Hey ! J'ai vu que vous étiez tous et toutes plus où moins outré(es) par le comportement d'Oliver... Je comprends, je l'ai rendu assez détestable et pour ça j'en suis désolé ou pas. LOL.

Je suis heureuse que cette fiction vous plaise et vous remercie pour les messages que vous me laissez au fil des chapitres. C'est toujours un énorme plaisir pour moi d elire vos réactions alors n'hésitez surtout pas à me laisser un message.

Encore merci à Delicity pour ses encouragements et sa relecture.

chapitre 10.

La semaine s'était plutôt bien déroulée, Oliver avait passé beaucoup de temps dans l'entreprise aux côtés de Walter, avait assisté à toutes les réunions du conseil d'administration et les avait informé de ses souhaits. Ils avaient tous accueilli la nouvelle avec calme et semblaient être heureux de sa décision.

Il prendrait ses fonctions de vice-président le lundi. Walter lui avait fourni quelques CV afin qu'il puisse se trouver une secrétaire et c'était là-dessus qu'il travaillait assis en tailleur sur son lit à plus de vingt-deux heures un samedi soir. Il avait déjà lu plus de trente candidatures et aucune n'avait retenu son attention pour le moment. Il souffla, commençant à désespérer.

Un coup fut porter à sa porte. Il leva la tête et poussa un soupir avant de dire « entrer ».

« Maman ? » L'appela-t-il se demandant pourquoi elle n'était toujours pas couchée à une heure aussi tardive.

« Bonsoir Oliver... » Dit-elle avec lassitude.

Oliver vit à son expression qu'il n'allait pas apprécier la conversation.

« Nous devons discuter Oliver. » Lui dit-elle d'un ton ne laissant aucune place à la discussion. « Depuis ton mariage nous ne t'avons pas vu beaucoup. Tu passes ton temps à l'entreprise ce qui serait une bonne chose si tu le faisais pour une bonne raison et non pour fuir ta femme. » Le sermonna Moira.

« Je ne la fuis pas maman. » Dit calmement Oliver sachant que crier ne mènerait à rien.

« Vraiment ? » L'interrogea sa mère. « Combien de repas as-tu partagé avec nous cette semaine ? »

Oliver baissa la tête. Il savait que sa mère visait juste, mais il ne voulait pas nouer de liens avec elle. Ce n'était pas sa femme c'était juste une personne qu'on lui avait attribué et il ne voulait rien avoir à faire avec elle.

« Si c'est une réponse que tu cherches je vais te la donner. Aucun ! Aucun repas Oliver. Tu pars tôt le matin et tu rentres tard le soir. » Le gronda sa mère. « Je ne te demande pas de l'aimer Oliver mais essaie au moins de la connaître. Discute avec elle... »

« Non. » La coupa Oliver. « Non. Je ne veux pas parler avec elle, ni être près d'elle. » Dit-il haussant la voix.

« Pourquoi ? C'est une fille très gentille et intelligente. Je suis certaine que si tu t'intéressais à elle, tu pourrais l'apprécier. » Dit-elle en le fixant du regard.

« Je n'ai pas envie de l'apprécier, ni de m'intéresser à elle maman. » Dit-il d'un ton las, fatigué de cette conversation.

« Bien... je vois que tu es toujours en colère... » Dit-elle avec regret. « J'ai reçu ça ce matin. » Elle lui tendit un écrin.

« Je n'en veux pas... » Dit-il sans même prendre la boite.

« Hé bien que tu en veuilles ou pas tu n'auras pas d'autre choix que de la porter. » L'avertit-elle.

« Et qu'est-ce qu'il se passera si je ne la porte pas ? » Lui demanda tout de même Oliver ne voulant pas que sa famille ait des soucis par sa faute.

Moira frotta ses mains sur son visage, éreintée par sa folle journée et par les caprices et les colères de son fils de vingt-neuf ans. « Tu es marié Oliver. Tu la portes et tu ne discutes pas. » Lui dit sa mère avec colère en ayant assez de son comportement.

« Je n'ai pas choisit cette vie maman. » Dit-il d'un ton au-dessus de celui de Moira.

« Moi non plus Oliver et pourtant je me plie aux règles ! Notre famille fait partie de la bourgeoisie alors tu vas prendre ton alliance et la mettre. Tu vas montrer au monde entier que nous ne sommes pas différents d'eux. » Elle ne voulait pas lui dire en plus, mais savait que s'il ne se pliait pas aux règles elle n'aurait pas d'autre choix que de lui faire connaître le côté le plus sombre des lois.

Sa mère ouvrit l'écrin et lui tendit l'alliance en or jaune et blanc qu'il passa à son doigt.

« Heureuse ? » Lui demanda-t-il le regard mauvais.

