A la demande de quelques reviews plutôt vraiment très sympa voici la suite de cette fanfic.

As usual: Les persos principaux ne m'appartiennent pas. Ils sont à S. Meyer.

Merci à toutes celles qui me lisent et suivent cette fic. Je continue à l'écrire pour VOUS

Comme je l'avais signalée, le rating M prend tout ce sens depuis le chapitre précédent donc, bien-sûr, les scènes hot s'enchaîne et le lemon est proche.

Je me tais, Have fun ;)

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Chapitre 10 : L'égoïste amour.

POV Edward :

Le goût de sa bouche...

Je serais damné pour avoir pris tant de plaisir sur ces lèvres-là. C'est ce que Jacob provoquait en moi : un Pur moment de Plaisir Parfait. Le triple P. La quête de toute une vie, pour certain d'entre nous. Pour ceux qui connaissait son existence. Et je l'avais partagé avec Jacob cette nuit-la. Le triple P. Il n'y avait plus de retour possible. Aucune échappatoire. C'était une condamnation éternelle à l'amour.

J'étais, à présent, de ces privilégiés qui avaient rencontré leur âme-sœur. Une part de moi s'en réjouissait. Qui ne l'aurait pas fait ? Mais je savais les obstacles qui parsemaient encore la route qui menait au... bonheur.

Bien-sûr, il est évident qu'une telle pensée suintait la mièvrerie. Mais je n'en avais pas honte pour deux raisons. La première étant que ce n'était que ça, une pensée. Ensuite, personne d'autre que moi ne saurais que mes aspirations contenaient une telle dose de romantisme échevelé. C'est pourquoi je m'interrogeais. Serais-je un amant malheureux ? Un Roméo des temps moderne ? Un autre exemple de l'injustice des Moires ? La vie faisait si peu de cadeau. Comment convaincre tout un peuple que le lien qui m'unissait maintenant à Jacob Black ne pourrait se briser sans emporter le meilleur de moi ? Que ce même lien n'avait rien de sale ? Etais-je condamné à n'être qu'une enveloppe vide ? Puisqu'il était évident que sans lui je m'assécherais.

Je n'avais pas eu le choix.

Que Dieu me pardonne, je n'avais pas choisi de l'aimer. Ni d'être qui je suis.

Je n'ai aucun souvenir de m'être couché, déshabillé ou même d'avoir pris une douche ce soir-là. Je me souviens seulement que la nuit fut longue. Je m'étais tourné et retourné entre mes draps glacé. Je ne parvenais pas à réchauffer ce corps qui était le mien et je pensais à lui. Des frissons avaient courus le long de ma peau nue. Des noires pensées faisaient une ronde infernale dans ma tête douloureuse. Je me laissais doucement submergé par la fatalité.

Pendant trois jours, je me suis rendu compte que détruirais tout ce que Jacob avait connu jusque-là si je me laissais allé à l'aimer. Je détruirais son monde tel qu'il l'aimait. Si je me laissait allé à lui rendre ou même lui donner un semblant de sentiment, tous se détourneraient de lui. Immanquablement, il perdrait sa famille, le respect de son peuple, l'amour de son père. Cette situation le pousserait à quitter la terre qui l'avait vue naître. Il devrait recommencer une vie loin de tout ce qui lui était familier. Il devrait quitter l'homme qu'il respectait le plus au monde.

Grâce au temps que nous avons passé ensemble, j'avais appris à bien connaître Jacob. Nous avions parlé de ses aspirations, de ses rêves, aussi bien que des sensations que lui évoquait la lecture d'un poème de Lord Alfred Tennison, ou alors nous discutions des heures durant du dernier opus de Tim Burton. Je connaissais ses goûts, il connaissait les miens. Nous en partagions quelques uns en commun. Il incarnait l'éclectisme d'une façon charmante, bien que naïve. Mêlant indistinctement le désespoir du Black Metal à la légèreté de rares Opéras de Ravel. Jacob était un être particulièrement déroutant.

