Et voilà, on se retrouve pour la fin de cette fanfiction !

J'espère qu'elle vous aura plu et sur ce je vous souhaite une très bonne lecture !


Chapitre X – La Tour de l'Horloge

L'orphelinat Granite avait toujours été l'un des orphelinats les plus réputés de toute la Norvège. Chaque enfant abandonné, délaissé ou orphelin recevait une nouvelle chance de s'en sortir. La directrice de l'orphelinat ; Madame Lancaster, était l'une des femmes les plus appréciées de tout le Romsdal. Elle s'occupait de chaque enfant comme si c'était les siens. L'orphelinat recevait de nombreux prix de paix, ainsi que de nombreux dons qui permettaient à chaque enfant de suivre une scolarité normale.

Un soir d'hiver, une femme arriva dans l'orphelinat, portant un bébé dans ses bras. Elle toqua de nombreuses fois à la porte et la directrice l'ouvrit, vêtue de son pyjama car elle venait de se lever. Madame Lancaster invita la femme à entrer dans l'orphelinat. Celle-ci pleurait sans arrêt et rien ne put lui remonter le moral. La mère était fatiguée et ne mangeait à plus, cela se voyait. Elle avait la peau sur les os, le visage amincis et de grandes cernes qui descendaient jusqu'au nez ; elle n'était plus qu'un cadavre, une mort-vivante. Puis, elle s'écroula par terre, tenant toujours son bébé dans les bras. Madame Lancaster eut le reflex d'attraper le bambin avant qu'il n'atteigne le sol. La mère, quant à elle, était à deux doigts de la mort.

- S'il vous plait... Prenez la... Son nom est Jennifer... Dîtes lui que son père a disparu et que sa mère n'a jamais pu surmonter sa disparition...

La mère décéda dans les minutes qui suivirent. Jennifer, quant à elle, grandit dans l'orphelinat Granite, dans un excellent confort. Elle suivait de nombreux cours dans le collège situé juste à côté de l'orphelinat et faisait de nombreux voyages accompagnée de ses amies et de tout les orphelins. Mais quelque chose manquait dans la vie de Jennifer ; c'était une famille. Madame Lancaster lui avait raconté son histoire un beau jour, dans son bureau. Elle offrit un café à Jennifer pour surmonter le choc, celle-ci s'étant mise à pleurer.

À l'age de quatorze ans, Jennifer avait perdu tout espoir de se faire adopter. Qui voudrait adopter un enfant déjà adolescent ? Personne. Elle s'était fait peu d'amis à l'orphelinat, préférant la solitude. Jennifer était déjà une solitaire. Un autre jour d'hiver, Jennifer fit la connaissance d'une professeur du collège. Elle s'appelait Mary Barrows est vivait pas très loin d'ici, dans une maison célèbre pour son immense tour de l'horloge. Mary Barrows était connue de tout le comté pour son incroyable beauté. Elle était blonde, était toujours habillée d'une façon très sophistiquée, mais elle était connue aussi pour sa solitude avec son mari. Jamais elle n'avait eu d'enfant, étant apparemment stérile.

Dans la salle de classe, Mary avait un sourire chaleureux. Elle demanda à Jennifer si elle vivait bien dans l'orphelinat Granite et Jennifer lui acquiesça. Le lendemain, Jennifer était à la bibliothèque et fut convoquée par la directrice. Dans son bureau, il y avait Lotte, une de ses amies de l'orphelinat, et Laura et Anne, deux filles dont elle n'avait jamais adressée la parole qui étaient également orphelines. Et puis, il y avait Mary.

- Jennifer, je te présente Mary Barrows mais je crois que vous vous connaissez déjà, n'est-ce pas ? Son mari, Monsieur Barrows, et elle souhaitent entamer une procédure d'adoption avec toi, Lotte, Laura et Anne. Qu'en penses-tu ?

Mary avait toujours son sourire chaleureux. Comment Jennifer pouvait-elle refuser cette offre ? Depuis toujours, elle avait rêvé d'avoir un foyer, d'avoir une vraie famille. À présent, elle avait l'occasion d'en avoir une pour la première fois de toute son enfance. Elle accepta sans hésiter sans se douter du cauchemar qui l'attendrait, sans se douter que Mary avait à présent qu'une seule obsession ; la tuer.

