Chapitres X : Amour ou Amitié

Point de vue d' Edward

J'étais en cours de sciences naturelles avec Harry et je m'ennuyais vraiment, je ne pouvais pas écouter les drôles de pensées qui lui passaient parfois en tête car pour le moment il était beaucoup trop concentré sur le cours. Le cours d'aujourd'hui portait sur la numération des cellules grâce à l'hématimètre de Malassez, et ce cours comme beaucoup d'autres n'avait aucun secret pour moi. Je m'ennuyais tellement que je m'abaissais à lire l'esprit de mes camarades pour me distraire. Les pensées d'adolescents et adolescentes bourrés d'hormones étaient assez pathétiques mais bon depuis quelques jours elles au moins, moins ennuyantes puisque Harry était arrivé au lycée, et donc toutes les pensées ou presque étaient concentrées sur lui. Bien sûr ça en faisait jaser plus d'un que le nouveau traine en compagnie des étranges enfants du Dr Cullen et de sa femme comme ils nous appelaient assez souvent. Mais bon, je ne m'en formalisais pas car j'avais bien compris qu'il leur fallait peu pour être choqués ou excités dans ce lycée.

Je me demande si je suis le genre de fille du nouveau, il n'a pas l'air aussi difficile que Monsieurje-suis-trop-bien-pour-accorder-mon-attention-au-commun-des-mortels.

La même pensée que le jour de mon arrivée me redis-je compte en lisant l'esprit de Jessica Stanley, la fin de sa pensée me désignait d'ailleurs, elle devait être rancunière pour encore m'en vouloir deux mois après d'avoir refusé ses avances, elle m'avait harcelé pendant toute une journée, deux jours seulement après que nous commencé le lycée. Je me replongeais dans ses pensées :

je sais ce que je dois faire, demain je mettrais mon haut le plus décolleté et je lui demanderai de venir manger à ma table, je pourrais aussi lui proposer de ce mettre avec moi en français, ça lui évitera de devoir supporter Miss-je-suis-complètement-tarée-et-en-plus-je-me-tape-mon-frère.

J'avais presque oublié que Jessica détestait Alice, j'eus un sourire en me rappelant pourquoi. Le lendemain de mon refus, Jessica réussi à se mettre Alice à dos et s'était faite humilier en plein réfectoire. Le matin Stanley avait coincée Jazz après son cours d'histoire et lui avait fait du rentre-dedans, ma sœur était une fille adorable mais il ne fallait pas s'approcher de son mari. Elle avait été la voir pendant le déjeuner et s'était mise à hurler très fort qu'elle avait plutôt intérêt à ne plus me harceler pour sortir avec elle et que ce n'était pas non plus la peine d'aller voir Emmett parce qu'il était en couple et que le seul membre masculin de notre famille qui la toucherait serai Carlisle pour la soigner une fois qu'elle se serait occuper de son cas si elle osait s'approcher de son Jasper une fois de plus, Jessica était sortie en courant, les larmes aux yeux. Ne m'intéressant pas particulièrement à ce qu'elle pensait de ma sœur, je me désintéressai d'elle et allait faire un tour dans l'esprit de Mike Newton, je fus surpris par sa colère injuste envers Harry

Je me demande ce qu'elle lui trouve au nouveau Jessica, c'est juste un autre gamin pourri-gâté comme ces abrutis de Cullen, s'il s'approche trop de Jess je lui ferais regretté d'être venu à Forks, je n'aurais aucun mal à convaincre Tyler de me suivre…

je quittai son esprit avec l'envie de sauter à la gorge, j'eus d'ailleurs beaucoup de mal à ne pas le faire, mais comme je ne voulais décevoir Carlisle je me contentais de serrer les poings discrètement…enfin j'avais cru être discret jusqu'à ce qu'Harry me demande :

-Tu va bien Edward ? Il y a un problème ?

-Ça va, juste les pensées de certaines personnes qui me mettent hors de moi.

-Une très bonne amie à moi m'a toujours dit que le mieux était de les ignorer, et que cela ne servait à rien de s'énerver contre des gens qui n'en valent même pas la peine. Et crois-en mon expérience, elle avait raison.

Je me plongeais dans ses pensées je voyais un jeune homme blond presque blanc teint pâle, un visage en cœur, et un air aristocratique et suffisant plaqué sur le visage.

-C'est qui cette personne ?

-Draco Malfoy. Un mec qui avait pour but de me rendre la vie impossible à Poudlard, il aurait réussi son coup si je n'avais pas eu mes deux meilleurs amis, Ron et Hermione.

-Ils ne te manquent pas ? demandai-je en entendant le ton qu'avait pris sa voix à la mention de ses amis.

-Si énormément, mais je les revois bientôt. Ils se marient en octobre. Répondit-il dans un sourire.

J'aurais bien voulu en apprendre plus sur ses amis, mais le prof nous coupa en nous demandant de prêter un peu plus d'attention à son cours. Bien sûr seul Harry était visé, Mr Banne savait très bien que ce cours m'était familier puisque j'avais suivi des cours avancés de biologie en Alaska. Je décidai de suivre l'ordre de Mr Banne et de laisser Harry suivre le cours, car si pour moi ce cours était simple, Harry avait plus de difficultés, et comme je ne pourrais pas être là pour l'aider lors du Tp, il valait mieux qu'il ait compris le principe de l'hématimètre.

Les cinq minutes qui me séparaient de la fin du cours passèrent lentement, mais la sonnerie tant attendue arriva enfin ! Alors que nous rangions nos affaires Mr Banne vint à notre rencontre :

-Edward, je n'ai pas vu votre sœur Alice ce matin. Elle est malade?

-Rien de grave Mr Banne, Alice a juste attrapée froid pendant notre randonnée, Carlisle préfère la garder à la maison pendant quelques jours. Elle sera absente jusqu'à lundi.

Juste le temps que ses cheveux reprennent leur couleur d'origine, pensai-je. Sur ce coup j'étais fier d'Emmett, il l'avait bien piégée, depuis le temps qu'il en « rêvait ». Heureusement que j'étais bon comédien sinon j'aurai souris en lui donnant mes explications sur l'absence d'Alice, le prof m'aurait pris pour un fou à être tout sourire à l'idée que ma sœur soit malade.

-Vous lui souhaiterez un bon rétablissement de ma part

-Je n'y manquerais pas Mr Banne, passez une bonne journée. Lui dis-je en passant mon sac sur mes épaules.

-Merci Edward, bonne journée à vous aussi.

Je rejoignis Harry qui m'attendait dehors, il avait l'air désespéré.

-Qu'est-ce que tu as ?

-Rien d'important, c'est juste que j'ai français. Comme Alice n'est pas là, je sens que ces deux heures vont être une torture.

-Oui, Alice m'a dit que tu n'aimais pas cette matière.

-La prof surtout. M'expliqua-t-il

-Bon, vu que je n'ai pas cours…

-Comment ça se fait que tu es déjà fini ?

-Normalement j'aurai dû avoir sport, mais après divers accidents, Carlisle a décidé de nous octroyer une dispense de sport, seule Alice peut encore pratiquer et encore elle dispensée pour les sports de contacts pour une soi-disant fragilité. Du coup comme je n'ai pas cours on pourrait peut-être quitter le lycée, qu'est-ce que tu en pense ?

-Ça me tente bien sûr, mais je vais aller en cours.

-Pourquoi ? Je pensais que n'avais pas envie d'y aller.

-Je n'ai effectivement aucune envie d'y aller, mais le problème c'est Remus, il risque de me tuer s'il apprend que j'ai séché les cours !

Là j'avoue qu'il n'avait pas tort, mais bon il n'avait pas à être au courant. Il ne me fallut guère longtemps pour trouver une solution. Avec ça, Harry ne risquerait rien.

-Viens Harry ! On va aller à l'accueil, je t'expliquerai en route.

