès sa plus tendre enfance, et il n'aurait put s'empêcher de l'apprécier, malgré la prophétie, tout comme il appréciait les maraudeurs et Lily. Mais il n'avait jamais eu l'occasion de chérir le chérubin et, par conséquent, il n'avait aucune affection pour lui. Harry Potter n'était donc qu'un pion parmi tant d'autres et, finalement, cela li facilitait bien la tâche.
Bref, même dans le pire des cas, la situation n'était pas si catastrophique qu'il n'y paraissait. Il ne restait donc plus, à Albus, qu'à passer au peigne fin tous les cas de figures possible, afin d'être parés à toutes éventualités.
-OOOooo Myc' oooOOO-
Quand il eu fini de lire l'édition spéciale de la Gazette du Sorcier, il ne put empêcher le rire d'allégresse de s'échapper de ses lèvres. Cela intrigua sa sœur Alecto, qui savourait son tea-times non loin de lui, et qui lui lança un regard interrogateur.
-Que nous vaut tant d'allégresse, Amycus ? Lui demanda-t-elle.
-C'est le morveux Potter. Lui répondit-il avec un grand sourire. Il a disparut !
Les lèvres d'Alecto se relevèrent en un sourire réjouit, et un éclat d'anticipation passa dans ses yeux. De toute évidence, le même genre d'idées leurs traversaient l'esprit. Il était grand temps de sortir de l'ombre, et de servir les intérêts du maître à nouveau !
Ah lala, je suis encore en retard. Normalement, se chapitre aurait dû être mis en ligne mardi, mais suite à une mauvaise manipulation de mon ordi lundi soir, celui-ci à un peu (beaucoup) buggé (sans compté la bouteille d'eau micellaire qui s'est renversée sur mes fics! horreur!). Enfin bon, c'était le chapitre 9.
Désolée de ne pas avoir répondu à toutes les reviews, je remercie une nouvelle fois tous leurs auteurs, ainsi que ceux qui lise ma fic' sans laisser de reviews.
prochain chapitre: noir de crasse
