Merci pour les commentaires. Voici un nouveau chapitre. J'attends avec impatience vos avis. Bonne lecture.
Le cauchemar de lady Catherine
Lady Catherine faisait un cauchemar.
Elle était absolument folle de rage. Découvrir que miss Elisabeth Bennet n'avait absolument pas l'intention d'obéir à sa volonté en faisant ce qu'elle attendait d'elle la plaçait dans un état de colère extrême.
Mais le pire fut de se rendre compte qu'il en était de même avec son neveu. Darcy refusa de lui faire la promesse qu'elle attendait de lui et l'informa froidement qu'il n'avait jamais envisagé d'épouser sa fille et qu'elle avait été la seule à croire qu'il le ferait. Qu'elle refuse de voir la réalité en face l'amenait à se demander si elle était réellement intelligente ou si ce n'était qu'une simple illusion.
Dire que lady Catherine était choquée était un euphémisme. Mais elle avait compris, à sa grande fureur, qu'elle était impuissante à le faire changer d'avis. Qu'il refuse d'obéir à sa volonté la mettait en rage. Elle n'avait pas l'habitude d'être ignorée. C'était une chose insupportable.
Elle ne se doutait pas de ce qui l'attendait.
- Lady Catherine, entendez-moi.
Lady Catherine laissa échapper un gémissement alors qu'elle essayait d'échapper à la voix familière qui lui parlait mais à qui elle se refusait de répondre. Elle était sûrement en train de rêver. L'homme en question était mort.
- J'ai honte de vous, Madame. Je n'aurai jamais cru que vous vous abaisseriez à traiter notre fille de façon aussi méprisable. Vous avez tout fait pour détruire sa joie de vivre, pour la priver de tout ce qu'elle aimait et la garder à votre merci. Êtes-vous tellement fière de vous ? Mais soyez patiente. Vous allez bientôt recevoir le châtiment que vous méritez !
- Comment pouvez-vous agir ainsi, Catherine ? Comment pouvez-vous traiter votre unique enfant de manière aussi méprisable ? Et comment pouvez-vous vous abaisser au point de vouloir manipuler mon fils dans le seul but de satisfaire vos caprices ? Vous devriez avoir honte ! Je suis heureuse de savoir que vos manigances vont être mis en échec. Vous n'aurez que ce que vous méritez si vous vous retrouvez abandonnée de tous. Vous devriez savoir que votre rang ne compte pas aux yeux de Dieu. Vous faites honte à nos parents. Quand je pense aux vantardises ridicules que vous vous permettez de faire ! C'est risible ! Vous n'avez jamais eu le moindre talent, ni en musique ni en dessin. Vos goûts sont déplorables. Vous devriez cesser de vous mêler de choses qui ne vous concernent pas, Catherine. Vous avez réussi à vous faire détester de tous ceux qui vous entouraient. Mais vous serez désormais un objet de mépris pour eux et vous risquez de ne pas trouver cela amusant.
Lady Catherine sursauta et écarquilla les yeux en reconnaissant la voix de sa sœur.
- Anne !
- Oui, Anne. Votre sœur que vous avez tentée de trahir. Cela ne vous a pas suffit d'avoir tenté d'empêcher mon mariage par jalousie ? Vous cherchez, en plus, à détruire la vie de mon fils dans le but de satisfaire votre cupidité et votre soif de pouvoir ? Mais j'ai pris mes précautions, Catherine. J'ai laissé une lettre à mon fils pour qu'il sache que vous êtes une menteuse et qu'il est libre d'épouser la femme de son choix. C'est moi qui l'ai encouragé à accorder ses attentions à miss Elisabeth Bennet. Car elle est exactement la femme susceptible de le rendre heureux. Et c'est tout ce qui compte, à mes yeux.
- Comment pouvez-vous dire cela ? protesta lady Catherine d'un ton indigné. Elle est de rang inférieur au sien.
- C'est la fille d'un gentilhomme, mon fils est un gentilhomme. Cela fait d'eux des égaux.
