Me revoila^^.
Je suis contente de pouvoir maintenir ce rythme de postage, parce que vraiment j'adore vos commentaires. Et plus il y en a plus j'ai envie d'écrire^^.
J'en perdais même mes lunettes tellement j'en suis contente^^.
Sinon je vous jure j'ai fais ce chapitre avant d'avoir le commentaire "manque d'action"^^ voila qui devrait rassasier votre appétit.
Ensuite va falloir attendre le chapitre 11 voire 12 pour que l'histoire puisse vraiment commencer (principalement avec Sesshomaru) mais je ne pouvais pas faire autrement parce que sinon le caractère de Kumiko aurait été négligé de ma part et je ne pouvais pas me le permettre!
Donc voici la suite que vous attendiez toutes^^.
Disclaimers: voire chapitre précédent
Peut être Toi
Chapitre 9 : Séparation
La flèche se ficha dans la poitrine du Youkai qui hurla de douleur et une lumière scintillante le fit s'évaporer.
La corde de l'arc vibra, répandant le son sec de ces vibrations dans l'air, avant de ne plus bouger et d'instaurer le silence.
Depuis trois jours que nous avions quittés le village, dans lequel j'ai plus ou moins rencontrés Kikyô, et nous n'avions jamais cessés d'être attaqués.
Alors bon j'étais assez fatiguée. Parce que les nuits étaient courtes, les journées longues et les Youkais ne s'arrêtaient jamais de nous sortir la même rengaine.
Celui là avait un peu plus d'inspiration que les précédents, peut être parce qu'il ne venait pas pour les mêmes raisons :
« -On va devoir presser le pas, me prévint Kikyô en s'approchant de moi et en reprenant son arc.
-Pourquoi ? M'étonnai-je constatant déjà que le pas était bien trop précipité.
-C'était un des soldats de Sesshomaru, m'expliqua Kikyô en reprenant le chemin à travers la forêt.
-Vraiment ? Comment le sais-tu ?
-L'image. L'aura qu'émettent les Youkais est particulière. Quand tu perçois un danger, c'est parce que le rythme de la Terre te prévient. Seulement tu dois comprendre qu'il y a des rythmes différents de celui là.
-Ah bon ?
-Je suis consciente que comme tu viens d'un autre monde, la priorité pour toi se fut d'apprendre à partir de l'environnement, d'apprendre de la nature elle-même. Maintenant que tu connais parfaitement cela, tu vas devoir t'ouvrir à ses autres rythmes.
-Ca ne me dit toujours pas comment tu as su qu'il était un des sbires de l'autre. »
Je n'osais pas dire son nom, surtout depuis que j'avais appris qu'il y avait des mouvements du côté de l'Ouest et que des Youkais se répandaient dans les bois et forêts à la recherche d'une Miko.
Après les rumeurs circulaient quand au pourquoi du comment. Mais la raison officielle demeura : elle s'est attaquée au Taiyoukai des Terres de l'Ouest, ce qui n'est pas si faux…
« -C'est très simple, chez les Youkais, il y a une hiérarchie bien précise. Si bien que celui qui possède plus de force, donc plus d'influence, sera omniprésent dans ceux qui le serviront. La plupart du temps c'est réalisable rien qu'en regardant l'apparence de ces derniers : la Tribu des Chats Démons de Nekoto ou encore les Yorozoku de Kôga sont des Démons-loups.
-Il y a une tribu pour chaque espèce animale ?
-Pas vraiment, disons que puisque la ressemblance est assez frappante, on les compare à des animaux. C'est tout.
-Mais celui là, fis-je en pointant du pouce la clairière où le démon se trouvait, ne ressemblait pas à un chien.
-Pourtant l'aura et la présence froide de Sesshomaru était on ne peut plus directe. Même avant qu'il ne se présente et que tu sentes le danger j'avais compris d'où il venait et pourquoi il venait.
-Pourrais-je le savoir moi aussi un jour ?
-Je ne sais pas, peut être que cela te sera difficile parce que je n'ai pas autant de contrainte que toi désormais. »
La discussion se conclut donc sur la probabilité de ne pouvoir être capable de faire aussi bien qu'elle, chose qui était devenue commune à ma vie.
Nous marchâmes pendant presque toute la matinée et la moitié de l'après-midi avant de croiser notre premier village.
Kikyô fut accueillie grassement, les villageois les plus pauvres s'inclinant devant elle.
Un homme grassouillet et fébrile s'approcha de nous, les villageois s'écartaient à son approche, et je devinais simplement le propriétaire riche de ces terres.