Avais-je pourtant le droit de ravir l'innocence d'une âme si pure ? Oui, je l'aimais. D'un amour bien plus totale et profond que tout se que l'on m'avait enseigné jusque là. Et je savais pouvoir le rendre heureux. Lui faire découvrir le monde et partager avec lui toutes ces merveilles qu'il ne connaissait pas encore.

Je voulais lui apprendre la beauté d'une sculpture de Rodin à Paris, le son particulier de vent qui soufflait entre les murs en ruine de l'Acropole en Grèce, les majesté des falaises aussi tranchante qu'une lame des côtes d'Irlande battues par les flots en colère, la brûlure du chaud soleil sur le sable blanc des mers du Sud, le goût piquant des mets Indien sur les rives paisible du Gange, les secrets des Pyramides dans la Vallée des Rois en Egypte... Je voulais lui apprendre tant de choses.

Je voulais voir dans ses yeux, cette étincelle qui veux prouver qu'il existe encore un peu de magie ici-bas. Cette même lueur qui brille dans les yeux de tous les petits garçons au lendemain de Noël quand ils réalisent avoir reçu en cadeau le plus beau jouet du monde. Cet éclat particulier qui illuminait son regard sitôt que je livrais une partie de moi à Jacob. Ainsi, je l'aimais ce jeune homme qui semblait s'émerveiller de tout. Lui qui prenait du plaisir dans la dégustation d'une simple cuillère de Tiramisu autant qu'à la résolution d'une banale formule algébrique. Il me faisait me sentir plus grand.

Comment n'aurais-pu l'aimer ?

Il était d'une telle générosité, le plus souvent au détriment de lui-même. Jacob était celui auquel on pensait toujours appeler en premier en cas de besoin. Il ne s'en plaignait pas et semblait trouver ce comportement normal pour ses pairs. Il donnait de lui, de son temps sans compter. Il possédait un esprit vif et curieux qui le faisait s'interroger sur tout. Ce trait de caractère avait favorisé une situation cocasse le jour où il m'avait demandé pourquoi un papillon ne pouvait plus voler après qu'on lui ai touché les ailes. Il m'avait entraîné dans une mémorable chasse afin de me prouver ses propos. Le côté cocasse de la chose est apparu quand ce grand mâle a voulut saisir les petites bestioles fragiles et les effleurer de ses grands mains. Le voilà gambadant dans les hautes herbes à la poursuite de quelques Grands Monarques qu'il voulait capturer sans les réduire en bouillie. La tristesse marquait ses traits à chaque fois qu'il libérait un éphémère qui ne volait plus. Je lui avait fait remarqué cet inconvénient en précisant qu'il serait mieux de laisser tranquille ces pauvres petites bêtes, que je n'avais pas besoin de travaux pratiques pour lui faire montre d'un peu de confiance puisqu'elle lui était toute acquise. Jacob avait rougit. Alors, j'avais ris. Le timide et humble Jacob me plaisait autant que le fort et faussement arrogant Jake Black.

Il m'avait permit de le voir vraiment. Comment n'aurais-je pu l'aimer ?

Chaque jour, je découvrais une part insoupçonné de profondeur et de lumière en Jacob. Chaque jour, il ravissait mon cœur un peu plus. Chaque jour, je combattait mon vil désir de pervertir son corps de mes mains et de ma bouche.

L'amour était donc égoïste.

A moins que ce ne soit la peur de souffrir. Peut-être manquais-je de courage. Si je n'avais pas choisi mon amour, je pouvais au moins choisir de l'épargner. J'en souffrirais. Cependant, pourrais-je demeurer auprès de Jacob en sachant qu'il a tout perdu, tout abandonné pour ne connaître que l'ivresse sensuelle entre mes bras ? Parce que je ne savais pas si nous partagions des sentiments amoureux l'un pour l'autre. Etais-je le seul à l'aimer?Comment pourrait-il en être autrement. Ce n'était peut-être que du désir qui l'avait poussé à m'embrasser.

