Blabla de début de chapitre : *toussote et entre timidement* Hum… hello ?
Vous avez tout à fait le droit de me jeter des rochers à la tronche pour ce monstrueux retard. Quatre mois, si j'ai bien compté ? Ouais, ça doit faire à peu près ça.
J'ai énormément de mal avec cette fic, je dois l'avouer. J'avais écrit 400 mots en quatre mois, et là je viens d'écrire tout le reste en une soirée. J'avoue que j'en suis pas peu fière. Avec un peu de chance le reste va suivre tout seul, surtout qu'il ne reste pas une masse de chapitres.
En tout cas, croyez-le bien, je suis vraiment désolée. T^T Je vais essayer de pas trop haïr cette fic pour tout le mal qu'elle me donne, et je vais faire de mon mieux pour qu'un tel retard ne se reproduise plus. Pardonnez-moi, s'il vous plaît, et je vous ferai un gros câlin. TwT Non, ça marche pas ? Euuuuh eh bien… je vous donnerai des cookies, alors ?
En tout cas, ce chapitre est relativement plus long que les précédents, et je visualise assez précisément ce qui se passera dans le prochain. Je suppose que son écriture devrait bien se dérouler, donc, mais sait-on jamais. u_u
Bref, bonne lecture, et merci de me suivre encore après tout ce temps ! ;w;
Personnages : Arthur Kirkland/Angleterre | Cymru Kirkland/Pays de Galles | Gilbert Beilschmidt/Prusse | Francis Bonnefoy/France | Julien, harceleur de son état
Arthur regarda son frère ouvrir la fenêtre de leur chambre d'internat en haussant un sourcil. Il faisait frais, donc il n'y avait aucune raison qu'il l'ouvre pour aérer.
-Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il en abandonnant brièvement son devoir maison de SVT.
-Je fais le mur. J'ai quelqu'un à aller voir, répondit laconiquement Cymru.
Un sourire entendu se profila sur les lèvres d'Arthur et le brun haussa un sourcil étonné.
-Quoi ? C'est quoi ce sourire ?
-Tu as rendez-vous, hein ? demanda son cadet avec un sourire encore plus grand.
Cymru leva alors les yeux au ciel en secouant la tête.
-Non, pas un rendez-vous amoureux... ça ne m'intéresse pas, ce genre de choses... juste quelqu'un de l'autre internat.
Arthur soupira en faisant un demi-sourire. Il ne doutait cependant pas de la sincérité de son aîné, et lui fit un petit signe de la main, sans manifester sa surprise. Le brun n'avait pas énormément d'amis et c'était la première fois qu'il allait voir quelqu'un dans l'autre internat de la ville. Qu'il ne devait pas connaître puisqu'il n'avait pas donné le nom. Il avait dû rencontrer quelqu'un dans sa classe à qui il ne parlait pas auparavant...
Cymru descendit donc jusqu'au sol, et, s'enveloppant bien dans son manteau, se dirigea vers le second internat, à trois rues du lycée. Il fallait avant tout traverser ce dernier, ce qu'il fit en pestant silencieusement. Ce qu'il pouvait faire froid, ces derniers temps... et l'hiver n'était même pas encore arrivé... il aurait, dans l'idéal, préféré rester dans son lit à regarder des animes sur son ordinateur, mais son devoir de grand frère l'appelait. Il marcha donc quelques minutes, afin d'atteindre l'internat. Lorsque ce fut fait, il entra dans le hall de l'internat, puis sortit son portable pour vérifier sur un mémo le numéro de la chambre qu'il cherchait. Puis, il monta au deuxième étage et alla frapper quelques coups à la porte. Mains dans les poches, il attendit nonchalamment que l'on vienne lui ouvrir. La porte s'ouvrit sur Francis. Il le regarda d'un air particulièrement surpris, ne s'attendant pas à voir l'un des frères Kirkland devant sa porte de chambre.
Enfin, il lui sourit, l'appréciant. Cymru, bien que son humeur et le but de sa visite ne s'y prêtaient pas, lui rendit son sourire.
