Disclaimer: Rien ne m'appartient. Ni les personnages, ni les lieux, ils sont tous sortis de la fertile imagination de J.K Rowling. Je ne revendique que quelques (infimes, minimes…) personnages secondaire et bien sur l'histoire qui est de moi… De plus, les textes qui débutent en générale mes chapitres ne sont pas de moi non plus, mais j'en indique toujours l'auteur… pas de soucis là-dessus !
Bonne lecture à vous tous… Aylala
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Ce qui aurait pu se passer
Chapitre neuf : Viens pleurer (dans mes bras)
« Viens pleurer, viens pleurer au creux de mes bras
Viens pleurer, laisse aller ton corps contre moi
Si tu veux, je suis là pour te consoler
Je ne peux pas te voir comme ça, désespérée
Si tu veux, je suis là pour te faire oublier »
La Compagnie Créole
- « Kingsley, ferme donc la porte, je ne pense plus que personne d'autre ne vienne, nous allons pouvoir commencer »
Obéissant aux ordres du professeur Dumbledore, Kingsley referma la porte et vint prendre place à côté de Remus qui jetaient des regards assassins à Rogue, assis un peu plus loin.
- « Je vais commencer par apprendre à tous ceux et celles qui l'ignorent encore que James Potter est sortit de Ste Mangouste. Bien évidemment, j'ai refusé que lui et Lily reprennent leurs activités au sein de l'ordre avant que tous leurs problèmes à la fois juridique et de santé soient définitivement résolus »
Remus se mit à sourire en repensant à cette scène. Il était présent quand le professeur avait fait part à James et Lily sont refus de les réintégrer à l'Ordre pour l'instant. James s'était indigné, affirmant qu'il était largement capable de se rendre utile tout de même et Lily, Dumbledore, Océane et lui-même n'avait pas été de trop pour le convaincre du bien fondé de cette décision. Remus soupçonnait même son ami de s'être finalement résigner, plus pour faire plaisir à sa femme que par réelle conviction.
- « Passons maintenant à de moins plaisantes nouvelles » reprit le professeur « Severus… »
Remus se surprit à penser en voyant le jeune homme aux cheveux gras et au nez crochu se lever que rien que le fait de le voir ici était une moins plaisante nouvelle.
- « Voilà » commença Rogue en prenant un air supérieur qui exaspéra au plus au point plusieurs personnes de l'assemblée « J'ai été en contact avec le Seigneur des Ténèbres récemment. Il est extrêmement en colère de ne pas avoir pu tuer le petit Potter cette nuit d'Halloween »
- « Sait-on d'ailleurs pourquoi il a voulu s'en prendre à lui ? » demanda Emmeline avec curiosité.
Remus se redressa sur sa chaise. Cette question, il se l'était posé de nombreuses fois depuis l'attaque. Pourquoi ce mage noir puissant avait voulu s'en prendre à Harry ? Ce n'était qu'un enfant, qu'avait-il à craindre ?
- « Cette information doit malheureusement restée secrète pour le moment » répondit Dumbledore à la place de Rogue « Je ne sais pas encore si je pourrais vous la donnée un jour »
Des murmures se firent entendre dans la chaumière. Qu'elle genre d'information méritait un tel secret ?
Remus eut alors un flash. Il se souvint de la volonté féroce de James et Lily de vouloir à tout prix sécurisé le manoir, l'interdiction à quiconque de se retrouver seul dans la même pièce que leur fils… Toutes ses mesures de sécurités à l'égard du garçonnet avant l'attaque, qu'il avait mis sur le compte d'une surprotection parentale. Ce n'était pas que ça ! C'était forcément plus ! Une terrible menace devait plané sur Harry et ils n'avaient pas le droit d'en parler. Ils avaient tout fait pour sauver leur fils de Voldemort. Une idée totalement improbable se forma alors dans l'esprit du jeune homme. Ce pourrait-il que le petit Harry, un enfant âgé de tout juste un an, ait un rôle à jouer dans la lutte contre le Seigneur des Ténèbres ?
