Disclaimer : histoire se basant sur les écrits de J.

Rating : G

Beta readers : Cassiopee008 (merci d'avoir bossé autant)

Merci aux reviewer anonymes.

Bonne lecture.

Chapitre 10 - Un service d'ordre à âme'éliorer

Harry se trouvait dans une cellule, suspecté d'avoir illégalement pénétré dans le manoir des Malfoy.

En face de lui deux hommes à qui la vie n'avait plus rien à apprendre le dévisageaient. L'un était assis sur un banc, l'air serein. Il avait les yeux bleus et des cheveux châtain foncé. Il paraissait avoir la trentaine. L'autre possédait un physique assez semblable, mais semblait plus âgé, autour de la quarantaine. Probablement son frère ainé. Il affichait un petit sourire qui ne présageait rien de bon.

Harry essaya de rester calme.

- Alors le p'tit. Comme ça, tu fais des bêtises et maintenant tu te retrouves dans la fosse aux lions.

- Laisse le, Harold.

- La ferme Harry. Je veux juste me défouler un peu.

Harry ouvrit les yeux de surprise avant de comprendre qu'il ne s'adressait pas à lui. Le plus jeune des bandits s'appelait sûrement Harry.

- Ca va encore aggraver notre cas.

- On est foutu de toute façon, résuma le plus grand. Autant en profiter avant de clamser. En plus l'Auror nous en donne la permission.

- On n'est pas foutu, soupira son petit frère. Et si ça se trouve c'est un piège.

Harry regardait les deux hommes se chamailler tout en restant sur le qui-vive. Il devait pouvoir répliquer librement et rapidement. Sans baguette, il n'était pas pour autant sans défense. Il maîtrisait quelques sortilèges qui ne nécessitaient pas de baguette, mais surtout ses techniques de combats au corps à corps pouvaient lui être très utiles. Cependant les paroles de son homonyme semblaient avoir calmé le plus grand.

- Alors le mioche, on ne pleure pas encore ? Tu ne veux pas retrouver ta maman ? Tu as fait quoi pour être là ? demanda avec curiosité l'aîné.

- J'ai dit à M. Malfoy qu'il avait une grand-mère Moldue.

- C'est tout ?

- J'ai fait aussi en sorte que son elfe puisse se libérer.

Les deux hommes rirent à gorges déployées comme s'ils n'attendaient que cette occasion pour se débarrasser de la tension accumulée.

- T'es un marrant, le jugea Harold.

- Tu as eu de la chance qu'il ne te tue pas dans la seconde pour tes paroles, remarqua l'autre Harry, très sérieusement.

- Il aurait surement essayé si son elfe ne s'était pas interposé.

Le grand frère Harold se mit à rire encore plus bruyamment. Il avait un rire guttural assez désagréable. Harry ne l'appréciait pas du tout. Son homonyme, en revanche, semblait plus posé et sensé.

- Ben t'es dans la merde, résuma le jeune homme.

- C'est un futur bandit, s'amusa le plus benêt, tout en essayant de passer un bras autour des épaules de Harry. Il est des nôtres.

Harry se libéra de l'étreinte. Il ne voulait pas de contact avec ces personnes. Qui sait ce qu'ils allaient lui faire… Ou inversement, ce que sa magie pourrait leur faire.

- Pourquoi tu m'évites ? S'offusqua Harold. On est dans la même galère.

- Laisse tomber, le calma son frère.

- Non, s'énerva l'autre. On discutait gentiment et il m'évite comme si j'avais la peste. C'est pas bien, p'tit.

L'homme se fit plus menaçant. Harry hésita à prendre une posture de défense, ce qui engagerait forcément le combat. L'autre semblait n'attendre qu'une occasion pour lui taper dessus.

- Je n'aime pas les contacts. Rien de personnel.

- C'est ça, c'est ça.

L'autre fit mine de s'éloigner, puis au dernier moment se retourna et lui cria :

- Bouh !

Harry ne bougea pas d'un cil.

L'homme n'apprécia pas et se rapprocha d'Harry. Le combat était finalement inévitable.

- Je ne désire pas me battre contre vous, avertit Harry. Cependant, si vous engagez le combat sachez qu'il se terminerait en votre défaveur : je suis beaucoup plus dangereux que j'en ai l'air.

- Laisse tomber frérot.

- Tu crois que je vais perdre contre le mioche ?

- Au contraire, je crois que tu vas l'éclater et tout ce qu'on va gagner c'est encore trois ans supplémentaires à Azkaban.

- Ben raison de plus pour m'amuser avant d'y aller.

Harry secoua la tête, résigné. Il ne devait pas en faire trop. Surtout ne pas blesser l'homme ou pire, le tuer.