-Je peux faire quelque chose pour toi ? questionna le blond.
-Eh bien… si Gilbert est là… je dois lui parler.
Les sourcils du français se haussèrent sur son visage. Certes, Cymru s'entendaient plus mal avec Antonio à cause de leur incompatibilité de caractères, mais Gilbert et lui n'étaient pas particulièrement en excellents termes pour autant. Les quatre frères anglais avaient pour habitude de dire tous les quatre que les deux meilleurs amis de Francis étaient extrêmement pénibles.
-D'accord… Gil ? C'est pour toi !
Gilbert, qui était en train de jouer sur sa console portable, se leva en ébouriffant ses cheveux, et rejoignit le blond. Un air perplexe s'afficha sur son visage lorsqu'il reconnut le visiteur. Francis se recula pour le laisser faire face à au brun, sans omettre un regard d'avertissement qui signifiait clairement « s'il se passe quelque chose de grave, tu as intérêt à me le dire ».
L'ignorant, Cymru ficha ses yeux d'émeraude dans ceux, écarlates, de l'allemand.
-On peut aller en bas ? Je dois te parler… en privé.
Gilbert acquiesça, trop surpris pour répondre ou protester, et suivit l'autre adolescent dans les couloirs, puis les escaliers. Ils s'arrêtèrent dans le hall de l'internat.
-Bon, alors, qu'est-ce que tu m'veux ? questionna Gilbert.
-C'est à propos de mon petit frère, répondit Cymru. Je ne veux pas inquiéter Francis alors je te le demande à toi… je sais que tu es une commère et que tu connais à peu près tout le monde au lycée. Est-ce que tu as remarqué quelque chose d'inhabituel en rapport avec Arthur ? Ou juste… entendu ?
Gilbert haussa les sourcils et resta silencieux quelques instants. La mine très sérieuse et la lueur inquiète dans les yeux verts le dissuadaient de plaisanter ou de l'envoyer paître.
-Je crois pas, nan… enfin, j'ai bien remarqué qu'Arthur était pas bien ces derniers temps, mais je crois que ça saute aux yeux, ça. Mais nan, j'ai rien vu, rien entendu. Désolé, mec.
Cymru poussa un long soupir, et posa une main sur son visage, ses sourcils s'arquant dans une expression un peu désespérée. Il ne savait que faire. Il était resté avec Arthur tout le temps qu'il pouvait durant la semaine qui s'était écoulée. Bien sûr, il ne pouvait pas toujours être là. Il avait des cours, dont une option, qui ne correspondaient pas toujours à l'emploi du temps de son cadet. Arthur avait des amis, aussi, et parfois il était juste impossible de le trouver dans l'établissement. Il n'avait rien remarqué de spécial. Hélas. Cela le minait de plus en plus.
Gilbert perçut son inquiétude et s'avança vers lui. Lui-même avait un petit frère et il savait que s'il avait des problèmes, il ferait n'importe quoi pour les arranger.
-Hey… si ça a l'air si grave que ça, j'peux peut-être t'aider…
Cymru releva la tête vers lui, légèrement surpris. Il se mordit la lèvres tout en regardant sur le côté, hésitant, avant de hocher la tête.
-C'est pas de refus… souffla-t-il. Il va vraiment pas bien… mais on ne sait pas pourquoi. Il n'a rien dit à personne… absolument personne. Il nie tout. Il ne dort plus des masses, du coup il est très fatigué. Il mange peu, il s'isole beaucoup à la maison… ses notes baissent pas mal… il vole du tabac à Al aussi, donc je suppose qu'il a plus d'argent… je… je sais plus quoi faire…
D'un coup, Cymru, qui arrivait toujours à garder son sang-froid et son impassibilité, semblait bien plus faible et abattu. Gilbert posa une main sur son épaule, touché par son attitude. Le brun était vraiment un grand frère aimant et intentionné, aucun doute là-dessus.
-Bon… très sincèrement, je pense à deux trucs, fit-il calmement.
Cymru se redressa pour le regarder droit dans les yeux, en attente de la suite.
