Salut mes cocos, comment ça va ? Voici enfin le 10ème chapitre de cette fic. Je suis vraiment trop contente qu'il y ait autant de gens qui aiment ce que je fais. Je tiens à vous prévenir dès maintenant que vous n'aurez pas de nouvelles de La Fille, du Prof et de L'Homme à La Cravate avant un certain nombre de chapitres, ce chapitre et ceux qui suivront seront surtout focalisés sur Mathieu et les personnalités restantes chez les Sommet. Sur ce, bonne lecture ! ^o^


Mathieu s'avança devant son père et ce dernier le serra fermement dans ses bras et le souleva, ce qui fit pouffer de rire les personnalités. Le père de Mathieu ressemblait comme deux gouttes d'eau à son fils, si ce n'est qu'il était beaucoup plus grand et qu'il avait les cheveux gris.

"- C-C'est bon, repose-moi ! En plus, j'arrive presque plus à respirer !

- Oups, désolé ! Mais, ça faisait super longtemps qu'on ne s'était pas vus !

- Euh, la dernière fois, c'était chez maman, au moment où je vous ai présenté ma petite amie. C'était le mois dernier !

- Mais c'est vachement long pour moi ! Pour ta mère aussi d'ailleurs...

- Ah, vous vous parlez plus souvent maintenant ?

- Et bien, en fait...

- Désolé pour le retard, les jeunes, j'en ai chié pour me garer !"

A la porte, 3 hommes ressemblant trait pour trait au père de Mathieu firent leur apparition. Le premier avait des lunettes noires, un costume sur mesure et un cigare à la bouche, le deuxième avait également des lunettes noires et semblait tout droit sorti de Woodstock et le troisième portait un t-shirt trop grand pour lui avec une image de Sonic et un jean délavé.

"- Le Mafieux, Le Beatnik et Le Rétro Gameur ! Le Travesti, Le Savant Fou et Le Dramaturge ne sont pas avec vous ?

- Papa ?

- Papounet !

- Ah, tiens, le paternel..."

Ces hommes n'étaient autre que les personnalités du père de Mathieu ! Le pouvoir qui avait permis à Mathieu de matérialiser Le Patron, Le Hippie et les autres dans le monde réel était héréditaire, Mathieu l'avait découvert au moment où il avait réussi à retrouver son père il y a quelques années. Il avait aussi appris qu'il s'était toujours considéré comme un monstre à cause de ce don jusqu'à sa rencontre avec sa mère. Il avait pensé pouvoir vivre une vie normale et heureuse, de plus, sa femme était au courant pour son pouvoir et les acceptaient, lui et ses personnalités, tels qu'ils étaient. Mais, à la naissance de Mathieu, il a appris qu'il y avait une chance qu'il ait transmis son pouvoir à son fils qu'il ne voyait que comme un fardeau à l'époque. Il commença à déprimer, à se dire qu'il avait rendu la vie de sa femme inutilement compliquée. Et puis, sa belle-mère a fini par apprendre la vérité et l'a sommé de disparaître de la vie de sa fille, sinon elle dévoilerait tout aux médias. Malgré le fait que sa femme lui ait répété un milliard de fois que ça ne la dérangeait pas, qu'elle était capable de vivre avec et que si cela venait à se savoir et qu'ils devaient vivre cachés pour le restant de leurs jours, ça ne la gênerait pas non plus, il préféra tout de même fuir, abandonner sa femme et son fils qu'il chérissait tant, persuadé qu'ils seraient bien mieux sans lui. Il se retrouva alors seul avec ses personnalités, il apprit à plus les aimer et commença à voir son pouvoir comme une bénédiction plutôt qu'une malédiction. Quand son fils, devenu adulte, avait frappé à sa porte et lui avait dit à quel point il lui en voulait de les avoir laissés et combien leur vie était difficile sans lui, il comprit qu'il s'était trompé. Aujourd'hui, il s'efforçait de rattraper le temps perdu, de recoller les morceaux avec sa femme et d'aider son fils dès qu'il en avait besoin.

Mathieu avait présenté ses personnalités à celles de son père et un lien père-fils s'était naturellement formé. Le Geek et Le Rétro Gameur se faisaient un gros câlin, Le Hippie et Le Beatnik se firent une simple accolade, tandis que Le Patron se contenta d'un bref signe de la main accompagné d'un léger grognement en guise de salutation avant de tourner les talons et de partir en direction de sa chambre, Le Mafieux le suivit avec un sourire carnassier, ce que ce môme pouvait être marrant parfois ! Maître Panda se sentait un peu à l'écart, son "père", Le Dramaturge n'étant pas venu. Le père de Mathieu se tourna vers lui avec un sourire bienveillant.