L'homme approcha et prépara son poing. Harry esquiva facilement le coup. L'homme se jeta à nouveau sur lui. Si ca continuait il allait devoir frapper, et ce n'était pas bon pour ses affaires. L'esprit affuté par le combat, Harry eu une idée enfantine mais génialissime. Avec un peu de magie sans baguette, il rendit le sol plus glissant, tout en esquivant le poing qui fonçait vers lui. Dans son élan, l'homme tomba par terre et Harry entendit un craquement. L'étudiant grimaça. Harold s'était cassé le bras.

- Arhhh ! cria l'homme. J'ai mal. Putain il m'a cassé le bras. Auror ! Auror, appela l'homme. Le mioche, il m'a cassé le bras.

Contrairement à ce qu'avait énoncé Stakehouse, Maugrey était juste à coté et arriva dès le premier cri.

- Harry ca va ?

L'inquiétude sur son visage suffit à Harry pour comprendre que l'Auror était resté pour sa sécurité. Alastor avait vraiment un bon fond.

- Ce n'est pas moi, mais lui qui a crié, expliqua le Gryffondor. Il a tenté de m'attaquer, j'ai esquivé. Pris par son élan, l'imbécile est tombé par terre et s'est tordu le bras. Faut être vraiment bête pour se casser le bras tout seul.

- La ferme, rétorqua l'homme. Tu n'avais qu'à pas me provoquer.

- Tu confirmes donc, reprit Maugrey, que tu t'es cassé le bras tout seul.

- Non !

- Pourtant…

- J'ai dit non. Le mioche il m'a cassé le bras. Je demande que mon procès soit reculé de trois semaines, le temps que je me rétablisse.

- Benston ? demanda Maugrey au petit frère

- Il ment. Il s'est énervé contre le petit alors qu'il ne cherchait aucunement la bagarre et puis mon frère est tombé et s'est cassé le bras. Tout comme l'a dit le p'tit.

- Putain frérot tu fais quoi ?

- Je « fais » que tu m'agaces à la fin. Si je ne t'avais pas suivi dans tes magouilles à la con, je n'en serai pas là aujourd'hui… Toujours le plan parfait mais à chaque fois on finit en prison. C'est notre troisième récidive. On est bon pour Azkaban. Et toi tu en rajoutes en attaquant ce mioche. Tu es devenu vraiment incontrôlable. J'en ai marre.

- Mais Harry…

- Non, y a pas de « mais ».

- Bon, coupa Alastor. Je crois que tout est clair. Harold suis-moi, je vais t'emmener à l'infirmerie. Tu as de la chance, tu vas passer une nuit dans un vrai lit. Harry ça va aller ?

- Ne vous inquiétez pas, confirma le jeune Benston. Je ne lui ferai rien.

Alastor s'en alla donc avec le grand imbécile.

Harry remercia son homonyme.

- Merci beaucoup pour avoir dit la vérité.

- Je ne l'ai pas fait pour toi.

- Peut-être, mais c'était quand même une bonne action. Merci.

- Humph. La nuit va être longue. Tu ferais mieux d'aller te coucher. Tu vas avoir un sacré paquet d'emmerdes demain, si tu as vraiment fait ce que tu as dit.

- Moins que vous.

- Alors là, c'est pas dit. Malfoy c'est du gros gibier. Ce monde est pourri, mais lui est encore pire que les autres. Il paraît qu'il a une bonne poignée d'Aurors dans sa poche, même parmi les hauts gradés. Enfin c'est pas mes histoires, hein. Bonne nuit, petit.

L'escroc s'installa sur un banc et tourna le dos à Harry pour terminer la conversation définitivement.

Harry alla s'installer sur un banc et s'assit confortablement. Cette nuit allait être très longue. Il n'allait sûrement pas fermer les yeux. Trop risqué. Quelqu'un pourrait rentrer ou l'attaquer. Son homonyme pourrait d'un coup changer de personnalité et le tuer. Non, il allait veiller, comme il l'avait fait dans le temps.

Cela allait être une très, très longue nuit…

Le lendemain matin, Harry fut convié par un Auror à le suivre. Il se leva et pris le temps de dépoussiérer ses vêtements.

- Au revoir Harry, annonça le jeune Potter. Bonne chance. .

- C'est surtout toi qui en à besoin, gamin, répondit son homonyme. Malfoy est dangereux. Ne laisse pas cette raclure avoir gain de cause.

- Ne vous inquiétez pas. Albus Dumbledore est mon avocat.

L'autre laissa échapper un rire.

