FIRE AND ICE

Coucou les loulouuuuuuuus ! Après une attente impardonnable me voici de retour en selle, avec de nouveaux trucs trop cool.
Je ne m'étends pas plus.
Bonne lecture !
L.S.R

Chapitre 9

Le temps passait lentement pour Scorpius. Adossé contre une pile d'oreillers déplumés, il relisait un vieux livre à la reliure abîmée sur les différentes stratégies d'attrapeur au Quidditch. Les aiguilles de la grande horloge de l'infirmerie bougeaient lentement, très lentement. Depuis son réveil tardif , il s'était à peine écoulé une heure alors qu'à son sens, il lisait depuis plus de trois. La sonnerie de dix heures du clocher de Poudlard l'avait réveillé, la fatigue de ses deux soirées consécutives avec Rose l'ayant épuisé.

Il attendait maintenant impatiemment l'heure du repas à laquelle elle viendrait le rejoindre, elle lui avait promis. Fixant la pendule depuis dix minutes, il s'aperçut qu'il lisait la même page depuis plus d'une heure. Il jeta le livre à travers la pièce, en colère . Il ne pouvait même pas faire la conversation à qui que ce soit puisque son camarade blessé avait quitté la vaste salle, tôt ce matin. De ce qu'il en avait compris, le garçon s'était fait attaquer par le saule cogneur, une fois les informations récoltées, Mme Pomfresh avait été capable de le soigner en moins de deux, il avait donc pu retourner en cours presque immédiatement après son réveil. Scorpius était jaloux. Lui n'avait pas pu sortir de l'infirmerie. Il avait perdu trop de sang selon la vieille infirmière. Il ruminait son amertume, regrettant d'avoir jeté au loin sa seule source de distraction.

Rejetant ses draps, il se préparait à se lever pour aller le récupérer, mais un reflet gris attira son attention. Un tas difforme s'étendait le long de sa jambe gauche, sous la couverture. Scorpius le cueillit au creux de sa paume. C'était à Rose. L'examinant sous toutes les coutures, il s'aperçut que c'était son pyjama. Sans doute l'avait-elle fait tomber en partant précipitamment l'autre soir. Il inhala l'odeur du vieux T-shirt troué. L'image de Rose s'imposa à son souvenir. Elle était presque réelle. Il ferma les yeux, se concentrant sur cette vision du passé, volage. Avec elle étaient réapparus les baisers, les caresses, et les milliards de sensations qu'il avait pu éprouver à ce moment-là. Il nageait dans un Océan de bonheur sans fond, se noyant presque dans le flot de souvenirs et de fantasmes qui envahissaient son esprit, regoûtant à la scène. Ses paupières toujours closes, il imagina son retour du lendemain.

Un feu follet se précipitait sur lui, manquant de le renverser. L'emmenant dans une des salles inoccupées s'alignant dans le grand couloir. Tout en ouvrant la porte, elle avait collé sa bouche à la sienne et fourrageait dans ses cheveux. Il avait les mains posées sur sa taille,et lui rendait son baiser, une fois les secondes de stupeur passées. L'étreinte dura quelques minutes, les deux tourtereaux savouraient leurs retrouvailles et lui la liberté retrouvée. Mais ils durent bientôt se séparer, car s'ils pouvaient ignorer leur ventre bruyant, ils ne pouvaient décemment pas oublier leurs amis qui devaient les chercher, et qui pourraient se poser des questions à leur sujet. Ils soufflèrent simultanément agacés de cette proximité interdite. Traînant les pieds, ils se dirigèrent vers la grande salle, encore émoustillés sans doute, par leur rencontre furtive, leurs regards traînants l'un vers l'autre.

Rose regardait la scène, niaise à souhait, d'un œil. Elle était assise à la table des Gryffondors, griffant son omelette à la pomme de terre de sa fourchette. Elle jeta un regard noir au couple qui venait de s'asseoir à la table des Poutsouffle. Des sixièmes années. Elle les avait surpris alors qu'ils sortaient d'une salle vide, ils s'étaient empourprés tellement vite, qu'elle avait de suite deviné ce qu'ils étaient en train de faire. Les imaginer tous les deux avait plongé rose dans un profond désarroi. Elle ne trouvait pas vraiment la scène niaise, enfin si, mais elle savait ce qu'on pouvait ressentir entre les bras d'un être si…Elle avait accéléré le pas, arrivant avant eux au festin. Elle leur avait sans doute laissé le temps d'un peu plus de câlins et de baisers, mais elle s'en fichait, elle aurait aimé que quelqu'un fasse de même pour elle et…Enfin s'ils avaient pu laisser quelqu'un être au courant à leur propos. Elle secoua la tête, comme pour chasser l'idée qui la dérangeait. Continuant de déchiqueter son plat.

