Comme une tragédie grecque
Dixième partie, par Candylyna
Candy avait un cours l'après-midi. Elle était au centre de réhabilitation le matin, avec Alistair. Elle passait beaucoup de temps avec lui. Elle ne lui avait toujours pas dit qui elle était pour lui, elle attendait qu'Albert et le reste de la famille, arrivent. Avec toutes les émotions, Albert devait envoyer un télégramme à sa sœur en Arabie Saoudite. Son mari et elle, étaient en route pour l'Amérique pour voir leur fils ressuscité.
Elle était à Columbia et elle cherchait un professeur pour lui poser quelques questions sur un travail. Elle alla dans la salle des professeurs, mais elle ne le trouva pas. Elle continua à le chercher dans les salles de classe.
Terry était à Columbia. Robert Hathaway lui avait demandé d'aller voir la classe de littérature anglaise de première année pour leur parler de Shakespeare et du théâtre. Terry était content de prendre une petite pause et il alla dans la classe. Quelques étudiants pensaient que jouer la comédie était simple, juste réciter les lignes. Les filles furent impressionnées d'avoir le beau Terrence Grandchester dans leur classe !!!
- M. Grandchester, dit un étudiant
- Vous pouvez m'appeler Terry, dit-il
- Terry, dit l'étudiant, avez-vous étudié Shakespeare avant de devenir acteur ?
- Oui. Je lisais Shakespeare depuis ma plus tendre enfance. Je l'ai étudié à l'école en Angleterre, répondit Terry
- Vous êtes vraiment britannique ? Demanda une fille, votre accent est réel ?
- A ma connaissance…, dit Terry en souriant
- Alors le théâtre c'est quelque chose que vous avez étudié depuis longtemps. C'est pour ça que vous avez tant de talent. On peut sentir le caractère quand on vous voit sur scène, dit une autre fille
- Ce que j'aime, dit une autre fille avec des lunettes, c'est lorsque l'on vous voit sur scène, on peut sentir le personnage que vous jouez, mais on peut toujours sentir la différence avec vous… je ne sais pas si je me fait comprendre…
- Vous parlez du paradoxe du comédien de Diderot ; où il disait que le véritable comédien n'est pas celui qui se met dans la peau du personnage, mais celui qui est en mesure de jouer le personnage à la perfection tout en gardant sa propre identité…, dit Terry
- Oui, c'est ça dit la fille avec un grand sourire, Wow, je suis impressionnée !
- Vous pensiez que j'étais seulement un beau garçon stupide qui récitait les vers de Shakespeare ? Dit Terry en riant
- Et bien, oui !! Dirent les étudiants
- Je suis ravi de pouvoir rectifier ça ! Dit Terry en souriant
Toute la classe éclata de rire et ils continuèrent a discuter du cours jusqu'à la fin de l'heure. Terry aimait ce qu'il venait de faire. Discuter et montrer qu'il avait une tête, c'était rafraîchissant…Il parlait avec d'autres professeurs, qui étaient impressionnés et qui lui demandèrent s'il pouvait venir de temps en temps enseigner.
- Vraiment ? Vous pensez que je peux le faire ? Dit Terry
- Et bien vous pouvez être mon assistant junior. Vous avez fait du bon travail aujourd'hui, dit le professeur
- Et bien je peux rafraîchir mes connaissances aussi…, dit Terry
- D'accord alors, je dirais à Robert quand nous auront besoin de toi, et nous aurons besoin de toi
Comme ils marchaient vers la salle des professeurs, Terry sentit l'odeur de Candy encore. L'odeur était plus forte dans la salle. Il regarda autour de lui ; il pouvait sentir sa présence… mais était-ce réel ? Il n'y avait personne, enfin, Candy n'était pas là. Qu'était-il entrain de penser ? Il ferait mieux de rentrer à la maison. Mais cette pensée était tellement horrible… Mais il n'avait pas le choix ! Il neigeait dehors ; de gros flocons. Ça lui rappelait ce jour-là… le jour de leur rupture ! Ce jour horrible, c'était le plus mauvais jour de sa vie. La laisser partir, était la chose la plus difficile qu'il n'ait jamais eu à faire. Maintenant pas un jour ne se passait sans qu'il ne le regrette… Il avait un devoir à remplit… Mais était-ce la bonne chose à faire ? Tout semblait lui crier que c'était le mauvais choix….