D'un côté cela me rassura : cela signifiait donc que nous n'étions plus directement sous la tyrannie de « l'autre ».
« -Miko-sama ! Nous n'attendions aucunement votre venue en une telle journée, fit-il en s'inclinant.
-Je suis de voyage avec mon ami ci présent, nous sommes fatigués et avons besoin de repos, expliqua Kikyô d'un ton neutre. Pouvons nous rester en échange de quelques services rendus ?
-Votre présence est un honneur Miko-sama, restez donc autant de temps que vous désirez. »
Puis il appela une servante et ordonna à ce qu'on prépare nos chambres.
La jeune fille partit tremblante sans demander son rester et tandis que le gros nous menait vers sa demeure, facile à reconnaître faut dire, je regardai tour à tour les villageois qui nous dévisageaient.
Les jeunes filles me regardaient en rougissant et en riant sous leurs amples manches.
Certaines étaient plutôt de nature bourgeoise (en fait toutes celle qui ricanait timidement) que les plus pauvres rougissaient simplement et baissait la tête quand je croisais leur regard.
Apparemment le charme marchait parfaitement.
Il faut dire, j'avais passé des heures à m'entraîner toute seule pour avoir une simple notion virile.
Echouant (ça vous surprend ?) dans cette entreprise, nous avions convenus alors avec Kikyô pour me faire passer pour un Mononoke sous sa tutelle.
En effet, cela passa même très bien.
Durant notre ascension une belle et jeune femme s'approcha de moi, éventail sur les lèvres et vint marcher à mes côtés suivie rapidement par d'autres.
« -Dites moi Messire, seriez vous un…Mononoke ? »
Je tournai la tête vers Kikyô qui répondit :
« -C'en est un mais son pouvoir est scellé. Aussi c'est pourquoi il ne vous répondra pas.
-A quelle famille appartient-il ? Demanda une autre.
-Il est sous son apparence humaine pour l'heure mais sa famille est proche des Sirènes occidentales.
-Je croyais que c'était toute des femmes, s'exprima celle à côté de moi.
-Il y a des hommes aussi. »
Puis nous arrivâmes vers la maison et ces jeunes demoiselles nous laissèrent non sans un sourire de déception : apparemment elle attendait plus de moi.
« -Voici vos chambres Miko-sama, montra le gros propriétaire.
-Merci. Dites moi, poursuivit-elle, vous êtes le seigneur de ces terres ?
-Exactement. Je suis Matsuo Koharu, se présenta-t-il en s'inclinant légèrement. Je suis le maître des lieux. »
Entendant le nom de famille de ce dernier je m'arrêtai et regardai Kikyô.
Elle acquiesça et continua :
« -Seriez-vous un parenté de Matsuo Makoto le maître escalavagiste ?
-Ainsi vous connaissez mon grand frère ! Et bien oui c'est exact. »
Je ne l'aurais jamais cru. Il ne lui ressemblait vraiment pas, sauf peut être les yeux. Makoto était plutôt quelqu'un d'assez fort, des muscles, des épaules carrées, une puissante mâchoire, les cheveux longs nattés, aux yeux d'un gris pourfendeur.
Ce Koharu était un homme gros, les cheveux nattés aussi mais au visage si boursouflé qu'on l'aurait confondus avec un ballon de baudruche près à éclater…
« -Vous n'avez pas de problème avec certains Youkais ?
-Oh soyez rassurée, comme mon frère côtoie les plus puissants Youkais, je n'ai jamais de problème de ce côté-là. Et puis, je lui offre souvent certaines marchandises qui me proviennent d'outre-mer.
-Serais-ce vous qui avez capturé la Miko ? Demanda Kikyô en me regardant furtivement.
-Hélas, j'aurais bien aimé, ma récompense aurait été tellement appétissante…
-Donc vous ne craignez pas de vous faire appeler le Seigneur de ces terres alors qu'elles appartiennent encore à Seshomaru-sama ? »
Mon cœur rata un bond et j'eus toute les peines du monde à contenir ma peur.
Personne ne sembla remarquer et le seigneur Matsuo répondit :
« -Pas du tout, je n'ai jamais eu de retour ou de menace. Donc je suppose que tant que j'œuvre en son nom, tout va bien pour moi. »
Puis il nous laissa sur cette phrase et referma la porte coulissante sur une dernière inclination.
Je soupirai alors et attendis que les pas se dissipent pour regarder Kikyô.
Celle-ci se retourna et d'un hochement de la tête, m'autorisa à parler :
« -Je n'ai pas confiance en cet homme, fis-je.