Il savait que ce n'était pas juste, que sa mère n'y était pour rien dans sa situation, qu'elle subissait tout comme lui mais il ne pouvait s'en empêcher. C'était elle qui lui avait donné les alliances et quelque part, il avait l'impression une fois de plus qu'elle avait accepté la situation avec trop de facilité.

Il était étonné que personne ne s'était battu contre ses lois. Il avait fait des recherches sur le web et tout le monde semblait heureux de ses règles ce qui lui semblait inimaginable, des personnes avaient bien dû se rebeller, sauf qu'il n'y avait rien sur ce sujet.

« Pas plus que toi Oliver et tu le sais. » Elle poussa un soupir en posant l'écrin sur son lit. « Je te laisse l'honneur de lui donner. » Lui dit sa mère tout en regardant l'alliance dans l'écrin.

Oliver ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais sa mère le coupa.

« Ne tarde pas. Demain à lieu la fête pour la naissance d'Ethan, d'autres personnes seront là. Ça ferait désordre si ta femme ne portait pas son alliance. Surtout que le gouvernement a informé la presse de votre union cet après-midi. » Lui dit sa mère avant de tourner la talons.

« Sérieusement ! » Claqua Oliver. « Comment ose-t-il ? »

Sa mère se tourna vers lui.

« Comme je te le disais, nous sommes connus... ne t'inquiète pas ils n'ont pas étalé votre vie. Ils ont juste annoncé que tu étais marié. Personne ne sait avec qui... sauf que tu connais la presse, ils vont creuser jusqu'à ce qu'il sache. » L'avertit sa mère.

« Eh bien ils chercheront longtemps » Dit Oliver pour lui-même parce que sa mère avait déjà franchie la porte qu'elle ferma doucement.

Oliver regarda le bijou qui trônait sur son annulaire et avait l'impression qu'il pesait une tonne. L'alliance n'était pas du tout à son goût et sur l'instant il se maudissait de n'avoir pas pris le temps de regarder un peu mieux et de choisir quelque chose d'un peu moins vieillot. Il allait devoir garder cette horreur à son doigt durant toute sa vie.

Il fixa l'écrin en velours noir posé sur son lit, montrant l'alliance de Felicity qui était une réplique de la sienne. La seule différence était la largeur. Il s'en saisit puis sortit de sa chambre d'un pas ferme. Il frappa à sa porte attendant qu'elle ouvre, mais elle ne vînt pas. Elle n'y était probablement pas, ou alors elle dormait profondément, parfait, ça lui faciliterait la tâche.

Il poussa doucement la porte, la pièce était sombre. Il sortit son téléphone de sa poche, chercha l'application lampe de poche et l'activa. Il avança prudemment ne voulant pas la réveiller. Quand il fut proche de son lit, il s'aperçut qu'elle n'était pas présente. Il posa l'alliance sur sa table de chevet et s'orienta rapidement vers la sortie, heureux de ne pas avoir eu à la confronter. La porte s'ouvrit avant qu'il ne puisse l'atteindre. Il se figea.

« Merde. » Souffla-t-il.

« Oliver ! » S'exclama Felicity surprise, les pieds scotchés sur le seuil de porte. « Tu me cherchais ? Je suppose que oui sinon tu ne serais pas dans ma chambre. Enfin techniquement ce n'est pas ma chambre parce que ce n'est pas ma maison, mais celle de tes parents où la tienne, où peu importe je vais me taire maintenant. » Babilla Felicity.

Oliver fixa le sol puis esquissa un petit sourire. Il n'avait jamais entendu quelqu'un débiter un tel flot de paroles, ni vu une femme de cet âge porter ce genre de chaussures. Des ballerines avec une tête de panda. Quel âge avait-elle ?

« Je te fais rire ? C'est marrant parce que j'avais plutôt l'impression de t'irriter. » Lui dit-elle avec sérieux.

« Ce n'est pas ça... » Dit-il ne sachant pas quoi dire d'autre et ne voulant pas la blesser.

« Si ce n'est pas ça, je ne sais pas ce que c'est... bref que me vaut cette visite ? » Lui demanda-t-elle confuse.

« J'ai mis quelque chose sur ta table de chevet. » Dit-il en faisant un geste derrière lui, toujours sans la regarder.

Elle scruta sa main gauche et fit un signe de tête vers son doigt. « Alors nous les avons reçu. » Dit-elle avec amertume le regard figé sur l'alliance qu'elle ne pouvait vraiment distinguer dans l'obscurité de la chambre.

« Euh... oui... ma mère dit qu'il faut que nous les portions... » L'avertit-il.

« D'accord. » Dit-elle s'effaçant pour le laisser sortir sachant très bien ce qui se passerait s'il était pris l'un où l'autre sans alliance.

Le gouvernement ne rigolait pas avec les règles et Felicity ne voulait vraiment pas avoir à faire avec eux surtout si la moitié de ce qu'elle avait entendu ces derniers temps était vrai. Elle avala difficilement sa salive pensant à tous ses gens emprisonnés qui attendaient leur peine qui ferait qu'ensuite il ne commettrait plus jamais d'impair.