Il stationna sa voiture et il marchait jusqu'à l'immeuble. Il parlait au grand patron.
« Salut ! Je sais que je ne t'ai pas parlé dernièrement. Je sais que je passais mon temps à broyer du noir… pleurant sur mon sort, même si je ne le montrais pas à mon entourage. Mais s'il te plait, j'ai besoin de ton aide, et tes conseils. Je veux me sentir bien à nouveau. Est-ce que ce que je suis sur le point de faire une bêtise ? Donne-moi un signe ou trouve un moyen de me dire que tout ira bien… que je suis sur la bonne voie, en remplissant mon devoir avec la fille qui m'a sauvé la vie… un signe… merci. »
Candy avait ses livres dans sac, c'était lourd, et son autre bras portait un sachet brun avec des provisions. La neige était toujours entrain de tomber, et les routes étaient glissantes. Elle marchait, en essayant d'arriver rapidement à la maison, mais la neige la ralentissait. Un homme qui marchait avec son chien se dirigea vers elle… le chien sauta sur elle, son maître l'arrêta et ils s'en allèrent. Candy essaya de les éviter, mais elle glissa et elle tomba avec toutes ses provisions dans la neige. Elle cria.
- Oh !!! C'est superbe !!! Et il s'arrête même pas pour s'excuser !!!
Elle essayait de se lever, mais elle sentit deux bras forts la soulever.
- Voila Melle, dit une voix, vous allez bien ?
Candy entendit la voix et elle sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Elle savait que ça allait arrive tôt ou tard…
- Je vais bien, je crois, dit-elle
Il était figé sur place. S'il la foudre lui était tombé dessus à ce moment là, il n'aurait pas été plus surpris. Est-ce que le grand patron l'avait entendu ? Etait-ce un signe ? Quoi qu'il en soit, son cœur se réjouissait. Elle se retourna, ils se regardèrent dans les yeux. C'était le plus beau moment au monde pour eux. Toute leur vie passa devant eux…il pensait qu'il était entrain de rêver, alors il la prit dans ses bras pour être sure qu'il ne rêvait pas, mais aussi parce qu'il mourrait d'envie de le faire ! Elle se serra aussi contre lui en fermant les yeux. La chaleur de son corps, la dernière fois qu'elle s'était senti aussi bien, il neigeait comme en ce moment là, et elle avait eu tellement froid quand elle est partie… elle était dans les bras de Terry et elle ne pouvait pas le croire… c'était trop beau pour être vrai.
- Candy…oh Candy ! Dit-il
- Terry nous ne devons pas…, dit-elle
- Quoi ? Je ne peux pas serrer une vieille amie dans mes bras ? Dit-il, Oh Candy !
Il la serra plus fort contre lui…Candy avait des larmes aux yeux, c'était la joie, la tristesse, la surprise….
- Terry, je dois ramasser mes affaires, mes livres sont entrain de se recouvrir de neige…
- Bien sur, dit Terry, laisse-moi d'aider
Ils se mirent à ramasser les provisions, les livres, le sac. Ensuite Candy se mit à marcher et Terry était avec elle. Ils ne disaient pas un mot. Ils arrivèrent devant l'immeuble, et le doorman ouvrit la porte d'entrée.
- Merci Terry, dit Candy, je peux me débrouiller à partir d'ici…
- Melle André, dit le doorman, M. Grandchester…
Candy et Terry se regardèrent.
- Tu habites ici ? Dirent-ils en même temps
- Laissez moi prendre vos sacs, dit le doorman
Il prit les sacs et il marcha jusqu'à l'ascenseur. Candy et Terry les suivirent. Candy arriva à son otage et Terry n'allait pas rester dans l'ascenseur, il sortit aussi…. Candy ne dit pas un mot, elle n'avait pas la force, elle était épuisée et surprise… elle ouvrit la porte de son appartement et le doorman entra pour y déposer ses sacs. Candy lui donna un pourboire et s'en alla. Terry était là. Terry enleva son manteau. Candy aussi. Et ils se regardèrent.