-Et tu as bien fait, c'est un serviteur de Sesshomaru, il vaudrait mieux ne pas traîner, au cas où quelqu'un t'entendrait et comprendrait la supercherie.
-Combien de temps resterons-nous ? M'enquis-je.
-Nous partirons dès l'aube. »
Seulement je n'eus pas à attendre l'aube. Réveillée par un sixième sens inexplicable, je mis d'abord du temps à reconnaître l'endroit où je me trouvais. Ensuite je cherchais en moi la raison de ce réveil soudain, tout en cherchant Kikyô des yeux. Voyant qu'elle n'était pas là je me levai promptement et ouvrit la porte-fenêtre.
En marchant quelque peu dans le jardin, je butai contre quelque chose. Posant le regard dessus, je compris la totalité des évènements qui venaient de se produire : son arc gisait par terre, ainsi que son carquois.
Quand elle fait ses rondes nocturnes, elle ne lâche pas son arme une seule fois. Or là, elle n'était pas là et n'avait pas pris son arc.
Puis la raison de mon réveil me frappa indiscutablement sur le visage : l'image d'un homme gros qui m'ordonne de capturer la Miko. La peur dans mon propre ventre, l'envie d'en finir au plus vite.
Pourquoi m'ordonnait-il à moi ?
A moins que…
Rentrant précipitamment dans la chambre pour me faire passer endormie, je réprimais un sourire de joie : parce que j'avais compris où Kikyô voulait en venir avec ses rythmes différents.
Le don de la Miko n'est pas seulement la capacité à entendre et voir le rythme du monde mais aussi et surtout celui de ses habitants.
La première chose que j'avais acquise s'était que le monde prenait forme par les liens et l'équilibre de la nature, qu'en respectant cette dernière, j'apprendrais ce que j'avais besoin de savoir.
Ensuite il fallait que cet équilibre siège en moi afin de pouvoir lié ma volonté à mon âme. Puis je m'étais arrêté à ces notions, jusqu'à ce que le Don se métamorphose de nouveau face aux paroles de Kikyô.
Le rythme de la terre…tout ça… c'était la cœur du monde.
Le don de la Miko ce n'était pas simplement une intuition, et une sensibilité rapportées à la nature : c'était un lien intransigeant à travers la vie de chaque être.
Alors, quand trois hommes entrèrent dans la chambre avec l'infime devoir de me tuer par surprise, je pus les prendre par surprise moi-même.
Tournant sur moi-même j'en assommai un d'un coup de pied dans l'estomac tout en déboitant la mâchoire d'un autre. Le troisième prit peur et trébucha sur son compagnon inconscient.
Je m'en approchai et le saisi par le col de son Kimono :
« -Où est-elle ? Fis-je de ma voix la plus masculine et dangereuse.
-Mais…vous n'étiez pas sensé…
-La Miko m'a libéré pendant sa capture ! Où est-elle ?
-D…dans le débarras juste à l'entrée de la ville. »
Et d'un coup à la nuque bien placée, je laissai les trois hommes inconscients gire au sol.
Empruntant le jardin comme sortie de secours, cela aurait été trop dangereux de sortir par la porte principale, je pris la direction de l'entrée du village.
L'avantage c'est que la maison du seigneur faisait office de barrière sur toute la surface du village. Le reste étant entouré de maison, il n'y avait par conséquent qu'une seule entrée.
Comble de l'avantage, il faisait nuit noir et le Kimono que je portais, bien qu'il était taillé pour homme, était d'une soie noir brodé d'une fleur de lys rouge écarlate.
Donc dissimulé les fleurs de lys n'étant pas difficile, m'engouffrer à travers les rues et tromper la vigilance des gardes : rien ne bien difficile.
En quelques minutes j'atteignis l'entrepôt où était retenu Kikyô.
Elle se tenait bel et bien là, ficelé comme une dinde, surveillée par deux hommes en tenue de samouraï avec un katana sur la hache gauche.
D'habitude ils n'étaient armés que de vulgaires lances ou alors mes opposants n'étaient que des Youkais stupides, mise à part Sesshomaru bien sûr.
D'ailleurs repenser à ce dernier dans une telle situation ne pouvait que me porter la poisse. C'était comme sortir de chez soi un Vendredi 13, avec le cri d'un corbeau au loin et les hurlements d'un chat noir sur le portique.
Ca donnait pas envie…
Pourtant je devais bien cela à Kikyô.
Alors j'inspirai profondément et je pris sur l'effet de surprise.