Il quitta sa chambre sans se retourner. Ce ne fut qu'une fois dans la sienne qu'il poussa un soupir de soulagement. Il avait fait ce qu'on attendait de lui et ça n'avait pas été aussi terrible qu'il l'avait pensé.

Après sa douche il reprit la lecture des candidatures et ce fut le dernier CV qui le convainquit. Cette femme avait un bon profil, près de la quarantaine, un enfant de trois ans. Ce point était le plus embêtant mais dans toutes les candidatures qu'il avait reçu, chaque personne que se soit homme ou femme avaient un enfant d'au moins trois ans. Elle avait déjà travaillé en tant qu'assistante dans une autre grande compagnie sur la côte ouest et avait emménagé à Starling City six mois auparavant afin que son mari puisse se rapprocher du reste de sa famille.

Il rassembla les dossiers, posant celui de Meggy sur le haut, les posa à même le sol et s'allongea dans son lit. Il commençait à s'endormir quand sa porte s'ouvrit brutalement le faisant sursauter.

0#0

Felicity ferma la porte derrière Oliver et souffla. Elle s'adossa à celle-ci et y resta quelques secondes cherchant à calmer les battements de son cœur.

Elle repensa à ce qu'il venait de se passer, c'était la première fois en une semaine qu'Oliver lui adressait la parole et elle ne savait pas vraiment comment elle se sentait par rapport à ça. Elle poussa un soupir, chassant le dernier instant de son esprit puis appuya sur l'interrupteur à sa gauche. Les petits spots incrustés dans le plafond diffusèrent une lumière douce rendant la pièce accueillante.

Elle ôta ses ballerines, les laissa près de la porte, enleva son leggins qu'elle laissa traîner sur le sol, fit de même avec son pull puis se dirigea en sous-vêtement dans la salle bain. Elle avait besoin de prendre une bonne douche pour se détendre. La soirée n'avait pas été de tout repos, garder Sara n'avait pas été une partie de plaisir contrairement aux autres fois. La petite fille avait été plus que dissipée, ayant dans un premier temps refusé de manger, étalant sa nourriture sur la table, écrasant ses petits pois dans son assiette sans en mettre un en bouche.

Felicity avait tout essayé la gentillesse dans un premier temps, puis le ton ferme et enfin le chantage mais rien n'avait fonctionné, Sara avait refusé de manger. Felicity l'avait alors privé de télévision et l'avait mise au lit, mais Sara avait hurlé dès l'instant où elle avait éteint la lumière de sa chambre. Elle avait alors vérifié sa température par précaution, mais Sara n'en avait pas comme elle l'avait pensé. Elle avait fini par se coucher avec la petite fille, fatigué de l'entendre hurler et Sara avait passé plus d'une heure à jouer avec ses cheveux avant de s'endormir.

Elle se regarda dans le miroir, ses cheveux étaient un énorme gâchis. « Sara... » souffla-t-elle alors qu'elle s'empara du peigne et commença à démêler ses cheveux.

Quinze minutes plus tard, vêtue d'un bas de pyjama rose et gris imprimé de tasses de café qui s'éveillaient, d'un débardeur bleu marine présentant au centre le même décor que sur le pantalon avec un message disant « ne me parlez pas tant que je n'ai pas bu mon café » Felicity sortit de la salle de bain. Elle alluma les deux lampes de chevet, éteignit les spots puis s'installa dans son lit. Elle s'allongea prête à éteindre les lumières et dormir, quand quelque chose de brillant attira son attention. Elle se redressa.

« Oh mon dieu. » Dit-elle à voix basse avant de se lever et se ruer vers la porte de sa chambre. Elle traversa les deux mètres qui la séparait de la chambre d'Oliver et ouvrit sa porte sans l'avertir. Elle appuya sur l'interrupteur et la pièce fut baignée par la lumière blanche révélant à Felicity la chambre d'Oliver qu'elle voyait pour la première fois. Elle ne s'attarda pas sur les détails, tout ce qui l'intéressait était la personne allongée dans le lit aux draps gris foncés et à la couette bleu avec des lignes blanches.

Oliver se redressa vivement, lui lançant un regard assassin.

« Tu te fiches de moi ? » Lui demanda-t-elle avec colère, s'approchant de lui. « Tu penses vraiment que je vais mettre ça ? » Lui dit-elle en jetant l'alliance sur son lit.

Oliver posa les yeux sur le bijou et grimaça.

« Sérieusement ! Tu as choisi le truc le plus moche du catalogue non ?! » Elle s'approcha encore, attrapa sa main et regarda son alliance. « Je ne sais pas si je dois me réjouir ou m'inquiéter ! » Dit-elle en lâchant sa main qui retomba sur le matelas.

« Je ne vois pas où est le problème. » Dit-il en la foudroyant du regard.