- Tu es bien sûr de toi, remarqua l'Auror fraîchement débarqué qui avait assisté à l'échange.

Harry ne répondit rien trop occupé à regarder les Aurors s'activer autour d'un tableau recensant les travaux et enquêtes en cours. Tout y était noté pour que la relève du matin sache ce qu'ils devaient faire. Un peu comme dans les hôpitaux. D'où il était il pouvait lire ce qui était écrit. C'était n'importe quoi ! Avec une bonne vue, il aurait même pu lire les rues qui allaient être surveillées dans la journée. Jamais en tant qu'adjoint au chef des Aurors il n'aurait laissé cette situation perdurer.

- Harry ca va, demanda Albus fraichement arrivé.

- Formidable. La cellule n'était pas très confortable, mais mon colocataire de cellule était surprenant

- Il t'a fait du mal ?

- Non. Son frère à essayé mais il est malencontreusement tombé.

Albus se garda bien de questionner davantage Harry devant l'Auror. Celui-ci semblait d'ailleurs très intéressé par la conversation.

- Harry, reprit le directeur, ils vont t'interroger sur ce qui s'est passé. Sauf si on te pose une question directe, tu gardes le silence, d'accord ?

- Oui

- Laisse-moi gérer cette histoire. Ce sera mieux. Pour ta gouverne, nous allons dans un bureau où sont présents M. Malfoy, et son avocat M. Heincht et aussi deux Aurors M. Santos le chef des Aurors et M. Hansen deuxième adjoint à M. Santos.

- Le chef des Aurors et son deuxième adjoint, siffla Harry. Pour une banale histoire de collégien. Vous rigolez ?

- Non, ils prennent ça très au sérieux.

- Est-ce que ces Aurors sont véreux ?

L'Auror à coté de lui toussa. Albus réprima un sourire.

- Bien sur que non Harry. Denis Santos est irréprochable.

Sous entendu, traduisit Harry, M. Hansen non. Ce qui expliquait peut-être la présence du chef.

- OK. Je demandais ça au hasard. C'était une théorie de mon colocataire de cellule. Tous des pourris. C'était un peu simplet mais intéressant.

Harry nota aussi qu'Albus pouvait lui parler librement avant l'interrogatoire. Même si l'époque était différente, il jurerait que c'était un vice de procédure. Mais bon, le directeur était influent et c'était à son avantage.

L'Auror qui les accompagnait, ouvrit une porte :

- Je vous laisse entrer. Ma mission s'arrête là.

- Merci Auror Fint, le remercia Albus Dumbledore avec courtoisie.

Quatre hommes l'attendaient effectivement. Harry put associer instantanément des noms aux personnes. M. Malfoy avait à coté de lui, un homme brun, aux yeux noirs de carnassier, en costume noir irréprochable et qui devait lui coûter cent gallions de l'heure. C'était sûrement M. Heincht. A coté encore, un homme avec un costume d'Auror. Tout à fait banal, brun, yeux marron, mais avec une mine trop sérieuse. M. Hansen sûrement. Enfin à coté, M. Santos portait une tunique de chef des Aurors. M. Santos était aussi très banal avec ses cheveux châtain et ses yeux verts, mais il était puissant. Il possédait une cicatrice sur bas du visage. Harry se rappela soudain qu'il était un des six hommes faisant parti de la troupe de Dumbledore pour combattre Voldemort. Harry se rappela aussi que son grand père y avait participé et était l'adjoint au chef des Aurors. Il aurait pu le voir aujourd'hui. Quel dommage !

- Bien, commença l'avocat de M. Malfoy sans attendre. Nous sommes ici car ce misérable délinquant s'est permis d'entrer par effraction chez M. Malfoy et de lui voler son elfe.

- Calmez-vous, annonça M. Santos avec flegme. Laissez le temps au petit de s'asseoir avant de le dévorer tout cru.

Harry et Albus prirent place. Le directeur veilla à être entre Harry et le reste des personnes. Cela avait un coté protecteur que le jeune homme trouva quelque peu excessif.

- Bien ! Monsieur Tomson a-t-il bien dormi cette nuit ? Demanda M. Hansen avec un sourire faux.

Si cette phrase n'eut pas fini de convaincre Harry que M. Hansen était du coté de M. Malfoy, l'œillade que l'Auror décerna au plaignant était mémorable. Après un rapide coup d'œil d'Albus et l'acquiescement du chef des Aurors, Harry jugea que M. Santos avait déjà sa propre opinion, opinion qui allait bien sûr dans le sens d'Albus Dumbledore. Finalement cet entrevue n'allait être qu'un rapport de force entre personnes influentes.

Bref, songea Harry. Un monde complètement corrompu. Comment ont-ils résisté à Voldemort ?