Nous n'avions pas encore parler lui et moi et j'appréhendais ce moment où nous serions face à face. Ce moment où il me dirait que cette nuit-là n'était qu'une manifestation de ses hormones en folie. La magie de l'instant. Rien d'important en somme. Quelque chose qui ne se reproduirait plus jamais. Un moment d'égarement que je devais oublier.

Après son petit discours, je devrais faire bonne figure, lui dire que je comprenais. Pire, je devrait mentir et lui faire croire que je partageais sa vision des choses. Lui assuré que je ne lui en voulait pas le moins du monde -ce qui était la plus stricte vérité- lui confirmer qu'il n'avait à craindre mon courroux. Il n'avait aucune raison de penser que ce que nous avions fait était mal ou abjecte. Ensuite, il me faudra débiter quelques mensonges. De ceux qui ressemble à « Je n'éprouve aucun désir pour toi, Jacob. Je ne voulais pas te vexer ou te gêner en te repoussant, tout simplement. Je ne suis pas amoureux de toi. »

Je ne suis pas amoureux, Jacob. Je brûle, je me consume d'amour pour toi. Je n'aspire qu'à respirer l'odeur de ta peau et me perdre en toi. Je voudrais n'ouvrir les yeux que sur la perfection cuivré de ton corps. Garder ton empreinte sur mon âme. T'appartenir. Me livrer tout entier pour être façonné par tes mains. Te supplier de me faire tien enfin. Ne vivre que par toi.

Ais-je l'air désespéré ? Parce que je le suis, Jacob. Je n'étais venu ici que pour être un professeur respecté par ses élèves. Je ne savais pas... Te rencontrer a été le pire et le meilleur qui me soit arrivé. L'aurais-je su que je ne serais pas reparti. Parce que vois-tu, je suis tombé. A la seconde où je t'ai vu, je suis tombé. Et de toutes les fibres de mon être, je t'ai aimé.

Mais ces mots-la, je ne peux permettre qu'il les entende. Je ne les dirais pas parce que l'amour n'est pas égoïste. Je me refuse à le croire.

J'avais pris ma décision.

Ma vision se brouilla et je sentis enfin des larmes brûlantes glissées de chaque côté de mon visage. Je souffrais déjà. A l'idée de me détourner de Jacob mon corps pleurait, et mon âme... Mon âme s'éteignait doucement.

Une telle souffrance. Je ne savait pas abrité cet abîme en mon sein. Je devrais pourtant m'y habituer. M'habituer au vide qui aspirait mes entrailles dans une lancinante douleur. M'habituer à l'effroyable sensation de mon cœur broyé. Non. L'amour n'est pas égoïste.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

POV Jacob :

J'avais mit ma langue dans sa bouche...

J'étais un peu sonné. D'abord, j'avais osé un truc dingue. Parce que c'est moi qui avais fait le pas qui nous avait rapproché. Et soyons honnête deux secondes, j'avais pris un putain de pied. Ensuite sa réaction m'avait mis sur le cul. Edward ne m'avait pas rit au nez, il n'avait pas hurlé au viol, ne s'était pas enfuit en courant en me traitant de pervers, non. Il n'avait rien dit. Pas un mot.

Du coup, je ne sais pas si c'est parce qu'il avait aimé ou si c'est parce qu'il était trop choqué pour me hurler dessus en m'interdisant de remettre un jour les pieds chez lui.

Mais si il avait aimé, alors ça voudrait dire...

Impossible.

Edward ne pouvait pas être... Gay ! Sérieusement, ce mec n'avait rien d'efféminé. Il ne ressemblait pas du tout à ce qu'on imaginait d'un... homo. Bon ok, il écoutait de la musique classique, il jouait super bien du piano, il lisait tout le temps, il dégageait une espèce de sensibilité à fleur de peau, beaucoup de sensualité...comme de la douceur aussi. Il était beau, cultivé et classe mais les traits de son visage, même s'ils étaient fin, n'avaient rien de féminin. On ne doutait pas une seconde qu'Edward était un vrai mec ! Je veux dire... il n'avait rien de fragile ! Alors pourquoi il m'avait pas explosé la face quand je l'avais bécoté l'autre nuit ?