Entendre sa sœur lui répéter les paroles de miss Elisabeth et de Darcy était extrêmement humiliant pour lady Catherine qui n'était pas disposée à en rester là.
- Elle a un oncle qui est commerçant ! s'écria-t-elle. Comment pourriez-vous admettre quelque chose d'aussi honteux ?
- Je trouve ironique que vous permettiez de dire une chose pareille quant on sait que les Fitzwilliam descendaient de marchands de laine avant d'être anoblis. Quant aux Darcy, ce sont les descendants d'une famille de paysans venus de Normandie avec Guillaume le Conquérant qui a fait chevalier l'un d'entre eux lorsqu'il lui a sauvé la vie. D'ailleurs, qu'importe la naissance ! Ce sont les actes que l'on accomplit de son vivant qui comptent, pas ceux des ancêtres avec lesquels on n'a rien à voir. Prenez garde, Catherine. Lorsque viendra le moment pour vous d'être jugée par Dieu, il ne se souciera pas de votre naissance qui ne signifie rien pour lui. Il vous jugera en fonction de vos actes. Et vous risquez de passer beaucoup de temps au Purgatoire pour vous repentir de vos actes. Il serait temps que vous songiez à réparer le mal que vous avez fait, que ce soit à votre fille ou à ceux dont vous êtes responsable. Savez-vous, qu'à cause de votre avarice, le bébé de l'un de vos locataires est mort de froid ? Vous croyez que les gens qui vivent à Rosings vous respectent, Catherine ? Détrompez-vous. Ils vous méprisent et vous haïssent. Ils vous obéissent parce qu'ils n'ont pas le choix mais se moquent de vous dans votre dos. Vous êtes un sujet de railleries et de ridicule pour beaucoup d'entre eux. Tout comme votre pasteur. Vous feriez mieux de corriger ses défauts au lieu de l'encourager dans son comportement honteux. Les villageois et les locataires n'auront bientôt plus confiance en lui et il deviendra un objet de mépris. Vous pourrez vous en féliciter. Ce sera de votre faute !
Lady Catherine était furieuse et nullement disposée à reconnaître des fautes.
- Comment osez-vous me traiter de telle manière ?
- Toujours à vous croire supérieure aux autres, lady Catherine ? demanda sir Lewis, d'un ton railleur. Pensez-vous que j'ignore la vérité, à votre sujet ? Nous savons tous les deux quelle genre de femme était réellement votre mère. Pensez-vous que votre sœur et moi ignorons qui était votre vrai père ? Voulez-vous que cela soit révélé en public ?
Lady Catherine blêmit à ces révélations dont elle se croyait la seule dépositaire.
- Anne en subirait les conséquences !
- Oui, Anne, répliqua sir Lewis. C'est uniquement à cause d'elle que je ne me suis pas débarrassé de vous. Vous devriez y réfléchir à deux fois avant de vous pavaner et de vous targuer de votre supériorité, Catherine. Vous n'êtes que la bâtarde d'un marin qui a été pendu pour meurtre et votre mère ne valait pas mieux qu'une putain. Vous vous êtes rendue méprisable toute votre vie. Mais désormais, vous n'êtes plus rien.
Lady Catherine était folle de rage, mais elle ne pouvait pas nier la vérité sans se ridiculiser.
- Il vous reste une chance de réparer le mal que vous avez fait, Catherine. Une seule chance. Ne la manquez pas, sinon, vous ne verrez pas la nouvelle année.
Sur ces mots, lui et lady Anne Darcy disparurent.
?
Lady Catherine se réveilla dans un état de colère absolu. Que son mari et sa sœur lui parlent sur ce ton était intolérable. Même s'il s'agissait d'un simple rêve.
Comment avaient-ils pu lui faire une telle chose ? Elle n'avait pas l'intention de laisser qui que ce soit contrarier ses plans. Elle ne renoncerait pas à son projet. Il fallait seulement qu'elle y réfléchisse soigneusement. Malheureusement pour lady Catherine, cela ne devait pas se produire.
?
