Épilogue :

"There is a universal truth we all have to face, whether we want to or not: everything eventually ends. I must as I looked forward to this day, I've always disliked endings. Last day of summer, the final chapter of a great book, parting ways with a close friend. But endings are inevitable. Leaves fall, we close the book, you say good-bye. Today is one those days for us. Today we say good-bye to everything that was familiar, everything that was comfortable. We're moving on. But just because we're leaving and that hurts, there are some people who are so much a part of us, they'll be with us no matter what. They are our solid ground, our North Star, and the small clear voices in our hearts that will be with us. Always."- Discours d'Alexis dans le 4x23.

Deux semaines plus tard :

Aujourd'hui, était un des pires jours de ma vie. L'enterrement de Jenny se déroulait aujourd'hui, 5 mai 2012. Elle était morte depuis un mois et sa perte faisait un vide dans mon cœur, dans le cœur de Rick également. Bref, dans le cœur de tout le monde.

Il était neuf heures quand nous nous réveillâmes en même temps. Je me blottis dans ses bras pour voir s'il était encore là, et quand je vis qu'il était bien là, je me blottis encore plus contre lui. Un gémissement de satisfaction s'extirpa de sa bouche. Je relevais ma tête afin de le voir content, et là, je voyais un homme, mon homme complètement gaga de moi, de mon corps.

Nous prîmes notre douche ensemble et bien sûr, les choses étaient allées trop loin une nouvelle fois. Cet homme pouvait me faire l'amour autant de fois qu'il voulait, en même temps je n'avais jamais vu un homme comme ça. Tous ceux qui ont pu franchir cette limite ne me faisait pas l'amour mais couchait avec moi. Rick, lui me faisait bel et bien l'amour. Il ne me traitait pas comme une vulgaire poupée pouvant assouvir ses besoins quotidiens. Non, lui, il était un vrai homme. Mon « one and done ».

Pourquoi avais-je pris une douche alors que maintenant j'avais une envie de courir ?

Kate : « Je vais courir, tu veux venir ? »

Rick : « Kate, on vient de se doucher... On ira après l'enterrement, comme ça tu pourras te défouler »

Kate : « Tout à l'heure, j'aurais besoin de toi, pas de courir. Mais si tu veux pas y aller, on ira demain »

Rick : « Bon, je prends mes affaires et on y va »

Kate : « Merci, je t'aime »

Rick : « Moi aussi je t'aime »

Nous partîmes pour une heure et demi de footing. Rick avançait bien, voire très bien car des fois, j'étais à la ramasse. Mais il se conduisait en vrai gentleman car il m'attendait dès que j'étais trop loin de lui, ou bien il était juste en manque de mon odeur. Il adorait mon shampoing à la cerise. D'ailleurs ça ne m'étonnerai pas qu'un jour il me le pique.

Après une heure et demi de footing, nous rentrâmes au loft pour une seconde douche bien méritée. Nous dérapâmes de nouveau, à force ça ne m'étonnais même plus, et d'ailleurs je venais de me rendre compte que c'était beaucoup plus chaud sous la douche que dans son lit. Que dis-je, dans notre lit.

Nous déjeunâmes avec Alexis et Martha, et nous passâmes le reste de la matinée sur le sofa à rigoler des histoires que nous racontait Martha sur Rick quand il était petit.

Oula, qu'est-ce que j'avais. Je me sentais pas très bien. Je m'excusai auprès de Martha, Alexis et Rick, et me dirigeai vers les toilettes. En moins de deux minutes, le contenu de mon estomac était parti dans la cuvette. Ça fait quand même deux jours que ça dure. Je devais avoir mangé un truc qui n'était pas frais et voilà les conséquences. Si ça continue, il faudrait peut-être que j'aille voir un médecin. Je retournais vers notre petite famille bien soudée et m'assis sur les genoux de mon homme. Un petit « ça va ? » se fit entendre au creux de mon oreille. J'acquiesçais avec un baiser sur sa joue droite. Il posa sa tête au creux de mon cou et je m'allongeais pratiquement sur lui pour qu'il soit plus a l'aise. Il posa sa main droite sur mon ventre, et le caressait doucement comme si j'attendais un enfant. Je souris face à cette délicate attention. Je n'avais pas vu le temps passé quand Rick me poussa délicatement afin d'aller préparer le déjeuner. Il était midi. Nous avions une heure avant d'aller nous préparer pour l'enterrement de Jenny.