Sur le trajet qui séparait la salle de sciences du secrétariat toutes les têtes se tournèrent sur nous, Harry lui, avait l'air gêné de l'attention que nous suscitions. Pour ma part j'ignorai leurs regards et leurs pensées assez aisément. Arrivés dans le couloir que menait à l'accueil, je le fis stopper, le temps de lui expliquer mon idée.

-Tu as encore le mot que Sirius t'as fait ? demandai-je.

-Oui, je l'ai quelque part dans mon sac. Répondit-il perplexe, ne voyant pas où je voulais en venir.

Il me fixa un instant avant de poser son sac au sol pour chercher. Après quelques instants il me le tendit.

-Je vais aller voir Mme Cope, celle qui s'occupe du secrétariat, et je vais lui donner ton mot…

-Mais…elle l'a déjà vu mon mot. Me coupa-t-il

-Je m'en doute, mais je vais lui dire que le problème n'est pas réglé et que Sirius vient de t'appeler pour que tu rentres immédiatement. Tu as juste à me suivre et à garder la tête baissée. Le reste je m'en occupe.

-C'est une bonne idée ça, on attend quoi ? questionna-t-il dans un sourire.

-Juste que tu arrêtes de sourire. Baisse la tête et assieds-toi sur une des chaises, en prenant un particulièrement triste. Repondis-je simplement.

Nous entrâmes dans le petit bureau exigu aux couleurs criardes. Harry s'installa sur l'une des chaises en plastique blanc cependant que je m'avançai vers le comptoir où se trouvait Mme Cope. Je remarquai qu'elle avait une teinture rouge vif, ce n'était pas particulièrement beau mais cela pourrait m'être utile si elle ne voulait pas nous laisser partir. Un petit compliment la perturberait assez pour obtenir ce que je ce que je voulais.

-Mme Cope ? demandai-je d'une voix timide.

Elle releva la tête, surprise de me voir là.

-Bonjour Edward. Que puis-je faire pour toi?

-Pour moi rien, mais pour Harry oui. Répondis-je en désignant celui-ci et en lui donnant le mot de Sirius. Son parrain vient de l'appeler, apparemment la situation ne s'est pas arrangée et il aurait besoin qu'Harry rentre maintenant.

-Pourquoi Harry n'est pas venu me demander ça lui-même, je n'ai encore jamais mangé d'élèves. Répondit-elle en souriant.

En revanche je ferais bien de toi mon dîner Edward ! Oh reprend-toi Shelly, il a l'âge d'être ton fils, idiote, idiote, idiote !

Il était désespérant d'entendre les gens avoir ce genre de pensée pour nous sans-arrêt, mais là je sentais qu'en usant d'un peu de charme je pourrais obtenir ce que je voulais. J'en rajoutai donc une couche, jouant le garçon prévenant :

-En fait, il est assez perturbé depuis l'appel de Sirius… heu de son parrain, je pense que je vais le ramener chez lui. Je ne pense pas qu'il soit en état de prendre le volant, ça ne serait pas prudent. Sirius serait d'accord avec moi, et je pourrais peut-être les soutenir. J'ajoutai la dernière phrase comme si c'était une pensée qui m'avait échappée.

-Ah, tu connais son parrain ?

Evidemment elle était surprise que je connaisse la famille d'Harry. Ils se sont faits plutôt discrets depuis leur arrivée, les habitants avaient dû seulement croiser Sirius une ou deux fois à la supérette du coin. Ils n'avaient en tout cas jamais vu Remus.

-Oui, c'est un ami de mas parents.

-Bien, je le laisse donc partir avec toi. Qu'il me prévienne juste s'il ne peut pas être présent demain.

Pauvre gamin, il en fait une tête, j'espère que ce n'est pas trop grave.

-Merci beaucoup Mme Cope, au revoir. Lui répondis-je en retournant vers Harry.

-Où veux-tu aller ? demandai-je à Harry après que nous ayons quittés le bureau.

-Peu importe, du moment qu'on ne croise Rem'

-Il fait si peur que ça quand il est en colère ? demandai-je en tentant d'imaginer cet homme si gentil en colère.

-Oh que oui ! D'ordinaire il est doux comme un agneau, mais quand tu fais une connerie, mieux avouer toute suite et attendre, tête baissée, que l'orage passe. Tu aurais vu l'engueulade que Sirius s'est prise à New York, je n'aurais pas voulu être à sa place !

-Qu'est-ce qui s'est passé ? demandai-je, curieux de savoir se qu'avait fait Sirius pour mettre Remus en colère.

-Je vais t'expliquer, tu comprendras aussi pourquoi Remus ne veux pas que Siri s'occupe seul de la cuisine. Avant de venir s'installer ici nous habitions dans un petit appartement à New York et un jour que nous étions partis faire des courses, Remus et moi, Sirius a voulu nous préparer des pâtes pour le déjeuner. Résultat, quand nous sommes rentrés Sirius était dans la cuisine occupé à éteindre les flammes qui léchaient les rideaux, rideaux qui je précise se trouvaient à l'autre bout de la cuisine, très loin en tout cas de la gazinière. Il avait réussi à y mettre le feu on ne sait pas comment, je crois que lui-même ne le sait pas. Je peux te dire que Remus lui a hurlé dessus pendant une demi-heure, en lui expliquant à quel point il était immature, inconscient et incapable d'utiliser quelque chose sans la transformer en arme dangereuse !

Au fur et à mesure qui me racontait ce souvenir, je voyais les images dans son esprit, et c'est vrai que Remus était impressionnant, mais je savais qu'il avait été plus inquiet qu'en colère, mais je n'aurais tout de même pas voulu être à la place de Sirius. L'expression qu'il arborait dans les souvenirs d'Harry était vraiment drôle à voir, et changeait du Sirius toujours souriant et sûr de lui, que je connaissais. Nous arrivâmes ensuite à nos voitures qui comme la veille, étaient garées côte à côte. J'avais été tellement absorbé par les paroles et pensées d'Harry que je n'avais même pas remarqué que mon frère, Emmett, se trouvait adossé à ma Volvo, nous attendant visiblement.

-Tiens, on sèche les cours ? lança Emmett en guise de salut.

-Non, j'ai finis. Répondis-je.

-Je sais bien que n'as pas cours. Mais toi Harry, tu n'aurais pas français à cette heure-ci ?

-Oui, et alors ? répliqua Harry.

-C'est juste que Remus ne sera pas content de savoir que tu ne vas pas en cours !

-Et toi tu n'as pas cours peut-être ? contre-attaqua Harry.

-Non, la prof d'anglais est absente, de plus Carlisle ne me dira rien pour avoir loupé des cours. Répondit-il. Mais alors Harry, que dirait Remus si il apprenait que tu sèches les cours ? demanda Emmett en souriant de toutes ses dents.

-Bon, tu veux quoi ? intervins-je sentant que cela allait durer un moment sinon.

-Que tu me préviennes de quand et comment Alice compte se venger de ma blague d'hier. Ça suffira pour que j'oublie avoir vu Harry quitter le lycée.

-Marché conclu, tiens prends les clefs tu ramèneras les autres, lui répondis-je en lui lançant mes clefs, avant de prendre place côté passager dans la Bentley d'Harry. Il me demanda où nous pouvions aller.

-On peut aller à la villa, comme chez toi est exclu.

-Heu…Esme ne risque pas de rapporter à Remus qu'elle m'a vu ?

-Non, comme en ce moment Carlisle est de service de nuit aux urgences, ils profitent de la journée pour avoir des moments d'intimité à eux. Comme ils voulaient être seuls aujourd'hui ils ont décidés de retourner au centre commercial, ils voulaient passer la journée dans l'aire de pique-nique. Esme avait beaucoup aimé l'endroit.

-D'accord pour la villa alors, répondit-il en mettant le contact. Il reprit la parole peu de temps après que nous ayons quittés le parking.

-Alice a dû s'ennuyer toute seule toute la journée. Me dit-il

-Oh non au contraire, elle a surement fait du shopping toute la journée ! répondis-je.

