Titre : Des « vacances » en famille…
Titre du chapitre : La mission de K. (de la plus haute importance d'ailleurs)
Auteur : Ashura-Kageboushi
Disclaimer : Les personnages appartiennent à Maki Murakami, pas à moi ^^
Genre : Au début, c'était censé être une yaoific. Mais euh… j'ai lu tellement de trucs débiles ces temps-ci que ça a dû m'influencer, et du coup… c'est devenu du grand n'importe quoi… ^^ Désolée ! =3
Nombre de mots : 1622, sans cette ligne !
Notes : Merci à Chawia, ma merveilleuse bêta, qui corrige toutes mes fautes de conjugaison depuis le début de l'histoire ! =D
~ ArTiChAuT ~
Ce n'était pas que Tohma soit suicidaire, non. Ce n'était pas non plus qu'il soit déprimé et cherchât un moyen d'en finir, non plus. Ce n'était pas qu'il en avait assez de sa vie en tant que directeur de NG Productions et qu'il voulait absolument se réincarner en coléoptère, encore moins. C'était juste qu'il considérait que son chalet avait assez souffert comme ça, et qu'il craignait de voir arriver le dernier jour de son inestimable salon.
Cela explique peut-être pourquoi il s'était jeté devant la baie vitrée les bras écartés – après s'être précipité derrière un auguste buffet de la période Louis XVI – en hurlant au manager fou qu'il faudrait d'abord qu'il lui passe sur le corps avant de tirer dans la pièce, sous entendu « sur ses précieux bibelots ».
Le grand homme à la queue de cheval éclata d'un rire à glacer le sang de l'homme glaçon lui-même. Mais bon, cela, Tohma y était habitué. Après tout, K avait été le manager de Ryûichi pendant plus de dix ans. Il était aussi habitué au fait qu'il tirait partout, sur tout ce qui bougeait. Il n'empêche qu'il avait déboursé une somme assez appréciable dans la construction de son chalet et dans l'achat des meubles qui allaient avec, et qu'il n'était pas encore assez riche pour se permettre de devoir le réédifier à chaque fois que K serait dans les parages.
― No problem, mister Seguchi ! signala le manager susnommé. Ce ne sont que des balles à blanc !
Voyant que le « mister Seguchi » en question était sceptique, K tira deux coups dans la baie vitrée, ce qui fit sursauter – et reculer – Tohma, et qui… laissa deux impacts bien nets sur le verre blindé, juste en face du blond au chapeau. Ce dernier, de peur ou de rage – ou peut être bien les deux ? – commença à se parer d'une jolie teinte cramoisie, qui aurait pu faire concurrence à la pomme dans laquelle Blanche-neige mordait.
Hiroshi et Suguru, sentant l'orage arriver, se terrèrent un peu plus derrière leur canapé. En effet, ce ne fut pas long.
― Mais bon sang, K ! Je vous ai dit mille fois de vérifier si votre chargeur n'était pas plein avant de tirer ! Si cette vitre n'avait pas été blindée, je serais mort ! C'est cela que vous voulez ? Je vous préviens que, si jamais cela devait recommencer, je veillerais bien à ce que vous et votre famille soyez à la rue jusqu'à la dernière génération ! Me suis-je bien fait comprendre ?
K le regarda d'un air étonné, puis leva les yeux au ciel en secouant la tête et en soupirant. Exactement ce qu'il ne faut pas faire quand on a un Tohma en colère devant soi. Il devint tellement rouge violacé – ce qui jurait affreusement avec ses beaux cheveux blonds – qu'on aurait pu le prendre pour une myrtille sur pattes, ou pour Violette, dans Charlie et la chocolaterie. Et ses cris reprirent de plus belle.
― K ! Je répète ma question, me suis-je bien fait comprendre ? hurla-t-il.
K se retint de lever les yeux au ciel – enfin un bon réflexe – et acquiesça d'un signe de la tête. Il ne voulait sans doute pas risquer un procès de plus sous prétexte qu'il avait provoqué une syncope chez son directeur. Ce dernier parut se calmer et reprit peu à peu une teinte normale.
Derrière le canapé, Suguru regardait la scène avec des yeux ronds comme des soucoupes. Hiroshi en déduit que c'était sûrement la première fois que Tohma Seguchi se mettait dans une colère aussi noire.(1) Il n'avait eu à faire à son directeur que peu de fois – d'habitude, c'était surtout à Shûichi qu'on s'en prenait –, mais le plus souvent, il devenait extrêmement glacial et menaçant. Peut-être que lui aussi était fatigué ?
