Hello, hello, nouveau chapitre ! Pas d'inquiétude, Elliot va finir par se détendre, mais il faut être patientes mesdames ! J'aime tirailler vos petits cœurs, et j'adore quand Elliot et Olivia se disputent. Je n'y peux rien, je suis désolée ! Merci aux fidèles et à leur commentaire. Tant qu'il y en aura, l'histoire continuera…bonne lecture…
Au bout d'une semaine, elle se dit qu'elle en a assez de pleurer. Elle a versé plus de larmes en sept jours qu'elle ne l'a fait en quatre ans. La situation ne peut plus durer. Les attaques constantes d'Elliot doivent cesser. Aujourd'hui elle est bien décidée à aller le voir pour mettre les choses au clair. Si vraiment aucune solution adulte entre eux n'est possible, alors elle préfère retourner à Boston.
Elle est très en colère, mais pas du fait qu'il la déteste et qu'il lui montre clairement. Non, elle est en colère parce que l'Elliot qu'elle connait ne supporterait pas de savoir qu'il a un enfant et ne pas le voir. Mais peut-être qu'il n'est plus le même homme. Ou peut-être lui en veut-il tellement qu'il préfère ignorer sa fille et faire comme si elle n'existe pas.
Elle est en train de pleurer une nouvelle fois et elle ne s'en était même pas rendu compte.
Emma est en train de prendre son petit-déjeuner avec elle dans la cuisine et Olivia ne veut pas que sa fille la voit dans cet état-là.
Mais voilà, c'est trop tard. Olivia n'a pas le temps de se lever pour s'éclipser discrètement. La petite fille a tout vu.
« Pourquoi tu pleures maman ? »
Emma a un regard triste, ce qui l'affecte encore plus. Elle ressemble tellement à son père.
« Je pleure à cause de mon ami Elliot. »
« Il a été méchant avec toi ? »
Elle a envie de lui dire oui et non. Oui parce que chaque jour sans lui est une torture. Non parce que tout ce qui arrive est sa faute.
« Non ma chérie. Je pleure parce qu'il me manque beaucoup. »
La petite fille la regarde avec ses grands yeux bleus, et Olivia ne peut s'empêcher de se pencher vers elle et l'embrasser.
« Mais ne t'inquiète pas, ça va aller. Allez, nous devons nous préparer pour partir chez Simon et Lucie. »
Elle se lève rapidement pour qu'Emma chasse au plus vite de son esprit l'image de sa maman qui pleure. Olivia l'a vécu beaucoup trop souvent avec sa propre mère pour vouloir infliger ça à sa fille.
Une fois Emma déposée chez son frère, Olivia se rend au travail avec la ferme intention de parler à Elliot dès son arrivée.
Elle entre très motivée dans la salle et se dirige directement dans le bureau de son capitaine.
Elle ne prend pas la peine de frapper, au lieu de cela elle ouvre la porte d'un coup sec.
Elliot, qui ne s'attendait pas à une telle entrée, se trouve totalement muet.
Elle referme la porte, avance vers lui plus déterminée que jamais et pose ses deux mains à plat sur le bureau, penchant son corps légèrement en avant.
« Tu vas m'écouter très attentivement et tu ne vas pas m'interrompre. Tu me détestes pour ce que j'ai fait, je l'ai compris. Tu ne me pardonneras jamais, je l'ai compris aussi. Mais si je suis revenue à New York, c'est justement pour corriger cette énorme erreur que j'ai commise. Je suis revenue pour que tu puisses connaitre ta fille. Alors je te pose la question : est-ce que tu veux connaitre ta fille ? »
Devant la colère d'Olivia, il ne sait pas comment réagir. Il ne trouve aucun mot pour lui répondre.
« Si tu te demandes si tu es vraiment son père, les tests de paternité sont faits pour ça. Veux-tu faire un test de paternité ? »
Elle est dans une telle rage qu'il a peur de parler et de l'énerver encore plus.
« Non, je ne veux pas faire de test de paternité. »
Hier encore, il lui aurait répondu que ne lui faisant pas du tout confiance, il valait mieux effectivement qu'il fasse le test. Aujourd'hui, il se garderait bien d'une telle remarque.
« Parfait. Alors dis-moi pourquoi tu n'as pas demandé à voir ta fille ? Ca fait une semaine que tu le sais ! »
Tout à coup sa colère s'écroule et la femme amoureuse est de retour. Elle sait que les larmes sont proches. Elle se redresse et se sent tout à coup très fragile.
« Je sais que tu me détestes et que je t'ai fait beaucoup de mal en te cachant l'existence d'Emma. Mais la seule chose qui m'a fait revenir ici c'est toi. Pour notre fille. »
Les larmes commencent à tomber mais elle ne fait rien pour les arrêter.