Harry évalua ses chances. On ne l'interrogeait pas seul. On l'avait mis en présence de M. Malfoy dès le départ. Ce qui veut dire qu'ils recherchaient une situation amiable et officieuse. Surement encore un coup de Albus. Quoique M. Malfoy y trouvait aussi son compte car dans ce genre de rencontre, rien n'était totalement juridique. La personne la plus gradée était M. Santos, qui semblait de leur coté. Mais le deuxième adjoint était contre lui. De plus, M. Malfoy était un homme influent.

- Bien, commença M. Santos. Nous sommes là pour discuter de ce qui s'est passé hier. M. Malfoy voudrait porter plainte, mais M. Dumbledore l'a convaincu de retirer sa plainte le temps de faire une entrevue informelle pour arranger ce malentendu. M. Malfoy ici présent a bien voulu nous faire le plaisir d'accepter.

Harry soupira. De la vraie magouille !

- Harry, l'interpella le chef des Aurors. M. Malfoy vous accuse d'être entré par effraction.

- Ce qui est bien entendu complètement faux, répondit Albus avant que Harry dise quoique ce soit. Harry a frappé à sa porte et un elfe de maison l'a laissé entrer. M. Malfoy l'a même accueillit.

- Vous voulez plutôt dire que M. Malfoy l'a cueillit en pleine infraction. Le garçon a, sans trop savoir comment, déjoué certains sorts de protections. Heureusement M. Malfoy a été avertit de son intrusion et l'a attendu à l'entrée du manoir pour lui demander de partir ce qu'il n'a pas fait.

- Vous voulez dire, reformula le chef, qu'un enfant de dix-sept ans aurait déjoué les protections du manoir ? Ceci reviendrait à dire qu'on rentre dans le Manoir de M. Malfoy comme dans un moulin.

- Peut être a-t-il reçu une aide.

- Vraiment ? souleva Albus Dumbledore.

- Avec les jeunes voyous d'aujourd'hui, commenta M. Malfoy. On peut s'attendre à tout.

- Et les plus vieux, aussi, répliqua le directeur de l'école.

- Est-ce une insinuation ?

- Absolument pas, répondit Albus. Juste une vérité communément admise.

- Votre élève s'est introduit illégalement dans la demeure de M. Malfoy. Nous sommes venus en signe de bonne volonté, mais nous n'allons pas retirer notre plainte, avança l'homme de droit.

- Pourtant vous n'avez pas de preuve.

- Nous avons le témoignage de M. Malfoy. Cela devrait suffire.

- La parole de M. Malfoy n'a pas plus de valeur que celle de Harry Tomson.

- Allons, fit M. Heincht ironique.

Albus resta stoïque. Harry aussi.

- Nous avons aussi la preuve des elfes de maison de M. Malfoy que quelqu'un s'est introduit chez lui.

- Nous avons aussi le témoignage d'un elfe de maison qui pourra témoigner pour Harry. De plus lui n'est plus assujetti à M. Malfoy. Vos témoins n'ont aucune valeur.

- Le votre non plus, contre-attaqua l'avocat. C'est un elfe de maison, personne ne l'écoutera.

- Vous n'avez donc rien.

- Au contraire. Les Aurors sont déjà sur place pour découvrir les attaques qui ont été perpétrées contre le champ de protection. Une preuve que quelqu'un est rentré par effraction.

- L'effraction aurait très bien pu être faite après le départ de Harry Tomson.

- Allez expliquer cela aux jurés.

- L'examen de la baguette d'Harry prouve que ce n'est pas lui qui a lancé ces sorts. Il n'y avait que des sorts mineurs.

- On en revient au complice, rétorqua l'avocat.

La joute verbale était intense. Harry était sceptique. Albus allait-il gagner la partie ?

De toute façon il avait un atout dans sa manche. Il était langue de plomb. De ce fait, ce statut l'interdisait d'être jugé par des personnes autres que des langues de plombs. Mais Harry préférait garder cet atout pour une fois prochaine. Trop de questions en ressortiraient.

- Ce garçon n'est pas connu du ministère. C'est un immigré !

- Quel rapport ? demanda courtoisement M. Santos.

- Eh bien, intervint pour la première fois M. Hansen, dans ce cas il devrait être expulsé de notre communauté. De plus j'ai vérifié cette nuit, il est introuvable. Même à l'étranger.

- Vous avez vérifié ? souleva doucement mais avec colère le chef des Aurors. Et comment auriez pu faire cela puisque vous n'avez appris cette affaire que ce matin.