- « Remus ? Quelque chose ne va pas ? » demanda alors Kingsley
Remus sursauta et se tourna vers son interlocuteur.
- « Pardon ? »
- « Tu faisais une drôle de tête, on aurait dit que tu avais vu un fantôme ! » plaisanta Kingsley avant de reprendre son sérieux « Tout va bien ? »
- « Oui, oui… Je, je réfléchissais ! » répondit précipitamment le jeune homme en se retournant vers Rogue qui expliquait que Voldemort avait décidé de se tenir à l'écart pour le moment pour mieux frapper un grand coup plus tard.
Mais le jeune homme n'arrivait pas à se concentrer sur le monologue de son ancien ennemi aux cheveux gras. Il devenait fou. Jamais un enfant en bas âge ne pourrait inquiéter Voldemort ! Il devait y avoir une autre explication plus logique pour expliquer pourquoi le Seigneur des Ténèbres en avait après lui.
- « Donc pour le moment, pas grand-chose à craindre. Bien sur on ne peut pas exclure des commandos de mangemorts qui se décident le plus souvent sur un cou de tête. Lucius Malfoy, par exemple, est assez friand de ce genre de petites virées. » termina Rogue avant de se rasseoir.
- « Nous ne devons pas relâcher notre vigilance ! » décréta Maugrey Fol Œil en frappant du poing sur la table.
Plusieurs soupirs amusés se firent entendre. L'auror ne cessait de leur marteler sa veille rengaine. « Vigilance constante ! » était la phrase qui devait sans doute résumer le mieux ce brillant sorcier un brin paranoïaque.
- « Passons maintenant à toi, Benjy. Que donnes les nouvelles négociations avec les gobelins ? » demanda le professeur Dumbledore.
Le reste de la réunion de l'Ordre dura encore près de deux heures. Remus ne participait aux discussions que très distraitement, il avait l'esprit ailleurs. Quand la réunion se termina, il resta assis le temps que tout le monde sorte. Il ne resta finalement plus dans la veille bâtisse que le professeur Dumbledore et Rogue.
- « Professeur ? » lança-t-il
- « Oui, Remus »
- « Je voudrais vous parler… En privé » ajouta-t-il en voyant le regard curieux de Rogue se poser sur lui.
- « Bien sur, mais avant, j'ai à vous parler, tous les deux » lança gravement le vieux professeur.
Remus soupira et croisa les mains devant lui. Il regarda Dumbledore d'un air poli.
- « Je sais bien que vous ne vous appréciez que modérément tous les deux »
Rogue et Remus émirent en même temps un raclement de gorge significatif.
- « Mais je souhaiterais vivement que vous oubliez vos différends maintenant. Vous êtes adultes et du même côté. Laissez vos querelles de collégiens derrière vous » reprit le professeur.
Remus le fixa. Ce n'était pas de simples querelles de collégiens qui les séparaient, c'était bien plus profond que ça. Une antipathie mutuelle et réciproque ancrée profondément en eux.
- « Remus, je ne crois pas me tromper en disant que James ignore que Severus nous à rejoint »
- « En effet, professeur. Au vu de son état encore faible et de tous les soucis qu'il a en ce moment je n'ai pas cru utile de lui apprendre cette nouvelle »
- « Il faudra pourtant bien qu'il le sache, et je comptes sur toi pour… » le vieux sorcier chercher les mots adéquats « temporiser ses ardeurs »
Remus réprima un sourire
- « Tu as toujours été de loin le plus mâture de vous quatre, et je compte sur toi encore une fois pour lui faire comprendre que Severus n'est plus votre ennemi désormais, il a toute ma confiance » continua Dumbledore
Remus ne fit aucun commentaire mais ne pu s'empêcher de penser que pour convaincre James de quoi que ce soit, il faudrait d'abord qu'il s'en convainc lui-même.
- « Tout ceci est également valable pour toi Severus » continua Dumbledore avec sérieux.
Rogue hocha la tête.