-Soit il vent des trucs pas nets et il doit de la thune à des gens pas très sympas, soit il en consomme… ou soit il se fait emmerder par des gars plus forts que lui pour une autre raison.
Cymru écarquilla les yeux.
-Oh non… j'espère qu'il ne consomme rien… en plus ça expliquerait tout… gémit-il. Et encore moins qu'il vend… s'il se fait emmerder, il suffit qu'Al aille voir le ou les gars, mais si c'est une histoire de drogues…
-C'est juste une hypothèse, rien ne dit que c'est ça ! le raisonna l'albinos.
-Elle est quand même très probable, vu les « symptômes » d'Arty ! s'affola le brun. Parce que… oui, il pourrait se faire emmerder, mais quand même… des mecs peuvent pas être discrets à ce point… et il n'est pas du genre à se laisser faire, en plus !
Si Arthur avait fait son coming-out, il y aurait pu avoir cette possibilité, mais Cymru ne voyait pas comment des gens totalement extérieurs à leur famille ou à ses amis auraient pu connaître son homosexualité.
De plus, il savait également que la plupart des fumeurs touchaient au moins une fois à des substances un peu moins légales que la cigarette. Il baissa la tête pour contempler le sol, soudainement abattu.
Et si son petit frère se droguait vraiment ? Quelle que soit la vérité derrière tout cela, Cymru se sentait atrocement coupable de ne rien voir, de ne pas réussir à savoir et deviner. Si ça se trouve, tout était juste devant son nez…
-Je vais surveiller ton frangin, okay ? soupira Gilbert. Je vais être attentif et je vais même le suivre, tiens. J'aimerais qu'on fasse pareil si le mien avait de sérieux problèmes, donc bon… file-moi ton numéro. Si j'en apprends plus, je te préviendrai directement. Même s'il me fait promettre de rien dire ou quoi que ce soit.
Cymru acquiesça sans rien dire, et lui donna son numéro, son regard plein de gratitude.
-Pas un mot à Francis, hein ? finit par dire le brun. Il va essayer de forcer Arthur à avouer, et ça, c'est quelque chose qui ne fonctionnera pas, au contraire. Ça le braquera encore plus et il se méfiera…
-T'inquiète. Je sais bien qu'il va se mettre à sauter partout s'il sait tout ce que tu m'as dit ! sourit Gilbert.
-En plus, Arty risquerait de s'éloigner encore de lui… et passer du temps avec Francis lui fait vraiment du bien. S'il n'avait plus ça, ça pourrait bien devenir pire encore…
Sur cette note à la fois pessimiste mais néanmoins porteuse d'espoir que Cymru laissa l'albinos remonter dans sa chambre, tandis que lui-même reprenait le chemin de son internat. Faute de savoir ce qui n'allait pas pour Arthur, il allait cajoler son petit frère, oh que oui !
Le brun finit par remonter dans la chambre. Arthur lisait sur le lit de son aîné, ce qui toucha un peu ce dernier. Il s'allongea à côté de lui, passa un bras autour de ses épaules et se mit à lire le roman en question. Un roman policier, sans grande surprise. Le plus âgé sourit, rassuré de voir que certaines choses ne changeaient pas. Sans cesser de lire, Arthur laissa sa tête se poser sur l'épaule de son frère.
-Ce que tu voulais faire, ça a été ? demanda le blond.
-Oui, oui, mentit Cymru.
Pas que ce soit mal passé, en fait, mais sa discussion avec Gilbert lui avait rajouté des craintes supplémentaires. Il se mit à frotter doucement les cheveux de son cadet, qui ferma les yeux sous la caresse affectueuse. Le jeune homme posa son livre sur ses genoux et se laissa aller contre Cymru.
Il en avait grandement besoin, de cet amour fraternel. Il s'isolait volontairement à cause du harcèlement qu'il subissait, mais de ce fait, l'affection de ses trois grands frères lui manquait. Surtout que celui avec qui il vivait tous les jours n'était pas avare pour cela. Cymru était très câlin avec les gens qu'il appréciait et en qui il avait confiance, à savoir ses frères et ses parents. Il avait des amis, mais il n'en était pas proche à ce point-là. Le brun était assez réservé, comme garçon.
