Voici un autre chapitre, avec une Kendra encore plus barge qu'à l'ordinaire.
Chapitre 10 : Une invitation à dîner
Vendredi soir.
Curieusement aucune détonation ne se fait entendre, juste un chuintement. Castle, qui s'attendait au pire est plutôt surpris, aucune douleur, juste une sensation de piqûre au bras droit. Il y porte machinalement la main et ses doigts rencontrent un petit objet long et cylindrique. Par automatisme, il le retire de son bras et découvre une fléchette hypodermique. Il la fixe un instant avant de reporter son regard sur Kendra. Alors qu'elle ouvre la grille et pénètre dans la pièce, elle le contemple avec un large sourire de satisfaction. La jeune femme s'avance, la démarche féline, tenant négligemment son arme d'une main, elle se baisse pour ramasser les chaînes et continue son approche.
Rick se demande quel sort elle lui réserve et il a un léger mouvement de recul, qui étrangement, lui donne le vertige. Tout à coup, il se sent bizarre, il a l'impression de flotter en apesanteur, son corps refusant de lui obéir comme s'il était transformé en poupée de chiffon. Ses pensées s'embrouillent, il a du mal à rester concentré. Il repense avec horreur à ce qu'elle lui a fait subir la veille et, dans son état actuel, elle n'aura même pas besoin de l'enchaîner. S'il avait pu sursauter, il l'aurait fait lorsque la voix de Kendra le surprend alors qu'il est perdu dans ses pensées.
- Ne t'inquiète pas mon amour, tu vas te sentir mieux dans quelques instants. Tu vas être content, je t'ai préparé une surprise. Dit-elle en lui caressant les cheveux. Cependant, elle lui montre les chaînes, je vais devoir te les mettre, pour ma sécurité mais aussi pour t'empêcher de faire une bêtise… je n'ai plus envie de te faire souffrir, tu comprends, n'est-ce pas?
Alors qu'elle lui emprisonne les chevilles, elle continue son monologue.
- Mais cela ne veut pas dire que je ne le ferais pas si tu m'y obliges. Je connais encore des tas de façon de te punir sans laisser de marques sur ton corps de rêve. Conclut-elle en fermant d'un coup sec le bracelet sur son poignet. Voilà, c'est fait! Maintenant tu vas doucement t'asseoir sur le bord du lit avant de te lever. Le produit que je t'ai administré est un petit mélange spécial. Tu vas sans doute être un peu désorienté au début car normalement ta volonté propre sera inhibée et tu ne devrais pas pouvoir me résister ou me désobéir.
Castle, constate en effet, que son état d'«apesanteur» s'est atténué, il «perçoit» à nouveau son corps bien qu'il ait la désagréable sensation d'en être totalement détaché. De plus comme si cela n'était pas suffisant pour le déstabiliser, il ne sait pas quoi penser de la tirade de Kendra. Il se surprend même à souhaiter l'entendre lui hurler dessus, ou lui donner des ordres d'un ton sans appel. Plutôt qu'elle n'emploie ce ton calme et posé qui reflète si peu sa personnalité et qui l'inquiète encore plus. Bien malgré lui, il tente de s'asseoir comme elle le lui a demandé mais ses gestes sont encore incertains et Kendra doit l'aider à se redresser.
- Voilà, c'est très bien, nous allons encore attendre un peu, je ne voudrais pas que tu tombes dans les escaliers. Ah, petite précision, cette drogue contrairement au GHB par exemple ne te fera pas perdre la mémoire de cette soirée. Et son effet ne devrait pas durer plus de trois heures… mais ça nous laisse largement le temps de partager ce moment tous les deux. Par contre, je crains que tu ne puisses pas parler, nous n'avons pas pu résoudre ce petit problème. Mais qu'importe! Tu pourras me dire demain ce que tu auras éprouvé ce soir.
Cinq minutes plus tard, il peut enfin se lever et se laisse guider par Kendra qui le tient par le bras. L'extérieur de la chambre est à la hauteur de ce qu'il avait imaginé en voyant l'aspect de la bâtisse. Ils longent un couloir aux murs lambrissés et richement décorés de tableaux de maîtres et de portraits de la famille de Kendra. Dans des vitrines sont exposés des objets anciens de toutes provenances et de toutes époques. Le sol est recouvert d'un épais tapis, cette demeure est un véritable musée et reflète l'aisance financière de la jeune femme.