- « Si vous n'avez plus besoin de moi professeur, je vais m'en aller » lança-t-il seulement en se levant
- « Non, c'est bon Severus, tu peux y aller »
Remus toisa un moment celui qu'il devait désormais considérer comme un allié, puis se mit à contempler ses mains avec attention. Il ne releva la tête que lorsqu'il entendit le bruit de la porte se refermant derrière lui. Il croisa alors le regard grave du professeur Dumbledore, esquissa un faible sourire et se lança.
- « Professeur, je voudrais savoir si Harry à de près ou de loin un rôle à jouer dans la lutte contre Voldemort ? »
Il avait lancé sa question dans un souffle et continuait de le fixer. Albus Dumbledore leva la tête vers le plafond et ferma un moment les yeux.
- « Je regrette Remus, mais je ne peux rien te dire »
- « J'en conclue donc que la réponse est oui »
- « Ecoute, la décision de dévoiler cette information ne revient pas à moi seul, et je ne peux rien te dire ce soir »
- « Et si je demande à James et Lily ? »
- « Eux même n'ont pas toutes les éléments pour te répondre »
Remus soupira.
- « Je comprends beaucoup de choses. Ca explique l'attaque, et aussi toute la sécurité mise en place autour de Harry »
Le professeur resta muet
- « Je ne voudrais pas avoir l'air insolent, monsieur » lança alors Remus en se levant « Mais si Harry a un rôle si important, ne vous semble-t-il pas normal que ses parents aient toutes pièces en main pour pouvoir le protéger au mieux ? »
Le jeune homme fixa attentivement le professeur qui n'avait pas l'air fâcher. Au contraire, il souriait.
- « Je crois, que tu as raison. Dans toute cette histoire, j'ai oublié l'essentiel. Harry a des parents qui l'aiment et qui sont prêt à tout pour lui… Maintenant, si tu veux bien m'excuser, il se fait tard et je vais rentrer »
Sans ajouter un mot, Albus Dumbledore se leva et traversa la pièce. Il ouvrit la porte et la tint ouverte pour permettre à Remus de sortir de la chaumière. Sans plus attendre le jeune transplana alors dans la nuit noire.
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James ne dormait pas. Il s'était redressé dans le lit à l'aide de plusieurs oreillers. Il jeta un rapide coup d'œil au réveil de Lily, il était près de 06h00 du matin. Il se sentait fatigué, mais n'arrivait pas à dormir. Il avait passé une très longue et très mauvaise nuit. Il se mit alors à contempler Lily. Elle au moins dormait, mais son rêve ne devait pas être agréable. Elle avait les traits tirés et semblait soucieuse. Il n'aimait pas la voir comme ça mais n'avait pas le cœur de la réveiller. Elle avait un peu trop tendance à oublier qu'elle aussi était encore affaiblie par l'attaque et que depuis un mois, sa vie était devenu un véritable marathon. Avec le procès qui arrivait à grands pas, James se doutait bien que les moments de repos seraient rares, alors autant la laisser profiter de celui-ci.
Il regardait amoureusement sa femme et ses pensées se tournèrent vers ce qui s'était passé la veille. Pour la première fois depuis plus d'un mois, il avait revu Harry. Lily avait finalement réussit à réunir tous les documents nécessaires pour obtenir une petite heure de visite. Elle l'avait emmené jusqu'à la maison des Weasley en transplanage d'escorte et il se souvenait de l'appréhension qu'il avait ressentit à ce moment là, en voyant cette maison.
Et si Harry ne le reconnaissait pas ? Et s'il n'avait pas envie de le voir ? Lui mourrait d'envie de le serrer dans ses bras.
Lily était beaucoup plus sereine que lui, mais tout aussi excitée. Elle avait frappé à la porte, et une femme rousse à l'air aimable les avaient accueillis en s'excusant de l'absence de son mari. Mais James n'en avait rien à faire, tout ce qu'il voulait lui, c'était Harry. Tandis que Molly, lui avait servi du thé, un petit garçon aussi roux que sa mère avait accompagnée Lily à l'étage où se trouvait leur fils. Après un court instant, il avait entendu des cris et des éclats de rire et son cœur s'était mis à battre plus fort. Il avait fixé à s'en crever les yeux l'escalier jusqu'à les voir enfin redescendre. Ce fut sans doute la chose la plus émouvant qu'il ait vu depuis longtemps. Harry se tenait fermement blotti contre sa maman qui lui caressait les cheveux en souriant largement. Il avait grandi, c'était indéniable. D'un geste très doux, Lily força le petit garçon à se retourner et James su que jamais il n'oublierait ce cri.