« Ah vraiment ! On dirait la bague de ma grand-mère Oliver ! » Cria-t-elle.

Oliver étouffa un rire. « Dit la fille qui met des chaussures avec des têtes de panda. »

« C'est.. ce n'est pas le sujet... » Dit-elle. Elle fit une pause, inspira et continua : « Je comprends que ce n'est pas simple de choisir une alliance pour une personne qu'on ne connaît pas. Mais là, tu as fait le pire choix possible. » Dit-elle d'un ton moins élevé. « Ce n'est même plus à la mode... la mode c'est l'or blanc, le titane... tu vois ? » Lui demanda-t-elle en le fixant du regard.

« J'ai... je n'ai pas choisi d'accord ! » Claqua-t-il énervé qu'elle lui parle de cette façon, qu'elle fasse toute une histoire pour une simple bague. « J'ai ouvert le catalogue, fermé les yeux et pointé le bijou sans même le regarder. » Lui avoua-t-il regardant droit devant lui, ne voulant pas rencontrer son regard noir.

« De mieux en mieux... » Ironisa-t-elle. « Juste pour que tu saches je ne porterai pas ça. C'est hors de question. Ce n'est pas moi. Je déteste l'or jaune... » Le rabroua-t-elle.

« Tu n'as pas le choix et tu le sais. Le port de l'alliance est obligatoire. » Dit-il irrité, ne sachant même pas pourquoi il s'inquiétait qu'elle la porte où non.

« Je ne t'ai pas dit que je n'allais pas en porter une... juste pas celle-là. Je ne suis pas idiote. » Dit-elle avec véhémence.« Garde-là... offre-là à ta grand-mère... elle sera sans doute ravie... c'est bientôt Noël non ? » Railla Felicity avant de tourner les talons.

Une fois dans sa chambre, elle entra dans le dressing, fit coulisser la dernière porte, sortie une boîte blanche et grise, puis s'assit sur le sol. Elle l'ouvrit avec précaution, retira l'album photo, l'écharpe préférée de sa mère, puis attrapa la boîte à bijoux rouge en forme de cœur enjolivée d'une petite danseuse en tutu.

Elle ôta le couvercle, attrapa l'écrin rose, l'ouvrit puis sortit la bague de fiançailles de sa mère. Elle était en or blanc, si simple que les gens la confondait toujours à une alliance. Felicity se souvenait que ça agaçait sa mère et souvent elle lui disait, « tu ne penses pas que ton père aurait pu en acheter une avec une pierre ? » Felicity sourit à ce souvenir. Elle passa la bague à son doigt, puis remis le tout dans la boîte avant de la ranger. Elle s'allongea sur son lit, ferma les yeux et après deux heures à tourner dans son lit elle trouva enfin le sommeil.

Elle se leva à neuf heures passé, passa sous la douche pour s'éveiller, s'habilla d'un pantalon noir, d'un pull en laine blanc à torsade, enfila sa paire de panda pour enquiquiner Oliver qui semblait avoir remarqué quelque chose chez elle, puis descendit au rez-de-chaussé. Elle entra dans la cuisine puis se figea quand elle vit Oliver attablé avec sa famille. C'était la première fois en sept jours qu'il prenait un repas avec eux. Malia était assise sur lui, la tête tournée vers son frère, sa petite main tenant une fraise qui planait devant les lèvres d'Oliver qui souriait à sa petite sœur. Il ouvrit la bouche et prit doucement le fruit que la petite fille poussa entre ses lèvres.

Elle était sur le point de faire demi-tour pour ne pas déranger ce moment familial, se sentant soudainement de trop quand le petit Adam l'aperçut.

« Liscy ! Tu es réveillé. » S'exclama le petit Adam heureux de la voir.

Oliver tourna le regard vers elle, la détailla rapidement, avant de regarder son petit frère estomaqué qu'il aille aussi facilement vers elle alors qu'il lui avait fallu user de patience pour ne serait-ce avoir qu'un sourire de la part d'Adam. Ça lui avait pris plus d'une semaine pour que le petit garçon n'ait plus peur de lui et elle, ça faisait une semaine qu'elle vivait avec eux et déjà le petit Adam l'aimait...

Il détourna la tête écœuré de voir que toute sa famille avait adopté la jeune femme aussi facilement, se fichant royalement de ce qu'il ressentait face à toute cette situation. Il se sentait seul.

Il reporta son attention sur sa petite sœur qui avait été la seule à ne pas montrer d'intérêt pour Felicity, peut-être que Malia était comme lui et qu'elle ne l'aimait pas. Ça le fit sourire.

Felicity offrit un grand sourire au petit garçon qui était maintenant debout, s'approchant d'elle. Il attrapa sa main et la tira avec insistance vers la table.

« Bonjour. » Dit-elle.

« Bonjour Felicity. » Dit Moira avec un sourire. « Assieds-toi et sers-toi. » Lui dit Moira.