Nous déjeunâmes rapidement, puis je me dirigeai vers notre chambre afin de me préparer. Nous, les filles, on met soit disant une heure pour se préparer. Non, c'est faux. Je met dix minutes pour me maquiller, dix minutes pour me lisser les cheveux et trois minutes pour le brossage de dent. Soit un total de vingt-trois minutes. Il y a quand même une différence de trente-sept minutes. Bref, après m'être préparée, j'enfilais la robe que Rick m'avait offerte pour nos un mois ensemble ; il me l'avais offerte légèrement en avance comme ça je pourrais la mettre pour l'enterrement. J'enfilais donc cette sublime robe noire bustier. Elle comporte deux couches : un voile noire et d'un tulle noire. On aurait dit qu'elle avait été crée rien que pour moi. Quand Rick ouvrit la porte, il ouvrit la bouche et fut bouche bée pendant une minute.

Kate : « Je suis ravie qu'elle te plaise »

Rick : « Tu es magnifique ma chérie »

Kate : « Merci mon cœur. Je te laisse la salle de bain »

Rick : « Merci »

Il sortit de sa salle de bain dix minutes plus tard en caleçon. Mon dieu, pourquoi il s'était mis en caleçon, il savait très bien que dès qu'il était en tenue légère, j'avais envie de lui sauter dessus. Non, Kate reste calme, résiste ! J'avais déjà le rouge qui montait. Super !

Kate : « Dépêche toi de t'habiller sinon je vais te sauter dessus ! »

Rick : « Tu n'as pas envie ? »

Kate : « Bien sûr que si, mais sinon on va être en retard »

Il s'exécuta et quelques minutes plus tard il était en smoking. Il portait un pantalon noir avec une chemise grise anthracite, une cravate noir ainsi qu'une veste noire. Il faisait très chaud donc j'optais pour une simple étole anthracite afin de me marier aux couleurs de mon homme. Alexis portait également une robe noire et Martha elle portait un tailleur noir. Nous nous dirigeâmes vers la voiture. Nous nous arrêtâmes en cours de route chez le fleuriste pour aller prendre des roses blanches. Nous prîmes une dizaine de roses afin d'en donner une à chaque membre de la famille de Rick et des collèges du 12th : Alexis, Martha, Rick, Javier, Lanie, Gates, ainsi que quelques collèges du poste qui connaissaient Jenny et bien sûr une pour moi. Nous arrivâmes à quatorze heures pile en même temps que Lanie et Esposito. Nous nous dirigeâmes tous ensemble, vers le cercueil de Jenny et donc vers Ryan. Avant d'arriver, Rick avait distribué les roses afin que tout le monde n'arrive pas avec les mains vides. Rick me prit la main pour me montrer qu'il était là. Il avait eu le bon réflexe parce que je sentais que j'allais craquer avant le début de la cérémonie mais sa présence me réconfortais, me rendais plus forte.

Kate et Rick : « Toutes mes condoléances Kevin »

Ryan : « Merci vous deux. On a pas arrêté de me le dire mais je sais que vous deux c'est vraiment sincère. En même temps Kate, tu sais ce que c'est »

Kate : « Je comprends, je me disais la même chose »

Ryan : « Ça tient toujours le discours Castle ? »

Rick : « Oui oui, je parlerai au nom de la 12th de mère et d'Alexis »

Ryan : « Merci bro' »

La cérémonie débuta à quatorze heures trente. Le prêtre fit son discours habituel, puis Rick débuta par son discours. J'étais montée sur l'estrade avec lui suite à sa demande.

Rick : « Affronter la mort n'est jamais une épreuve facile. Perdre sa femme, son âme sœur est une chose terrible que personne ne devrait avoir à vivre au lendemain de son mariage. Lorsque l'on perd un être cher, le sol se fissure sous nos pieds, on a l'impression de ne plus faire parti de cet univers tellement la peine qui nous habite est grande. Le chagrin et la douleur entrent dans notre corps, notre cœur et notre esprit pour des jours et des jours. Mais durant cette terrible épreuve, la famille et les amis sont là pour nous aider à traverser ce sombre tunnel et il se peut qu'à un moment, nous revoyons la lumière du jour. »

Je comprenais mieux pourquoi Rick avait les larmes au yeux quand il avait fini d'écrire le discours. Il m'avait dit que ce n'était rien mais non, ce n'était pas rien. Je n'avais pas pu le lire et je comprenais mieux maintenant.