Darcy s'était rendu compte, depuis longtemps, que sa cousine, Anne, n'était pas heureuse, sous le joug de sa mère. Même s'il n'avait pas l'intention de l'épouser, son bien-être comptait à ses yeux. C'est pourquoi il décida, avec son cousin, de savoir quelles étaient les dernières volontés de son oncle.
Il fut choqué et indigné de découvrir qu'Anne aurait dû entrer en possession de son héritage depuis trois ans, mais que sa mère avait négligé de le lui remettre, comme elle aurait dû. De toute évidence, elle n'avait aucune intention de perdre son pouvoir sur le domaine. C'était un acte grave de captation d'héritage. Anne pourrait la faire jeter en prison si bon lui semblait. Ce serait sans doute le pire châtiment qu'elle pourrait subir.
Darcy suggéra à son oncle d'éloigner Anne de sa mère. Elle serait certainement capable de retrouver une meilleure santé si elle était soignée par un vrai médecin, plutôt que de devoir suivre les directives ineptes d'une femme ignorante. On aurait pu croire que lady Catherine ne tenait pas à voir sa fille en bonne santé pour pouvoir continuer à lui donner des ordres.
Le comte avait eu une terrible scène avec sa sœur. Celle-ci avait très vite compris qu'elle ne gagnerait pas la partie. Elle était dans son tort et ne l'ignorait pas. Et le comte n'avait nullement l'intention de lui permettre de détruire la vie de sa fille dans le but de satisfaire ses caprices.
Darcy décida qu'il devait avoir une conversation avec sa cousine.
- Je suis vraiment désolé de ce qui se passe, Anne. Nous aurions dû agir plus tôt. Votre mère est allée beaucoup trop loin, vous en êtes consciente ?
- Oui, je le sais. Je pense que je vais l'expédier à la maison douairière et lui faire perdre tout son pouvoir. Ce sera une punition tout à fait adéquate. Qu'en pensez-vous ?
- Je crois que oui. Savoir que plus personne ne se souciera de ses conseils.
- Que souhaitez-vous, Anne?
- Je souhaite avoir la liberté de vivre comme je l'entends, de lire les livres que je choisis moi-même, de manger de dont j'ai envie et d'apprécier ce qui me plaît. J'espère aussi pouvoir me marier, mais j'aspire à un mariage semblable à celui de mon oncle et ma tante Darcy plutôt que d'en faire un comme celui de ma mère.
- Avez-vous parlé de cela avec elle ?
Le teint habituellement d'une pâleur maladive d'Anne rougit.
- Ma mère refuserait d'admettre toute idée qui soit contraire aux siennes.
- Peut-être aurai-je dû lui parler plus tôt.
- Non, cousin. Cela n'aurait servi à rien. Ma mère est déterminé à vous obliger à accomplir cet engagement fictif. Elle est prête à tout pour atteindre son but.
- Elle n'en fera rien, maintenant. Rosings Park vous appartient, Anne et vous pouvez vivre comme bon vous semble. Je vous suggèrerai d'aller passer quelques mois au bord de la mère avec Mme Jenkinson et des serviteurs. Cela vous ferait le plus grand bien.
- Je crois que je vais accepter votre idée. Je suis réticente à rester ici et à supporter l'obséquiosité de Mr Collins. Mais j'aime beaucoup sa femme et je la plains d'être marié à un tel idiot.
- Vous pourrez changer les choses quand vous serez devenue la maîtresse de Rosings. Mme Collins est une femme pleine de bon sens. Si vous avez besoin de conseils, je suis sûr qu'elle sera heureuse de vous aider dans la mesure de ses moyens.
- Oui, vous avez raison. Je suivrai votre suggestion.
?
- Eh bien, Catherine, qu'avez-vous à dire ? demanda le comte. Vous n'avez pas honte de vos actions ? Voler votre propre fille ! La garder prisonnière dans cette maison pour assurer votre pouvoir sur elle. Et vous essayez de vous faire passer pour quelqu'un de bon et généreux ? J'ai honte de vous !
- Je voulais seulement offrir à Anne ce qu'il y avait de mieux ! protesta lady Catherine d'un ton indigné.