Il m'a fallut toute la soirée et une partie de la semaine pour me faire à l'idée que j'avais roulé un patin d'enfer à mon prof !

Je n'étais pas sur de vouloir me pointer en classe aujourd'hui. Edward pourrait vouloir me parler en privé. Ou pire, il pourrait carrément m'ignorer.

Parce que j'avais réussis à l'éviter jusque là. Entre les répétitions, les cours, les trucs que je faisais pour les membres de la tribu et l'arrivée prochaine de Bella, j'avais pas vraiment pu me libérer pour lui parler en privé jusque là. Et c'est pas moi qui allait m'en plaindre !

Sérieux, y'a moyen de paraître décontracté du slip dans se genre de situation ? C'est bien ce qui me semblais à moi aussi. Ça faisait donc trois jours que je jouais à l'homme invisible. Les trois seuls jours de la semaine sans cours de Math. Ouais, je sais je suis l'essence même du courage et je vous merde à la face. Ceci dit, comment j'étais sensé me pointer devant Mister C alors que je lui avais violé la bouche ? Que celui qui n'a jamais flippé me jette la première pierre, bordel !

Donc, me voilà debout en train de la jouer nonchalant devant la porte close du cours de Math. Quelques soit sa réaction, j'allais être fixé et j'aviserais à ce moment-là. Je ne pouvais plus reculé la confrontation. Elle se fera aujourd'hui vaille que vaille. Allez, Black : haut les cœurs.

La sonnerie avait un air de requiem et me fit froid dans le dos. J'essuyais mes mains moite sur mon jeans et baissais la tête afin de retarder le plus longtemps possible l'instant où je croiserais son regard. J'avais entendu ses pas. Il s'approcha et ouvrit la porte. Je fonçais vers le fond de la classe sans un mot et m'assis.

Je griffonnais sur une feuille pendant l'appel, je griffonnais encore pendant le cours jusqu'à la fin de l'heure. Ou plutôt jusqu'à ce que sa voix se fasse entendre :

_Monsieur Black, pourriez vous rester un instant après le cours, je vous prie ?

C'était une question. J'avais le droit de dire non, alors ? Ouais, bon d'accord. J'avais dit plus de fuite. Merde, si mes ancêtres me voyaient... Oups. En fait, ils me voient. Ok, j'assume. Je resterais. Mais je n'étais pas encore prêt à voir l'expression de son visage.

_Oui Monsieur...

J'attendrais un peu. Au moins la fin du cours, avant de lever les yeux vers lui. Ce qui ne me laissa en fait que cinq pauvres minutes de préparation. Bordel ! C'est que ça passe vite deux heures de cours quand on est en stress.

Je rangeais mes affaires à la vitesse d'une tortue bourrée et me levais lentement pour me poster devant son bureau, la tête enfoncé dans les épaules.

_Jacob ? Regarde-moi s'il te plaît.

Pourquoi fallait-il qu'il ai une voix si sexy. Je peux résister à un nombre incroyable de chose mais sa voix... Putain de visage pâle torride. Bien-sûr, j'ai levé la tête. Bien-sûr, je me suis noyé dans le vert de ses yeux. Et puis, bien-sûr, j'ai pas ouvert la bouche. J'attendais. Qu'il m'insulte ou qu'il m'absout, n'importe. C'est pour ça que j'ai été surpris :

_On se fait une soirée pizza-DVD ce soir ? C'est toi qui choisis le film.

Mazette ! Un tel espoir dans ses yeux. Mon visage pâle me tendait le calumet de la paix. Il ne m'en voulait pas. Son être entier semblait me supplier d'accepter. Comme si j'aurais pu dire non à ces yeux-là.

_A une condition.

Edward était suspendu à mes lèvres. Je poursuivais :

_Pas d'Anchois sur ma pizza.

Il m'a sourit. Le genre de sourire qui fait que tu lui donnerais tout ce qu'il veut sans réfléchir. Le genre de sourire qui te fait regretter d'être dans une salle de cours.