Détachant mes cheveux et ouvrant légèrement le Kimono, j'avançais langoureusement vers l'entrée.
Les deux hommes se mirent en garde mais quand ils me virent, ils réprimèrent un sourire pervers. Bon je pouvais me mettre à leur place. Garder une Miko n'était pas passionnant en revanche une beauté au clair de Lune, à demi dénudé qui ne demandait qu'un peu de compagnie, voila qui était plus…attirant.
Alors ils se concertèrent et l'un d'eux parla :
« -Qu'est ce qu'une beauté pareil fait ici ?
-Je me sens si seule, dis-je de ma plus faible et plus sensuelle voix.
-On peut te tenir compagnie si tu veux, proposa l'autre.
-Que font donc deux puissants guerriers comme vous devant ce débarras ?
-Nous surveillons un criminel dangereux.
-Oh…donc vous ne pouvez pas me tenir compagnie, soupirai-je faussement déçue.
-On n'a qu'à te tenir compagnie tour à tour…
-Oh j'ai une autre idée, ma sœur jumelle est dans le coin, je prends celui que je veux et elle n'aura qu'à prendre l'autre ! »
Ils acceptèrent et je partis avec le plus baraqué, celui à anéantir le plus rapidement possible.
Il me suivit non sans dissimuler son sourire et nous arrivâmes jusqu'à une sombre ruelle.
Là il commença à me peloter mais en retirant le Kimono il s'arrêta :
« -Mais…tu es un homme ! Tu es le Youkai-sirène qui était sous la tutelle de la Miko ! »
Il n'eut pas le temps de se retourner. Je lui assénai un coup sur la nuque et il s'effondra inerte sur le sol.
Puis remettant mes vêtements et en arrangeant la coupe de cheveux, nattée sur le côté, je m'approchai de l'autre garde qui guettait les environs :
« -Alors c'est toi le beau guerrier dont m'a parlé ma sœur, arrivai-je en glissant tel un serpent. Je suis contente je vais avoir de la compagnie ce soir.
-Héhéhé. »
Ce fut la seule chose qu'il ajouta. Il retira sa ceinture et s'approcha de moi avec perversité.
D'une part je le pris par le cou et pressa ses jugulaires afin de rendre sa respiration difficile.
Surprise il me tint la main mais n'arriva pas à la retirer.
Alors je lui mis un coup de genou là où je pensais, après tout il avait retirer ses protections ici, et sous l'impact de la douleur, inhumaine dit-on j'en sais rien j'suis pas un mec, il perdit connaissance.
Puis je le fis entrer dans le débarras et m'approchai de Kikyô :
« -Kikyô ! C'est moi Kumiko !
-Va-t-en ! S'écria-t-elle en chuchotant.
-Je viens te sauver et c'est comme ça que tu me remercies ?
-Non, Sesshomaru-sama peut débarquer d'une minute à l'autre ! Il me connaît et ne me fera aucun mal. Toi tu dois t'enfuir au plus vite !
-Je ne comprends rien.
-Ce Matsuo Koharu est un traître, il a averti Sesshomaru de ma présence en pensant que j'étais cette Miko qu'il recherchait.
-Mais je ne suis partie que depuis quelques jours !
-Un Youkai peut mettre une simple journée pour parcourir le quart du Japon, rétorqua-t-elle inquiète. Maintenant part !
-Mais il va te…
-Il ne me fera rien Kumiko-chan mais s'il te trouve je ne donnerai pas chère de ta peau. »
Ceci me suffit à me convaincre. Puis sortant de nouveau je me retournai vers elle :
« -Va en direction d'Edo, cherche Inuyasha en demandant la Miko Kaede. Inuyasha te protégera et peut être que Kagome pourra t'aider à rentrer chez toi. »
Ce furent les dernières paroles que j'entendis de Kikyô.
Alors je pris la fuite, direction l'entrée du village avec l'espoir de ne pas croiser Sesshomaru. L'arc et le carquois à mon cou, je pris la direction de l'Est, la direction d'Edo.
Me faire passer pour un homme avait été une bonne idée car mise à part le garde, personne n'avait pu faire le rapprochement entre le Youkai-sirène de Kikyô et la jeune fugueuse que recherchait Sesshomaru, surtout qu'ils étaient tous persuadés que c'était Kikyô et non moi.
D'un côté je me sentais responsable, car à cause de moi Kikyô avait été capturée et séquestrée.
Mais elle avait été honnête et sincère : elle ne risquait rien. Elle connaissait certainement Sesshomaru grâce à son demi-frère, personne que je devais trouver au plus vite…