-Mais je croyais qu'elle avait refusée d'aller en cours à cause de ses cheveux. Et elle va quand même faire les magasins ?

-Avec internet elle n'a pas besoin de sortir, et quand il s'agit de shopping tu peux faire confiance à Alice pour trouver une solution ! lui dis-je en souriant.

Le reste du trajet se passa dans le silence, je ne pus même pas écouter ses pensées puisqu'il était concentré sur les paroles d'une chanson. Ce devait être Alice qui lui avait donné cette astuce car elle était la seule à utiliser cette méthode pour me bloquer l'accès à son esprit. Rose pensait à elle-même ce qui ne me faisait immédiatement quitter son esprit, Carlisle et Esme ne me refusaient jamais leurs pensées, Jasper lui utilisait son don et Emmett lui pensait à ses moments intimes avec Rose pour m'empêcher d'accéder à ses pensées. Et Alice elle, pensait à des paroles de chansons qu'elle traduisait dans toutes les langues qu'elle connaissait. Je passais donc tout le trajet à me demander ce qu'il pouvait bien vouloir me cacher à ce point. Nous arrivâmes à la villa sans que je ne trouve la réponse et sans que je n'arrive à accéder à son esprit, la technique d'Alice était particulièrement efficace, celle-ci nous attendait d'ailleurs devant la porte, à peine Harry était-il descendu de la voiture que ma sœur lui sauta dessus comme si elle ne l'avait pas vu depuis des semaines.

-Alors petit frère comment c'est passée ta journée? C'est sympa de passer ici, je commençais à m'ennuyer ferme, mais maintenant que vous êtes là, on va passer un bon moment !

Elle lâcha finalement Harry, et sautilla jusqu'à la maison en nous demandant de la suivre. Quand Harry fut entré il écarquilla les yeux, il était vrai qu'Esme avait fait un travail merveilleux avec la décoration de la maison, des couleurs vives, des baies vitrées un peu partout, la maison était vraiment chaleureuse. Sa réaction était compréhensible, il y entrait pour la première fois et ne devait sans doute pas s'attendre à cela.

C'est vraiment magnifique, fut tout ce qu'il eut le temps de dire avant qu'Alice ne lui prenne la main, en attrapant une des miennes au passage, et qu'elle ne nous traine dans l'escalier.

-Edward tu devrais faire visiter la maison à Harry, moi j'ai quelque chose à finir…et

Elle hésita une demi seconde et souris, j'entrai dans son esprit, mais elle s'empressa de terminer sa phrase :

-…tu devrais vraiment arrêter de faire l'imbécile et lui demander de sortir avec toi. Il fais déjà partie de la famille, tu devrais vraiment officialiser les choses. Déclara-t-elle.

Je pris le soin de réponde assez bas et rapidement pour ne pas que Harry nous entendre

-Non, il est hors-de-question que je sorte avec lui. Répondis-je très rapidement et à voix basse pour que seule Alice m'entende

-Pourquoi ? Tu l'aime et il t'aime alors je ne vois pas ce qui te retiens. Répliqua-t-elle sans prendre la peine de parler a voix basse pour qu'Harry ne nous entende pas.

-Déjà cela ne te regarde pas Alice, et tu n'en sais rien s'il m'aime.

-Ah ! Mon frère, tu viens de te trahir tout seul ! Tu n'as contredis qu'une partie de ma phrase alors cela veut bien dire que tes sentiments à toi aussi vont plus loin que la simple amitié ! Et pour ce que j'ai dit, bien sûr qu'il t'aime, tu n'es pas aveugle, tu vois bien comment il réagit quand on le taquine. De plus toute la famille l'aime déjà, Esme et Carlisle le voit comme leur fils et nous on le considère comme un frère, même Rosalie ! Il ne te reste plus qu'à te lancer !

Je n'eus pas le temps de répondre, qu'Harry intervint :

-Heu… je vais aller faire un tour dehors, le temps que vous finissiez votre conversation. Nous dit-il les joues légèrement roses et le cœur battant plus vite que la normale.

Je lui étais reconnaissant de cette intervention, cela me permettait de couper court à la conversation avec Alice. Je n'avais pas envie de parler de ça avec elle et surtout pas quand Harry était là. Je lui répondis donc que ce n'était pas la peine et que j'allais lui faire visiter l'étage. Je lui fis signe de commencer à monter et lui emboîtais le pas, plantant Alice au bas des marches.

Edward, tu es têtu, tu l'aime et je t'assure que lui aussi. Lance-toi, il ne te dira pas non, et vous serez heureux tous les deux, plus que vous ne l'avez jamais été. Pense aussi à Esme et Carlisle, depuis le temps qu'ils attendent que tu trouves ton âme sœur ! Tu l'as devant les yeux et tu ne comptes rien faire ? Tu me déçois beaucoup Ed ! l'entendis-je penser alors qu'elle se dirigeait vers la cuisine.

Je rejoignis rapidement Harry qui était arrivé au palier du premier, en tentant de ne pas trop penser à ce qu'Alice venait de dire et ce que cela pourrait entraîner. Je lui fis visiter les différentes pièces nos chambres, les différentes salles de bains, l'atelier d'Esme et je terminai cette visite du premier par le bureau de Carlisle qui était pour moi l'une des plus belles pièces de la maison.

-Carlisle les a vraiment tous lu ? demanda-t-il impressionné.

-Bien sûr. Répondis-je simplement

-Mon amie Hermione serait folle de joie dans cette pièce. Lire est une véritable passion chez elle, tout comme chez Remus d'ailleurs. Il adore lire et serait très impressionné devant la collection que possède Carlisle.

Je mis cette information de côté et me promis d'en parler à mon père. Lui qui cherchait un sujet de conversation facile pour pouvoir ensuite l'emmener sur des sujets plus délicats. Je laissai le temps à Harry d'admirer les peintures et les livres un moment avant de lui proposer de redescendre. Nous quittâmes donc la bibliothèque de Carlisle juste au moment où Alice nous appelait. Je pouvais sentir d'ici l'odeur des pâtisseries qu'Alice avait faites, je grimaçai aussitôt, quand Alice se lançait dans quelque chose elle avait toujours tendance à en faire trop. Et au vue de toutes les senteurs chocolat, fraise, pêche, framboise, pomme et bien d'autres soit elle avait préparé un gâteau qui serait immangeable tant il avait d'ingrédients, soit elle en avait préparé beaucoup de différents.

Nous étions à peine arrivés en bas de l'escalier qu'Alice se précipita vers nous de sa démarche gracieuse, la faisant ressembler à une ballerine, elle saisit Harry par le manche et le traina littéralement à la cuisine. Si son regard suppliant lorsqu'elle l'avait attrapé était amusant, celui qu'il fit en voyant le plan de travail m'arracha un rire. Effectivement j'avais eu raison en pensant qu'Alice en ferait trop, sur le comptoir se trouvait une bonne vingtaine de gâteaux.

-Tu compte inviter tout le lycée à une petite soirée ? demandai-je

-Harry, tu penses que j'en ai fait trop ? s'enquit-elle inquiète.

-Tout dépend de nombre de tes invités. Lui répondit-il

-Quelle remarque idiote ! Il n'y a que toi bien sûr.

Il passa son regard d'Alice aux pâtisseries plusieurs fois avant de fixer ma sœur les yeux grands ouverts.

-Je te confirme qu'il y en beaucoup trop ! s'exclama-t-il finalement.

-Ce n'est pas grave, tu en ramèneras pour Sirius et Remus. Lui dis-je

-Comment va Remus depuis hier ?s'inquiéta Alice

-Je ne sais pas trop, il est parti se coucher dès que vous avez quittés la maison et il n'était pas levé ce matin quand je suis parti pour le lycée.

Alice fut déçue de sa réponse mais ce reprit très vite :

-Bon, ce n'est tout ça, mais il faut que goûte à mes gâteaux, lequel veux-tu ? demanda-t-elle.

-N'importe, à toi de choisir.

