Chapitre 10
Ma main toujours dans la sienne je l'avais poussé sur le lit. Sirius m'avait timidement sourit.
Je m'étais placé à califourchon sur lui, mes mains de part et d'autre de sa tête.
« Je me sens à l'étroit depuis que je t'ai vu dans cette serviette. »
Il rit, gêné, et se releva sur les coudes de façon à maintenir son visage à quelques centimètres du mien.
Je pouvais sentir son souffle sur ma joue et j'avais posé ma bouche tout contre la sienne.
Sirius gémit au contact de mes lèvres brûlantes et s'affala sur le lit. Mes mains étaient passé sous son T-Shirt pour vicieusement joué avec ses tétons durcit.
Il arqua le dos et se mordit la lèvre pour ne pas soupirer de plaisir. Ses mains tremblantes sous le désir entreprirent de défaire mon pantalon.
N'y arrivant pas, je le défi moi-même, me retrouvant ainsi en boxer.
Sirius fixa mon entrejambes tandis que ses joues rougissaient de plus en plus.
Voyant son malaise j'avais, d'une main, effleuré ses lèvres rendues rouge à cause de nos baisers.
« On l'a déjà fait non ? »
Il avait relevé la tête vers moi pour me sourire gentiment. Mon tendre mari entreprit de reposer ses lèvres sur les miennes mais je n'étais pas de cet avis. Non, non, non…
J'avais retiré ma baguette de la poche de mon jean et d'un mouvement de poignée avais fait disparaître son T-Shirt.
Il gémit quand ma langue suivi les fines lignes de ses abdos et ses pupilles s'agrandirent de désir.
-Rem...Remus ! Sa voix rauque me fit frissonner de désir et je senti mon corps devenir de plus en plus chaud.
Je fis disparaitre mon propre haut et descendis jusqu'à la limite de son jean.
Ses gémissements étaient de plus en plus rauques et fort tandis que durcissait plus.
-Siri...
Mes mains tremblantes avaient déboutonnées son jean, ma baguette étant tombée je ne sais où.
Son érection se dressa dès qu'elle ne fut plus entravée par le pantalon, à présent seulement « cachée » par son boxer.
Je gémis en la voyant et leva les yeux vers son visage rougit.
Ses yeux étaient fermé, son visage crisper pour ne pas crier quand ma main commença un lent vas et viens au-dessus du tissus et sa bouche ouverte retenant un gémissement.
Je décidais de ne pas m'attarder sur cette vision, trop conscient que je ne pourrais pas tenir longtemps à le regarder.
Je lui enlevais ensuite son boxer et me mit à genoux devant lui.
Son regard se posa sur moi mais autre chose que du désir brillait dans ses yeux. De l'angoisse.
Je fus surpris et le sourire que j'abordais disparut de mes lèvres.
-Sirius... Qu'est-ce qu'il y a ? Ma voix rauque trahissait mon état et ses yeux se remplirent de larmes.
-Sirius. Répétais je, inquiet.
Il baissa les yeux sur mon ventre tendu et se tritura les mains.
-Je...je ne peux pas Remus...excuse-moi. Souffla-t-il honteusement.
HPHPHPHPHP
Je sens mes joues me brûler. Mon visage doit avoir la teinte d'une brique, mais ce n'était pas ça qui me préoccupait le plus.
J'ai repoussé Remus. Alors qu'il m'a pardonné, et qu'il est revenu, je l'ai repoussé…
J'suis vraiment idiot ! En plus, je le désir, le l'aime ! Alors pourquoi j'ai peur ! Je n'arrive même pas à me comprendre !
Sentant le regard insistant de mon mari sur moi, je relève légèrement la tête, mais je ne peux pas le regarder longtemps. J'ai trop honte. Alors je détourne les yeux, puis je me lève.
Je récupère mes habits et quitte la chambre, tentant de retenir mes larmes.
Je monte au grenier en essayant d'ignorer les appels de mon loup-garou adoré.
Une fois arrivé en haut, je m'assoit sur le rebord de la seule fenêtre de la pièce. Puis je laisse mes larmes coulées.
Elles tracent des sillons humides sur mes joues, pour glisser dans mon cou, finissant leur course sur mon torse, mourant sur ma peau nue, sans laisser de trace de leur passage.
A vrai dire, je les sens à peine. Je tiens mon T-Shirt dans ma main, le serrant fortement. Je n'ai pas eu la force de le remettre. Je suis vide… Je ne pense plus à rien… Je crois que j'ai mal… Mais je n'en suis pas sûr… Et je ne veux pas le savoir… Si j'ai mal, ça veut dire que je ressens des émotions… Et je ne veux plus ! Mieux vaut que je ne ressente plus rien… Que je sois un simple pantin désarticulé…
Ça vaudrait mieux pour tout le monde… Et surtout pour Remus…
Je laisse le froid de la pièce m'engourdir… C'est bien…
Ça me rappelle Azkaban… Et c'est tout ce que je mérite…
Je sens mes yeux se fermer tous seuls, alors que j'oublie tout… J'oublie comment on pense… Comment on vit… Comment on aime… J'oublie même… Rem… R… Je ne sais plus… Comment il s'appelle… C'est bon… C'est fini… Je suis vide… J'ai tout oublié…
