Chapitre 9 : Plan "Faire couler Christian"
Mon plan "Faire couler Christian" était en marche. J'étais déterminée à l'anéantir. Je voulais le voir s'écrouler devant mes yeux. Il m'avait amenée à ma perte et ce ne serait que lui rendre l'appareil. De toute façon, je n'avais plus rien à perdre. Et puis cela me permettrait de pimenter un peu mon séjour, aussi terne et ennuyeux soit-il, dans ce centre. Je pourrai, ainsi, m'amuser et rire, mais surtout, prendre mon pied !
Au début, je devais tout faire pour le draguer, le mettre dans mon lit. Il fallait qu'il cède à mes avances. Je lui aurai également fait une réputation, essayant même de lui tirer un peu d'argent. Puis, une fois cela obtenu, je m'arrangerai pour qu'il coule. Je voulais le voir me supplier de l'aider. Je voulais le voir m'implorer de le pardonner. Tout serait bon pour détruire ce cher Christian Grey, afin qu'il perde tout. Son entourage, ainsi que ses amis, lui fermeraient leurs portes, il se retrouverait seul et moi, je savourerai ma vengeance.
J'étais dans ma chambre, attendant que l'on vienne me chercher, pour ma petite visite matinale. Dans ce centre, tout était basé ainsi : une visite médicale, le matin, ainsi qu'une en fin d'après-midi. Les prises de médicaments, car nous en avions, c'étaient les infirmiers qui s'en chargeaient. Le reste de la matinée était destiné aux cours, aussi diverses peuvent-ils être. Cela pouvait être de l'informatique, de la couture, cuisine... Tout était bon pour nous occuper.
En vérité, tout m'ennuyait, mais je devais jouer le jeu. De toute façon, j'étais décidée à m'amuser un petit peu, tant que j'étais ici. Les après-midi, en revanche, étaient prévues les visites familiales, amicales, professionnelles ou alors, pour les autres que cela ne concernait pas, des après-midi jeux, télé...
- Bonjour mademoiselle Black, comment allez-vous ? Me salua tout guilleret, un infirmier.
- Je ne m'appelle pas Black, OK ?
- Parfait, mademoiselle Black !
- T'es con ou quoi ? Je ne suis pas Black, mais Swan, tu piges ?
Il me fixa étonné de mon audace.
- Ben quoi, tu es né avec une case en moins ? Lui souris-je.
Je devais rester ici, mais je ne permettais pas que l'on me manque de respect et encore moins avec mon nom. Ça non !
- Emmène-moi chez ce bon vieux Moore.
Il obéit, sans se faire prier. Apparemment, il ne voulait pas se faire insulter davantage et m'amena rapidement dans le bureau de mon cher...
- Christian, souris-je, en entrant dans son bureau.
- Voici la fille, docteur !
- Merci, je vais m'en occuper.
L'infirmier partit, sans demander son reste.
- Asseyez-vous, m'invita Christian.
- Alors, comment se sont passées ces deux premières nuits, dans ce centre ?
- L'horreur ! Lui répondis-je.
Il me fixa et j'en profitai pour enchaîner.
- Heureusement pour moi, tu étais là pour m'encourager. Pfiou, qu'est-ce que c'est dur !
- Je peux admettre que cela semble dur, mais il va falloir vous montrer courageuse.
Courageuse ? Non, mais il délirait ou quoi ?
- Alors, on va voir si la dose des médicaments prescrits n'est pas insuffisante ou au contraire, trop importante.
Il examina mon dossier. Sans rien dire, son regarde resta fixé sur le dossier. Christian ne m'adressa aucun regard. Après quelques secondes, il dit enfin...
- Je vois que vous avez pris vos médicaments ce matin, félicitations !
- Je ne les ai pas avalés, avouai-je
- Comment ça ?
- Je les ai recrachés. Vous croyez quoi, je ne suis pas folle !
- Mais pourquoi ne pas les avoir pris ? S'intéressa-t-il.
- Oh ! Hey bien, disons que j'étais en manque et que... J'ai besoin de ma dose, pleurnichai-je.
- Ces médicaments peuvent remplacer ces doses que vous preniez avant.
- Je ne veux pas, m'entêtai-je, telle une enfant.
- Et pourquoi ?
- Ce sont des cochonneries et à mon corps, je ne lui ferai jamais subir ça.
- Je pense que vos cachets et autres substances, que vous preniez, sont encore plus des cochonneries, comme vous dîtes, que ces cachets.
- Oui, ben quand même !
- Mademoiselle Black !
- C'est Steel, je m'appelle Anastasia Steel !
- Mademoiselle Steel, j'aimerais...
- T'avoir dans mon lit, finis-je pour lui.
- Euh, non, réfuta-t-il, gêné.
- Tu sais, Christian, j'ai atrocement besoin de la compagnie d'un homme. J'ai besoin d'avoir quelqu'un avec moi.
Il me regarda.
- On pourrait faire un marché, débutai-je, en me levant.
Je me dirigeais vers lui, d'une manière provocante et aguicheuse. Je voulais le faire céder, qu'il craque.
- S'il vous plaît, restez à votre place ! Me demanda-t-il.
- Pourquoi ? Tu en meures d'envie, non ? Fis-je proche de lui, très proche pour voir aisément voir son entrejambe se réveiller.
- Je ne peux pas, je...