Ma sœur en attrapa un à la fraise, avant d'entrainer Harry vers le salon. A peine étais-je entré que j'aperçus le livre de Jazz sur la Guerre des sorciers trônant sur la table. Je ne pouvais aller le retirer sans qu'Harry ne s'en aperçoive, s'était d'ailleurs trop tard puisqu'au moment même il était en train de le prendre dans ses mains. Je maudis intérieurement Alice pour l'avoir laissé trainé alors qu'elle avait été à la maison toute la journée et qu'elle nous avait vus décider de venir ici. Elle dû s'apercevoir de mon mécontentement car elle me dis à voix basse :

-Désolée Edward, j'ai oublié qu'il était là.

-Ça, je l'avais compris tout seul. Esme va être en colère qu'il l'ait appris de cette manière.

Harry lui nous fixait tour à tour Alice et moi. Au bout d'un moment, il finit par prendre la parole :

-Vous avez peut-être des questions ?

-Oh Harry, si tu n'as pas envie d'en parler, rien ne t'y obliges! S'empressa de répondre ma sœur.

-Non c'est bon allez-y. Mais avant tout il y a une chose que vous devez savoir, c'est qu'il existe trois type des sorciers, il y a ce qu'on appelle les Sang-Purs, Sirius en est un ça signifie qu'il vient d'un lignée où n'ont été recensé que des sorciers, aucuns Moldus dans sa famille depuis des générations. Ensuite, il y a les sorciers comme Remus ou moi qui comptent des moldus dans leurs familles et enfin il y les sorciers comme ma mère ou mon amie Hermione qui sont nées de parents Moldus mais qui ont des pouvoirs. Il faut aussi que vous compreniez que beaucoup de Sang-Purs sont anti-moldus et ne comprenne pas pourquoi on autorise les nés-moldus à suivre des études de magie.

-Comme ce Voldemort ? lui demanda ma sœur

-Oui et non, il n'est pas un sang-pur et sa haine des moldus vient du fait que son père, un moldu, a abandonné sa mère quand il apprit qu'elle était une sorcière, elle est morte a accouchement, du coup il a grandi dans un orphelinat où déjà il maltraitait les autres enfants. Et il a continué à Poudlard en ouvrant la chambre des secret, il a lâché un basilic sur les élèves née-moldu et il a fini par en tué une, il a réussi à faire accuser un de ses camardes et à le faire renvoyer, mon ami Hagrid qui était au collège en même temps que lui. Pendant toutes ses années au collège il a pas mal fait de recherche sur ces ancêtres. C'est là qu'il a découvert qu'il était le descendent de Salazar Slytherin. C'est un des quatre fondateurs de l'école, Remus vous a vous avait bien parlé des quatre maisons ?

Nous hochons simplement la tête pour lui répondre.

-Mais ses recherches ne se sont par arrêtées à son arbre généalogique. Il s'est plongé très tôt dans la magie Noire, et c'est là qu'il commencé à s'intéresser aux Horcruxes.

-Qu'est-ce que c'est les Horcruxes ? demandai-je n'en ayant jamais entendu parlé avant.

-C'est un objet dans lequel une personne cache une partie de son âme.

-Mais ça sert à quoi? Demandai-je pas vraiment sûr d'avoir compris.

-A devenir immortel. Un personne qui a créé un Horcruxe ne peut pas mourir parce qu'un fragment est toujours sur Terre, enfermé dans l'Horcruxe.

-A la façon dont tu en parles, on dirait que c'est horrible. Fis remarquer ma sœur.

-Ça l'est ! Déjà pour séparer son âme en deux il faut avoir tué une personne de sang-froid, mais Voldemort n'a jamais hésité et s'est toujours arrangé, au début su moins, pour faire accuser d'autres personnes. La fait de séparer son âme est un acte monstrueux, mais lui a été plus loin que cela, il a créé sept Horcruxes. Parallèlement à cela, il avait créé son armée, les mangemort, ceux-ci tuaient tous ceux qui se mettaient en travers du chemin de leur Maître, aussi bien sorciers, que moldus innocents. Le ministère de la magie de Grande-Bretagne faisait bien sûr tout son possible pour mettre fin à la terreur mais…

Harry fut interrompu par l'arrivée de ma famille. Carlisle et Esme furent suivis de très près par ma sœur et mes frères. Après que mes parents eurent salués Harry, Alice et moi leur fîmes un rapide résumé de ce qu'Harry nous avait déjà raconté, et une fois qu'il eut rassuré Esme il put continuer son récit :

-Donc j'en étais au ministère incapable de faire face à la menace. C'est à ce moment que le professeur Dumbledore décida de créé sa propre armée, l'Ordre du Phoenix, dont mes parents, Sirius et Remus en firent parti dès la création.

-Remus ? Mais son nom n'apparait pas dans le livre. Intervint Jasper

-C'est normal il semble que tu as oublié que Remus était un loup garou.

-Je ne vois le rapport. Répondit Alice à la place de son mari et traduisant ainsi la pensée de tout la famille.

-Moi non plus, mais la communauté magique, elle, n'avouera jamais qu'un loup-garou a était du côté du bien.

Ma famille grogna à cette remarque, qui faisait bien sentir les préjugés injustes que pouvait avoir certaines personnes.

-A cette époque les forces du mal gagnaient de plus en plus de terrain et ce malgré les efforts conjugués de l'Ordre et des Aurores du ministère. Un jour une femme a fait une prophétie, je vous passerais les détails, mais en gros cette prophétie disait qu'un enfant serait doté d'un pouvoir suffisant pour vaincre le Seigneur des Ténèbres, un pouvoir qu'ignorait Voldemort. Cet enfant devait naitre à la fin du septième mois. Deux familles correspondaient prophétie, la famille de mon ami Neville et la mienne. Je ne saurais sans doute jamais pourquoi mais c'est moi que Voldemort a désigné comme l'Elu.

Esme plaça sa main sur sa bouche mais laissa Harry continuer son histoire :

-Mes parents se sont cachés mais Voldemort les a retrouvés car celui qui était sous sortilège de Fidelitas les a trahis.

-C'est un sortilège complexe et très puissant qui dissimule une ou plusieurs personnes ; leur cachette n'est connue que de celui qui est désigné comme "Gardien du Secret". Intervint Carliste

Nous nous tournâmes tous vers Carlisle qui nous informa qu'il l'avait lu dans un livre.

-Exactement approuva Harry mes parents ont eu recours à ce sortilège ? à la base ce devait être mon parrain le gardien du secret mais ils ont choisi de changer à la dernière minutes sans en avertir personne, c'était l'idée de Sirius pour que Voldemort ne se doute de rien, mais celui qu'ils ont pris était malheureusement le traitre, le lendemain du changement de gardien, Voldemort était à notre porte. Il a tué mon père en premier, puis s'est attaqué à ma mère, mais elle l'a supplié de la tuer à ma place, il l'a donc tuée, mais quand il m'a jeté le sortilège de mort, il s'est retourné contre lui et l'a réduit à presque rien, une chose à peine vivante.

Encore une fois ce fut Carlisle qui nous expliqua le sortilège de mort, ainsi que ce qu'il nomma comme les autres impardonnable. Mais même à la fin de son explication il y avait une partie que personne n'avait comprise.

-Comment se fait-il que tu aies survécu s'il n'existe aucun contre sort ? Demanda Jasper

-C'est grâce à ma mère, en choisissant volontairement de donner sa vie pour moi, elle a réveillé une ancienne et très puissante magie blanche, Voldemort était alors incapable de me toucher, c'est pour cela que le sortilège s'est retourné contre lui.

Il continua ensuite avec l'arrestation de Sirius, la découverte de son innocence durant sa troisième année, la fuite de celui qu'il appelait le rat et qui était celui qui avait vendu ses parents. Son enfance avant Poudlard passa totalement sous silence, et ensuite il nous raconta les différentes tentatives de Voldemort pour revenir à la vie. Nous fûmes stupéfiés par tout ce qu'il avait vécu en peu de temps, le tournoi auquel il participa, et l'épisode du dragon nous étonna vraiment, pour nous les dragons n'étaient qu'une légendes parmi d'autres. Il eut du mal à ne pas pleurer lorsqu'il nous comment un de ses camarades avait perdu la vie quand « la face de serpent » comme l'avait nommé en pensées Emmett, était finalement revenu à la vie.

