Merci à mon unique revieweuse pour ce chapitre, Maryloup :) J'espère que pour les prochains chapitres, vous serez plus nombreuses, car ce n'est pas très motivant. ^^ J'ai écrit plusieurs chapitres en attendant, comme ça j'essaierai d'en poster un toutes les semaines. :)

Maryloup : Merci beaucoup! Mais... Qui te dit qu'ils vont finir ensemble? ^^


No.

Ne t'endors pas. Garde les yeux ouverts. Résiste. Grmph, c'était trop dur. James et Sirius avaient tenu à ce qu'on se lève tôt, pour leur départ. La veille, ils avaient insisté pour que nous restions tard, tard, beaucoup trop tard pour " profiter de ces dernières heures. " Les égoïstes! Je tenais à peine debout, tellement j'étais épuisée. Remus, lui, ne semblait pas plus fatigué que d'habitude. Seule ses cernes un peu plus importantes le trahissaient. Il devait avoir l'habitude de veiller tard, après tout, c'était un maraudeur!

- Enfin No, ma chère, ne fais pas cette tête là! Je sais que nous allons te manquer, mais on dirait que tu te rends à un enterrement! s'exclama Sirius.

Je lui lançais un regard noir, tout en poussant un grognement. Et il sourit, le bougre! C'est à son enterrement que je vais me rendre, bientôt, si il continue. Peter, derrière lui, me fit un petit sourire compatissant. Il n'avait pas tenu le coup, hier soir, et s'était vite endormi, malgré le bruit causé par Sirius et James.

Lorsque le magicobus arriva, Sirius délaissa ses bagages pour venir m'étreindre. Automatiquement, je me mis sur la pointe des pieds pour le serrer à mon tour. Il faisait trois bonnes têtes en plus que moi, et était plié en deux pour me prendre dans ses bras. Mais cela ne semblait pas le déranger, et honnêtement, j'en étais ravie. Il déposa un baiser sur mon front, avant de me lâcher. James se contenta de déposer un rapide baiser sur ma joue, tout en serrant délicatement mon épaule, tandis que Peter me faisait un signe de la main. Ils saluèrent vite leur Lunard, avant de monter dans le magicobus. Ils allaient me manquer, quand même. Les bêtises des maraudeurs n'allaient reprendre qu'en septembre. Ca semblait dans tellement longtemps, septembre, que je du retenir un soupir. Heureusement que Remus était encore là.

Je me retournais d'ailleurs vers ce dernier, mais n'eu même pas le temps de commencer ma phrase, car je ne pus retenir un bâillement. Il semblait amusé, et posa une main sur mon bras.

- Dis-moi, tu ne comptes pas t'endormir maintenant?

- Bien sur que si, j'ai toujours voulu tester les marches de Poudlard comme oreillers. grimaçais-je.

- Elles ne sont pas si confortables qu'elles en ont l'air, tu sais. Expérience de maraudeur.

- Je fais confiance à ton expérience alors.

Ma phrase fut ponctuée par un nouveau bâillement. Impossible de les retenir.

- Rejoignons la salle commune, avant que tu ne t'endormes debout.

- Tu serais obligé de me porter, dans ce cas-là, pauvre de toi. me moquais-je, marchant tout de même à côté de lui.

- Tu ne me crois pas capable de porter le poids plume que tu es? s'offusqua-t-il.

- Je ne te crois pas capable de grand chose, mon petit Lupin. rétorquais-je, dans un sourire farouche.

Je continuais alors à avancer, tandis que Remus s'était subitement arrêté, surement vexé. Son orgueil de mâle allait s'en remettre. C'est alors que je sentis un bras passer sous mes jambes, et un autre dans mon dos, qui me soulevèrent du sol. Je ne pus retenir un cri de surprise, mais également de rage. Le traître, il m'avait attaqué dans le dos! Je tapais de mes points sur son torse et faisais battre mes jambes dans le vide pour qu'il me lâche, en vain. Il était solide, dis donc! Si les gestes ne fonctionnent pas, peut-être que la parole y arriverait. On ne sait jamais.

- Lupin, si tu ne me déposes pas IMMEDIATEMENT, je te promets que l'année qui va suivre sera un calvaire, pour toi. tentais-je.

- Tes menaces n'ont aucun effet sur moi, petite Miller. Dois-je te rappeler que je suis un maraudeur?

Je me renfrognai, et décidai de ne plus rien répondre. Il m'avait eu, et facilement en plus. Je croisais donc les bras, préparant ma vengeance, tandis qu'il me transportait jusqu'à notre salle commune, devant les regards surpris du peu d'élèves présents. Il ne me lâcha que lorsque nous arrivâmes devant un fauteuil, près de la cheminée. Même devant le tableau de la Grosse Dame, il refusait de m'écouter alors que je le suppliais de me libérer.

Je m'assis donc dans un fauteuil, ne le lâchant pas du regard. Que je voulais noir, d'ailleurs. Lui, se contentait de me sourire. Ce sourire agaçant. Un sourire moqueur, et sage à la fois. Un sourire de maraudeur. Je lui tirai la langue, ce qui élargit son sourire. Inutile et puérile, je sais, mais c'était une pulsion incontrôlable. Il s'assit en face de moi, soutenant mon regard.