Elle tenait toujours fermement le bras de Mary. Le couteau était au dessus d'elle. Si elle lâchait, celui-ci allait se rabattre droit vers son coeur et elle en mourrait. Elle en était sûre. Lotte, Laura et Anne, elles aussi révaient sûrement d'une famille chaleureuse et aimante. À présent, elles n'étaient plus de ce monde. Comme Jennifer dans peu de temps à présent. Elle sentait déjà ses bras presque lâcher. C'était la fin, la fin d'un espoir de survie, la fin d'un espoir de connaître un monde meilleur.

Non, Laura, Anne et Lotte n'étaient pas mortes en vain. Il fallait qu'elle résiste pour elles, il fallait qu'elle survive pour elle. Elles étaient mortes de la main de Mary et de son fils démoniaque. Il n'était pas question pour Jennifer de mourir, il fallait qu'elle reste en vie, pour elles.

Jennifer sentit son sang et se muscle se développaient et montaient le long de ses bras, comme si les fantômes de ses défuntes amies étaient avec elles pour la soutenir. Oui, elles étaient là. Elle ne les voyait pas mais elle les sentait, leur odeur. Le couteau était à présent à quelques centimètres de sa poitrine, c'était maintenant où jamais. Elle repoussa le bras de Mary avec une force incroyable. Mary, dû au choc, tomba en arrière, le couteau toujours en main.

Jennifer, sans réfléchir, se mit à courir vers la porte blanche, en face de l'échelle. C'était maintenant ou jamais. Alors qu'elle avait ouvert la porte, Mary s'était relevée et était en pleine furie. Jennifer venait d'encore lui échapper, Mary se mettait à présent à courir.

Jennifer arriva dans un couloir en pierre dont de larges arcades menait à un grand balcon en pierre. Dehors, il pleuvait mais on pouvait voir au loin le soleil se levait derrière les hautes montagnes du paysage. Mary courrait toujours mais avec beaucoup de difficulté, celle-ci avait de hauts talons et était toujours sous le choc de la force de Jennifer.

- Viens là Jennifer... Ne t'inquiète pas, tu ne vas pas souffrir, disait-elle.

Jennifer sortit du petit couloir par l'une des arcades et sentit les gouttes de pluie tomber le long de ses cheveux et de son visage. Ses cheveux étaient à présent trempés et ses vêtements avaient pris beaucoup plus de poids à cause de l'eau. Elle ne voyait plus grande chose également à cause de cette satanée averse. Elle vit au fond du balcon une échelle qui menait à la fameuse tour de l'horloge. Elle fonctionnait à présent. Jennifer se mit à courir vers l'échelle avec toujours Mary à ses trousses. Elle s'agrippa à l'une des barres métalliques et les grimpa avec une vitesse fulgurante.

Mary fit de même, ayant ranger son couteau dans sa blouse blanche. Elle était trempée elle aussi mais avait toujours le visage aussi démoniaque. Que se passerait-il lorsqu'elles arriveraient toutes les deux en haut ? Jennifer la pousserait et, vue la hauteur de la tour, Mary allait en mourir. Oui, Jennifer avait enfin l'occasion de la tuer.

Sauf que Mary l'avait rattrapée. Elle était à présent juste en dessous d'elle, accrochée à l'échelle. Mary empoigna le pied de Jennifer et le tira de toutes ses forces en arrière. Jennifer, surprise, crut tout d'abord qu'elle allait tomber mais s'agrippa fermement à l'échelle. Elle essayait par tout les moyens de ramener son pied sur la barre de l'échelle. Elle perdait l'équilibre et si elle ne réagissait pas le plus rapidement possible, elle tomberait à la place de Mary.

Non, elle en avait assez à présent. Pris d'un excès de colère, elle laissa Mary tirer son pied vers elle avant de donner un violent coup de pied sur le visage de la femme. Mary fut surprise et bascula en arrière en attrapant le pied de Jennifer avec ses deux mains. Jennifer dégagea sa jambe en arrière. Mary pendait à présent dans le vide tandis que Jennifer sentit tout le poids de l'horrible femme au niveau de son pied.

Elle asséna un dernier coup au niveau du visage de Mary mais rien n'y faisait, Mary ne céda pas. Jennifer allait lâcher à présent mais Mary y passerait également, c'était le bon côté. Mary avait abandonné l'idée de ne pas mourir, à présent, tout ce qu'elle voulait, c'était que Jennifer meurt au point d'en laisser sa vie.