- « PAPAAAAAAAAAAA ! »
Le petit garçon se mit à se débattre frénétiquement, à frapper des mains et battre des pieds et ne s'arrêta que quand sa maman l'eut déposé sur les genoux de son papa. James serra alors enfin son fils contre lui. Il l'embrassa de tout son amour, joua dans ses cheveux et respira enfin son odeur. Il était là, plus rien n'avait d'importance. Tout ce long mois d'angoisse, de frustration et de souffrance disparut comme par enchantement. Il n'y pensait même plus. Lorsqu'il releva la tête au bout d'un moment, il aperçut Lily et Molly, les larmes aux yeux. Lui-même devait être drôle à voir, dégoulinant de tendresse et d'amour pour son fils, mais c'était vraiment le cadet de ses soucis. Lily alors était venue se placer près d'eux, tandis que Molly, tenue de ne pas quitter la pièce s'installa tout de même dans un coin, en retrait. Longtemps ils étaient restés là tous les trois à savourer ce court instant où leur famille était réunie. Puis Lily avait sortit Patmol de son sac et l'avait donné à Harry qui s'était mis à rire de joie en le voyant. James ne se lassait pas de voir son fils rire et de voir le visage de Lily illuminé. Les deux êtres qu'il aimait le plus au monde.
Bientôt un petit garçon roux fit son apparition dans la pièce, un peluche de dragon dans la main, celle d'un hippogriffe de l'autre. Harry se chargea de faire les présentations.
- « Copain Ron ! » avait-il lancé à l'intention de ses parents et James s'était émerveillé de voir les progrès de son fils.
Ron fut installé sur une chaise haute, non loin tandis que Harry restait confortablement sur les genoux de son papa. Ils avaient alors démarrer une mémorable bagarre de peluche à laquelle James avait pris activement part. Maniant l'hippogriffe face au dragon de Ron et au fidèle Patmol de Harry, il avait combattu longtemps en poussant de grands cris, avant de succomber devant les forces conjuguées des deux enfants. Molly et Lily s'amusaient à les voir jouer tous les trois. Lily se rendit alors compte que l'heure accordée était largement dépassée. Molly l'avait rassurée d'un clin d'œil, en lui assurant que ce n'était pas grave. Elle les invita même à rester toute l'après-midi.
Les deux parents comblés avaient ainsi pu profiter pleinement de leur enfant, ils avaient joué, ils avaient ri. James avait fait dîner son fils, tandis que Lily l'avait douché et couché. Ces petits gestes simples mais tellement important pour eux, et dont ils avaient été privés trop longtemps, leur procurèrent une joie sans nom.
La séparation fut difficile. Une fois Harry endormi, Lily était sortie de la chambre les larmes aux yeux. Elle avait finalement explosé en sanglots durant le chemin du retour et avait pleuré jusqu'à tard dans la nuit. James aussi n'en menait pas large, mais avait tout fait pour la consoler. Elle s'était finalement endormie d'épuisement sans avoir rien manger. James se sentait tellement impuissant face au chagrin de sa femme et au sien. Cela l'avait empêché de dormir.
Lily se mit alors à s'agiter dans son sommeil et finit par se réveiller. Elle se tourna vers lui et le regarda. Il fut surpris de sa pâleur, et de son air exténué.
- « Bonjour » souffla-t-elle
- « Bonjour mon cœur. Tu vas bien ? Tu n'as pas bonne mine ! » s'inquiéta James à voix basse tout en caressant son front.
- « Je ne me sens pas très bien » avoua-t-elle d'une petite voix
James la regarda tristement.