Ils arrivent à un balcon qui surplombe un immense hall d'entrée et d'où partent deux escaliers dessinant deux légères courbes symétriques. Après s'être assurée qu'il est en état d'y arriver, Kendra lui fait emprunter l'un d'eux. Pour Castle ce n'est pas un exercice facile, sans compter les effets de la drogue qui l'ont transformé en pantin, il y a aussi les chaînes à ses chevilles qui gênent ses mouvements. L'attention que lui porte la jeune femme le surprend, même l'expression de son visage a changé, elle paraît plus douce. Ils traversent le hall et se dirigent vers une double porte en chêne massif, avant de l'ouvrir elle s'adresse à lui.
- Richard, s'il-te-plaît ferme les yeux et laisse-toi guider, je te dirai quand les ouvrir. Fais-moi confiance, c'est pour ne pas te gâcher la surprise.
Comme s'il avait le choix! Il baisse les paupières et se laisse donc faire. Après avoir fait une dizaine de pas à l'intérieur de la pièce elle lui dit qu'il peut les ouvrir. Ce qu'il fait et bien que tout son corps reste impassible, il est ébloui par l'immensité et la beauté de la salle à manger. Et, l'impression d'être dans un musée ne fait que s'accentuer en voyant les diverses vitrines disposées harmonieusement et qui renferment des uniformes. Allant de la fameuse « tunique rouge » des soldats anglais à la tenue d'un général de l'armée nordiste en passant par celui d'un capitaine d'aviation datant de la seconde guerre mondiale.
L'atmosphère de la pièce est douce et chaleureuse, devant lui le mur est percé de trois doubles portes fenêtres donnant directement sur une autre partie du parc. Grâce aux lumières extérieures, il aperçoit un jardin «à la française». Le plafond est recouvert de rosaces en bois, finement ciselées. Mais la surprise c'est ce qui se trouve au centre de la pièce. Sur la table massive, très certainement d'époque, le couvert est dressé pour deux personnes. Argenterie, verres de cristal, vaisselle en porcelaine. Le chemin de table est recouvert de pétales de roses rouges et des photophores y sont posés à intervalles réguliers.
- C'est pour toi mon amour, un dîner en tête à tête! Viens! Elle l'entraîne à sa suite. J'ai tout préparé, j'espère que tu aimeras ce que j'ai cuisiné pour toi. Assieds-toi et tends tes poignets, je vais t'enlever ces bracelets pour que tu puisses manger.
Castle se dit que la place de Kendra est dans un hôpital psychiatrique. Quand comprendra-t-elle qu'il ne sera jamais «son amour»? Mais comme pour le moment il n'est pas libre de ses choix c'est donc contraint et forcé qu'il partage ce souper avec elle. D'ailleurs il se demande quel genre de drogue elle a bien pu utiliser pour le faire agir comme elle le souhaite. Il n'arrive pas à comprendre pourquoi il peut bouger lorsqu'elle le lui demande, mais est incapable de le faire quand il le veut. Il l'observe prendre place face à lui, après avoir amené près d'elle une desserte sur laquelle est posé un chauffe-plats, des entrées diverses, des desserts, des bouteilles de vin et une de champagne dans un seau à glace.
- Cela m'a pris des heures pour tout préparer, je voulais ce soit parfait… je sais que tu n'as rien écrit aujourd'hui, j'aurai pu te punir, mais je ne l'ai pas fait. Après ce qu'il s'est passé entre nous hier soir, je me suis dit qu'une petite «récompense» te ferait du bien. Mais demain je veux, elle insiste sur le verbe, que tu reprennes l'écriture de notre roman. Et maintenant, mangeons !
Durant le repas, qui est succulent Castle doit bien le reconnaître, la jeune femme lui parle des origines de cette demeure familiale. Arrivé au café, l'écrivain connaît tout des ancêtres de Kendra. Malheureusement elle n'a rien dit de pertinent qui l'aiderait à savoir où il se trouve et cela le désespère. Il ressent une nouvelle appréhension au plus profond de son être lorsqu'il voit Kendra se lever et s'approcher de lui. Elle lui entrave de nouveau les poignets et lui dit qu'elle a une autre surprise pour lui, ce qui ne fait qu'accentuer le profond malaise de Castle, craignant le pire de la part de cette cinglée. Ils quittent la salle et se dirigent vers la double porte située entre les deux escaliers. Devant celle-ci, la jeune femme lui fait les mêmes recommandations que précédemment.