Tout le monde se mit à applaudir, en même temps, son discours était magnifique. Il avait un réel talent, ça on pouvait pas le nier. Je l'embrassa sur la joue pour le féliciter puis il tourna la tête et nous nous embrassâmes devant tout le monde. Bon, ce n'était pas prévu de dévoiler notre relation à Gates mais bon, tant pis. Nous retournâmes à notre place quand Kevin se leva pour prendre la parole.

Kevin : « Merci Rick pour ce magnifique discours.

Jenny, je voudrais te dire... des mots légers.
Aussi légers qu'une bulle de savon…

Je voudrais te dire… des mots simples.
Aussi simples que l'eau pure d'une source.

Je voudrais te dire… des mots doux.
Aussi doux que le miel de l'abeille…

Je voudrais te dire… des mots fous.
Aussi fous que les battements de mon cœur…

Je voudrais te dire, tout simplement : « Je t'aime ».

Un mois sans toi me paraît être une éternité, tu me manques.

Aujourd'hui, ça aurait fait un mois qu'on aurait été mariés. Un mois vécu en tant qu'époux. Tu me manques tellement, je t'aime Jenny. »

Le discours de Ryan me brisa le cœur et je vins me blottir contre Rick. Il me chuchotait des mots doux pour me calmer, et essuyait avec son pouce les larmes qui coulaient sur mes joues. Cependant, je n'arrivai pas à me calmer, l'idée de ce que pouvait vivre Ryan, je le connaissais avec la mort de ma mère. Mais maintenant, ce dont j'avais peur, c'était de perdre Rick. Je ne pourrais pas vivre sans lui, aujourd'hui, je ne savais pas si je pourrais continuer à vivre sans lui. Rick me prit la main, se leva et m'emmena marcher pour me calmer et pour ne pas que les autres me voient aussi faible. Avant de partir, Rick regarda Ryan et il demanda à son collège s'il pouvait m'emmener marcher pour reprendre des forces, celui-ci avait accepté directement. Nous nous dirigeâmes donc vers un banc un peu plus loin et à ce moment là, je craquais davantage.

Rick : « Kate... Kate, regarde moi »

Kate : « J'arrive pas, ça me rappelle tellement ma mère. Et je me suis rendue compte que si je te perdais, je n'arriverais plus à vivre »

Rick : « Mais tu ne me perdras pas comme ça. Je vais rester encore longtemps avec toi. Je ne te quitterai jamais, je suis là. Je t'aime mon cœur »

Kate : « Je t'aime aussi. On peut rester un peu là ? »

Rick : « Oui, Ryan est au courant »

Je me blottis davantage sur lui en faisant attention de ne pas salir son smoking avec mes larmes et mon mascara qui coulait. Il posa sa tête sur la mienne et me soufflait des mots doux tout en embrassant mes cheveux.

Kate : « Je me sens encore coupable pour Jenny, si on était arrivés plus tôt »

Rick : « Hey Kate, rappelle toi ce que Roger t'avait dit pendant ta séance »

Kate : « Ce n'est pas de votre faute Kate, ce n'est la faute de personne. Vous culpabilisez parce que vous pensez que si vous étiez arrivés une minute plus tôt vous l'auriez sauvée. Mais qui vous dit que vous l'auriez sauvée ? Elle aurait pu faire un arrêt à l'hôpital comme elle l'a fait. Vous ne pouvez pas changer le passé, vous devez vivre avec et accepter. Vous avez juste à accepter qu'elle soit morte alors que vous l'avez sauvée. Il y a quelqu'un qui a dit : « Lorsque l'on meurt ou que l'on souffre d'une horrible perte nous traversons tous cinq étapes de la peine. On passe par le déni car la perte n'est pas envisageable, on ne peut imaginer que c'est réel. On s'énerve contre tout le monde, contre les survivants, contre nous-même. Puis on trouve un arrangement, on supplie, on implore, on offre tout ce qu'on a, on offre nos propres âmes en échange d'un jour de plus. Quand les négociations échouent la colère est difficile à contenir, on tombe dans la dépression, le désespoir, jusqu'à ce qu'on accepte finalement que l'on a tout tenté. On abandonne. On abandonne et on accepte. Le chagrin peut être une chose que l'on a en commun mais il est différent pour tout le monde. Il n'y a pas que la mort dont on fait le deuil, de la vie, d'une perte, d'un changement. Et on se demande pourquoi ça bloque autant parfois, pourquoi ça fait tant de mal mais la chose dont on doit se souvenir c'est que ça peut changer. C'est comme ça qu'on reste en vie, quand ça fait si mal, qu'on ne peut plus respirer, c'est comme ça qu'on survit. En se rappelant, qu'un jour, qu'en quelque sorte, vous ne le ressentirez plus de la même manière, ça ne fera plus aussi mal. Le chagrin vient à chacun en son temps, de sa propre manière. Alors le mieux que l'on puisse faire, le mieux que chacun puisse faire est de recourir à l'honnêteté. Le truc vraiment merdique, la pire partie du chagrin est que vous ne pouvez le contrôler. Le mieux que l'on puisse faire est d'essayer de laisser nos sentiments quand ils viennent. Et les laisser partir quand on peut. La pire chose c'est qu'à la minute où vous pensez l'avoir surmonté, ça recommence. Et toujours, à chaque fois, vous ne pouvez plus respirer. Le chagrin comporte cinq étapes. Elles nous semblent à tous différentes, mais il y en a toujours cinq : le déni, la colère, les négociations, la dépression, l'acceptation. » Vous êtes dans la quatrième phase, il ne reste plus qu'à franchir cette phase et accepter cette mort. »