« Liscy. » Dit Malia avec un sourire éclatant. « Tu vas nager avec nous ? » Demanda Malia avec de grands yeux suppliants.

Oliver regarda sa petite sœur. « Traitre ». Dit-il si doucement que personne ne l'entendit. Il avait eu tort, tout le monde l'aimait, tout le monde sauf lui.

« Café ? » Demanda Walter en levant la cafetière dans sa direction.

« Oui... merci. » Dit Felicity pendant que Walter versait le café dans la tasse. « Je ne sais pas Malia. Ce soir peut-être, d'accord ? » Lui proposa Felicity avec un sourire.

« D'accord. » Dit Malia avant de reporter son attention sur son grand frère.

Elle y ajouta un sucre et de la crème, prit un morceau de pain qu'elle tartina de confiture puis mordit à pleine dent dedans.

« Thea n'est pas là ? » Demanda-t-elle entre deux bouchées, surprise de ne pas voir la jeune fille.

« Je suis là maintenant. » S'annonça Thea en entrant dans la cuisine avec un sourire radieux.

Elle s'avança vers Felicity, se baissa, déposa un baiser sur sa joue. « Je te manquais ? » Lui demanda-t-elle.

Felicity n'eut pas le temps de répondre que Thea s'exclama en lui prenant la main : « Wow ! C'est autre chose que celle d'Ollie. » Dit-elle avec un sourire dans la voix.

Elle regarda son frère qui la dévisagea.

« Quoi ? » Demanda-t-elle en le regardant à son tour. « Tu as vu l'alliance que tu t'es choisi ? Heureusement pour Felicity que tu n'aies pas choisi la même. On dirait presque celle de maman. » Dit Thea en riant. « Sans vouloir t'offenser maman hein ? » Dit Thea, offrant un regard d'excuse à sa mère. « C'est juste que c'est plus adapté à vos âges. » Dit-elle en regardant Moira puis Walter avec un air contrit.

« C'est exactement ce que je disais à ton frère hier. » Dit Felicity avec un sourire.

« Il va falloir revoir tes goûts Ollie. » Le taquina Thea.

« J'aime beaucoup. » S'exclama Oliver, jouant avec son alliance. Même s'il la détestait. Il n'allait pas avouer cela devant tout le monde. Ça ferait trop plaisir à Felicity.

« Et bien, oui, j'imagine... sinon tu ne l'aurais pas choisit. » Dit Thea pince sans rire.

« Eh bien en fait... » Commença Felicity, mais se tût quand elle vit le regard assassin que lui fit Oliver. « Elle lui va bien. » Finit-elle avec moquerie.

« Le principal c'est que chacun y trouve son compte ». Finit Moira en posant une main sur l'épaule de Felicity.

« A quelle heure est la fête d'Ethan ? » Questionna Thea.

« Nous avons rendez-vous à trois heures. » Dit Moira « Notre chauffeur Tom sera là à deux heures trente. Nous irons tous ensemble. » Les avertit Moira.

« Une fête ? » S'exclama Felicity, surprise, ne sachant pas qu'elle était invitée.

« Oui. Tu es conviée. » L'informa Moira tout en regardant son fils avec sévérité.

« C'est... je ne savais pas. » Dit Felicity soudain mal à l'aise. « Suis-je obligée de venir ? » Demanda-t-elle, espérant que quelqu'un lui dise qu'elle pourrait rester là. « Je pourrais garder les jumeaux. » Proposa-t-elle avant qu'une réponse ne lui parvienne.

« Non. » Dit Oliver alors que le reste de la famille disait « Oui. »

« Oliver ! » Le gronda sa mère faisant sursauter la petite Malia qui regarda sa mère avec des yeux élargis.

« Quoi maman ? Elle n'est pas obligée de venir. En plus elle n'en a pas vraiment envie. » Dit Oliver avec un petit sourire, ne voulant pas d'elle auprès de lui. Voulant profiter de son après-midi avec ses amis sans l'avoir à ses côtés.

« C'est faux. » Dit subitement Felicity, parlant avant même d'y avoir réfléchie. «J'aimerais venir... rencontrer tes amis... je ne connais pas Tommy ni sa femme... » Dit-elle en se tortillant un peu sur sa chaise.

« Bien dans ce cas c'est réglé. » Dit Moira en souriant à son fils. « La famille sera au complet. »

0#0

Oliver n'en revenait pas, elle était là, assise dans la limousine avec eux, prête à aller à la fête organisé par Tommy et Sara pour la naissance d'Ethan. Il passa ses mains dans ses cheveux, nerveux, n'aimant pas du tout cette situation, sachant qu'il allait devoir officiellement la présenter comme sa femme et qu'il allait devoir faire les choses correctement car il savait que Dig serait présent et l'aurait à l'œil. Il se cala contre l'appui-tête et ferma les yeux. L'après-midi allait être longue.