- J'ai été avisé hier soir de l'affaire grâce à M. Heincht. Heureusement, car sinon je n'aurais rien pu vérifier avant notre entrevue. D'après les rumeurs M. Tomson vient d'un pays magique et en guerre. Aucun pays n'a été recensé comme tel si ce n'est trois pays dans le monde. Et ayant des connaissances dans ces trois pays, j'ai pu démontrer qu'il ne provenait pas de ces endroits.

- Je vois que vous pouvez faire de l'excellent boulot lorsqu'on vous motive.

- Ce n'est pas grâce à vous, fit son adjoint avec impertinence.

- Faites attention Hansen, coupa d'un ton tranchant son chef.

Aucun doute, M. Santos n'aimait pas son deuxième adjoint. Celui-ci avait du lui être imposé. L'autre le savait et faisait son possible pour déstabiliser son supérieur.

- De toute façon, Harry est élève à Poudlard, rappela Albus. Par ce simple fait, il a l'immunité, tout du moins durant toute sa scolarité.

- Vous acceptez vraiment n'importe qui, répliqua l'Auror échauffé.

- Il me semble que votre fils et la fille de M. Malfoy étudient dans cette école… ce qui démontrerait que celle-ci n'est pas aussi dégradante que vous semblez le dire.

La réplique d'Albus pris l'homme de court. Harry retint à temps son sourire.

- Peut-être pourrions-nous écouter M. Tomson, proposa M. Santos, pour faire redémarrer la discussion.

Harry raconta étape par étape sa soirée, en n'oubliant surtout pas le fait que son projet d'école portait sur la grand-mère Moldu de M. Malfoy.

- N'importe quoi, cria M. Malfoy. Arrêtons-nous, là, hurla-t-il. Je ne veux plus de compromis avec cette fripouille.

- Si nous allons au procès, rappela Albus Dumbledore, Harry répétera tout cela devant les jurés et les journalistes.

- Hors de question !

- Je vous propose d'enlever votre plainte et de laver Harry de tout soupçon. En échange, Harry accepte d'enterrer cette histoire et de ne même pas en parler en cours.

À la réaction de M. Malfoy, Harry comprit qu'Albus Dumbledore avait vu juste. On y était, songea Harry. Il avait enfin compris. Ce n'était pas qu'une affaire d'orgueil, comme il l'avait cru au départ. M. Malfoy avait peur qu'il révèle le texte qu'il avait trouvé. Toute cette attaque n'avait que pour but de lui faire garder le silence sur les origines potentielles de la famille Malfoy. Pour le coup, il aurait pu rendre un très bon devoir à M. Flitwick. Cependant la solution d'Albus, si elle ne le satisfaisait pas complètement lui évitait de nombreux tracas. De plus les documents étaient des faux. Donc il y gagnait au change. D'ailleurs, que M. Malfoy le croie était assez amusant…

- Le garçon brûlera-t-il le document ?

- Étant donné qu'il est à la propriété de Poudlard, ce document est protégé. Mais je le retirerai de la bibliothèque et le mettrai dans ma bibliothèque personnelle. Pour être sur que personne n'en fasse une mauvaise utilisation.

- Rien ne m'assure que vous ne l'utiliserez pas à des fins personnelles répondit M. Malfoy.

L'homme y croyait dur comme fer.

- Ma parole devrait suffire, menaça Albus Dumbledore. Que je sache, j'ai des documents bien plus compromettant à votre encontre M. Malfoy. Et je ne les ai pas sortis.

M. Malfoy recula d'effroi puis s'efforça de cacher sa réaction. Mais était trop tard pour cela. Il fulminait de s'être ridiculisé devant tout le monde. Il chuchota avec son avocat, puis avec l'Auror, ce qui était plus inhabituel.

- Bien ! Nous acceptons, résuma l'avocat.

Après des formalités longues et fatigantes, Harry pu sortir de la pièce. L'Auror Hansen alla chercher sa baguette. Il revint avec une baguette en deux morceaux.

- Désolé. Elle s'est cassée pendant que je l'étudiai.

- Elle était en parfait état ce matin, réagit vivement le chef des Aurors.

- Vraiment ? Vous devez faire erreur.

Malfoy souriait. Harry fulminait. C'était Malfoy qui avait du demander à l'Auror d'aller casser sa baguette. C'était puéril et mesquin. C'était vraiment immonde et peu surprenant de la part d'un tel homme.

Harry souffla et empaqueta toutes ses émotions dans une très grande pièce blanche. Il était tellement énervé, qu'il dut refaire à trois reprises une pièce blanche, sans quoi il aurait tué M. Malfoy dans la seconde. Mais ses auras réagissaient et il devait déployer tous ces efforts de concentration pour que sa magie n'agisse pas sans son autorisation.