-Le ministère n'a pas voulu croire en son retour, pour eux je disais cela pour faire parler de moi, ou je ne sais plus encore quelles excuses ils avaient trouvés à l'époque. Après une bataille aux ministère à la fin de ma cinquième année entre les mangemort, l'Ordre, Voldemort, mes amis et moi, ils ont bien été obligé d'y croire.

-Abrutis ! Les insulta Rosalie

-Langage Rosalie la reprit Esme

-Comme je vous l'ai dit toute à l'heure Voldemort avait créé sept Horcruxes, sans le savoir j'en avais détruit un lors de ma 2ème année, c'était un journal. Ensuite lors de ma 6èmè année le directeur de Poudlard m'a appris l'existence de ces morceaux d'âme, lui-même en avait détruit une, c'était la bague de Salazar Slytherin. Le jour de la mort de Dumbledore, nous sommes allés chercher un troisième Horcruxe, malheureusement quelqu'un était déjà passé avant nous, mais nous n'étions pas sûrs que l'Horcruxe ait été vraiment détruit.
Après la mort du directeur, je décidai de ne pas retourner faire ma 7ème année, mais de me concentrer à cent pourcent cent à la traque des Horcruxes, mes deux meilleurs amis, Ron et Hermione décidèrent de m'accompagner, je peux dire que sans eux, je n'y serais jamais arrivé, l'intelligence d'Herm' nous aida beaucoup. Nous sillonnâmes donc l'Angleterre à la recherche des Horcruxes, peu à peu nous les trouvâmes et les détruisîmes tous. Le jour de la bataille finale, il en restait trois, un objet ayant appartenu à Rowena Ravenclaw, le serpent de Voldemort Nagini, pour le dernier je ne savais pas quel objet c'était...enfin je devrais dire que je ne voulais pas le savoir.

Nous sommes donc retournés à Poudlard pour trouver le diadème de Ravenclaw, mais Voldemort lança une attaque sur le château, la dernière bataille commençait, les élèves, les professeurs, l'ordre, beaucoup vinrent se battre, et beaucoup périrent pour m'aider. Nous trouvâmes finalement le diadème et nous le détruisîmes. En voyant tous les morts, je compris que je n'avais plus le choix, je devais en finir avec lui et vite. Ce que je savais au fond de moi depuis quelques temps me poussa à aller le retrouver seul dans la forêt, en chemin je confiais à Neville, l'autre garçon que la prophétie désignait, le soin de tuer Nagini. Arrivé dans la forêt Voldemort me lança l'Avada...

A cet instant Harry dû interrompre son récit car Esme s'était levé et l'avait pris dans ces bras. Il put continuer quelques instants plus tard.

-En me lançant ce sort Voldemort venait lui-même de détruire un de ses Horcruxe. Et le sort ne tua que la partie de son âme qui s'était accrochée à mon corps lors de notre première rencontre. Me croyant mort il me ramena au château en guise de trophée. Neville décida que ma mort ne devait pas signer leur arrêt de mort, il choisit de reprendre le flambeau, sachant que la mission que je lui avais confiée était très importante, il trancha la tête du serpent, rendant ainsi Voldemort mortel, j'agis dans l'instant, surprenant tout le monde j'ouvris les yeux et me lançais dans le face à face avec mon ennemi. A vrai dire, tout le monde dit que je l'ai tué, mais vraiment il s'est tué tout seul, je lui ai lancé un sort mineur qui lui a renvoyé son propre maléfice. Voilà, conclu-t-il, vous savez tout. Enfin presque tout, après la guerre, les gens ne se souvienne que de moi, je les peut-être débarrassé de Voldemort, mais seul, je n'y serais jamais parvenu. Déjà sans Ron et Hermione je serais sans doute mort lors ma première année, ou pendant la chasse aux Horcruxes, ensuite c'est Dumbledore qui a découvert le secret de Jedusor. Pendant la guerre Remus qui a raillé des loups garous à notre camp, au péril de sa vie, ou même Snape qui, même si ça me fait mal de l'admettre, à jouer un rôle crucial dans notre victoire ont à peine été remerciés, et aujourd'hui plus personne ne s'intéresse à eux.

-Vous savez si on est venu ici c'est pour tourner une page de notre vie et en commencer une nouvelle ! déclara-t-il en souriant.

Un crac sonore se fit entendre à l'extérieur quelques minutes plus tard. Sirius entra dans le salon et nous salua rapidement.

-Harry tu aurais pu nous prévenir que tu venais ici, Remus est mort d'inquiétude. J'ai dû l'empêcher trois fois d'appelé les aurores moldus pour partir à ta recherche ! Je me doutais que tu étais ici, mais lui ne voulait pas m'écouter.

-Désolé Sirius, je n'ai pas vu l'heure passée.

-Pas grave, ça peut arriver, en revanche, je te préviens que Rem est passé au lycée pour s'assurer que rien ne t'étais arrivé, et il apprit que tu avais séché deux heures de cours. Personnellement je ne te dirais rien, vu que je suis très mal placé pour te reprocher de sécher des cours, mais attend-toi à prendre un sacré sermon de sa part !

-Hé merde ! s'exclama Harry avant de s'excuser auprès d'Esme pour son langage.

-Tu peux le dire Harry, Rem est furieux.

-Vraiment furieux ? demanda Harry en fixant son parrain avec inquiétude.

-Furieux genre… Snape dans ces mauvais jours !

Harry se laissa tomber sur une chaise en psalmodiant en boucle « Oh par Merlin, je suis un homme mort ! », il était extrêmement pâle et semblait vraiment terrifié.

Edward ? Tu veux que l'aide à se calmer ?

Sans cesser de fixer Harry, j'inclinai légèrement la tête pour répondre aux pensées de Jazz, Harry se détendit presque immédiatement, mais restait tout de même assez pâle.

-Voudriez-vous passer la soirée ici ? Cela laisserait peut-être le temps à Remus de se calmer. Proposa ma mère à Sirius.

-C'est très gentil de ta part Esme de nous le proposer. Et j'aurais accepté avec plaisir dans d'autres circonstances, mais je connais bien Rem' et si nous ne rentrons pas maintenant ça aura plutôt tendance à attiser sa colère. Et en plus je risque de me prendre un savon moi aussi. Ajouta-t-il en pensée.

-Si vous souhaitez passer la soirée avec nous, je peux aller chercher Remus. Déclara Carlisle.

-Pourquoi pas, si cela ne te dérange pas. Répondit Sirius.

-Si je le propose c'est qu'il n'y pas de problèmes. J'en profiterais pour voir si je peux faire quelque chose pour lui, Esme à raison son état de santé est plus inquiétant. Pensa-t-il en quittant la pièce.

J'entendis Carlisle démarrer la Mercedes et quitter la maison pour aller chercher Remus, il avait eu une bonne idée en proposant cela, ainsi je pourrais lui expliquer que ça avait été mon idée de sécher les cours.

Point de vue de : Carlisle

Le trajet jusqu'à la maison de Sirius et Remus fut assez court, je le passais à me demander comment faire pour que Remus me fasse confiance et me laisse l'examiner. Il avait clairement besoin d'aide, aussi bien sur le plan psychologique que sur le plan physique.

Quand je lui suggérer que tu viennes l'ausculter, il a complètement paniqué,

me revint en tête, et je n'arrivais pas à figurer ce qui avait pu lui faire peur. Je savais déjà qu'il était un loup-garou et un sorcier, donc je ne voyais pas le problème qu'examen physique pouvait lui poser. A moins qu'il n'ait quelque chose à cacher en plus de ses deux conditions. Mais qu'aurai-je pu découvrir qu'il voulait à ce point protéger ? Et ce fut sans avoir trouvé de réponses que j'arrivai chez nos amis sorciers. Je coupai le moteur, et me dirigeai vers la porte, d'ici je pouvais entendre Remus pester contre

cet imbécile et sa mauvaise influence sur son filleul !