Rick : « Je serai là quand tu accepteras que ce n'était pas ta faute ni celle de Ryan et d'autant moins celle de Jenny »

Kate : « Merci »

Rick : « Always »

J'avais encore cette boule au ventre, fallait vraiment que j'aille chez le médecin. Ce n'était pas possible que je fasse une indigestion, elle ne pouvait pas durer aussi longtemps.

Rick : « Kate, ça va ? Tu es pâle »

Kate : « Pas trop, depuis quelques jours, j'ai mal au ventre et je vomis le matin essentiellement. Je pense à une indigestion »

Rick : « Tu veux qu'on aille voir le médecin demain ? »

Kate : « Oui, et puis après l'enterrement, tu pourras me déposer au supermarché, j'ai deux trois courses à faire »

Kate savait maintenant ce qu'il se passait à l'intérieur de son corps. Enfin, elle avait quand même un léger doute mais elle était sûre à quatre-vingt dix-neuf pour cent.

Le reste de la cérémonie se fit plus sereinement, Jenny fut enterrée et une cinquantaine de roses blanches, rouges furent lancées au niveau de son cercueil.

Esposito : « Beckett, on a un meurtre, on demande une autre équipe ou on y va ? »

Kate : « Ryan ? Tu peux tenir sans nous ? »

Ryan : « Ouais, allez-y c'est bon »

Esposito et Rick : « Courage bro' et encore toutes nos condoléances »

Et c'est parti, un nouveau meurtre. Je n'étais pas enchantée vu que je devais aller au supermarché. Cependant, Rick me déposa comme prévu au supermarché près de Central Park. Deux minutes plus tard, j'étais de retour dans la voiture et nousnous dirigeâmes vers Central Park.

Après la découverte du corps, nous allâmes au poste pour remplir le fameux tableau blanc. Après avoir déposé mes affaires, je me dirigeai vers les toilettes. Cinq minutes plus tard, j'étais de retour auprès de Rick

Rick avait commencé à remplir le tableau avec le nom de la victime, le lieu de découverte, le créneau où elle avait été tuée, quand est-ce qu'elle avait quitté son travail... La routine.

Kate : « Rick, on peut aller dans la salle de repos »

Rick : « Bien sûr »

Nous nous dirigeâmes donc vers la salle de repos, je fermais la porte.

Kate : « Tu sais mes nausées, c'est pas à cause d'une indigestion »

Rick : « Ne me dis pas que ... »

Kate : « Si, je suis enceinte »

Rick : « Tu veux le garder ? »

Kate : « Évidemment, je suis prête, je t'aime et je sais que tu es un excellent père donc si je ne suis pas une bonne mère, alors tu rattraperas le tout »

Rick : « On va avoir un bébé, on va avoir un bébé Caskett »

Kate : « Caskett ? »

Rick : « Castle + Beckett = Caskett »

J'explosa de rire puis Rick me prit dans ses bras et nous nous embrassâmes comme jamais nous nous étions embrassés. J'étais vraiment contente d'être enceinte, ce n'était pas prévu, j'avais peur de ne pas être une bonne mère, peur d'échouer. Mais Rick lui est déjà père, père d'une magnifique Alexis, qui est plus mature que son père. Il a réussi à l'élever malgré une mère absente, et son caractère de gamin. Mais, ce qu'il faut se dire c'est qu'il faut profiter de la vie, prendre ce que la vie nous offre (qu'on offrait), et le plus beau cadeau qu'on pouvait m'offrir c'était un enfant de Rick.