- Vous vous moquez totalement d'Anne. Vous comptiez vous servir d'elle pour obtenir ce que vous convoitiez depuis longtemps et que vous n'avez pu obtenir autrefois ! Pensez-vous que j'ignore que vous vouliez Pemberley. Vous avez décidé de l'obtenir dès l'instant où elle est née. Et vous ne vous êtes jamais souciée de demander l'avis des personnes concernées. Non ! Vous étiez certaine que tout le monde allait obéir à vos ordres. Mais vous vous êtes trompée, Catherine. Les Darcy n'ont pas d'ordres à recevoir de vous. Notre neveu n'épousera pas Anne. Il n'y a pas d'engagement, comme vous le prétendez. Il n'y en a jamais eu. Et même si notre sœur avait souhaité cette union, cela n'a aucune valeur d'un point de vue légal et il n'est pas obligé de vous obéir. Vous perdez votre temps. Et maintenant, vous risquez fort de vous retrouver en prison pour captation d'héritage si Anne décide de porter plainte contre vous. Et ne vous imaginez surtout pas que je vais vous soutenir. Vous n'en valez pas la peine !
- Comment osez-vous me parler sur ce ton ? Vous oubliez qui je suis !
Le visage du comte exprima un profond dégoût.
- Je sais parfaitement qui vous êtes réellement, Catherine. Et je ne crois pas que vous souhaitiez le rendre publique. Vos désirs sont sans intérêt. Je vais prendre des mesures pour qu'Anne puisse quitter Rosings Park. Quand à vous, vous allez vous installer dans la maison douairière et vous n'aurez plus aucune autorité sur les gens qui vivent sur le domaine. Je veillerais à ce qu'ils en soient informés. Je ne doute pas qu'ils seront infiniment soulagés de la nouvelle.
Lady Catherine blêmit de rage.
- Vous n'avez aucun droit de faire cela.
- J'ai tous les droits et vous n'en avez aucun. Dans ce pays, les femmes ne peuvent rien faire sans le consentement d'un homme, Catherine. Se peut-il que vous ne soyez pas au courant ? Un enfant ne peut pas se marier sans le consentement de son père. Et c'est le seul qui compte. L'engagement dont vous vous êtes servi pour essayer d'atteindre votre but n'a pas la moindre valeur légal. Darcy est le chef de sa propre famille. Il n'a de comptes à rendre à personne. Vous pouvez bien être sa tante, cela ne signifie pas qu'il doit se soumettre à vos ordres. Vous imaginez-vous qu'il va s'abaisser à ramper devant vous, comme le fait votre ridicule pasteur et à approuver tout ce que vous dites ? Dans ce cas, cela prouve que vous ne le connaissez pas du tout. Il sait parfaitement que ses parents vous méprisaient et qu'ils n'auraient jamais voulu pour lui un mariage de pure convenance alors qu'ils ont fait eux-mêmes un mariage d'amour. Ils le lui ont dit assez souvent pour qu'il sache, sans avoir le moindre doute, que vous racontiez des mensonges. Et comme ils se méfiaient de vous et de vos manigances, ils ont laissé des lettres pour l'avertir de se méfier de vous. Il est donc parfaitement inutile de croire que vous avez la moindre chance d'atteindre votre but. Vous perdez votre temps !
Lady Catherine suffoquait de rage.
- Je ne vous laisserais pas faire. Je ferais appel à un avocat. Nous verrons ce que dira le juge !
- Le juge constatera, en lisant le testament de votre mari, que vous avez spoliez votre fille de son héritage et prendra les mesures pour que vous subissiez la punition prévue par la loi. C'est ce que vous voulez, Catherine ?
- Je ne vous laisserais pas faire.