Je frappai deux coups contre la porte, et Remus vint m'ouvrir quelques secondes après. Il avait un biberon en main et son fils dans les bras, il me paraissait bien pâle, ses yeux étaient cernés de noirs, et je pouvais entendre une légère arythmie cardiaque, qui m'inquiéta un peu plus que je ne l'étais déjà, cependant je lui souris et le saluai.

-Oh, bonsoir Carlisle. Je ne voudrais pas paraître impoli, mais tu tombes plutôt mal. Sirius est parti depuis un bon moment pour chercher Harry , on ne sait où il est passé depuis qu'il quitté le lycée ave… Est-ce qu'Edward est rentré ?

-Oui, il est bien à la maison. D'ailleurs Harry et Sirius y sont aussi, c'est pour ça que je suis là. Esme souhaite que vous passiez la soirée avec nous, elle s'ennuie un peu dans cette ville.

-Bien, entre deux minutes, je vais me changer rapidement et récupérer des affaires pour Teddy. Je peux te le laisser ?

-Bien sûr. Répondis-je en prenant le petit dans mes bras et en récupérant le biberon.

Remus se dépêcha de monter les escaliers, je pris la direction du salon où je m'assis sur le sofa. Je terminai de donner son biberon à Teddy, même si j'avais déjà vu le phénomène se produire je fus surpris de voir Teddy changer devant mes yeux. Ses cheveux s'éclairassent pour prendre la teinte des miens, son nez et ses lèvres changèrent aussi, ayant déjà les yeux or de son père ceux-ci restèrent inchangés, il me ressemblait maintenant beaucoup et je ne pus retenir un sourire devant cette vision de ce qu'aurait été mon fils, si j'avais eu la chance d'en avoir de manière naturelle. Cet émerveillement ne dura pas longtemps, j'entendis Remus chuter dans les escaliers, je me levai et l'instant d'après j'étais à ses côtés, je n'eus pas le temps de dire un mot que déjà il me rassurait :

-Ce n'est rien Carlisle, je vais bien, j'ai loupé une marche c'est tout.

-Tu saigne. Lui fis-je remarquer

Il me fixa avec une peur si évidente que j'éclatai de rire.

-Je suis médecin chirurgien, ce n'est pas un peu de sang qui va me faire peur ! Je te ferai des points à la maison, là je n'ai pas le matériel.

-Ce ne sera pas la peine, Sirius doit avoir quelques potions dans sa salle de bain. Nous en avons une qui permet de refermer les petites plaies, il doit bien avoir un flacon.

-Je t'examinerai quand même à la maison, on ne sait jamais, tu pourrais avoir une commotion ou un trauma crânien.

Je l'entendis distinctement soupirer, je l'aidais à se relever et à aller s'assoir au salon. J'allai ensuite lui chercher la potion dont il m'avait parlé et la lui rapportée. L'effet fut immédiat et la plaie se referma sans laisser de cicatrice. Nous nous dirigeâmes ensuite à la voiture, Remus s'installa sur la banquette arrière avec son fils qui n'avait toujours pas repris son apparence normale, ce qui arracha un sourire à Remus. Je roulais depuis deux à minutes à peine quand Remus s'endormit, j'accélérai immédiatement, cela pouvant être le signe d'une lésion cérébrale. Arrivé sur le chemin de terre qui menait à la maison, j'appelai Edward. Il fut dehors en un instant.

-Prends Teddy et demande à Esme de s'occuper de lui, et à Jazz de calmer Sirius, je pense qu'il en aura besoin.

-Que s'est-il passé ? Questionna mon fils, mon inquiétude devant se lire sur mon visage.

Je lui montrai l'incident, après quoi il prit Teddy dans ses bras et se dirigea vers la maison cependant que je prenais le père dans les miens pour le monter dans mon bureau, celui-ci se réveilla et protesta légèrement, mais refusai de le laisser marcher. Je me fis la réflexion qu'il était beaucoup trop léger, une dizaine de kilos en plus ne lui ferait pas de mal. Sirius bondit de sa chaise sitôt que je pénétrai dans le salon mais je montai rapidement à mon bureau.

Après quelques minutes d'examen, je pus écarter avec certitude le traumatisme crânien, l'hémorragie cérébrale ou toutes autres lésions graves.

-Bon, tu n'as rien de grave, tout au plus une légère commotion, mais il faudra tout de même me prévenir si tu as des nausées, des vertiges ou des maux de têtes.

-Je te l'avais bien dit que ce n'était rien. Marmonna-t-il.

-Je n'irais pas jusqu'à dire que ce n'est rien. Par contre il y a quelque chose qui m'inquiète, c'est ton poids, il faut vraiment que tu prennes quelques kilos. Tu dois vraiment manger, là ton corps ne supportera pas longtemps que tu continues de sauter des repas, et moi en tant que médecin je ne peux pas te laisser dépérir comme ça… je serais obligé de te faire hospitaliser si d'ici quelques semaines la situation ne s'est pas améliorée. Je vois bien que tu vas mal, je n'en connais pas la raison mais ce n'est pas en te détruisant que ça va s'arranger tu sais ?

-Je ne me détruis pas comme tu dis ! Et mon poids est très bien comme il est ! répliqua-t-il agressif.

Je choisis de ne pas le contredire et tentai de le raisonner avec une approche toute autre :

-Si je te dis cela, c'est parce que Sirius s'inquiète beaucoup pour toi. Il a peur que tu finisses par tomber malade, ou que tu fasses des choses stupides.

J'avais touché la corde sensible car Remus baissa la tête, et j'entendis un sanglot lui échapper, j'allai vers lui et posai une main sur son épaule pour le réconforter, mais se dégagea et me demanda de le laisser seul un instant, j'allai quitter la pièce quand il me rappela :

-Carlisle ? Merci et ne t'en fais ça va aller j'ai juste besoin d'un peu de temps seul, la journée a été éprouvante avec la disparition d'Harry et tout ça, d'ailleurs dis-lui que j'aurai une petite conversation avec lui une fois rentré.

-Pas de problème, si tu veux dormir un peu, tu peux utiliser une des chambres de l'étage, répondis-je en quittant la pièce.

Point de vue d' Edward

Carlisle descendit seul au salon, Sirius lui sauta immédiatement dessus :

-Qu'est-ce-qu'il a ? Il va bien ? Merlin, faites qu'il n'ait rien de grave ! Mon petit loup a déjà assez de problèmes comme ça.

-Rien de bien grave, une légère commotion, choisit-il de taire, il faudra juste me prévenir s'il a des mots de tête ou des vertiges. Il lui faut juste du repos et quelqu'un pour veiller sur lui ce soir. Je passerai quand même vérifier son état demain après ma garde.

-Tu ne devrais pas quand même l'emmener passer des examens à l'hôpital ?

-Je vais bien Siri, ne t'inquiète pas, répondit Remus depuis l'embrasure de la porte.

Sirius se précipita sur lui et l'enlaça visiblement rassuré.

-On a des chambres à l'étage si vous voulez, vous devez bien avoir des sorts pour que notre ouïe ne soit pas un problème.

Ils se séparent aussitôt, Remus rouge comme une pivoine et Sirius tentant de dissimuler un sourire rêveur. Harry de son côté essayait de ne pas éclater de rire comme tout le monde dans cette pièce.

-Oui un lit confortable, et mon petit loup nu sur ce lit m'offrant son corps…

Je sortis immédiatement de l'esprit de Sirius, gêné et ne voulant pas entendre la suite de son fantasme, mais le problème c'est qu'il pensait tellement fort que même en me concentrant sur la conversation de Remus avec Esme et Alice je ne n'arrivais pas à bloquer ses pensées.