-Tu ne lis plus ? demanda ce dernier.
-C'est la crémière qui est la coupable, marmonna son cadet.
Cymru pouffa de rire en lui frottant un peu plus rapidement les cheveux. Il sentait qu'Arthur était en train de s'endormir. Il était déjà en pyjama, d'ailleurs. Il vint alors à l'aîné une étrange envie qu'il n'avait plus eu depuis quelques années, certainement née de sa peur et de son envie de protéger Arthur.
-Est-ce que tu comptes rejoindre ton lit, little bro ? lui demanda-t-il en souriant.
Le blond lui répondit par un marmonnement indistinct. Cymru leva alors les yeux au ciel et se mit lui-même en pyjama après s'être lavé les dents. Puis, il prit le coussin de son frère sur son lit et l'amena sur le sien, et fit glisser la couverture par-dessus Arthur. Ce dernier ouvrit les yeux en sentant l'aîné se glisser à côté de lui.
-C-Cym ? demanda-t-il.
-Puisque monsieur est trop fatigué, on va faire comme quand on était petits, se moqua le concerné. On va dormir ensemble !
Arthur rougit un peu et songea à protester. Seulement, il était tout engourdi de fatigue, et il se sentait bien, là. Il se sentait protégé. Comme si les cauchemars et les insomnies ne pouvaient pas l'approcher, repoussés par l'aura de son grand-frère. Alors, il se laissa retomber quelques années en arrière, se rapprocha de Cymru pour profiter de sa chaleur et de l'aura de réconfort qu'il dégageait, et s'endormit profondément.
Cette nuit-là fut la première nuit paisible qu'il connut depuis que les deux autres garçons avaient commencé à le harceler.
oOoOoOo
Arthur arpentait les couloirs du lycée, de bonne humeur. Il ne s'était pas senti ainsi sans être avec Francis depuis un bon moment. Sa nuit réparatrice, avec son grand-frère, lui avait réellement fait beaucoup beaucoup de bien. De plus, ce jour-là était le jour de la sélection pour les musiciens allant jouer au concert de Noël. Il comptait bien être choisi, et était très motivé. Sa guitare dans son étui, et sa main accrochée à son étui, il venait de sortir de son dernier cours avant ladite sélection. Son instrument était resté dans le bureau du CPE le temps des cours, pour que personne ne le lui vole. Il venait de le récupérer, et se dirigeait donc vers la salle de musique, au deuxième étage. Toujours au rez-de chaussée, il s'apprêtait à tourner à la fin du couloir pour commencer à monter les marches menant à la salle, quand un pied se plaça sur sa trajectoire. Il le vit avant de voir la personne à qui il appartenait, mais paniqua de toute façon en se sentant tomber. Impuissant, il vit la guitare dans son étui faire un vol plané, et tomber au sol dans un fracas. Il se précipita dessus sans prendre le temps de quoi que ce soit d'autre et ouvrit l'étui. Son cœur rata un battement lorsqu'il vit que le manche de sa guitare était cassé au niveau de la tête.
L'adrénaline afflua dans son corps et il se retourna comme une furie vers le coupable. Julien, l'un de ses harceleurs, bien évidemment.
Sauf que là, c'était de sa guitare dont il s'agissait, sa toute première guitare. Et de sa sélection. Sujet sensible, très sensible. La musique, pour Arthur, c'était sacré, l'une de ses plus grandes passions.
La fureur et la colère remplacèrent la peur et il ouvrit la bouche, tendu à l'extrême, prêt à crier, voire à frapper.
-Arthur ?
Interrompu dans son élan, l'anglais se retourna. Gilbert venait de sortir d'une des salles d'étude du rez-de-chaussée, étui de guitare sur son dos. Julien étant caché par un casier, il en profita pour s'éclipser avant que l'albinos ne le voit. Ce dernier contempla la guitare en haussant les sourcils.
-Mais… il s'est passé quoi ?