_Tout ce que tu voudras, Jacob.

Je l'aime. Pardon, mais je l'aime. A un tel point que s'il me demande de ne plus jamais le toucher, je le ferais. Parce que ça me manque d'entendre sa voix clamer des poèmes d'amour et de mort. Ça me manque de l'entendre jouer pour moi. Ça me manque de sentir son odeur, d'être tout près de lui. Et j'en crève.

_On reparlera de ce que je veux ce soir.

Ouais, ok je me la suis pété avant de sortir. J'aurais du le remercier de me laisser venir chez lui après ce que je lui avait fait sans son consentement. Mais moi homme viril. Je ne voulais pas qu'il voit que je flippais ma race. Je voulais avoir l'air d'être sûr de moi. Et mec sûr de soi sort d'une pièce sans jeter un œil en arrière. Ce que je fis.

Sur le papier qui gisait maintenant au fond de mon sac, j'avais griffonné pendant mes deux heures de cours des dizaines de "pardon".

XxXxXx

J'avais choisis un film d'horreur où il était question de famille entière décimé par un mystérieux tueur. Un peu gore sur les bords mais flippant selon Nohaly. Cette fille était bizarre. Mais c'était la meilleure pour conseiller les clients au magasin de location.

J'avais pris une douche en rentrant des cours, j'avais enfilé un baggy noir et un débardeur foncé. Mes cheveux balayaient le bas de mon dos et j'avais glissé le film dans la poche arrière de mon pantalon. J'avais prévenu mon père que je rentrerais tard, j'avais dit à mes potes que je filais un coup de main à Charlie pour préparer la venue de Bella le lendemain bref, je m'étais assuré de passer une soirée tranquille avec mon visage pâle. Je suivais le sentier qui menait jusque chez Edward sans me pressé. J'avais décidé que je ne rentrerais chez moi que contraint et forcé, j'avais donc toute la nuit.

Il a ouvert avant même que je frappe. Je le détaillais en passant le pas de la porte et bavais un moment devant sa plastique. Pantalon en toile blanc cassé, tee-shirt absent, abdos et biceps apparents. Mon prof était plus musclé qu'il en avait l'air tout habillé. La vache ! Le visage pâle version torride dans toute sa splendeur. Il referma la porte avant de m'y plaqué brutalement. Il colla son corps contre le mien et me dévora la bouche. C'était chaud, humide et parfait. Mais trop bref. Je n'ai pas vraiment eu le temps de nouer sa langue à la mienne qu'il s'éloignait déjà.

_Bonsoir Jacob.

Wahou. C'est comme ça qu'on dit bonjour maintenant ? Je suis preneur ! Minute ! Il m'a embrassé, là. Non ?

_Euh... C'était quoi ça ?

_Ça ? C'était la monnaie de ta pièce. Tu m'as embrassé la dernière fois que je t'ai vu, il me semblait normal de t'embrasser à mon tour.

Wahou. Et ça voulait dire qu'il me ferait TOUT ce que je lui ferais ? Ça aussi je suis preneur ! Il poursuivit en montant à l'étage :

_Tâche de t'en souvenir à l'avenir.

Ouais, pas de doute, il me retournera toutes actions physique. J'étais sur le point de vivre une soirée d'anthologie. Si tant est que j'avais su décodé le sous-entendu correctement. Je le suivais à l'étage, les yeux fixé sur ces fesses, les joues brûlantes. Il fallait quand même que je sois sûr d'un truc :

_Edward ? Tu m'en veux pour l'autre soir ?

Je l'avais pas précisé ? Tact c'est mon deuxième prénom. J'avais une sorte de talent inné pour mettre les deux pieds dans le plat.

Edward se posa sur son canapé et me fit signe de le rejoindre avant de me répondre. Je m'installais, prêt à l'écouter :

_Je ne peux pas t'en vouloir, Jacob. Ce fut un très beau baiser. Vraiment agréable. Alors, oui. Je ne t'en veux pas le moins du monde.

_Alors ton truc c'est les mecs ?