Je m'approchais davantage de lui.
- Tu en meures d'envie, je le sais, on le sait tous les deux.
- Non, je...
Je déposais ma main sur son sexe, par-dessus son pantalon. J'entrepris de lui effleurer, mais fort heureusement pour moi, Christian se laissa faire.
- Non, je... Arrêtez, gémit-il.
- On sait que tu aimes. Laisse-toi aller, tu ne le regretteras pas.
- Et si je me fais prendre ? Je risque ma place ! S'inquiéta-t-il.
C'était le but recherché, mais ça, il ne devait pas le savoir.
- Je vais verrouiller la porte et...
Je courus en direction de la porte, verrouillais la serrure et me retournais. Je me déshabillais devant mon client afin de lui faire envie. Je pus le voir lutter, je pus l'apercevoir résister. Je le vis combattre contre son envie de me prendre. Il ne bougea cependant pas et je me dépêchais de le rejoindre. Christian, toujours assis sur sa chaise, devant son bureau, je m'agenouillais devant lui et défis son pantalon, ainsi que sa ceinture.
- Non, je... Anastasia !
- Tu m'appelles par mon prénom, maintenant ?
- Tu me rends fou, parla-t-il, les yeux clos.
Je repris ma course et admirai la vue qui se jouait devant moi. Le voir bander était... Il n'y avait pas de mot pour le décrire. Rapidement, je pris son membre en bouche et je m'activais à lui donner du plaisir.
Plus je le suçais, plus Christian agrippa mes cheveux, qu'il serra de plus en plus. Il ne lui fallut cependant, pas tellement de temps, avant qu'il ne se déverse dans ma bouche. J'avalais sa semence et me régalais, c'était le mot. Christian, après avoir retrouvé ses esprits, me fixa et se leva. Il m'attrapa le bras et me conduit jusqu'au mur, présent sur sa droite.
Il me plaqua sans douceur contre le cadre et se posta devant moi. Mon client souleva ma jupe brutalement et me fixa. Il fit descendre son pantalon jusqu'à ses chevilles, piqua un préservatif que je sortais de mon soutien-gorge. Je le fixais et me retournais. Il me pénétra, avant même que je ne sois prête. J'avais mal au départ, mais ne dis rien. Je voulais qu'il me prenne et il le fit, sans rechigner. Je le voulais en moi et je l'avais.
Cependant, je ne savais pas pourquoi il était si féroce dans ses gestes. Certes, je lui avais demandé de ne pas être tendre, je lui avais demandé d'être brutal, mais je ne m'imaginais pas qui le serait autant. Avec un autre client, cela aurait pu me déranger, mais lui... Très vite, il se déversa dans la capote et nous revenions sur terre, après l'orgasme. Oui, c'était brutal, mais j'avais quand même pris mon pied.
- Merci, j'ai adoré, annonçai-je, après avoir récupéré.
- Deux cent dollars. On est quitte maintenant ! Me remercia-t-il à sa façon.
Je fixais l'argent, un peu déçue, et étonnée de sa façon de faire, mais rapidement, je pris la somme qui se présentait devant moi.
- J'ai aimé notre petit échange, lui révélai-je.
- J'espère bien, car ce sera le dernier, renchérit-il.
J'avais eu ce dont je voulais, certes, mais je m'étais promis que cela aurait encore lieu. Je savais que si je parlais, il dirait que je l'avais allumé, alors que si cela arrivait plusieurs fois, on pouvait croire autre chose. Se faire attaquer par un homme pouvait être prouvé plus facilement ainsi.
- Oh non, pourquoi ?
Je me devais d'être convaincante.
- Je t'ai donné ce que tu voulais, mais c'est tout. Je voudrais que l'on cesse ce petit jeu, m'avoua-t-il.
- C'est dommage, j'apprécie ces petits moments, recommençai-je.
- Non, je t'ai dit que c'était fini ! Maintenant, il faudrait que tu retournes à ta chambre.
- Et ne plus pouvoir vivre ce que l'on a vécu ? Hors de question ! Refusai-je.
- C'est comme ça !
Il se leva, se dirigea vers la porte et la déverrouilla.
- Tâchez de prendre votre traitement, miss Steel, s'exprima-t-il, la porte entrouverte.
- Tyler, interpella-t-il l'infirmier qui se tenait à quelques mètres, devant nous.
- Oui docteur Moore ?
- Veillez à ce que mademoiselle Steel, prenne son traitement ! Ordonna-t-il.
- Bien sûr docteur ! Accepta l'autre nigaud.
- Vous venez mademoiselle ?
Mais que croyait-il ce mec ? Que j'étais sa chose ? Il n'avait pas le droit de décider pour moi, j'étais la seule maîtresse de mes actes.
- Lâchez-moi, je peux retourner à ma chambre seule !
- Oh, mais nous n'allons pas dans votre chambre. Votre cours de tâches quotidiennes, vous attend. Et je crois qu'au programme, aujourd'hui c'est " comment bien entretenir son intérieur ?".
Non, mais il délirait là ? Je n'étais pas une bonne ménagère. Je ne l'ai jamais été, d'ailleurs. Comment voulait-il que j'assiste à son cours de merde ? Oh, mais c'était clair qu'on voulait rendre ma vie pourrie. Très bien, mais j'avais plus d'un tour dans mon sac. Foie de Steel !