Cinq mois plus tard (→ sixième mois de grossesse) :

Mon ventre était déjà bien arrondi, j'étais enceinte de six mois et Rick était vraiment attentionné avec moi. Il me chouchoutait vraiment, telle une princesse. Il avait peur maintenant au niveau du boulot et maintenant, je ne faisais plus que les interrogatoires, Rick ne voulait pas risquer la vie du bébé lors d'une arrestation. Gates était de l'avis de Rick, pour une fois j'aimerai dire qu'ils avaient raison ! De toute façon, je n'avais pas le choix, et je ne voulais pas risquer la vie de notre enfant.

Nous étions rentrés de l'échographie des six mois et je savais maintenant que j'attendais une petite fille. Rick était vraiment gaga quand il a su que c'était une petite fille.

Martha : « Dîtes moi que c'est une fille ! »

Kate : « En effet Martha, c'est une fille »

Alexis : « JE VAIS ÊTRE GRANDE SOEUR D'UNE PETITE CASKETT ! »

Kate : « Là, tu vois, ton père a eu la même réaction sauf que lui c'était : JE VAIS ÊTRE PAPA D'UNE PETITE CASKETT ! »

Comment allai-je vivre avec un homme et sa fille qui se ressemblaient tellement, qui avaient les mêmes réactions. J'étais très proche d'Alexis, j'étais comme une seconde mère maintenant pour elle. Mérédith enchaînait tournage sur tournage, du coup, elle ne voyait plus beaucoup Alexis. Bien sûr, je n'avais pas pris la place de sa mère, elle restait sa mère mais j'étais sa seconde mère.

Rick se positionna derrière moi, avec ses mains sur mon ventre arrondi. Il me déposa milles baisers sur mon cou.

Kate : « Hey doucement WriterBoy, faut pas exciter maman ! »

Rick : « Je t'ai déjà dit que c'était WriterMan, d'ailleurs il y a une petite fille qui peut le prouver et ensuite, tu me manques terriblement »

Kate : « Tu me manques terriblement aussi et d'ici trois mois, tu verras, ça ira mieux mon cœur »

Nous passâmes une très bonne soirée et nous nous endormîmes sur le canapé dans les bras de l'autre.

La journée avait été forte en émotion, j'étais vraiment exténuée. Je ne pensais pas qu'être enceinte était si fatiguant. Mais c'était une belle aventure à vivre.

Trois mois plus tard (→ neuvième mois de grossesse) :

Je n'en pouvais plus de ce ventre, j'avais l'impression d'être une baleine ambulante. J'étais en congé de grossesse depuis un mois, Gates m'avait congédiée plus tôt que prévu vu qu'un tueur s'en prenait aux femmes flics enceintes et des femmes flics enceintes, il n'y en avait pas beaucoup, elle avait préféré m'isoler au loft. J'avais du mal à tenir avec mon fiancé qui me faisait des avances. Stop ! J'ai bien dis fiancé ?

Flash back

J'avais du mal à tenir avec mon fiancé qui me faisait des avances

Fin du flash back

Oui j'avais bien dis fiancé. Vous n'étiez pas au courant ? Comment ça ?

Flash back

Rick m'avait invité au restaurant français qu'il aimait tant, celui hors de prix. Avec mon ventre rond, je ne pouvais pas mettre la robe qu'il m'avait offerte pour notre premier mois ensemble. Je décidai donc de mettre une robe rouge longue. Elle était dos nu, et faisait pas femme enceinte ressemblant à une baleine. Encore, je n'étais qu'au septième mois, mon ventre pouvait encore grossir. Il était vingt heures quand j'arriva au restaurant « Cafe du soleil » se situant dans l'Upper West Side.

Nous étions seuls dans le restaurant, je soupçonnais Rick de l'avoir réservé rien que pour nous deux, mais pourquoi ?

Nous dînâmes tranquillement, et comme à notre habitude, nous parlâmes de l'enquête, du bébé et de la chambre d'Aria.