-…des caresses délicates sur sa peau nue pour l'exciter, puis de tendres baisers en commençant par ses lèvres, je descendrais ensuite le long de sa nuque, puis…

Je me mêlais à la conversation pour tenter de plus entendre ses pensées mais rien à faire… Je captais un instant le regard de Jazz qui lui aussi devait être gêné de ressentir l'excitation de Sirius. Cependant aucun de nous deux n'osa lui demander de se calmer. Je maudis mentalement Emmett pour avoir lancé cette phrase !

-…puis descendant toujours plus bas, je lui arracherais des gémissements de plaisir et d'anticipation. Je ferais durer le supplice, effleurant délicatement sa peau, je terminerai finalement par le prendre en bou…

-Je vais prendre l'air ! annonçai-je à ce moment-là, ne pouvant plus supporter ses pensées.

-Je viens avec toi Ed ! s'empressa d'ajouter Jasper.

Nous quittâmes la pièce sans autres explications, sous le regard perplexe de notre famille. Alice et Harry nous rejoignirent alors que nous étions dans le hall. Nous quittâmes la maison tous les quatre, nous allâmes nous assoir au bord de la petite rivière qui se trouvait en bordure de forêt.

-Que se passe-t-il ? Pourquoi vous êtes parti comme ça ? questionna Alice lovée dans les bras de Jazz.

-Non ! Pitié, Jazz, tu ne vas pas t'y mettre aussi ?

-Désolé, répondit-il avec l'air tout sauf désolé. Mais avoue que tu es à peu près dans le même état que moi.

-Jazz tais-toi !

Au fond de moi, je devais bien admettre qu'il n'avait pas tort, mais je n'allais surement pas le dire à voix haute.

Je te ferais remarquer que si j'ai sentis l'excitation de Sirius, je peux aussi sentir la tienne quand tu poses tes yeux sur le charmant jeune homme assis à côté de toi. Sirius t'as donné des idées visiblement ! Avant tu ne ressentais que de l'amour pour lui, là en revanche ce que tu ressens ce n'est pas que de l'amour, tu as envie de lui.

-N'y pense même pas ! L'avertis-je sentant qu'il allait formuler sa dernière pensée à voix haute.

Nous fûmes rejoints par Emmett et Rosalie quelques secondes plus tard, qui nous demandèrent eux aussi la raison de notre départ précipité, Jasper se chargea de lui répondre :

-C'est de ta faute Emmett !

-Pour être plus clair, Sirius possède une imagination plutôt débordante quand tu associe l'idée chambre à coucher et Remus dans la même phrase. Précisai-je en voyant l'incompréhension sur le visage de tout le monde.

Après que leur fou-rire se fut calmé, nous passâmes une agréable soirée à écouter Harry nous raconter quelques anecdotes sur Poudlard, l'école où il avait fait ses études. Nous rentrâmes finalement au bout de deux heures quand Esme nous appela en nous disant que Sirius et Remus attendaient Harry pour rentrer. Quelques minutes après leur départ je décidai d'aller voir Harry pour mettre les choses à plat. J'attendais une demi-heure de plus avant de partir, pour être bien sûr qu'ils aient le temps d'arriver. Je quittai la maison ne sachant pas encore ce que j'allais lui dire, ne sachant même pas ce que je voulais vraiment.

Arrivé devant la maison je pris mon courage à deux mains, ce que j'avais à faire n'allait pas être facile, je n'en avais pas vraiment envie mais je savais que c'était la meilleure chose à faire. Je devais le faire ce soir, avant que les choses n'aillent trop loin, j'entendais les pensées des habitants de cette maison, celles d'Harry provenaient du première étage, je levai la tête et je m'aperçus que la fenêtre de la pièce d'où m'arrivaient ses pensées était ouverte. Je décidai de passer par-là, sachant ce que j'allais faire je ne me sentais pas de croiser Sirius et Remus. Je pris donc mon élan et une seconde plus tard j'étais accroché au rebord de la fenêtre. La vision qui s'offrit à moi faillit avoir raison de ma résolution, Harry était allongé sur un lit à baldaquin rouge, et sitôt qu'il m'avait vu son visage s'était illuminé, heureux par de ma simple présence, je me répugnais pour ce que j'allais faire, il était cruel de briser cette joie qui émanait de lui, mais je me répétais une fois de plus que c'était la seul solution.

-Que fais-tu là ? me demanda-t-il dans un sourire.

-Je dois te…

-Bon Harry doit avoir eu le temps de penser à ses actes, je vais aller lui parler.

J'entendis Remus monter les marches, j'allais donc me cacher derrière la porte qui se trouvait à droite de l'armoire en acajou, je me trouvais maintenant dans la salle de bain d'Harry, celui-ci était d'ailleurs sur le point de prononcer mon nom pour savoir où j'étais quand Remus frappa à la porte.

-Harry tu sais pourquoi je suis là ? demanda-t-il d'un ton frais.

-Oui. Répondit Harry avec une telle tristesse que j'eus envie d'aller le prendre dans mes bras pour le consoler.

-Bien, tu vas donc pouvoir me fournir des explications pour ce comportement, mais avant cela : Edward il y a une porte en bas, la prochaine fois tu t'en sers, on ne mors pas.

Je sortis donc et allai les rejoindre en me demandant comment il avait su que j'étais là, la perplexité devait se lire clairement sur mon visage :

Sortilèges anti-intrusion et un bon odorat

-Pourrais-tu nous laisser discuter en privé.

Je quittai donc la pièce et les laissai seuls. Une fois en bas des marches j'hésitai à rejoindre Sirius au salon puis décidai de m'installer aux bas des escaliers, je ne me sentais pas capable de le regarder en face, de parler avec lui sachant que dans quelques minutes j'allais sans doute blesser son filleul. Ne voulant pas penser à ce moment douloureux je choisis de me concentrer sur la conversation du premier :

-Avant que tu ne dises quoi que soit, je tenais à te dire que je suis vraiment désolé, entendis-je Harry déclarer.

-C'est déjà bien que tu te rendes compte de ton erreur, mais tu ne t'en sortiras pas juste avec des excuses. Je suis très déçu de ton comportement déjà tu sèches les cours mais en plus tu nous ne préviens même pas. Tu n'imagines pas à quel point nous avons été inquiets quand nous ne t'avons pas vu rentrer. Je vois bien que tu apprécies beaucoup Edward mais ce n'est pas une raison valable pour partir comme ça avec lui.

-Je sais bien que vous avez dû avoir peur pour moi, mais sur le moment je n'y ai pas pensé. J'avais français et je n'y comprends vraiment rien à cette langue, la prof n'explique quasiment rien et en plus je ne peux vraiment pas supporter cette femme, alors comme Alice n'était pas là je n'avais pas vraiment envie d'aller en cours. Et ensuite je n'ai pas vu le temps passer et j'ai oublié de vous prévenir.

-Ce ne sont pas des raisons valables Harry, il me semble qu'à Poudlard, les potions aussi tu n'y comprenais rien et pourtant tu allais en cours. De plus tu ne peux pas sécher les cours chaque fois que les Cullen sont absents, il y a d'autres élèves dans le lycée, tu devrais essayer de t'en faire des amis. Bon il commence à se faire tard je te laisse deux minutes avec Edward et après tu vas te coucher.

-D'accord. Répondis simplement Harry

-Et cette fois tu n'es pas puni, mais je te préviens que c'est la dernière fois que tu sèches les cours comme ça. Ne me déçois plus Harry. Est-ce que c'est clair ?

-Oui, je te le promets, je ne quitterai plus le lycée sans raison, je…je suis désolé, je ne voulais pas t'inquiéter et je ne te décevrais plus.