- « C'est normal, tu es stressée en ce moment, tu n'as rien mangé et tu as pleuré presque toute la nuit » murmura-t-il avant d'embrasser une de ses joues.
- « Tu dois avoir raison »
- « Tu as faim ? »
La jeune femme lui fit non de la tête.
- « Alors rendors toi ma belle, il est tôt et tu as encore besoin de dormir, tu manques de repos. »
- « Tu as dormi toi ? »
- « Très bien » mentit-il.
Elle le regarda d'un air sceptique et posa un de ces doigts fins sous l'un des yeux de son mari
- « Tu as des cernes… » fit-elle simplement remarquer
- « Bon d'accord, je n'ai peut-être pas si bien dormi que ça, mais ce n'est pas la question, c'est toi qui a une tête à faire peur »
Lily se mit à sourire faiblement. James avait vraiment l'air inquiet.
- « Ca va passer ne t'inquiètes pas » répondit-elle en se blottissant contre lui.
James glissa alors ses doigts dans la chevelure de sa femme et joua un long moment avec les lourdes mèches rousses. Il réalisa alors qu'elle s'était rendormie et qu'elle avait l'air plus sereine. Il soupira doucement et la serra contre lui en se promettant de l'aimer pour le reste de sa vie, c'est tout ce qu'il était en mesure de faire pour le moment.
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Il faisait grand jour quand Maugrey Fol Œil arriva au Ministère. Il approcha de l'ascenseur devant lequel plusieurs personnes attendaient déjà. Il grimpa dedans et appuya machinalement sur le bouton. Il attendit enfin que l'appareil arrête sa course et pénétra au deuxième niveau. Il se dirigea d'un pas rapide jusqu'au Quartier Général des Aurors. Il se dépêcha de rejoindre son box et s'installa devant son bureau. Une pile de parchemin y était posée et il soupira. Toute cette paperasse administrative l'ennuyait au plus au point, et il aurait volontiers tout jeter au feu. Malheureusement, la dernière fois qu'il avait cédé ainsi à ses envies, il avait écopé de deux semaines de travail supplémentaires pour recommencer tous les rapports détruits. Au diable les parchemins, c'est l'action qui l'intéressait ! S'il avait voulu passer sa vie à gratter du papier, il serait devenu écrivain, ou greffier au Mangenmagot !
Il soupira et repoussa de la main le monceau de papier, en se disant qu'il s'en occuperait plus tard. Le professeur Dumbledore lui avait demandé de faire de l'enquête « Longdubat » sa priorité absolue. Elle lui donnait d'ailleurs beaucoup de fils à retordre. Quelque chose n'allait pas, il lui manquait un détail. Un infime petit détail qui permettrait de dénouer enfin toute cette histoire. Comment ces mangemorts avaient-ils pu connaître l'endroit où vivait la famille Longdubat. En tant qu'Aurors, ils possédaient un devoir de discrétion et un droit à la protection de certaines informations privées. Toutes les personnes connaissant l'emplacement de leur maison ainsi que l'adresse de celle-ci était répertoriée dans les archives du Ministère. Peu de gens avaient accès à ces dossiers. Il avait lui-même eu un mal fou à l'obtenir. Il l'avait ensuite attentivement épluchée. A part les membres de la famille, parents, frères, sœurs, oncles et tantes, de Franck et Alice, peu de gens savaient où ils vivaient. Le professeur Dumbledore, les Potter, les collègues aurors… Tous étaient insoupçonnables. Il soupira. Il était dans une impasse depuis plusieurs jours et Maugrey Fol Œil ne supportait pas d'être dans une impasse.
- « Monsieur Fol Œil ! » s'écria alors une voix dans le couloir.
Maugrey soupira. Il avait horreur que la bleusaille vienne l'importuner. Il n'y a rien de pire que les apprentis aurors qui ne demande qu'à apprendre.
- « Quoi ? » grogna-t-il en se levant pour sortir de son box.
Il se retrouva devant Thomas King, auror de la toute nouvelle génération. Pas mauvais au demeurant, mais beaucoup trop passif au goût du vétéran qu'il était.