Appelez moi Mister finesse. Pour ma défense, c'est pas le genre de conversation que je pensais avoir un jour avec mon prof de Math. J'ai des circonstances atténuantes.

_Je te déçois ? Je ne te savais pas homophobe, Jacob.

_Parce que je ne le suis pas ! Ça me troue le cul que tu puisses penser un truc pareil après qu'on se soit rouler une pèle. Deux fois !

Il me fit un petit sourire en coin avant de murmurer :

_Et tu m'en vois ravi. Maintenant dis-moi ce que tu as pensé de ses deux baisers.

J'ai une question : peut on m'expliquer pourquoi les mots qui sortent de sa bouche ont l'air bien plus hot quand il les murmure ? C'est toujours comme ça ou c'est juste lui ? En tout cas, ça m'a fait rougir :

_J'ai pas vraiment eu l'occasion de savoir ce que j'en pense parce que ça m'a bien trop surpris la première fois et la deuxième, j'ai pas eu le temps d'analysé que c'était déjà fini.

_Nous ferons en sorte d'y remédier plus tard si tu en as envie.

Si j'en ai envi ?! Le SI n'a rien à faire dans cette phrase. Qu'il m'en donne la possibilité juste une fois et je le bécote jusqu'au levé du soleil. J'avais donc le feu vert de mon visage pâle pour faire subir d'autres expériences que j'aurais le temps d'analyser. La vie est belle parfois.

A ce moment précis de ma vie, j'avoue avoir agit en égoïste. Sans chercher à savoir comment mon père vivrait le fait d'avoir engendré un fils gay. J 'en avais rien à battre de foutre le bordel dans la vie d'Edward, je n'avais même pas conscience qu'il risquait sa place, sa carrière et sa réputation. Je me fichais bien du « après ». Seul comptait le « maintenant ».

Je ne le quittais pas des yeux, suivais chacun de ses gestes. Le poids de son regard me brûlait, imprimant une ligne de feu sur chaque morceau de ma peau nue. Il me marquait et j'aimais ça. Je me sentais l'appartenir. Doucement, mon souffle se fit plus court. Mon sexe gorgé de sang buterait bientôt contre la fermeture de mon baggy. Je me mordais la lèvre inférieur pour contenir une supplique languissante. J'enterrais mes doigts dans les paumes de mes mains pour m'empêcher de le caresser. Je ne voulais pas faire le premier pas. Pas cette fois. Mais putain, je ne pensais pas que c'était si dur de résister au désir !

Je crois qu'Edward savait. Il savait que je le voulais. Il me touchait sans arrêt. Juste des effleurements. Rien de tangible ou d'ouvertement sexuel. Il parlait et frôlait mon épaule pour remettre une mèche de mes cheveux en place. Il se penchait sur moi pour prendre la télécommande de l'autre côté du fauteuil me forçant à le respirer dans la manœuvre. Il laissait traîner ses doigts sur le dos de ma main en me tendant un verre de jus de fruit. En d'autre mot, il était vraiment en train de me chauffer mine de rien. Et comme ce mec avait dit y'a pas une heure : « je te ferais ce que tu me feras », la réciproque pouvait donc être vrai, n'est-ce pas ?

Un petit sourire sournois au coin des lèvres, j'allais entrer en guerre.

J'ai pris mon verre, profitant d'un moment où il avait les yeux ailleurs et me retournais brusquement vers lui. Nous étions si prés l'un de l'autre dans ce canapé que bien entendu mon verre se répandit « malencontreusement » sur mon débardeur. Oh, la boulette. Je suis doué, hein ?

_Fais chié !

Edward se retourna en ouvrant grand les yeux devant l'énorme tâche qui maculait ma poitrine en m'entendant juré comme un charretier. Il fit mine de se lever :

_Attend, je vais te chercher quelque chose pour nettoyer ça.

Je le retins d'une main:

_Bouge pas, c'est rien.