Plus tard dans la soirée, Rick fit un signe au serveur et celui-ci mit la musique en route. J'avais compris maintenant, il allait me demander en mariage. Devais-je dire oui ou non ? Je l'aimais oui, mais était-ce pas trop rapide ? Jenny me revint en tête, elle n'avait pas pu vivre son histoire alors devais-je vivre la mienne et prendre les choses telles qu'elles venaient ? Je me sentais coupable face à elle. Après sa mort, nous avions fait comme si rien ne s'était passé, cependant c'était faux. Nous avions eu du mal à vivre correctement. Je m'isolais souvent pour pleurer. Je pensais que c'était de ma faute si elle était morte. Encore une fois la discussion avec Roger me revient en tête. Je devais accepter. Mais comment faire alors que je n'arrivais même pas à accepter la mort de ma propre mère. Je connaissais à peine Jenny mais elle faisait partie de la famille. Accepter. Accepte. Et si la demande en mariage de Rick était mon acceptation ? Et si après avoir dit « oui », j'acceptais enfin que ce n'était pas ma faute ?

Rick s'agenouilla devant moi et me dit :

Rick : « Katherine Beckett veux-tu faire de moi l'homme le plus heureux en acceptant de devenir ma femme ? »

Kate (accepte et tu verras, tout ce passera bien) : « Oui ! »

Il me passa cette magnifique bague elle était en argent avec un diamant dessus à mon doigt. J'étais officiellement une Castle. Je me sentais mal face à Ryan et Jenny mais un poids se souleva et disparut de mon corps. Et si c'était ça. Et si j'avais eu tort ? Non, il me semblait bien que j'étais en train d'accepter sa mort.

Ce fut le second plus beau moment de ma vie suite à l'annonce du médecin que j'attendais une petite fille. D'ailleurs durant le dîner, nous avions décidé de l'appeler Aria.

Fin du flash back

12 janvier 2013 :

Les contractions se faisaient de plus en plus douloureuses. Rick était avec moi dans la salle d'accouchement et j'allais bientôt lui casser la main gauche à force de serrer de plus en plus fort. L'accouchement fut assez rapide mais douloureux. Comme prévu, c'était bien une fille. Elle était magnifique, elle ressemblait tellement à son père, elle avait ses yeux bleus, et quelques mimiques à lui. Elle avait mon visage, et mon nez. Elle était vraiment magnifique. La sage-femme déposa Aria dans mes bras et Rick s'assit à côté de moi et nous étions maintenant une vraie famille.

Infirmière : « Comment voulez-vous appeler votre fille ? »

Kate : « Aria, elle s'appelle Aria »

Infirmière : « Je l'a met sous quel nom ? Beckett ou Castle ? »

Kate : « Rick ? »

Rick : « Rodgers madame. Kate et moi allons nous marier bientôt donc autant l'a mettre sous mon vrai nom »

Infirmière : « Castle n'est pas votre vrai nom ? »

Rick : « Non, Castle est mon nom d'écrivain »

Infirmière : « Très bien. Nous allons vous mettre dans une chambre. »

Rick : « Serait-il possible de la mettre dans une grande chambre seule ? Je payerai plus cher si il le faut »

Infirmière : « Très bien »

L'infirmière partit aussitôt nous laissant seuls avec notre fille

Kate : « Tu n'étais pas obligé pour la chambre tu sais »

Rick : « Je veux pas que les autres soient jaloux de notre fille, elle est tellement magique. Elle te ressemble tellement. Par contre, elle a les yeux de son père »

Kate : « Les miens ne sont pas beaux ? »

Rick : « Si, mais je veux être le seul profiteur. »

Kate : « Peut-être que le prochain aura mes yeux »

Rick : « Le prochain ? Tu veux t'y remettre direct ? »

Kate : « Ah non, pas de suite ! J'avais l'impression d'être une baleine. Va falloir que je fasse du footing tous les jours pendant que tu t'occuperas de ta deuxième princesse »

Rick : « Tu es très bien comme tu es. Et j'aime quand tu as le ventre d'une femme enceinte. Tu es sublime »

Kate : « Tu sais trouver les mots mon cœur. Je t'aime »

Rick : « Moi aussi je t'aime, je vous aime »

L'infirmière ouvrit la porte et me déplaça dans une grande chambre, seule comme l'avait demandé Rick quelques minutes plus tôt.