Quand Rick lève les paupières il est émerveillé par ce qu'il découvre et, pendant un très bref instant, il oublie qu'il est à la merci d'une folle. La pièce est presque similaire à celle qu'ils viennent de quitter, à quelques détails près. Celle-ci donne sur la partie du parc qu'il a pu découvrir depuis le balcon de la chambre mais, le plus important, c'est ce qui se trouve dans la pièce. Tous les murs sont recouverts de rayonnages où reposent bien sagement des centaines, voire plus d'un millier, de livres. Si la situation était différente, il aurait apprécié à sa juste valeur le fait d'être là.
Kendra le prend par le bras et le conduit vers une des nombreuses petites tables éparses dans la salle et recouverte d'un «couvercle» de verre. Et là il peut découvrir des œuvres originales anciennes et d'une grande rareté. La jeune femme est surexcitée et pirouette sur elle-même en ouvrant les bras comme pour saisir d'un coup tous les ouvrages se trouvant dans la pièce.
- Regarde! N'est-ce pas magnifique? Tous ces livres ont été accumulé au fil des siècles par mes ancêtres et je continue la tradition, viens voir!
Elle le prend par la main et veut l'amener vers une des bibliothèques où les livres semblent être plus récents, mais elle va trop vite pour Rick dont la capacité de mouvement est réduite par ses entraves et il s'étale lamentablement. Heureusement le parquet est là aussi recouvert d'épais tapis et cela amortit plus ou moins sa chute. Aussitôt Kendra se précipite vers lui.
- Oh! Je suis désolée mon amour! Tu n'es pas blessé? S'écrie-t-elle en l'examinant. Non, ça à l'air d'aller, attends je vais t'aider à te relever, voilà qui est mieux. Allons-y doucement cette fois.
Castle n'en revient pas, cette femme qui n'a pas hésité une seconde à lui faire subir les pires supplices, s'est sincèrement inquiétée parce qu'il a trébuché? Ils sont maintenant devant la bibliothèque et Kendra lui montre fièrement deux étagères en particulier. L'écrivain n'a aucun mal à identifier l'auteur de ces romans puisque c'est lui. Un détail le frappe immédiatement, cela ne le surprend pas au vu des circonstances actuelles, et a une très grande signification. Tous ses romans sont là sauf trois, les derniers : ceux de la saga des Nikki Heat. Kendra en prend un et l'ouvre avant de lui montrer la page de garde.
- Regarde! Tu me l'as même dédicacé! D'ailleurs ils le sont tous! Elle prend son tout premier roman, même celui-ci mais ce n'est pas mon prénom c'est celui de ma mère. Elle lit «A Laurence, amitiés Richard Castle». Elle adorait tes livres et moi aussi. Dit-elle, une légère nostalgie dans la voix.
Pour Castle toute cette histoire commence à prendre un sens. C'est donc une de ses fans et depuis longtemps apparemment. Au fil du temps, elle a développé une véritablement obsession à son encontre allant de toute évidence jusqu'à s'inventer une «histoire» avec lui. D'où sa jalousie envers Kate, sa muse. Cette dernière pensée l'angoisse et si elle décidait de s'en prendre à elle?
- Je me doute que l'écrivain en toi a envie de parcourir toutes ces étagères pour voir quels trésors s'y cachent. Eh bien, si demain soir je suis satisfaite de la suite du roman, nous reviendront ici tous les deux, mais cette fois sans la drogue, juste les chaînes. Tu pourras choisir ceux que tu veux!
Après lui avoir montré quelques-unes de ces pièces uniques, très certainement pour le motiver, elle le reconduit à sa chambre. Plus exactement jusqu'au lit, car il est toujours sous l'emprise de la drogue et ne peut se mouvoir par lui-même. Elle le détache, quitte cette «cage dorée» et verrouille la porte. Mais, avant de sortir de la pièce elle se retourne vers lui.
- Bonne nuit Richard, tu devrais recouvrer ta mobilité bientôt. À demain mon amour.