- Je suis sûr que Sirius adore te voir dans cet état.

Instantanément, mon visage s'adoucit. C'est vrai qu'il adore ça, me mettre hors de moi. Truc de maraudeur, encore.

- Mais moi, je te préfère calme.

De nouveau, je fronce les sourcils. Mais plutôt en signe d'incompréhension. Sa phrase n'est pourtant pas bien compliquée, mais c'est la façon dont il l'a prononcé qui m'interpelle. Son timbre est grave mais agréable. J'aime bien l'écouter parler. Pour sa voix, mais aussi pour ce qu'il dit. Contrairement à ses amis, il a des conversations intelligentes. Bien que je ne doute pas de l'intelligence de Sirius, vu ses résultats scolaires, ses sujets de conversation laissent à désirer.

Une porte claque depuis les dortoirs, et des bruits de pas se font entendre dans les escaliers. Qui peut bien faire autant de bruit? Automatiquement, Remus et moi tournons la tête pour voir la source de ce bruit. Pas assez vite apparemment, car sans que je n'y comprenne quelque chose, une touffe de cheveux blond platine se jette sur moi, en sanglotant. Après quelques secondes de surprise et de réflexion, je reconnais alors Lorrie, la Gryffondor pas beaucoup plus grande que moi, qui était à ma fête d'anniversaire. Elle se trouvait à présent dans mes bras, en pleur, à geindre des paroles incompréhensibles. Heureusement qu'elle était assez fine, mes petites jambes n'auraient pas supporter un plus gros poids.

- Lorrie, je… Ecoute, je ne peux pas t'aider si je ne comprends pas ce que tu dis.

- C'est Josh! Il… Il m'a brisé le coeur.

Et après cet effort intense pour parler calmement - ou du moins, de façon compréhensible - elle se remet à pleurnicher contre mon épaule. Josh? C'est vrai que je la soupçonnais de vouloir mettre le grappin dessus. Mais à vrai dire, je ne pensais pas qu'il pouvait refuser, ou faire quoi que ce soit qui fasse pleurer Lorrie. Car après tout, c'était une jolie fille. Des cheveux d'un blond presque blanc, deux grands yeux bleus, pas de boutons typique de l'adolescence et une taille parfaite. À peu près le type de fille de tous les garçons de Poudlard. Je tapote doucement son dos, maladroite. Je n'ai jamais été très douée, pour consoler les gens. Du moins, ceux que je ne connaissais pas beaucoup. Je jette un coup d'oeil à Remus, qui se retient de rire en m'observant. Je le soupçonne d'ailleurs d'éclater de rire dans moins d'une minute. Il articule silencieusement un " bonne chance " avant de se lever de son fauteuil pour le diriger vers les escaliers qui mènent aux dortoirs des garçons. Le lâche, il ne va pas s'en sortir comme ça.

- Oh, ma pauvre. Raconte-nous ce qu'il s'est passé, d'accord? On t'écoutera attentivement. Hein Remus?

L'intéressé, qui se trouvait au pied des escaliers, se retourna, en affichant un sourire crispé. Je lui lançais un regard moqueur. Si près du but, hein… Bien fait! On ne m'abandonne pas si facilement. J'étais presque sûre qu'il me le ferait payer plus tard. Non, j'en étais persuadée! Mais en attendant, je savourais l'instant.

- Non, tu sais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Lorrie souhaite sûrement parler à une fille. tenta-t-il.

- Oh Remus, tout le monde sait que tu es la voix de la raison! Aller, viens.

Je tapotais innocemment les cousins qui se trouvaient sur le fauteuil d'à côté. Avec beaucoup de mal, je dois l'avouer. Mes petits bras ne m'aidant pas, ainsi que la distance du fauteuil et le fait que Lorrie soit encore sur mes genoux, j'eu un peu de mal. Malgré tout, j'envoyais à Remus mon plus beaucoup sourire, espérant qu'il n'ait pas vu mes petites difficultés. Il vient s'asseoir à contre-coeur sur le fauteuil qui se trouvait à ma gauche. Ravie, je lui souriais toujours, tandis que lui tirait une tête d'enterrement. Lequel semblait le plus désespéré? Remus ou Lorrie? J'hésite. Doucement, je tapotais le dos de la jeune fille qui, visiblement, n'avait même pas remarqué notre petite scène, et continuait de sangloter. Quelle pleurnicheuse, quand même. Même à la mort de mon chat, quand j'avais huit ans, je n'avais pas pleuré autant.

- Tu nous racontes? lui dis-je gentiment, malgré tout.

- Josh, il… Il… Il ne m'aime paaaaas. pleurnicha-t-elle.

- Développe. soupira Remus.

Je lui lançais un regard noir. On n'était pas à un interrogatoire, non plus! Ce n'était pas une façon de parler à une jeune fille qui semblait avoir un chagrin d'amour. Néanmoins, le voir aussi désespéré me fit sourire. Mais je me dépêchais vite de cacher ce sourire avant que Lorrie ne s'en aperçoive et ne se vexe.