Tohma allait ouvrir la bouche pour sermonner K, lorsqu'un bâillement, discret mais audible, retentit. Hiro et Suguru regardèrent par-dessus le canapé pour voir d'où venait ce bruit.
― Tohma… Kumagorô a sommeil, on peut aller dormir un peu avant de manger ce midi ?
Ryûichi… Seul Ryûichi pouvait parler aussi puérilement à Tohma après une de ses rares colères. Celui-ci, encore sonné(2), approuva d'un signe. Ryûichi partit en courant vers les escaliers. D'ailleurs, en montant ceux-ci, il fit autant de bruit qu'un troupeau d'éléphants obèses en période de rut. Intéressant à savoir. Décidément, Ryûichi l'étonnerait toujours…
Puis, il se rappela un mot important dans ce qu'avait dit le chanteur. Deux, en fait. Il avait dit « manger » et « midi ». Or, il n'y avait pas de personnel au chalet, il étaient tous en vacances…(3) Un sourire machiavélique se peignit sur les lèvres du blond.
Il se tourna vers K. Celui-ci se mit en position de défense, rendu méfiant par le soudain revirement de Tohma. Ce dernier était passé de « très en colère » à « d'un calme glacial ». Le manager se demandait ce qui allait bien pouvoir lui tomber dessus.
― Dites moi, K… vous vous êtes bien rendu compte que vous avez failli attenter à ma vie… ?
― Yes, of course, but…
― Vous ne voudriez pas, je suppose, vous retrouver avec un énième procès sur le dos et vous faire renvoyer ?
― No, but…
― Dans ce cas, vous seriez prêt à faire un petit quelque chose pour moi – pour nous, en fait –, n'est-ce pas ? le coupa Tohma.
Le manager fronça les sourcils. Qu'est-ce que Tohma Seguchi pouvait bien avoir en tête ? Devant le mutisme de l'américain, le blond au chapeau tenta de le rassurer.
― Ne vous inquiétez pas, il ne s'agit pas d'une lourde tâche. C'est normalement très simple. Pour une personne mariée et qui a des enfants, comme vous, ça ne devrait pas être trop difficile.
― Okay, j'accepte, céda K. Mais de quoi s'agit-il, au juste ?
― Oh, rien de bien compliqué, s'amusa le directeur de NG Productions, un sourire aux lèvres.
Il se retourna, les mains dans le dos. De ce fait, le manager parlait au dos de Tohma, et non à Tohma lui-même.
― Au fait, ajouta le blond, vous savez bien cuisiner ?
K s'attendait absolument à tout, sauf à ça. Les bras lui en tombèrent.
~ ArTiChAuT ~
(1)Ou devrais-je dire « violette » ? ^^
(2)Bah oui, ça épuise de hurler.
(3) Voir chapitre 1
oOo
RAR : Pour Chawia : Déçue ? Eh oui, K ne commet aucun acte de violence dans ce chapitre… En fait, c'est simplement parce que j'avais oublié pourquoi il poursuivait Hiro et Suguru… -_-' Je suis trop bête T.T
Oui, dans le chapitre précédent, j'avais envie d'embêter un peu l'un des personnages. C'est tombé sur Eiri =D Et c'est Tohma qui se charge de l'embêter. *sourire de sadique*
Et je pense que Tohma commence à perdre la tête parce que, dans cette ambiance dingue et entouré de gens pas très normaux… ça doit être très difficile de survivre. (Je le sais, parce que je vais en cours tout le temps -_-')
oOo
Ashura : Voilà, c'est la fin du chapitre 10 ! J'espère que ça vous a plu ! *grand sourire*
K: Attends... Tu vas pas me faire faire la cuisine quand même ?
Ashura : Bah, pourquoi pas ?
K: Mais... je suis un homme !
Ashura : Et alors ? T'es pas sexiste quand même ? Ni macho ?
K: Si tu me fais faire la cuisine, je te tue.
Ashura : Naaaaan, pitié ! Promis, tu feras pas la cuisine. *m'en fiche, je te la ferais faire quand même. Et avec le ménage en prime, NYARK !*
Tohma : Pour une fois qu'elle s'en prend pas à moi...
Donc voilà ! Merci intensément d'avoir lu !
Ashura.