Seul, allongé sur le lit, Castle fixe le plafond, perdu dans ses pensées. L'attitude de Kendra ce soir, au lieu de le rassurer, l'effraie. Ce côté gentil de sa personnalité n'est pas naturel, de plus l'utilisation de cette drogue pour le contrôler lui fait peur. Sans parler de cette haine évidente pour ce que représente Kate à ses yeux, jusqu'où peut-elle aller pour assouvir son désir de la voir disparaître de son existence? Le tenir sous sa coupe lui suffira-t-il? Il prend conscience de toute son impuissance à agir, il est comme un rat coincé dans un labyrinthe, quels que soient les choix qu'il fasse, il ne pourra pas s'en sortir sans aide. Son esprit se focalise alors sur la seule personne qui peut vraiment l'aider, Katiana.
Elle lui a manqué ce soir. D'ailleurs où est-elle? Kendra n'y a pas fait allusion une seule fois, il espère que celle-ci ne lui a pas fait de mal. Épuisé physiquement et surtout psychologiquement, il s'endort sans prêter attention aux picotements qui lui parcourent le corps, signe que le produit perd de son effet.
Le samedi matin au 12ème. 9ème jour
Il est à peine huit heures et toute l'équipe est présente dans la salle de réunion.
- Bon nous allons faire le point avant de continuer. Ryan, Karpowski que vous ont appris Dean O'Neil et Alicia Dewitt.
- O'Neil a confirmé les dires de Vegas sur la dispute, mais malheureusement lui aussi ne connaît Ishtar que par son pseudo. Il m'a donné la liste des cyber-cafés où il va régulièrement, trois en tout, il trouve cela plus convivial. Répond Ryan.
- Pour Alicia Dewitt, idem. Elle n'a aucune idée de qui peut être cette Ishtar. C'est une femme de 59 ans, handicapée moteur et qui travaille chez elle. Pour elle les sites sont des passe-temps, rien de plus. Continue Karpowski.
- Donc rien d'intéressant de ce côté, Rothman vous en êtes où?
- Nous devrions bientôt avoir les enregistrements vidéo de Central Park et des cyber-cafés. Malheureusement ces derniers ne sont pas tous équipés de caméras de surveillance. J'ai placé des hommes dans les trois fréquentés par Ishtar, ils sont en liaison avec les techniciens du FBI qui surveillent les connexions, si elle vient on l'aura.
- Elle est intelligente, elle doit bien se douter que l'enquête sur nos trois victimes nous a conduite sur les sites. Je ne pense pas que cela va être aussi simple. Quoi d'autre?
- L'équipe scientifique m'a informé qu'elle avait le mandat, les prélèvements dans les piscines sont en cours, dit Esposito.
Après le briefing, Ryan, Esposito et Rothman sont chargés de s'occuper du visionnage des enregistrements. Alexis continue ses recherches sur les messages d'Ishtar, quant à Kate et Jordan elles reprennent tous les dossiers. Qui sait, peut-être qu'un détail leur avait échappé. Une heure et demie plus tard Alexis vient voir les deux femmes, elle a plusieurs feuilles à la main.
- Kate je crois que j'ai trouvé quelque chose, regardez! Dit-elle en les posant sur son bureau. Ce sont carrément des menaces de mort d'Ishtar à l'encontre de «Plume d'or», «Vipère» et «SexyGirl2000».
- Voyons ça, dit Kate en prenant la première. Et, lisant à haute voix : «Plume d'or, je vais bientôt de te faire avaler ta plume et même l'encrier! L'or va vite se transformer en cendres! Franchement pour qui te prends-tu, même ton pseudo est puant d'orgueil! Tu dois avoir un ego démesuré pour penser supplanter MON RICHARD!».
- En effet c'est flagrant, quand a-t-elle posté ça?
- Deux jours avant le meurtre de Barns, précise Alexis. J'ai vérifié, pour les deux autres aussi elle a posté ses menaces deux jours avant.