- « Monsieur Shacklebolt vous demande en salle d'interrogatoire » lança-t-il en essayant de ne pas avoir l'air intimidé.
Maugrey fronça les sourcils. Ce n'était pourtant pas le genre de Kingsley de demander du renfort en interrogatoire.
- « J'y vais » marmonna-t-il en refermant à clé son box par mesure de précaution.
Il entendit le bruit des pas de King qui s'en allait précipitamment. En général, les petits bleus ne restaient jamais très longtemps en sa compagnie.
D'un pas rapide, il se rendit dans les locaux où se déroulaient habituellement les interrogatoires. A travers une vitre sans teint, il aperçut Kingsley. Malheureusement, ce dernier lui cachait la personne qu'il interrogeait. Il frappa deux coups brefs à la porte et attendit qu'il vienne lui ouvrir.
- « Fol Œil ! Te voilà ! » lança Kingsley en le voyant « Entre donc… »
Il s'effaça pour le laisser entrer.
- « Laisse moi te présenter Sidney Warusfel que nous venons de capturer en train de torturer une pauvre dame sous prétexte qu'elle est d'origine moldue »
Le dénommé Warusfel tremblait de tous ses membres en voyant les imposants aurors devant lui. Maugrey entraîna Kingsley un peu à l'écart après avoir jeter un regard dégoûté au jeune homme tremblotant.
- « C'est un mangemort ? » demanda-t-il à voix basse
- « Aucun doute, il porte la marque des Ténèbres, mais il ça doit être récent » répondit Kingsley sur le même ton
- « Face de Serpent faibli s'il est réduit a racoler tous les pauvres types qui traînent ! Non mais regarde le ! Il est mort de trouille ! Je suppose qu'il a avoué facilement »
- « Tous juste et il a aussi dit quelque chose qui pourrait t'intéresser ».
Tous les deux revinrent vers le jeune homme qui palissait à vu d'œil.
- « Allez Warusfel ! Raconte encore une fois pour mon collègue ce que tu viens de me dire ! » ordonna Kingsley d'une vois ferme
- « A… A propos de la vielle ? » bafouilla-t-il
- « Non bougre d'âne ! Ce que tu m'as dit après, sur celui qui te donnait tes instructions… »
Warusfel sursauta en tout en ne quittant pas Kingsley des yeux lança
- « Je n'ai jamais eu le droit de voir les Seigneurs de Ténèbres car je suis un novice. Un homme venait me donner mes instructions. Il ne me disait pas son nom, je devais l'appeler Monsieur. Il était jeune. J'ai suivi ses ordres un moment et un jour un autre homme est venu avec lui et il l'a appelé Croupton »
- « QUOI ! » s'écria Maugrey
- « C'est pour ça que je pensais que ça t'interresserait ! » ajouta Kingsley.
- « Croupton ? Tu en es bien sur ? »
- « Ou… oui… Sur et certain ! »
- « Mille dragons ! » s'exclama alors Maugrey en sortant de la pièce.
Il se rua comme un fou à travers les étages du Ministère jusqu'à atteindre les archives. Il fit sursauter la jeune sorcière qui travaillait là.
- « Il me faut impérativement la liste des personnes qui sont venu dans ses archives au court des trois derniers mois, ainsi que les dossiers qu'elles ont consultés ! » cria-t-il
- « Mais monsieur, je ne peux… »
- « Je suis Alastor Maugrey, Auror et je vous ordonne de me donner ce que je demande ! » vociféra l'auror.
Apeurée, la jeune sorcière sortit de son bureau un long parchemin qu'elle tendit à l'auror.
- « Si vous voulez le conserver, il faudra en faire une duplication… » lança timidement la jeune femme d'une voix timide.
Mais Maugrey ne l'écoutait pas. Il cherchait dans la liste des innombrables noms une preuve.
- « LA ! » hurla-t-il, faisant une fois de plus sursauter la jeune femme.
Le 28 octobre à 16h32 très précisément, Batémius Croupton Jr avait consulté le dossier de confidentialité des Longdubat.
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