Harry tendit la main pour récupérer sa baguette. L'Auror la lui donna avec un sourire de vainqueur. Harry refoula les émotions liés à ce sourire et regarda sa baguette. Elle avait été détruite sur la longueur. Ce ne pouvait pas être accidentel.

Albus s'était mis à crier contre l'Auror qui souriait. Le Chef essayait de calmer les choses tout en injuriant son adjoint ce qui n'était pas très efficace. L'avocat essayait de les séparer.

Harry mettait toute son énergie à calmer l'assaut de l'aura de Dobby qui voulait tuer son ancien maître. Étant donné que lui-même en avait grandement envie c'était difficile de la contenir. C'est dans ces conditions qu'Harry se laissa alpaguer par l'aura de Voldemort. Une aura de puissance, d'assurance pour soi et de mépris pour les autres, et surtout, surtout, l'envie de tuer et distiller le malheur. Au lieu de combattre cette aura, Harry décida de jouer un mauvais tour à Malfoy. Prit-il cette décision seul ou influencé par l'aura de Voldemort ? Harry ne le saurait jamais, mais il ne valait mieux pas le savoir.

M. Malfoy souriait toujours en se délectant du spectacle. Harry se rapprocha du magicien et dit d'un ton doucereux, mais faisant ressortir au maximum l'aura de Voldemort :

- M. Malfoy, vous n'auriez pas du faire cela. S'attaquer à moi reviens à se suicider. Et vous m'avez mis dans une colère noire. Hélassssss.

Harry fit durer le s à la façon de Voldemort. Ses paroles étaient volontairement des paroles que Voldemort lui-même aurait pu prononcer.

Harry se faisait horreur à utiliser ce subterfuge. Mais il était énervé et l'aura de Voldemort criait au scandale. Un Mangemort ne lui manquait pas de respect. Ce dogme était tellement important qu'il était imprégné dans la magie même de Voldemort qui le reliait aux Mangemorts. L'aura de Dumbledore était aussi en effervescence du fait qu'on s'en prenait à Harry, mais c'est celle de Dobby qui était la plus difficile à contrôler. L'elfe avait tellement haï M. Malfoy que même sans raison, l'aura voulait le détruire.

Mais pour être certain de faire son petit effet Harry rajouta :

- Quelle douce punition vais-je te donner ?

C'était la phrase favorite de Voldemort. Abraxas Malfoy ne pouvait que faire le parallèle. L'homme réagit d'ailleurs très rapidement. Il se pliât légèrement et s'excusa platement. Réalisant ce qu'il avait fait, il se releva avec raideur et lança à Harry un regard atterré.

- Qui es-tu ? cria-t-il un peu fort faisant taire la dispute qui avait lieu à coté.

Il était terrorisé.

- Si je te dis 'ton pire cauchemar', ça fait trop romanesque ? Se moqua Harry.

- On s'en va, hurla presque M. Malfoy à l'attention de son avocat, avant de jeter un dernier regard effrayé vers Harry. On n'en a pas fini, annonça-t-il mollement.

- Ca c'est sûr, répondit Harry avec assurance, tout en arborant un sourire carnassier.

Harry regarda partir le Mangemort, et il sentit ses auras se calmer. Mais lui ne l'était toujours pas. Il fulminait. Même sous la terreur de Voldemort, personne ne lui avait jamais cassé sa baguette. Sa baguette si unique… Enfin, un double existait certainement encore chez Olivander. Harry se demanda un instant s'il pourrait la récupérer auprès du vendeur. Mais il n'avait pas d'argent…

- Que lui as-tu dit, demanda Albus surpris devant la réaction de M. Malfoy ?

- J'ai fait en sorte qu'il ait peur de moi. Ce n'était pas difficile. Mais je n'aurais pas dû, se repentit Harry.

- La menace n'est pas la solution, déclara Albus.

- Je ne l'ai pas menacé, le détrompa Harry. Il a juste eu peur tout seul.

- Bon, reprit le chef des Aurors, peu convaincu. Au moins tout ça c'est fini à peu près bien.

- Ma baguette est cassée, rétorqua Harry énervé.

- Une baguette est moins grave que la prison, répliqua l'Auror.

- M. Hansen prend du pouvoir, remarqua Albus.

- M. Hansen est une épine que je ne peux plus enlever. Si vous avez un moyen pour m'en débarrasser…

Harry interrompit la conversation qui commençait.

- La baguette d'un innocent détruite par un Auror corrompu pour plaire à un Mangemort, c'est moins grave ? Vous en êtes certain ? insista Harry.

L'Auror le dévisagea durement.