Je me levais sur ces mots en passant mon débardeur par-dessus la tête lentement. Très lentement. Formais une boule du tee-shirt trempé et après avoir balancé négligemment mes longs cheveux sur le côté droit d'une main, sans quitter Edward des yeux, je m'essuyais le torse, les jambes bien planté dans le sol. Edward me dévorait des yeux. Littéralement.

_Je vais être tout collant, maintenant.

Il répondit d'une voix grave, profonde, un brin cassé :

_Tu m'en vois désolé...

Je souriais. J'avais réussis à capter toute son attention. Au jeu du « j't'allumes » j'avais gagné haut la main. Je n'avais plus qu'à enfoncé le clou :

_Y'a pas un petit paragraphe dans le guide de l'hôte parfait qui pourrait nous aider à résoudre ce problème ?

Je le vis déglutir et se racler la gorge avant de répondre :

_Tu devras aller dans la salle d'eau pour...

_Pas envie.

_Alors je vais devoir aller te chercher une serviette mouillée.

_Interdiction de bouger Edward !

Je sais bien que personne ne me croira. Pourtant je jure que je n'imaginais pas une seconde où mon petit jeu allait nous mener. Je voulais juste qu'il me dise que j'avais gagné, qu'il n'y avait pas d'autre solutions que celle qu'il m'avait déjà donné. Qu'il ferait ce que je voudrais puisque j'avais gagné. Et là, je lui aurait demandé de m'embrasser. C'est tout ce que je voulais je le jure. Mais ça ne s'est pas passé comme ça. Oh non. Ça c'est pas passé comme ça du tout :

_Dans ce cas, je ne vois qu'une seule chose à faire puisque tu n'as pas envie d'aller dans la salle d'eau et que tu m'as interdit de bouger...

_Je t'écoute.

Il a sourit et a léché sa lèvre inférieur avant de la mordre, l'air peu sûr de lui :

_Approche...

Sa voix était redevenue rauque. Alors je me suis dit « c'est gagné, il va m'embrasser ». Je sais, je peux être vraiment naïf parfois. J'ai obéis, je me suis rapproché.

_Ais-je le droit de me relever juste un peu ?

Ça avait juste l'air d'une question bête, pas d'un piège planqué en embuscade. Il m'arrive encore de penser à cette nuit-là, aujourd'hui. Quand je suis seul chez moi au point de repenser à ces années d'insouciance je me demande si ça aurait changé quoi que ce soit si j'étais partie dans la salle d'eau. Je sais que non. Même si je n'étais pas venu ce soir-là, ça n'aurait rien changé. Ça aurait pris plus de temps, mais ça n'aurait pas changé le résultat. Rien ne l'aurait pu. Et Dieu sait pourtant que j'en ai bavé après ça. Je ne pensais pas humain de souffrir autant. Mais JAMAIS je n'ai regretté.

À la question qu'il m'avait posé, je lui ai fait signe que oui, il pouvait se relever un peu. J'étais si proche de lui. À un souffle de sa peau à peine. Il s'est relevé et s'est agenouillé sur le canapé. À cette hauteur, il était pile le nez sur mon ventre.

Il s'est approché lentement, ses yeux plongé dans les miens et... Il a léché mon ventre. Un long coup de langue qui a glissé de mon nombril vers le haut. J'ai frissonné. Il a souri et a recommencé. Et sa langue sur ma peau, ça m'a brûlé. Mon ventre s'est tordu en un nœud solide, serré. Sans me toucher une seule fois, Edward m'a lavé avec sa langue. Voir un homme aussi beau à genou à mes pieds je peux dire pour l'avoir vécu que c'est aussi torride que ça en a l'air.

Je sais maintenant ce que ça fait d'avoir des papillons dans le ventre. J'avais la gorge sèche, plus assez d'air dans les poumons. Je crois que j'avais le vertige. C'est comme d'avoir les jambes envelopper de coton, et je flottais. Je me sentais bien. Vraiment bien. Edward alternait la langue et le souffle sur ma peau brûlante et je devais me faire violence pour rester silencieux. Ne pas gémir, ne pas supplier. Le laissé faire. Puis il a suivit la fine ligne de poil sur mon ventre pour s'arrêter au bouton de mon pantalon qu'il a ouvert avec ses dents et sa langue. Il l'a fait lentement. Si j'avais voulu, j'aurais pu tout arrêter.