-Un mec m'a bousculé… marmonna Arthur, furieux et incroyablement frustré. Le manche est cassé… je vais devoir l'apporter à un luthier…
Il poussa un soupir.
-C'est ma préférée…
Gilbert lui lança un regard compréhensif. Lui aussi tenait à sa guitare.
-T'as passé ton audition au moins ?
-Nan, même pas, pesta le blond, son cœur s'accélérant sous l'effet de la panique.
-Bah, c'est pas grave alors, je vais t'prêter la mienne !
Arthur écarquilla les yeux en le dévisageant. Gilbert et lui ne s'entendaient pas particulièrement bien. Certes ils ne se détestaient pas. Ils étaient même plutôt neutres l'un envers l'autre, et ils avaient bu une bière ensemble en Troisième, avec Francis et Cymru. Mais tout de même.
-Mais… tu la passes, toi aussi, l'audition… ça te fait un adversaire en moins si tu me la prêtes pas, ta guitare…
Gilbert leva un sourcil blanc.
-Solidarité… puis ils recrutent deux guitaristes, que je sache. Dont un chanteur si possible. Tu chantes, nan ?
-O-ouais… répondit Arthur, mal assuré.
-Alors le problème est réglé. Bouge toi, on va être en retard !
Incertain quant aux événements venant de se dérouler, le blond suivit tout de même Gilbert. Il lui était reconnaissant de lui apporter son aide. Ils gravirent les deux étages puis entrèrent dans la salle de musique. Un garçon jouait et chantait Eye of the Tiger. Arthur sourit. C'était précisément la chanson qu'il se passait dans sa tête quand il avait besoin de soutien ou qu'il était dans une humeur où il avait envie de vaincre.
Ce qui était le cas ici, mais il préférait se concentrer sur la chanson choisie.
La performance du lycéen n'était pas mauvaise, mais on sentait qu'il ne jouait pas depuis très longtemps. Ses gestes étaient un peu maladroit, et il avait du mal à chanter tout en jouant. Le professeur de musique applaudit tout de même la performance tout en lui donnant des conseils afin qu'il s'améliore. Puis, il posa quelques questions de base à Arthur et Gilbert, les derniers à participer à l'audition.
Gilbert alla se mettre en place tandis que le professeur conseillait un luthier de sa connaissance à Arthur, après avoir examiné le manche cassé de sa guitare. Puis, l'allemand commença sa performance en jouant un morceau de Rammstein. Arthur ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire. Gilbert jouait vraiment bien. Ses doigts volaient sur les cordes et ses gestes étaient précis et techniques. Le professeur lui-même avait un regard appréciateur. L'albinos avait de bonnes chances d'être sélectionné. Arthur allait devoir se surpasser, d'autant plus qu'il n'avait pas fait le choix le plus facile.
Lorsque Gilbert eut fini et que le professeur l'eut applaudi, il alla se désaltérer à l'aide d'une bouteille d'eau, puis tendit son instrument au blond. Ce dernier l'accorda machinalement, et gratta quelques notes avant d'aller se mettre en place.
-Quel morceau as-tu choisi ? demanda le professeur avec un sourire avenant.
-Hotel California des Eagles, répondit Arthur en lui rendant son sourire.
Le professeur ne répondit pas, mais il vit une lueur d'intérêt s'allumer dans son regard. L'adolescent alluma le micro, puis se lança. Durant environ six minutes trente, la célèbre chanson du groupe californien retentit dans la salle de musique. Gilbert l'observait avec un petit sourire, et le professeur l'observait très attentivement, mais Arthur ne le vit pas, tout concentré qu'il était, les yeux fermés.
Il se sentait bien, il se sentait lui, il se sentait à sa place. Ses lèvres s'étirèrent d'elle-même en un sourire heureux lorsque les applaudissements retentirent à la fin de sa prestation.
Il comprit qu'il s'était probablement fait un ami lorsqu'il vit que Gilbert, lui aussi, l'applaudissait.
Francis le faisait se sentir bien, mais la musique aussi lui rendait son âme… tout comme dormir dans le même lit que son grand-frère.