- Je pense que ce ne sont pas tes affaires, jeune homme.

- Ça c'est sûr, répliqua Harry. Mes affaires je les tiens mieux que cela.

- Harry ! s'indigna le directeur de l'école.

- Quoi ! haussa-t-il le ton. C'est vrai ! Ici, c'est n'importe quoi ! Comment avez-vous pu battre Voldemort avec ce service d'Auror complètement bidon.

Des Aurors s'étaient approchés. Harry les ignora, mais le chef des Aurors sembla mal à l'aise.

- Je comprends que tu sois énervé, calma M. Santos, mais…

- Il n'y a pas de « mais ». Et cela ne concerne pas que ma baguette. L'Auror Stakehouse m'a laissé seul, hier, avec deux malfrats leur demandant presque oralement de me faire ma fête. Je ne dirais pas qu'il est pourri, mais quand même un peu. De plus qui aurait l'idée de mettre un jeune de dix-sept ans avec des récidivistes de quarante ans. Pour aller à l'interrogatoire, vous m'avez fait passer par le QG. J'ai pu lire toutes les affaires en cours. Si j'étais mal intentionné j'aurais pu donner ces informations aux personnes filées. Vous devriez faire un couloir obscur, ou rapprocher les salles d'interrogatoire. Salles que je n'ai d'ailleurs pas vu car vous m'avez fait passé directement en phase de négociation, sans enquête préalable. Ce qui veut dire que j'étais déjà jugé comme coupable. Alors que nous savons tous que je n'ai rien fait de répréhensible.

Un Auror éternua. Harry le regarda quelques secondes. Il avait de l'embonpoint, et n'avait pas sa baguette sur lui. Ce devait être une nouvelle recrue.

- Calme-toi, ordonna le directeur.

- Me calmer ? Ces agents ne sont pas entraînés comme il faudrait au vu de leur embonpoint, et cet homme ne porte même pas de baguette avec lui alors qu'un jeune est en train de s'énerver devant son chef. C'est comme l'Auror qui m'a amené dans la salle de négociation. Il était charmant, et sûrement n'était-il pas sur ses gardes à cause d'Albus qui a la réputation d'être le magicien le plus gentil du monde, mais il n'empêche que j'aurais pu lui prendre sa baguette à tout moment. Normalement il faut au moins autant d'Aurors que de prisonniers. Et je passe les entorses à la procédure ou les normes de sécurités basiques qui n'existent même pas. Vraiment, je ne comprends pas comment vous avez pu battre Voldemort.

- Harry, le coupa Dumbledore

Le chef des Aurors donna l'ordre à ses agents de circuler. Ceux-ci s'éloignèrent mais continuèrent à écouter.

- Et non, rajouta Harry, je trouve que ce qui se passe est bien plus grave que l'impertinence de l'Auror Hansen qui est d'ailleurs facilement éjectable. Si votre ministre, qui selon les rumeurs est de votre coté, ne peut pas le virer, (qu'elle le promeut) elle n'a qu'à le promouvoir directeur d'un service bidon. Il ne pourra pas refuser et votre ministre pourra très bien faire de ce poste un placard à balai. Il vous fichera la paix et vous pourrez enfin mener une vraie politique contre la corruption et l'incompétence qui règnent dans votre service. Ce sont des principes de bases !

- Harry, hurla cette fois-ci le directeur arrêtant enfin, Harry dans son élan. Arrête. Je crois qu'on a compris.

- Bien, résuma-t-il pour avoir le mot de la fin.

- On va s'en aller, annonça le directeur. Harry est sous le choc.

- Bien, répondit le chef des Aurors malmené et chamboulé. Je crois que je vais réfléchir à ce que le gosse à dit.

- Parfait, conclut Albus. Je repasserais cet après-midi. Harry met ta main sur l'objet. C'est un Portauloin qui va nous ramener à Poudlard.

Dès qu'il le toucha, le directeur actionna le Portauloin au plus vite, effrayé à l'idée que Harry lâche l'objet et recommence à insulter le chef des Aurors. Ils atterrirent dans le bureau du directeur qui s'empressa de prendre la parole.

- Harry, annonça le directeur je veux que tu te calmes immédiatement. Je n'ai pas du tout apprécié ton comportement. Je peux comprendre que tu sois énervé, mais ta colère n'avait pas à être dirigée contre M. Santos, un homme respectable et qui fait tout ce qu'il peut pour améliorer les choses. Ton comportement a été insultant et extrême.

Albus fit un sermon de plus de dix minutes. Harry l'écouta sans piper mot. Il n'avait pas mis les formes, ça il voulait bien l'admettre. Mais c'était tout. Tout ce qu'il avait dit était malheureusement vrai.