- A votre guise, dit le comte d'un ton apitoyé. Si vous tenez à devenir la risée de Londres, c'est votre problème. Toutes les maîtresses de maison vous fermeront leurs portes. Ce qui ne sera pas une grande perte pour elles car vous n'êtes pas aussi appréciée que vous le croyez. Les gens n'apprécient pas que vous vous permettiez de fourrer votre nez dans leurs affaires. Vous aimez à donner des conseils, n'est-ce pas, Catherine ? Mais vous devriez vous assurer qu'ils soient souhaités avant de les donner. Ou alors les garder pour vous. Cela vaudrait mieux pour vous.
- Savez-vous que Darcy envisage d'épouser la fille d'un petit propriétaire sans intérêt, sans fortune ni relations ? Allez-vous tolérer une telle honte ?
- Darcy fait ce qu'il veut. Il s'agit de la fille d'un gentilhomme et je ne vois pas pourquoi ce serait un problème. Il n'a pas besoin de fortune supplémentaire. Quant aux relations dans la bonne société, il en a suffisamment à son goût. La jeune fille préfère, comme lui, vivre à la campagne et méprise l'hypocrisie et la vie futile des membres du Ton. Et surtout, elle ne se soucie pas le moins du monde de ses richesses et de sa position sociale. Elle l'aime pour lui-même, c'est évident. De plus, Georgiana l'apprécie et cela compte plus que tout. J'ai rencontré miss Bennet, Catherine et j'approuve le choix de Darcy. Il sera plus heureux avec elle qu'avec une de ces demoiselles insipides, hypocrites et futiles de Londres. Il n'y a rien à ajouter à ce sujet.
- Ignorez-vous que la sœur cadette s'est enfuie avec le fils de l'ancien intendant de Pemberley ? Je le tiens de bonne source !
- Vos informations sont fausses. Wickham s'est enfui avec une certaine miss Thorpe. Le nom de la jeune miss Bennet a été utilisé par erreur. Avez-vous d'autres arguments pour justifier votre ingérence, Catherine ? N'avez-vous pas compris que vous n'aviez aucun pouvoir sur Darcy ?
- C'est ce que nous verrons !
- A votre guise. Si vous tenez à vous ridiculiser, c'est votre problème. Mais vous viendrez pas prétendre que vous n'étiez pas avertie. Vous n'obtiendrez aucun soutien de la part de la famille, Catherine, je vous en préviens. Il sera inutile de vous plaindre de votre sort.
?
Lady Catherine découvrit bientôt qu'elle avait surestimée sa croyance en sa supériorité. La chute de son piédestal fut extrêmement brutale et elle ne put jamais s'en remettre.
Sa tentative de faire appel à un juge pour obtenir gain de cause fut sans effet. Son avocat l'informa qu'il lui était impossible de porter elle-même l'affaire devant un juge. Elle devait fait appel à un membre masculin de sa famille et même alors, elle n'avait aucune chance de gagner. Le testament de son mari était parfaitement clair. Elle ne pouvait rien faire contre cela.
Anne quitta Rosings Park pendant six mois. Ce temps lui permit de retrouver sa bonne santé d'autrefois. Il fut bientôt évident que le fait d'être presque constamment enfermée dans la maison, de manger une nourriture peu adaptée à sa constitution et le manque d'exercice avait contribué à l'affaiblir physiquement. Même si cela prit du temps, elle finit par retrouver sa bonne santé.
Elle fut présente au mariage de son cousin et ce fut lui qui la conduisit à l'autel quelques mois plus tard lorsqu'elle épousa son cousin, le colonel Fitzwilliam. Lady Catherine n'assista pas au mariage. Reléguée dans la maison douairière, elle ne décolérait pas. Cette dernière rébellion provoqua chez elle une attaque d'apoplexie qui lui fit perdre le son de sa voix. Ce fut une dure punition pour une femme qui aimait à ce point le son de sa voix. Elle ne se repentit jamais de ses fautes. Le cauchemar qu'elle avait fait et qui devait lui servir d'avertissement avait été fait en pure perte.
Sa mort n'eut rien d'agréable et on ne peut que supposer quel fût son châtiment lorsqu'elle se retrouva devant celui qui devait la juger. Mais il ne m'appartient pas de le révéler car nul ne pouvait le savoir, sauf elle !
Fin