Après le départ de l'infirmière, une vingtaine de personnes entrèrent dans ma chambre. Il y avait Alexis, Martha, mon père, Esposito, Lanie, Ryan, Gates, le maire Weldon, le juge ainsi que les amis écrivains de Rick.

Martha : « Elle est sublime Kate »

Kate : « Merci Martha »

Alexis : « Ma petite sœur est sublime, si elle continue comme ça, elle deviendra mannequin »

Kate : « On verra plus tard, mais faut pas qu'elle soit comme ses top modèles qui n'ont pas de muscles rien. »

Lanie : « Chérie, elle est magnifique. Vous avez fait du bon boulot »

Kate : « J'ai fait du bon boulot, c'est moi qui ait porté notre princesse pendant neuf mois »

Rick : « Dis donc mon ange, si je n'avais pas été là, il n'y aura pas eu Aria »

Gates : « Aria est un magnifique prénom qui va parfaitement avec une magnifique petite fille »

Kate : « Merci Capitaine »

Jim : « Katie tu m'as offerte une magnifique petite fille. Être grand-père est le plus beau cadeau que tu m'as jamais fait. »

Kate : « Merci papa ! »

Ils continuèrent tous à nous féliciter pour notre fille. A vrai dire, elle était magnifique. Elle mesurait cinquante et un centimètre et pesait trois kilos et six cent grammes. La taille et le poids parfait.

Quelques jours plus tard, je sortais de la maternité avec Aria et Rick. Rick avait acheté une poussette qui comportait une nacelle. Nous installâmes Aria à l'arrière et démarrâmes la voiture en direction du loft. Nous parlâmes du mariage durant tout le trajet. Nous avions décidé de le faire dans deux mois, histoire que Aria ne soit pas trop jeune. En plus, ça tombait pendant les vacances scolaires comme ça Alexis pourrait être présente.

Nous arrivâmes au loft et là, surprise, tout le monde était présent pour une petite fête improvisé. Nous étions fatigués mais passer une après-midi avec nos amis ne nous dérangeait pas.

Nous couchâmes Aria dans notre chambre, il y avait un berceau blanc à côté de notre lit ; sa chambre n'était pas encore finie et je préférais l'avoir à côté de moi et Rick était du même avis que moi. Nous mîmes en route le talkie-walkie et nous rejoignîmes nos amis dans le salon. La petite fête organisée par nos amis était vraiment extraordinaire. Nous rigolâmes de tout et de rien. Vers dix-huit heures Aria se réveilla et se fut Lanie qui partit la chercher dans son berceau. Elle revint avec notre princesse quelques minutes plus tard.

Lanie : « Bon en fait, qui est la marraine et qui est le parrain ? »

Kate : « La marraine c'est toi bien sûr et Rick a décidé que Ryan serait le parrain. Enfin, si vous êtes d'accord. »

Lanie : « Je suis complètement pour. Merci honey ! »

Ryan : « Ça ne me fait plaisir que vous ayez pensé à moi ! »

Kate : « Hey Espo, faut pas déprimer parce que tu n'es pas le parrain... Lanie est marraine donc tu pourras venir la voir quand tu veux, et même si Lanie n'aurait pas été marraine tu aurais pu venir dès que tu le souhaitais »

Esposito : « Merci Beckett »

Lanie était vraiment folle de notre fille, en même temps, dès qu'elle avait vu Lanie elle n'avait pas broncher. Elle se laissa prendre par tout le monde.

Vers dix-neuf heures, les invités commençaient à partir pour nous laisser en famille. Nous étions tous fatigués enfin, surtout moi et Rick. L'accouchement m'avait vraiment fatiguée.

La nuit se passa à merveille, Aria avait fait sa nuit et j'avais pu me reposer.

Trois mois plus tard : 15 avril 2013

Aujourd'hui, j'allais me marier avec Rick. Aujourd'hui était le plus beau jour de ma vie. Enfin, il y en avait plusieurs : quand Rick et moi nous nous sommes mis en couple, quand j'avais appris que j'étais enceinte de Rick, quand Rick m'avait demandé en mariage, quand Aria était arrivée dans notre vie et ce jour là, mon mariage.

Ma robe était arrivée la veille. Elle était magnifique. On aurait dit une robe de princesse. D'ailleurs Rick me chouchoutait comme une princesse. J'étais une des trois princesses de sa vie. Il y avait Alexis et Aria bien sûr.