Remus quitta la pièce sans ajouter un mot, arrivé à ma hauteur il m'indiqua que je pouvais monter, et me précisa de ne pas rester longtemps parce que nous avions cours demain. Je lui promis de ne pas déranger longtemps et montai finalement les escaliers à vitesse humaine. Il fallait vraiment que je dise toute de suite à Harry que ce n'était pas possible, et je devais le faire toute de suite, rapidement, avant que je ne change d'avis. Oui Jasper et Alice avaient raison j'avais des sentiments pour lui mais je ne pouvais me permettre de tenter quelque chose, les risques que ça ne marche pas, ou que ça termine dans un bain de sang était trop grands. Nos familles risquaient de se déchirer, et je ne pouvais pas faire cela à Esme qui s'était vraiment attachée à chacun d'eux. De plus je risquais de blesser Harry et ça ne le voulais vraiment pas. Ma décision était prise, et j'allais m'y tenir. Je frappais deux coups à sa porte, il m'invita à entrer, plus de retours en arrière possibles.

-Harry il faut qu'on parle

-Je t'écoute

Je ne savais pas vraiment comment aborder ce sujet qui était tout de même délicat, je choisis donc qu'aller directement au vif du sujet était la bonne solution.

-Je veux savoir ce que tu ressens exactement pour moi ! déclarai-je d'un ton sec qui ne fut pas aisé à sortir.

Il ne me répondit et au bout de deux minutes, je plongeai dans ses pensées.

Je peux pas lui dire que je l'aime, je n'y arriverais jamais ! Et puis qu'est-ce qui lui prends de me poser cette question aussi directement ?

Mes doutes étaient effectivement fondés, Alice avait vu juste encore une fois, je devais lui couper tout espoir toute de suite avant que cela n'aille trop loin. Encore une fois je choisi d'être direct :

-Harry au risque d'être brutal, je préfère te dire qu'il n'y aura jamais rien entre nous.

-Pourquoi ? me demanda-t-il me faisant presque changer d'avis.

-C'est trop risqué pour nos famille.

-Je ne vois pas ne quoi !

Ça n'allait pas être simple, mais j'allais devoir le blesser un peu maintenant pour lui faire tourner la page. Pardon, mais je dois le faire, pensai-je.

-Bon, écoutes, là tu m'obliges à faire quelque chose qui m'ait très désagréable parce que tu es quelqu'un de gentil et je ne voulais pas en arriver là mais je vais devoir être honnête avec toi. S'il ne passera jamais rien entre nous c'est tout simplement parce que je ne t'aime pas, et je ne t'aimerais jamais. J'ai été élevé avec des valeurs moi, et comme tous les hommes normaux j'aime les femmes.

Je me maudis pour ces paroles, j'avais conscience d'aller trop loin, surtout que je n'étais pas du tout homophobe.

-Quoi ? Parce que tu as un problème avec les relations homosexuelles ? Non, tu mens, sinon la plaisanterie d'Emmett de toute à l'heure ne t'aurai pas faite sourire mais tu aurais dégouté. Tu ne supporterais pas non plus la compagnie de Rem et Sirius.

Evidemment, il avait raison, mais maintenant j'étais allé trop loin pour retirer mes mots, je devais continuer sur ma lancée, quitte à impliquer un peu plus Sirius et Remus la dedans alors que je aurais plus qu'heureux qu'ils se trouvent enfin tous les deux.

-Est-ce que j'ai dit un seul moment que j' approuvé ce genre de relation ? Non ! Et ce n'est pas parce que je tolère leur présence à tous les deux, ce que je fais pour Esme soit dit en passant, que je les trouve normaux et les apprécie. Pauvre Teddy, ça ne va pas être facile tous les jours de grandir au milieu de toute cette débauche. Mon Dieu ! Je me dégoutais de dire ces horreurs !

Harry en larmes, sauta à bas de son lit, et me fis face.

-Alors puisqu'ON te dégoute à ce point, FOUS LE CAMP D'ICI, JE NE VEUX PLUS TE VOIR !

A peine Harry avait-il commencé à hurler que Sirius et Remus se précipitèrent dans la chambre, Remus fut le premier à arriver, il analysa la situation quelques secondes avant de courir prendre Harry dans ses bras. Sirius lui se planta devant moi :

-Edward, je ne sais pas ce qui s'est passé, mais je te suggère de faire ce qu'Harry t'as ordonné.

Je ne me le fis pas dire deux fois, et quittai la maison en courant. Arrivé en lisière de forêt, je me stoppai pour être sûr qu'Harry était dans de bonnes mains et qu'ils était bien consolé, d'ici je pouvais entendre qu'il était toujours en larmes dans les bras de Remus, Sirius avait dû les rejoindre.

-Qu'est ce qui s'est passé Harry ? demanda Remus

-Ed…il m'a demandé ce que je ressentais pour lui, mais je n'ai pas répondu, alors il a dû lire dans… dans mes pensées… réussi-t-il à expliquer entre deux sanglots.

A la façon dont ils retinrent leurs respirations, ainsi que grâce à leurs pensées, je devinai qu'ils avaient compris la suite, ils ignoraient à quel point je l'avais blessé pour parvenir à mes fins. Harry tenta de reprendre la parole, mais ne put aligner plus de deux mots, Remus pris donc la parole tandis que Sirius me maudissait :

-Ne t'en fait pas Harry, tu n'es pas obligé d'en parler ce soir, nous verrons cela plus tard quand tu seras prêt à en parler. Je vais aller te chercher de quoi te remonter le moral, et nous passerons la soirée avec toi.

-Remus je sais… que toute à l'heure…je…je t'ai dit que je ne louperais plus les cours, mais demain je veux pas y…pas y aller, c'est trop tôt, je peux lui faire face, pas…demain.

-Bien sûr que tu resteras là demain, n'est-ce pas Rem

-Oui, tu peux rester demain, tu seras surement fatigué, tu pourras te reposer comme ça, et puis on verra pour vendredi, si ça ne va pas tu pourras rester aussi.

Je me sentais vraiment mal, j'avais envie d'aller lui dire toute la vérité, mais je ne pouvais pas, j'avais en même temps envie de fuir loin, très loin, mais ça non plus je ne pouvais pas le faire, encore une fois pour ma famille. Par manque d'option je rentrai à la villa, Alice m'attendait d'ailleurs sur le perron, elle me grogna dessus et me gifla, je l'avais bien mérité, et me parla ensuite :

-Tu me déçois énormément Edward ! Tu n'avais pas à être aussi cruel dans tes paroles !

Après la gifle qu'Alice m'avait donnée toute la famille nous avait rejoints sauf Rose et Em qui étaient à la chasse et Carlisle qui travaillait.

-Que se passe-t-il ? s'inquiéta Esme.

J'échangeais un regard avec Alice, elle ne les avait pas avertis apparemment.

-Non Edward ! Je n'ai rien dit, j'ai espérée jusqu'à la dernière seconde que tu changes d'avis, mais non, tu ne l'as pas fait ! Tu es prévenu d'avance que si Remus et Sirius viennent ici pour avoir une petite conversation avec toi, je ne te chercherai aucune excuse, parce que tu n'en a pas, et que je me rangerais de leur côté.

Après ses mots, Alice tourna les talons et couru vers la forêt, pour se calmer, j'entendais encore les insultes et reproches qu'elle avait tut par respect pour Esme. Les pensées du reste de la famille étaient agitées, chacun ayant bien compris que j'avais fait quelque chose qui pouvait avoir pour conséquences de m'attirer la colère de Sirius et Remus. Avant que quiconque ne demande quoi que ce soit, je les stoppais d'un geste, et allai m'enfermer dans ma chambre avec de la musique. Je savais très bien que je ne pourrais pas éviter cette conversation pour très longtemps, je me promis de leur expliquer demain après les cours, au moins tout le monde serait là et je n'aurais pas à me répéter

Note de Fantöm : Pour cause de quasi indisponibilité totale de ma part pendant un mois, eh oui révisions avant les partiels, je pense que le délai entre deux chapitres risque d'être plus long, désolée pour ceux qui attendent nos chapitres avec impatience^^ Pour tous les lecteurs, je vous rassure dès que les partiels sont finis je m'y remets à fond ! Et si parmi nos lecteurs il y a des collègues de PACES je vous dis MERDE à tous pour nos partiels