Je n'ai pas voulu. Alors il a descendu le zip de mon baggy qui s'est retrouvé enroulé autour de mes cheville. Mon boxer noir marquait la bosse de mon désir de lui. Il l'a léché sur toute sa longueur à travers le coton et a fait le chemin inverse en me mordillant doucement. À la fin de la manœuvre, j'avais une brûlure dans la poitrine et je m'en fichais grave. Je voulais juste qu'il continu. Qu'il ne s'arrête jamais. Il a attrapé le bord du sous-vêtement avec ses dents et, lentement, s'aidant de ses mains, il l'a fait doucement glissé en caressant mes fesses au passage.

J'ai pris une longue inspiration. Je voyais des points blanc devant mes yeux.

Il a plongé entre mes jambes et m'a respiré fort. Edward a fait glissé son nez sur cette partie de moi qui me faisait mal tant j'avais envie de le prendre. Du gland à la base de mon sexe il m'a respiré. Il a relevé légèrement la tête et quand nos yeux se sont croisés, il m'a engloutit. J'ai ressenti comme une sorte d'explosion dans mes veines, en moi, partout. J'ai poussé un long râle de pure plaisir la tête rejetée en arrière, les poings crispés dans ses cheveux, cherchant un souffle que je ne trouvais plus. Il me suçait fort. Il n'y avait pas de tendresse. Pas de douceur. Juste l'urgence du désir. Le besoin d'imprimer sa marque sur mon corps. Comme un acte de possession fait de ses mains sur mes fesses qui m'empêchaient de me rétracter, de ses lèvres, de sa langue et de ses dents. J'aurais pu jouir dans l'instant mais je voulais encore plus qu'il continu. Il faisait glisser sa langue sensuellement le long de ma colonne de chair, mordait et aspirait tant et plus et je n'était que gémissement et cris. Ses va-et-vient se faisaient rapide et doux, langoureux et brutal, profond aussi. Moi je criais, je grognais, je suppliais des mots sans suite. Jusqu'à ce que je n'en puisse plus. Jusqu'à ce que le plaisir me ravage totalement. Je le sentais grandir à en avoir mal. Je criais de plus en plus fort et Edward ne me laissait aucun répit. Je lui pilonnais la bouche et il me laissait faire. Alors j'ai jouis. En longue giclée puissante qui ne semblait pas avoir de fin. En collant sa tête contre moi, alors qu'il m'avait dans sa bouche, enfoncé jusqu'à la garde, j'ai jouis. Je me suis déversé en lui et puis je me suis écroulé, inconscient. Edward m'avait fait ma première fellation et j'avais pris mon pied à en tombé dans les pommes.

Ce soir-là, le film que j'avais loué est resté sur la table basse où je l'avait déposé en arrivant et la pizza est restée bien sagement dans sa boite. Je me suis réveillé le lendemain à poil sur le canapé, un bol de café fumant sous le nez avec le sourire d'Edward sous les yeux. Un sourire très satisfait. Saleté de visage pâle qui se croit doué. Ce petit air trop fier de lui qu'il affichait réclamait vengeance. J'allais m'y attelé de ce pas.

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Info:Si j'ai mis tant de temps à publier le chapitre dix c'est parce que je n'avais pas prévue une simple histoire d'amour. J'étais sensée y mettre un peu plus d'action des scènes vraiment flippante... Et puis j'ai finalement changée d'avis. Je veux dire, il vont assez morfler comme ça les pauvres, alors j'ai choisie de les laisser un peu de bonheur et j'ai donc adaptée la fin de mon histoire qui ne devrait plus compter que trois chapitre et l'épilogue. J'ai tout remanié dans cet optique.

Je m'excuse des désagréments occasionnés.

Merci de votre fidélité et parlée de moi autour de vous si mon histoire vous plaît.

Je vous envoie plein de mot d'amour...