« Je peux comprendre que tu ne veuilles plus de moi dans ta vie, mais si tu ne veux pas de ta fille non plus, alors je ne vois pas pourquoi je resterais ici à être malheureuse. Si tu ne veux pas d'Emma, alors nous retournerons à Boston et nous poursuivrons notre vie sans toi. Elle ne sait pas qui tu es. Elle sait simplement que tu es un très bon ami qu'elle a vu sur une photo avec moi. Je dois avancer, avec ou sans toi. »
Elle essuie ses larmes autant qu'elle peut, ne voulant pas que les autres voient qu'elle a pleuré quand elle va sortir.
« J'attends ton coup de téléphone pour me faire connaitre ta décision. Je n'ai encore inscrite Emma dans aucune école pour septembre. Si nous devons repartir, je dois le savoir rapidement, pour ne pas la perturber. En attendant, j'attends de toi un peu plus de respect quand nous sommes en présence d'autres personnes. Tu oublies un peu facilement que celui qui a fauté il y a quatre ans et qui nous met dans cette situation aujourd'hui c'est toi. Je t'ai pardonné. A toi maintenant de prendre la bonne décision. »
Elle se tourne vers la porte, prend une grande inspiration et l'ouvre. Elle la referme en prenant bien soin de rester dos à lui pour ne pas voir son visage. Même s'il n'a rien dit, elle vient peut-être de le mettre encore plus en colère contre elle. Et ça, elle ne veut pas le savoir dans l'immédiat. La journée ne fait que commencer et elle veut essayer de la passer le plus sereinement possible.
Elle se dirige vers son bureau et aperçoit John déjà installé au sien.
Il voit qu'elle a pleuré. Il sait que depuis quelques jours rien ne va. Et sa culpabilité augmente à chaque fois qu'il aperçoit les yeux tristes de son amie.
« Je suis désolé Olivia. Je regrette de t'avoir fait revenir. »
Elle s'installe confortablement et lui donne un petit sourire timide.
« Il ne faut pas John. Un jour où l'autre ce qui se passe aujourd'hui aurait fini par arriver. »
« Mais tu es malheureuse et c'est ma faute. »
« Rien de tout ça n'est de ta faute. Elliot a fait des erreurs, j'ai fait des erreurs, et maintenant nous devons faire face aux conséquences. »
John veut lui poser des questions mais le téléphone d'Olivia se met à sonner.
Elle regarde l'identifiant et voit que c'est Simon. Elle se lève et s'éloigne de son bureau pour que Munch n'entende rien au sujet de sa fille. Elle décroche et s'affole immédiatement.
« Qu'est-ce qui se passe ? Emma va bien ? »
Elle entend son frère rire dans le téléphone et son inquiétude s'efface immédiatement.
« Détends-toi. Je t'appelais juste pour te demander si tu es d'accord pour que nous emmenions Emma au zoo ? Les enfants veulent y aller depuis un bon moment et comme il fait très beau, nous nous sommes dit que nous ferions un pique-nique sur place pour qu'ils profitent de la journée. Qu'est-ce que tu en dis ? »
« Bien sûr que je suis d'accord. Elle va adorer. Les tigres la fascinent depuis qu'elle en a vu un à la télé. »
« Super. Je ne sais pas à quelle heure nous rentrerons, donc le mieux est que nous déposions Emma chez toi à notre retour, si ça ne te dérange pas. »
« Aucun problème. Fais-lui un gros bisou pour moi et dis-lui de bien s'amuser. Merci pour elle. Profitez bien de la journée. »
« A plus tard Olivia, bonne journée à toi aussi. »
Elle raccroche et retourne à son bureau en souriant, ce qui réchauffe le cœur de John.
A la grande satisfaction d'Olivia, John et elle sont rapidement appelés sur le terrain. Elle ne veut pas avoir à faire à Elliot pour l'instant.
A dix-sept heures trente, après avoir passée dans heures à frapper aux portes pour obtenir des témoignages, Olivia est fatiguée et décide de rentrer directement à la maison.
Profitant de l'absence d'Emma, elle se fait couler un bain afin de se détendre. Pendant quarante-cinq minutes, elle oublie tous ses soucis et ne pense à rien.
Complètement relaxée, elle enfile un peignoir et s'installe devant la télé en attendant le retour de sa fille. Il est presque dix-neuf heures, ils ne devraient plus tarder.
Vingt minutes plus tard, un coup sur la porte lui signale qu'Emma est de retour. Elle courre à la porte pour l'accueillir, l'ouvrant entièrement pour permettre à sa fille de sa jeter dans ses bras. Mais quand elle regarde en face d'elle, ce qu'elle découvre lui coupe le souffle.
« Elliot. »