- Il a dit qu'il ne voulait pas de relation. Même secrète!

- Tu voulais une relation… secrète avec lui? demandais-je, en essayant de ne pas me moquer.

- J'aurai préféré que ça se sache, mais bon… Il est tellement mignon. dit-elle, les yeux pétillants.

- Oh, tu sais, il y a beaucoup d'autres garçons mignons, à Poudlard. Et certains ne demandent qu'à sortir avec toi.

- Ah oui?

- Je t'assure.

Elle jeta un coup d'oeil en coin à Remus, qui s'était totalement désintéressé de la conversation et semblait être sur le point de s'endormir. Elle reporta ensuite son attention sur moi, avant de murmurer.

- C'est vrai que Remus est plutôt mignon.

Elle ne perd pas de temps, elle! Je lui souriais quelque peu, et cela suffit à la faire sourire également. Elle se leva et passa fièrement devant Remus, un sourire éclatant aux lèvres, avant de se diriger vers les dortoirs des filles. Surement pour appliquer une nouvelle coucher de maquillage, afin que Remus succombe à son charme.

J'étouffais un rire. Remus et Lorrie? Pauvre petit Remus, qui allait devoir se coltiner la blonde, sans arrêt. D'ailleurs, le maraudeur se leva une fois que cette dernière fut partie. Tout d'un coup, il semblait beaucoup plus énergique. Tandis que moi, la fatigue que j'avais presque oubliée revint en force.


Pour la première fois depuis une semaine, j'étais seule en compagnie de Remus, dans la Grande Salle, pour souper. L'absence des autres maraudeurs se faisaient ressentir. Alors que je me servais une nouvelle fois de jus de citrouille, un Serpentard débarqua en hurlant. Idiot, à cause de lui je venais de sursauter et de renverser du jus de citrouille sur Remus. Je me retournais pour lancer un regard noir à cet abruti de Serpentard, avant de m'excuser auprès de Remus. Il sourit en disant que ce n'était rien, et fit disparaître la tâche qui se formait sur son pull, d'un coup de baguette. Notre attention se reporta sur le vert et argent, qui ne s'était toujours pas arrêté de crier.

- Qu'est-ce qu'il se passe?

C'était Tom, s'étant levé de sa table bleu et argent, qui essayait de raisonner le Serpentard déchaîné. Ce dernier lui lança d'ailleurs un regard mauvais, comme si cela le dérangeait que quelqu'un essaye enfin de le calmer.

- Ce qu'il se passe, c'est que ces idiots de maraudeurs ont encore décidé de faire une de leur blague puéril et absolument pas drôle, dans notre Salle Commune! cracha-t-il.

- Evite de porter des accusations à tort, McNally et calme-toi…

- Me calmer? Je me calmerai seulement quand ces abrutis de maraudeurs n'auront eu que ce qu'ils méritent! Où sont-ils?

- Il aura bien du mal à les trouver, le pauvre, étant donné qu'ils ont quitté Poudlard ce matin. dis-je assez haut pour que le Serpentard m'entende.

J'avais parlé sur un ton neutre, comme si je m'adressais à Remus, avant de boire mon verre de jus de citrouille que j'avais finalement rempli. Ce dernier m'adressa d'ailleurs un regard paniqué, comme si j'avais commis une erreur. Qu'est-ce que j'avais fait? Provoqué un Serpentard n'est pas si grave que ça, enfin, si on peut appeler ça provoquer… Merde. Je venais de comprendre mon erreur. Remus est un maraudeur! Et le McNally en question, m'ayant entendu, s'était surement retourné pour me regarder et avait remarqué Remus. Un cri balaya mes craintes.

- Lupin! Tu vas me le payer!

McNally se rapprocha de la table des Gryffondor à grandes enjambées. Merde, ma baguette! Je l'avais laissée aux dortoirs. Je jetais un regard paniqué à Remus qui hocha la tête, signe que lui, avait sa baguette. Je murmurais un " Cours! " avant de me lever, imité par Remus, et de quitter la Grande Salle le plus vite possible. Au passage, j'emportais un bout de pain avec moi. Nous n'avions pas vraiment eu le temps de manger à cause de cet idiot, et je ne voulais pas mourir de faim. J'essayais tant bien que mal de suivre Remus qui, étant beaucoup plus grand que moi, courait très vite. Trop vite pour moi et mes petites jambes, d'ailleurs. Sentant surement que j'avais du mal à tenir le rythme, le grand maraudeur s'arrêta et nous fit rentrer dans une salle de classe vide. Il n'eut aucun mal à reprendre son souffle, tandis que moi, je devais m'asseoir pour reprendre une respiration plus ou moins normal.

- Ces idiots! Si je les revois, je vais les massacrer, les tuer, les écorcher vif, leur arracher leurs ongles un par un, lentement, et après…

- Je comprends ta haine. me coupa Remus. Mais ce bout de pain ne t'a rien fait.

Je regardais le morceau de pain - ou plutôt ce qu'il en restait - que je tenais toujours dans la main. Et ce n'est rien, comparé à ce que je ferai subir à ces trois abrutis de maraudeurs!