Albus dut comprendre ses pensées car il rajouta :

- Que tes idées soient bonnes ou mauvaises, ce n'était ni le lieu ni l'endroit pour en faire part. Si M. Santos a comme adjoint un homme infect tel que M. Hansen, c'est bien qu'il n'a pas choisi cette situation et que celle-ci est un chouya plus complexe que tu ne l'imagines. De plus, faire ce réquisitoire devant les Aurors a mis à mal l'autorité de Mr. Santos. Tout ce que tu as gagné c'est d'augmenter les chances de M. Hansen d'accéder au siège de chef des Aurors, ainsi que de justifier une rébellion de la part de ses employés. Et ça on n'en avait vraiment pas besoin dans les circonstances actuelles.

- Et moi je dis qu'avoir une police corrompue est le pire qui puisse arriver. Quand Voldemort reviendra, vous ferrez comment pour le combattre si le quart des Aurors soutien ce mage noir ? Il faut faire le ménage et vite.

- Comment… commença le directeur avant de s'arrêter et de dévisager Harry. Pourquoi, reprit-il calmement, penses-tu que Voldemort n'est pas mort ?

- Parce qu'il n'est pas mort. Et nous le savons tous les deux. Rappelez vous, vous avez éludé cette discussion parce que je suis un élève et donc sensé avoir une vie tranquille et heureuse.

- Pourquoi ce ton dubitatif. Tu peux avoir une vie tranquille et heureuse.

- Vraiment ? Je viens de passer la nuit à la Ruche !

Dumbledore tiqua. Harry se mordit les lèvres. « la Ruche » était un surnom que donnait les Aurors au QG des Aurors. Harry continua quand même.

- Les élèves vont jaser. Ils vont encore imaginer que j'ai tué quelqu'un. Comment voulez vous que je sois un élève normal dans ces conditions. En plus, je n'ai plus de baguette et je n'ai pas les moyens d'en acheter.

- L'école t'en prêtera une.

- Bien sûr ! Une baguette complètement inadaptée à ma personnalité et qui ne pourra rien retranscrire de mes pouvoirs si je me fais attaquer.

- C'est déjà une baguette, fit remarquer le directeur sévère. C'est ingrat de te plaindre sur ce sujet. L'école te fournit tes vêtements, ta nourriture et maintenant ta baguette. Et rien, je dis bien rien, ne t'est demandé en retour, si ce n'est le fait d'écouter en cours et d'apprendre le plus possible. Et dans ton cas, l'école t'offre également l'immunité contre le ministère. Tu peux résider dans l'école alors que tes papiers ne sont pas en règles. Tu devrais plutôt me remercier au lieu de te plaindre.

- Je vous remercie, répondit Harry durement.

Il ne se voulait pas aussi dur, mais il était énervé. Il hésita à le dire plus sincèrement puis se ravisa. Dumbledore lui avait fait croire à de monts et merveilles et c'était des bêtises. Il ne pourrait jamais être un simple élève.

- En tout cas, rajouta Albus avec une voix apaisante et paternelle, je pense que tu as besoin de temps pour te calmer. Tu es excusé pour la journée. Tu devrais aller voir Mme Pomfresh pour obtenir une potion calmante.

- Je ne veux pas prendre de potion calmante.

- Fait comme tu veux Harry.

- Je vais aller dormir un peu. Peut être que je serais moins ronchon cet après midi si je dors un peu.

- Parfait. Je demanderai à un elfe de te déposer une baguette de substitution dans ta chambre. Tu viendras me voir cet après-midi pour qu'on aille s'excuser auprès de M. Santos.

Harry acquiesça et quitta le bureau. Lorsqu'il arriva dans la salle commune, celle-ci était déserte. Les élèves devaient être en cours. C'était aussi bien. Il était bien trop énervé pour ne pas être dangereux pour les autres. Harry accéda à sa chambre et s'étendit sur son lit.

Il était 10h12 du matin, et déjà il se sentait plus épuisé que s'il avait tenu trois jours sans dormir.

Il ferma les yeux et s'endormit.

Fin du Chapitre.

J'ai fais une longue coupure durant les vacances, et je m'en excuse, mais vous comprendrez je pense qu'il faut parfois faire des breaks. Mais je le redis toute l'histoire est écrite, il ne reste plus qu'à la retravailler avec Cassiopee 008, mais cela demande du temps car je suis une catastrophe orthographique et que certains passages doivent être réécrit. Je vous remercie en tout cas pour vos encouragements et vos reviews qui me font chaud au cœur, et sont toujours très fortement appréciées.

A bientôt