La robe était blanche, bustier agrémentée de broderies. Rick avait vraiment bien choisi, nous avions hésité avec une robe rouge mais nous préférions la blanche tous les deux. Les deux robes m'allaient parfaitement mais la rouge ne faisait pas trop mariage à mon goût.

Nous étions dans la même église que pour le mariage de Kevin et de Jenny. Nous voulions changer d'église vu que ça rappelait des mauvais souvenirs à Ryan mais celui-ci nous avait dit que c'était bon.

L'église était décorée très sobrement. Des fleurs blanches et rouges à chaque rangée et quelques nœuds rouge sur quelques chaises.

Quand j'arrivais à l'église, Rick était déjà à l'autel. Il m'attendait avec impatience car il bougeait son pied droit, signe de stress. J'avais envie de le prendre dans mes bras et lui dire que tout aller bien se passer. J'avais Aria dans les bras, elle était tellement mignonne avec sa petite robe bleue, elle avait déjà trois mois, elle grandissait tellement vite. J'avais retrouvé ma morphologie d'avant et je me sentais à nouveau moi. Mon père arriva quelques minutes plus tard. Alexis et Aria débutèrent la marche.

Jim : « Tu es prêtes Katie ? »

Kate : « Oui papa. Allons-y »

Nous fermâmes la marche. Rick était heureux de me voir arriver. Avait-il peur que je ne vienne pas et que je change d'avis ? Non, maintenant je ne combattais plus mes sentiments, j'avais fait la paix avec mon subconscient et tout allait parfaitement bien. Il avait un sourire sur son visage. C'était la première fois que je le voyais avec ce sourire. Je pouvais voir que ma présence le réconfortait, rien qu'être dans la même pièce le détendait complètement.

La cérémonie se passa à merveille, maintenant nous devions faire notre discours en tant que futur époux.

Rick : « Kate, je te connais depuis cinq ans. Depuis cinq ans, je suis fou de toi, de ton mystère, de ton corps. J'ai eu deux mariages avant, mais sache que tu es la première qui me fait cet effet là, et tu seras la dernière. Je t'aime, et ça sera jusqu'à la mort que je vivrai à tes côtés. Tu m'as offert une petite fille que j'aime tellement, tu m'as offert une opportunité de vivre à tes côtés et je ne la lâcherai jamais. Je t'aime »

Son discours était juste magnifique, le mien était nul face au sien. Bon quand faut se lancer, faut se lancer.

Kate : « Rick, au début de notre partenariat, tu m'exaspérais à longueur de journée puis j'ai commencé à te connaître, à découvrir que tu n'étais pas le play-boy que décrivaient les journaux. Mais sache que je suis tout de suite tombée sous ton charme même avant que je te rencontre. J'étais amoureuse de ton écriture, de toi. Je t'ai blessé à de nombreuses reprises en sortant avec des hommes que je n'aimais pas, et seul toi a su le comprendre, tu es le seul à me l'avoir dit. Tu étais là à chaque moment difficile, à chaque moment de bonheur. Grâce à toi, nous avons une merveilleuse fille, et je l'aime autant que je t'aime et ce jusqu'à la mort. Je t'aime. »

L'échange des alliances eu lieu après ce discours. Nous sortîmes de l'église main dans la main avec Aria dans ses bras. En même temps, avec un bouquet dans la main gauche et la main de mon époux dans ma main droite, je ne pouvais pas porter ma princesse.

Les contes Disney se finissent tout le temps par « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants », et bien là, c'est la même chose. Après cinq ans d'attente, ils ont su se trouver et s'aimer comme ils le désiraient. Ils ont eu une petite fille, ils se sont mariés, ils vivent heureux. Alors pourquoi ne pas dire « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants » ?

En conclusion, il y a des bons moments comme des mauvais mais il faut continuer de vivre au lieu de se cacher. Il ne faut pas se morfondre dans son coin mais en parler avec les personnes qui ne nous jugeront pas, qui nous aime quelque soit la chose qui nous tracasse, la bêtise que l'on a fait. Ils nous aident à surmonter tout ça. Des personnes sont là pour nous alors ne les laissons pas tomber et soutenons les !

J'aimerai dédicacé cette conclusion à Sandra qui est là pour moi dès que je vais pas bien, qui me soutient quand j'ai des mauvaises notes, quand un mec me laisse tomber pour un rien, quand il joue avec mes sentiments. Bref, merci Sandra d'être là pour moi.

FIN.