"- Merci de m'avoir appelé, tu as bien fait.

- C'est toi qui les a fait venir, Panda ?

- Euh... Oui, Mathieu."

Mathieu prit son personnage le plus récent dans ses bras en lui disant merci. Après qu'il l'ait relâché et qu'il soit parti discuter avec son père dans la cuisine, il resta planté là sans rien dire.

"- J'ai un jeu que je me suis procuré récemment et, te connaissant, ça va te plaire !

- Sérieux ? Et c'est quoi, papa ?

- C'est "Command & Conquer" !

- Ah ouais, je connais, Fred m'en a déjà parlé, ça a l'air génial ! Il faut qu'on le teste tout de suite !

- Mais euh, cours pas comme ça ! Attends-moi, les consoles sont super lourdes !"

Le Geek, emporté par son enthousiasme, filait à vive allure vers sa chambre, tandis que son "père", Le Rétro Gameur essayait péniblement de suivre avec ses sacs contenant des consoles et des jeux vidéos des années 80-90.

Maître Panda vit que Le Beatnik et Le Hippie étaient engagés dans une discussion passionnée et alla s'asseoir à côté d'eux sur le canapé.

"- Non mais, sérieux, j'ai dit à Mathieu que notre vieux canapé était très bien et que ça faisait rien s'il puait la ganja et qu'il était déchiré de partout, on pouvait toujours s'asseoir dessus ! Mais, il ne m'a pas écouté ! Capsule de bière l'adorait ce canapé !

- Mais, il ne faut pas lui en vouloir, tu sais. Il est tout simplement victime de la société de consommation, notre société moderne où on veut toujours avoir plus beau, plus grand, plus neuf que son prochain ! Les multinationales et les États sont de mèche pour nous forcer à trimer toute notre vie afin de faire marcher leur soi-disant système économique ! Je vous le dis comme je le pense, les gars : le monde est régi par l'argent, le capitalisme asservit nos peuples ! La bourse et les banques sont la peste et le choléra de notre temps.

- Ouais, notre monde est trop pourri, il faut que ça change !

- Exactement, mon fils. Ouah, je commence à être en manque, t'en aurais pas un peu avec toi ?

- Bien sûr, tiens !"

Et Maître Panda regarda avec un regard affligé et amusé à la fois l père et le fils se démolir la cervelle avec leurs joints tout en divaguant un peu plus sur l'existence d'un monde parfait, utopique où la congolexicomatisation des lois du marché n'aurait plus aucune prise sur la vie des crapauds célestes de Babylone.

Pendant ce temps, Le Patron était enfermé dans sa chambre avec Le Mafieux qui refusait obstinément de partir.

"- Alors, on fait pas la bise à son papounet ?

- ...Ta gueule.

- Ouh, mais c'est qu'il est pas content, le petit sacripant ! Tu mériterais une fessée pour t'apprendre les bonnes manières...

- T'es lourd...

- Ok, là, tu commences réellement à m'inquiéter ! T'es à cran parce que tu as tiré sur Mathieu ?

- QUOI ? Mais, comment tu...

- Le panda a tout balancé au téléphone. Je m'imagine bien que tu ne dois pas être bien avec tout ce qui s'est passé, mais tu dois te ressaisir !

- Je rêve ou tu es en train de jouer au père aimant et attentionné avec moi ?"

Le plus âgé détourna le regard d'un air gêné, ce qui fit sourire son fils pendant une fraction de seconde.

- Sois pas con, gamin, je te parle des affaires, là.

- Le vieux, je croyais qu'on était d'accord sur le fait que tu étais censé rester loin de mes affaires, comme moi je reste loin des tiennes !

- Je n'y peux rien si tu sembles avoir oublié tout ce que je t'ai enseigné, morveux ! Ça fait 48 heures que tu n'as pas donné signe de vie à tes subordonnés, ils m'ont tous appelé, tous ! Ils étaient paniqués !

- C'est bon, ils vont pas crever pour 48 heures...

- Bien sûr que si, pauvre petit con ! C'est une éternité dans notre milieu et tu le sais. Tatiana m'a même demandé si tu n'avais pas fini par te faire descendre ! Si même elle, elle s'est posée la question, tu te doutes bien que tes associés et tes concurrents vont aussi finir par se la poser si tu ne te manifestes pas au plus vite.