Le chauffeur les déposa devant l'immeuble de Tommy un peu avant trois heures. Ils s'annoncèrent à l'interphone puis se regroupèrent dans l'ascenseur. Oliver évita le plus possible Felicity se mettant chaque fois qu'il le pouvait aux côtés de Roy qui tenait sa petite sœur par la taille.

Lorsque les portes de l'ascenseur s'ouvrirent à l'étage de Tommy, Oliver prit une grande inspiration pour se donner du courage, il devait faire l'effort d'être heureux. Sa mère et Walter ouvrirent la marche, suivit de Thea et Roy qui se tenaient amoureusement les laissant à deux derrière. Oliver avança à ses côtés, laissant un petit écart entre-eux.

Ses parents passèrent la porte de l'appartement, enlaçant et félicitant Tommy et Sara pour la naissance du bébé, Thea et Roy firent la même chose puis ce fut à leur tour. Oliver se tourna vers Felicity qui était juste derrière lui.

« Tommy... » Dit-il d'une petite voix. « Voici Felicity... ma... »

« Femme ? » Finit Tommy pour lui le voyant mal à l'aise. Il offrit un sourire à Felicity puis lui tendit les bras.

Felicity hésita une seconde, puis lui donna une petite accolade, le félicita pour Ethan puis se décala. Elle ne connaissait pas la femme de Tommy, tout du moins c'était ce qu'elle avait pensé jusqu'à ce qu'Oliver se décale de sa vue, la laissant voir Sara.

« Sara ? » S'écria-t-elle heureuse de voir un visage connu.

Elles avaient discuté ensemble chaque fois qu'elles s'étaient vues au yoga lors de l'année précédente puis Sara avait cessé de venir, Felicity n'avait pas vraiment cherché à comprendre le pourquoi, mais maintenant qu'elle se trouvait là, elle en comprenait la raison. Ethan.

Sara lui offrit un grand sourire puis l'attira dans ses bras, heureuse elle aussi de la revoir.

« Ta bouille m'a manqué Felicity. » Lui dit Sara avec sincérité. « J'ai eu une grossesse difficile... allongée du matin au soir... » Lui expliqua-t-elle.

« Tu n'as pas à te justifier Sara. » L'assura Felicity sentant que c'était ce que la jeune femme faisait. C'était vrai qu'elle s'entendait bien mais leurs discussions n'avaient jamais dépassé la salle de sport et la plupart du temps elles parlaient du cours auquel elles venaient d'assister.

« Viens ! Je vais te présenter. » Proposa Sara heureuse de voir que Felicity ne tenait pas compte de son absence.

Felicity suivit Sara, disparaissant dans le flot des invités, laissant Oliver et Tommy seul dans le couloir.

« Mec... ta femme est wow. » Dit Tommy les yeux rivés sur les fesses de Felicity.

Oliver suivit le regard de Tommy puis détourna la tête rapidement. « Vraiment Tommy ? C'est tout ce que tu vois ? » Le réprimanda Oliver, assez furieux que tout le monde trouve sa femme impressionnante.

« Tu l'as vraiment regardé Oliver ? » Le questionna Tommy, lui faisant face. « Je ne vois pas ce qui cloche chez elle... »

« Ce qui cloche c'est que je ne l'ai pas choisit. » Dit Oliver d'un ton bas, mais avec un regard voulant tout dire.

« C'est... d'accord... tu n'acceptes toujours pas... viens... je vais te montrer quelqu'un... » Dit Tommy en le poussant légèrement dans le dos.

Il le mena à la cuisine et lui désigna de la main un couple en retrait des autres invités. Ils semblaient fou d'amour l'un pour l'autre, la femme dévorait son mari des yeux et cette scène le fit soudainement penser à ses parents « Tu vois ces deux-là ? » Demanda-t-il en les montrant. « Ils ont refusé de se plier aux lois... » Lui annonça Tommy. « Ils se détestaient. »

Oliver les regarda attentivement. C'était vraiment difficile de croire en les voyant ainsi qu'ils ne s'aimaient pas. Tout dans leur attitude montrait un couple profondément amoureux et encore plus lorsqu'un petit garçonnet s'approcha d'eux. Ils le regardaient tous deux avec amour et fierté, montrant à ceux qui les regardaient que leur petite merveille était le fruit de leur amour.

« Impossible. » Murmura Oliver en détournant les yeux du couple, leur laissant l'intimité qu'ils étaient venus chercher en s'isolant de la fête.

« Et pourtant c'est vrai... » Dit Tommy. Il s'éclaircit la gorge et continua. « Ils ont refusé les lois, ont clamé haut et fort qu'ils se détestaient... » Dit Tommy avec amertume. « Ils ont disparu de la ville durant deux mois et quand ils sont revenus ils étaient plus amoureux que jamais. » L'informa Tommy. « A l'époque, ça arrivait fréquemment... et chaque fois les gens disparaissaient et revenaient amoureux, mais ce n'est pas le pire Oliver. Le pire, c'était qu'ils revenaient avec de nouveaux souvenirs, oubliant totalement leur vie d'avant. » Lui dit Tommy en serrant les dents.