Jennifer fit cependant de grands gestes de son pied et vit Mary se balançait. Elle voyait son soulier se dégager de son pied. Mary était accroché à celui-ci, si Jennifer continuait ainsi, Mary allait enfin lâcher. Elle ne put s'empêcher de lâcher un sourire. À présent, Mary était sûre d'être cuite. Elle continua ainsi pendant de longues secondes avant que la chaussure de Jennifer se détache et s'apprête à tomber. Elle amena une dernière fois son pied au niveau du visage de Mary et sa chaussure tomba, en même temps que Mary.

Mary tomba dans le vide, les bras en croix et CRAC ! Son corps percuta violemment le sol et Mary mourut sur le coup.

Jennifer remit son pied sur la barre de l'échelle et tourna sa tête vers ce qu'il restait du corps de Mary. On aurait pu penser que le filet de sang qui se dégageait de ses lèvres était dut aux rouges à lèvres rouges qu'elle portait, mais non, ce n'était pas le cas. Mary était enfin morte, après avoir tué de nombreuses personnes tout au long de sa terrifiante vie.

Jennifer, assez d'avoir à contempler le cadavre d'une meurtrière, monta tout en haut de la tour de l'horloge et puis se retourna en direction du paysage. Ses vêtements étaient sales, déchirés, ses chaussures étaient abîmés. Plusieurs tâches de crasses parcouraient son visage et son entaille s'était remise à saigner. Ses cheveux étaient trempés à présent. Jennifer avait des courbatures partout, comme si elle revenait d'un dur combat. Mais ce qui l'importait plus c'est qu'elle était en vie.

Oui, enfin. Jennifer était à présent en sécurité face à ce beau paysage qui se montrait enfin. Cela semblait des années qu'elle n'avait pas vu la lumière du jour et lorsque le soleil apparu en haut des montagnes, ce fut comme une libération. Tout s'éclaira dans ce magnifique tableau ; les forêts, les prairies et le doux visage de Jennifer. La pluie s'était dissipée et Jennifer s'assit contre le rebord de la tour. Elle entendait parfois les aiguilles bouger.

Voilà ce qui l'avait attendu après ce cauchemar, voilà ce qu'était la surprise ; c'était la nature qui se réveillait comme pour célébrer sa victoire face à Mary, Bobby et Dan Barrows, pour célébrer sa victoire face à l'horrible manoir. Certes, elle n'était pas encore sortit du manoir mais à présent elle était en sécurité.

DING ! Six coups de l'horloge signifièrent qu'il était six heures du matin à présent. Jennifer, même si elle se sentait fatiguée, abîmée et meurtris, du haut de la tour de l'horloge elle se sentait vivante comme elle ne l'avait jamais été.


Voilà, c'est la fin de cette fanfiction, j'espère qu'elle vous aura plus. Quelques anecdotes d'écriture :

- J'aime beaucoup les fins de romans où on fait un saut dans le temps avant de nous remettre dans le présent, fin je trouve que c'est une bonne idée. On va de la situation initiale sans passer par les rebondissements en allant directement au dénouement. J'aime vraiment beaucoup.

- Sachez tout de même que l'histoire n'est pas finie... ;)

- Et oui, il y aura sûrement d'autres chapitres :D

- Ça m'a toujours fait peur l'idée d'être poursuivit par quelqu'un qui courrait. Je trouve ça vraiment vraiment horrible. J'imagine dans Scream avec Ghostface qui me poursuit en courant, bref horrible.

- D'ailleurs ce film m'a traumatisé.

- Mary est morte comme son fils ; quelle ironie du sort.

- Petit spoiler pour la suite : Mary avait un frère, je vous en dis pas plus.

- Voilà enfin une scène de cul.

- Quoi vous n'avez vu ?

- Mais c'est bien sûr Jennifer x Nature.

- Enfin c'est surtout une relation sexuelle imagée ; cette relation la nourrit, lui fait du bien. J'aime les moments intimes qui sont beaux et qui ne sont pas là pour être vulgaire ni violent.

- Même si j'me suis marré sur quelques fanfictions où les scènes de sexe étaient BDSM

- J'aime l'idée d'une renaissance face à la nature, je trouve ça beau. La nature ne nous veut pas du mal, c'est nous les Hommes qui voyons le mal partout.

- Bref c'est mon côté écologique qui ressort.

J'espère que cette fin vous aura plu, on se retrouve bientôt pour la suite, peut-être dans 4 mois et pourquoi pas laissez des..

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