- Tatiana, Vinny, Hans et les autres sont grands maintenant, je n'ai pas de concurrent qui puisse constituer une menace suffisamment sérieuse pour qu'ils aient besoin de moi pour s'en débarrasser, ils n'auront qu'à se souvenir de ce que je leur ai appris moi-même.

- Je n'en serais pas aussi sûr à ta place...

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Je te parle de L'Homme en blanc...

- C'est pas vrai, me dis pas que tu crois à ces conneries, pas toi ! Ce type n'est qu'une légende.

- Non, il existe bien, il fait de plus en plus parler de lui d'ailleurs et il paraît qu'il tourne dangereusement autour de mon réseau de trafic d'armes ces temps-ci... Je tiens ça de source sûre, fiston.

- Et tu penses que tu auras besoin d'un coup de main ?

- Tu te fais du souci pour moi ? Tu oublies qui je suis ! C'est pas parce que je te dis que tu ne devrais pas le sous-estimer que je me chie dessus en entendant son nom, ce sont les autres qui se chient dessus en entendant le mien.

- Tout le monde sauf moi...

- Ça, c'est uniquement parce que tu sais que je ne suis pas ton ennemi, petit arrogant !"

Le père et le fils gangsters restèrent un moment sans rien dire, assis au bord du lit du Patron. Même si cela le gênait de le montrer, Le Mafieux se faisait sincèrement du souci pour son fils : il n'avait pas réagi à ses boutades et voilà qu'il se mettait à négliger son business !

"- Dis, tu lui fais confiance à la peluche king size, là ?

- Panda ? Je dirais que oui, pourquoi ?

- Bah, vu comment c'était parti en couille avec les autres personnages que Mathieu avait créés exprès pour son émission...

- C'est vrai, mais Panda est différent, il fait chier personne, lui au moins ! Sauf quand il m'engueule quand j'embête Le Geek...

- Ah, tu le martyrises toujours ? Je vais finir par croire que t'es amoureux...

- Toi, t'es bien chiant, par contre !

- En tout cas, j'espère que tu ne trompes pas sur son compte, ça vaudrait mieux pour tout le monde dans cette maison.

- Mouais...

- Quoi qu'il en soit, y a pas à dire...

- Hmm ?

- Il a un joli p'tit cul, l'ursidé !

- Tu t'essaies à la zoophilie maintenant ?

- Oh, ça va, hein ! En vrai, c'est juste un mec avec un kigurumi sur le dos !

- Pas faux."

Dans la cuisine, Mathieu se faisait conseiller par son père.

" - Oui, c'est vrai que tu aurais pu t'y prendre autrement, que tu aurais pu prendre le temps de leur faire part de ce que tu ressentais dans une conversation calme et posée comme celle que nous avons actuellement. Mais, le mal est déjà fait, ça ne sert à rien de ressasser sans cesse ce que tu aurais dû faire ou ne pas faire, alors arrête de t'autoflageller. D'ailleurs, tu devrais aussi arrêter d'essayer de les appeler.

- Pourquoi ?

- Si tu es dans un sale état en ce moment, dis-toi que c'est la même chose pour eux. Tu dois leur laisser du temps, le temps de se calmer, que le traumatisme passe. En plus, ils doivent être trop énervés pour te répondre en ce moment, de toute façon.

- D'accord, mais pendant ce temps, je suis censé faire quoi ?

- Tu dois prendre soin de toi et de tes autres personnalités. Quand tu vas mal, elles vont mal aussi.

- Je sais, papa. Tu as raison. Mais, je ne sais même pas où ils sont, s'ils ont trouvé un hébergement ou s'ils dorment sous les ponts...

- Ne t'en fais pas pour eux, Le Prof est extrêmement intelligent et La Fille est une vraie battante, ils n'auront aucun mal à s'en sortir."

Le père de Mathieu affirmait cela avec le sourire, mais en vérité, il était tout aussi préoccupé que son fils. Il pourrait toujours demander au Mafieux de jouer de ses relations pour obtenir des infos. Il n'y pensa plus et continua de profiter de cette soirée avec son fils en parlant de tout et de rien.


Et voilà ! J'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à laisser une petite review, ça fait toujours plaisir ! On se retrouve très vite (je l'espère ^^') pour le prochain chapitre ! ^o^