« Comment ? » Dit Oliver horrifié par ce que son ami lui racontait.

« C'est... je ne sais pas... une sorte de lavage de cerveau... » L'informa Tommy. « La femme Abby qui était la fille d'une amie de notre famille ne se souvient plus de rien. Ne se souvient plus de ses parents, de son enfance, ni de nous. » Lui dit Tommy avec regret. « Si je te dis tout ça, c'est parce que je ne veux pas que ça t'arrive. » Le prévint Tommy qui n'avait pas voulu lui montrer l'horreur de la situation, mais il savait qu'il n'avait pas d'autre choix. Il ne voulait pas qu'une chose aussi horrible lui arrive.

« C'est affreux... c'est... je n'ai pas de mot. » Avoua Oliver.

« Parce qu'il n'y en a pas. » Dit Tommy aussi dégoûté que lui par cette situation. « Écoute, si tu ne veux pas avoir de relation étroite avec elle tu peux... » Lui dit Tommy, posant une main réconfortante sur son bras. « Mais il faudra tout de même montrer un peu d'amour lorsque vous irez à vos réunions... »

« Réunions ? » L'interrogea Oliver.

« C'est dans le manuel qui vous a été remis... tu ne l'as pas lu ? » Lui demanda Tommy avec sérieux en sachant beaucoup plus sur les mariages que ne l'aurait pensé Oliver.

Oliver l'avait eu en main, sa petite sœur lui avait remis une fois qu'ils étaient rentrés chez eux après le mariage. Il l'avait posé sur son bureau, mais ne l'avait pas ouvert.

« Bref.. tous les trois mois tu auras un rendez-vous. Ils vont vous poser des questions et je te conseille de répondre comme si vous étiez heureux sinon... » Il montra le couple qui se tenait amoureusement, se dandinant doucement au son de la douce musique qui émanait des hauts parleurs dissimulés dans la pièce, ne se souciant pas du monde qui les entouraient. Ils étaient dans leur bulle. « Tu finiras comme eux. » L'avertit Tommy.

« C'est... il y a un problème. » Dit Oliver se sentant soudainement nauséeux. « Ils veulent des enfants et... je ne veux rien faire avec elle. »

« Tu diras que vous essayez et que ça ne marche pas... » Dit-il pour le rassurer. « Ils ne vous jetteront pas la pierre. Ça arrivait avant ce genre de choses. Ça arrive encore. Et il n'est pas rare qu'ils aient recours à l'insémination artificielle. Après tout ce foutu produit a créé beaucoup de soucis de santé. Ils penseront que c'est dû à ça. » Lui dit gentiment Tommy.

« C'est... de pire en pire. » Dit Oliver avant de se reculer, trébuchant sur ses pied, se rattrapant au comptoir de la cuisine pour ne pas tomber. « Où se trouve les toilettes. » Demanda-t-il.

Tommy lui indiqua la porte derrière eux. Il s'avança rapidement, claqua la porte derrière lui s'agenouilla et déversa le contenu de son déjeuner dans la cuvette.

Il était prisonnier. Il avait été prisonnier de cette île durant cinq ans et maintenant il était prisonnier dans sa propre ville. La liberté n'existait plus et n'existerait peut-être plus jamais.

Il se releva, tituba. Il s'accrocha au lavabo pour se stabiliser, passa de l'eau fraîche sur son visage, se rinça la bouche avec un bain de bouche qui était posé sur le lavabo, reprit une certaine contenance avant de sortir.

Il passa à travers la foule, se faisant arrêter de temps à autre par un visage familier, discuta un peu avec les personnes avant de continuer son chemin. Il se figea quand il fit face à Laurel. Carter avait sa main enroulée autour de sa taille alors qu'elle tenait une petite fille brune dans ses bras, écoutant attentivement ce que lui disait sa mère.

« Ollie. » S'exclama Laurel étonnée de le voir là. « Je me demandais si j'allais te voir. » Dit-elle en le fixant.

Elle n'avait pas changé, mais semblait avoir perdu beaucoup de poids, elle était maigre, les traits de son visage étaient tirés, elle semblait fatiguée.

« Bonjour Laurel. » Dit-il en s'approchant. Il ne savait pas ce qu'il devait faire. L'embrasser sur la joue, l'étreindre.

Laurel prit la décision pour lui, lui faisant simplement un petit signe de la main, quand Carter resserra sa prise sur elle.

« Queen. » Cracha Carter.

« Bowen. » Claqua Oliver, détestant voir toute cette possessivité dans son regard.

« Où est ta femme ? » Lui demanda Bowen avec intérêt.