- Bon travail Alexis, la félicite Kate, bon qu'a-t-elle dit à «SexyGirl2000» et «Vipère». Elle lit les messages «Vipère, voilà un pseudo qui te va à ravir, mais bientôt ta langue fourchue ne te servira plus à rien, je vais te la couper définitivement ! Plus jamais tu ne diras de mal de MON RICHARD!», «SexyGirl2000, en voilà un pseudo ridicule, peut-être crois-tu être une reine de beauté? Je suis sûre que tu n'es qu'une mouchetée qui se cache derrière ce nom pour jouer à être une autre personne! Que tu sois belle ou non qu'importe! Car quand ton corps sera bouffé par les vers, le problème sera résolu. RICHARD EST A MOI! JE SUIS SON UNIQUE AMOUR!».
- Cette femme est complétement folle! Kate il faut retrouver mon père très vite, je la crois capable de tout, même si elle l'a kidnappé par «amour».
- Je t'ai promis de tout faire pour le retrouver, et je tiendrai ma promesse. Et n'oublie pas, c'est grâce à toi que nous avons eu cette piste sur Ishtar. Dit Kate en prenant la main de la jeune fille pour la rassurer.
- Je sais. Oh j'allais oublier, j'ai aussi remarqué un détail.
Elle se penche sur le bureau et étale toutes les feuilles, et c'est là que Beckett et Shaw voient qu'il s'agit de tous les messages de cette femme.
- Regardez l'heure des posts, ils ont tous eu lieu entre 11h00 et 14h00 puis de nouveau entre 17h00 et 19h00.
- Bravo Alexis, tu viens encore une fois de réduire notre champ de recherche. Dit-elle se levant et allant dans la salle vidéo.
- On n'a encore rien trouvé d'intéressant, annonce Ryan en la voyant entrer.
- J'ai une info qui va vous faciliter la tâche. Concentrez-vous sur les créneaux horaires 11/14h et 17/19h pour les enregistrements des cyber-cafés. Ce sont les heures où poste Ishtar.
- Comment vous…
- Pour ça Espo, il faut remercier Alexis, c'est elle qui a trouvé ce détail.
- Ok, on va pouvoir en libérer un de nous pour visionner ceux de Central Park, répond-il en regardant Ryan.
Encore une fois, à l'heure du déjeuner, c'est Shaw qui insiste pour que Beckett fasse une pause. Durant le repas, la conversation dérive sur la réponse à donner à Castle.
- Comment allons-nous faire? Questionne Alexis.
- De la même façon que s'y est pris ton père, un seul message caché dans les deux lettres.
- Le souci c'est que là, les lettres doivent être vraiment différentes. Celles de mon père se ressemblaient un peu mais il y avait une raison.
- Oui, ça va donc être à nous de nous adapter, et de légèrement modifier les deux courriels pour y intégrer notre message. Kate vous devriez appeler son éditrice et son agent pour qu'elles vous envoient leurs réponses dans la journée.
- Je le ferai dès notre retour au poste. Alexis nous travaillerons toutes les trois sur ce message ce soir au loft, d'accord.
- Parfait.
- Et vous Jordan, ça ne vous dérange pas? Vous préféreriez certainement rentrer auprès de votre famille.
- Oui bien sûr, mais l'enquête reste ma priorité.
De retour au poste, Beckett a juste le temps de se débarrasser de sa veste que Ryan arrive, l'air agité.
- J'ai du nouveau! Lance-t-il.
- On t'écoute.
- J'ai trouvé le moment où nos trois victimes se faisaient enlever par cette femme. On peut facilement les reconnaître, mais pas leur assassin son visage est toujours caché par la visière d'une casquette de base-ball. Mais son allure générale correspond bien aux images du «coursier» qui est venu déposer la lettre de Castle sur ton bureau. À tous les coups, on voit les victimes monter de leur plein gré dans un véhicule, mais leur démarche laisse à penser qu'elles étaient sous l'influence d'une drogue. J'ai réussi à suivre le trajet des voitures inévitablement je les perds à la sortie ouest du parc.
- Et sur le véhicule tu as quelque chose?
- Sur les véhicules, il est différent à chaque fois et elle ne s'est même pas donné la peine de cacher les plaques. J'ai fait une recherche, ils ont tous été déclaré volé la veille des meurtres par leurs propriétaires respectifs.
- Et pour Espo et Rothman?
- Ils n'ont toujours rien pour l'instant.
Vers 17h00, Beckett qui a appelé Paula et Gina reçoit leurs lettres par mail. Et, accompagnée par Shaw et Alexis elle quitte le commissariat, direction le loft.