Oliver la chercha dans la foule. Il la vit quelques mètres plus loin, conversant avec Dig et une femme qu'il supposa être Lyla. Oliver ne connaissait pas la femme de John. Quand ils s'étaient rencontrés, John et elle venaient de divorcer. Dig passait tout son temps à la salle de sport pour l'oublier.

« Là-bas. » Dit Oliver montrant Felicity de la main, pas mécontent de l'avoir trouvé rapidement. Montrant clairement à Bowen qu'il se souciait de sa femme. « Je devrais aller la rejoindre. » Dit-il en faisant un pas. « Laurel, ravi de t'avoir revu. » Offrit-il avec un petit sourire contrit.

Il prit un verre sur le plateau qui passa devant ses yeux, tenu par l'un des serveurs qui faisaient le tour des invités puis rejoignit le petit groupe qui s'était maintenant agrandi. Thea et Roy se joignant à eux.

« Ollie. » S'exclama Thea, tandis qu'Oliver approchait. « Où étais-tu ? » L'interrogea-t-elle.

« Je discutais avec Tommy. » Dit-il. « Puis j'ai rencontré Laurel et Bowen. »

« Oh... » Fut tout ce que Thea put dire.

Oliver baissa le regard sur son verre de champagne, regardant les bulles remonter à la surface, puis fit tourner le verre dans ses mains.

« Elle ne semble pas très heureuse. » Dit-il soudainement.

« Parce qu'elle ne l'est pas. » Dit Sara derrière lui. « Bowen est un crétin. » Dit-elle alors que tout le monde se tournait vers elle. Elle tenait un nourrisson profondément endormi dans ses bras. « Je le déteste et je déteste encore plus l'idée qu'il soit mon beau-frère. » Les informa-t-elle. « Mais ne passez pas votre temps à parler d'eux. Ils ne méritent pas d'attention. Ma sœur aurait pu être heureuse mais elle n'a pas choisit la bonne option. Mais c'est une histoire pour un autre jour. N'est-ce pas. » Dit-elle alors qu'elle se plaça au milieu du petit groupe.

Oliver aurait voulu demander ce qu'elle entendait par là, mais sentit que ce n'était pas le moment. Après tout c'était une fête donné à l'attention de la naissance d'Ethan. Il poserait des questions plus tard.

« Je vous présente Ethan Alexander Merlyn. » Dit Sara en regardant son fils attirant l'attention du groupe sur le bébé.

Oliver fit un effort pour s'intéresser aux conversations suivantes, celle qui parlaient de couches, d'allaitement, de nuit sans fin, de sourire de bébé, de la vie de parents, mais c'était plus des conversations de filles qu'autre chose. Il se décala du groupe, se désintéressant de la discussion et Dig en fit autant. Il s'approcha d'Oliver.

« J'ai vu que tu as fais la connaissance d'Abby et de Jackson ? » Lui demanda Dig en haussant un sourcil.

« Ouais... » Dit Oliver, sachant qu'il ne serait pas prêt d'oublier le couple.

« Alors tu sais ? J'imagine que Tommy t'a mis en garde. » Lui demanda Dig.

« Il la fait. » Dit Oliver en fixant son ami avec tristesse.

« J'imagine que tu sais quoi faire. » Lui dit Dig avec espoir.

« C'est... je ne vais rien faire... » Dit Oliver se reprenant rapidement quand il vit un éclair de colère dans les yeux de son ami. « Je veux dire... je ne vais rien faire pour que ce genre de chose nous arrive. » Dit Oliver en se voulant rassurant.

« Tu as plutôt intérêt parce que je ne rigolais pas Oliver. Je ne laisserai rien arriver à Felicity. » L'avertit Dig. « Tu es mon ami, mais elle aussi alors si je devais choisir comme je te l'ai dit, ce serait elle. »

« Choisir ? » Lui demanda Oliver pressentant qu'on ne lui avait pas tout raconté.

« Avant d'emmener les couples... ils interrogent l'entourage...les amis plus particulièrement. » L'avertit Dig qui n'eut pas besoin de finir sa phrase qu'Oliver l'avait déjà comprise.

« Tu plaideras en sa faveur. » Finit Oliver pour lui.

« Oui. » Dit Dig. « Tu as tout compris... je ne veux pas de ça pour elle... et pour le moment c'est plus toi qui pause problème qu'elle alors... »

« Rassure-toi... tu n'auras pas à faire ça... je vais bien me tenir... Tommy m'a bien briefé. » L'avertit Oliver en se décalant.

Il jeta un regard à Felicity qui se tenait maintenant en retrait puis baissa la tête. Il pouvait le faire, jouer l'homme heureux lors de ses visites, il pouvait le faire et le ferait parce qu'ils étaient hors de questions que l'un d'eux se retrouve dans la même situation que Abby et Jackson. Il le ferait pour lui, pour elle, pour eux, pour son entourage, aucun d'eux ne méritaient ça, pas même la femme pour laquelle il ne ressentait rien.