Elle sentit le poids d'un regard sur elle. Elle leva vivement la tête, voulant attraper le coupable. Toute ardeur s'évanouit lorsqu'elle rencontra les mêmes yeux froids et haineux du matin, qui contrastaient avec le sourire plaqué sur les lèvres vermeilles. Henri la fixait. Il la fixait, comme en potions, d'un regard meurtrier. Rose frémit et se leva précipitamment, renversant à moitié son assiette sur Joséphine, sa voisine, renforçant sans doute l'animosité de la fille à son égard. Elle marcha d'un pas égal, tachant de calmer sa respiration. L'image jouait et rejouait encore et encore dans sa tête. Elle était dans le même couloir. Elle allait dans la même direction. Il faisait nuit. Des pas retentissait derrière elle. Une phrase. Une autre. Ses pieds qui avançaient tout seuls. Son corps plaqué contre le mur, écrasé. Coincée. Peur. Peur. Pleurs. Peur. Pas. Espoir. Espoir. Albus.

Rose était à présent collée au mur, assise au sol. Elle respirait difficilement, chaque goulée d'air lui arrachant un supplice. Le contrecoup que son cousin avait tant guetté était enfin là.

Le tourbillon d'émotions qui l'emplissait maintenant l'effrayait. Elle s'accrochait au mur de toutes ses forces, comme si elle pouvait tomber plus bas encore. Les jambes encore tremblantes, elle se releva tant bien que mal, toujours adossée à l'épais rempart. Ses yeux et son visage ruisselaient de larmes, elle ne les avait même pas senties couler. Son souffle, toujours irrégulier, soulevait sa poitrine beaucoup plus vite et haut que d'habitude. C'était une épave.

Elle aurait aimé que quelqu'un ai remarqué son absence à table, mais bien sûr, elle était tellement irascible et maussade, que personne ne remarquerait jamais qu'elle manquait à l'appel. Après quelques minutes dans cette position, l'esprit vide et fatigué d'avoir eut des pensées si violente, la respiration de Rose s'améliora. Bientôt, elle fut capable de se lever et se faire quelques pas sur ses jambes endolories, appuyée d'une main contre le mur. Elle essuya une bonne fois pour toutes les sillons de son chagrin, releva la tête, et marcha vers celui qui effacerait tout de sa présence. Ne se pressant pas plus que nécessaire, Rose fut plus longue qu'à l'accoutumée. Elle ouvrit timidement la porte, grimaçant au grincement qui se répercuta dans la pièce. Le garçon blond l'attendait, assit sur son lit, un vieux livre de cuir sur ses genoux, et un éblouissant sourire sur son visage. Après avoir vérifié que la nurse n'était pas dans les parages, Rose s'élança vers son jules. Celui-ci était déjà hors de son lit, et s'avançait, lui aussi vers elle. Ses grandes jambes, pressée par l'envie sans doute, eurent vite raison de la courte distance. Devant tant de beauté, Rose resta coîte, les bras ballants. Le céleste jeune homme la saisit avant qu'elle n'eût le temps de dire ouf. Ses longs bras fins et musclés entourèrent son corps. Il la souleva du sol et la fit tournoyer, leurs rires emplissant la pièce. Après quelques minutes euphoriques et grisantes, il fut forcé de la poser à terre, en proie tous deux à un tournis incommensurable. Scorpius posa ses lèvres sur son menton, lui permettant de reprendre son souffle avant que la partie commence.
« Tu m'as manqué », lui glissa-t-elle à l'oreille.

Pour toute réponse, il l'embrassa. Rose songea que ce baiser était l'un des plus beau qu'ils aient échangé : passionné, il exprimait tout. De leur frustration d'hier soir, au manque de l'un à l'autre, au désir de l'un, à l'amour de l'autre, de leur bonheur à tous deux. Rose serra de plus en plus ses bras autour de ses reins. Elle perdit peu à peu le fil de ses pensées, ne se concentrant que sur ses lèvres, ses mains, ses cheveux, ses bras, ses jambes, lui. Sa bouche à elle n'était qu'à quelques centimètres de son oreille à lui, sa bouche à lui n'était qu'à quelque centimètre de son torse à elle. Figés dans l'instant magnifique, ils respiraient au ralenti.

Ils se relevèrent tous deux, d'un seul regard de Scorpius à l'horloge. Il ne leur restait que peu de temps ensemble.
« Moi aussi », lui dit-il, sa voix ayant perdu toute sa rugosité de la veille.
Rose attrapa la main de Scorpius, et entortilla ses doigts autour des siens. Ils parlèrent de tout, de rien, se réjouissant du retour de Scorpius à la réalité, du lendemain, de la matinée de Rose, des cours qu'il avait raté. La situation lui paraissait bizarre, c'est comme s'il ne s'était rien passé entre eux, ils discutaient comme des meilleurs amis, pas comme des amants, ils discutaient comma avant. Et puis, songea Rose, pas une seule fois, il n'avait abordé Henri.

Il se dirigeait tranquillement vers sa salle de Sortilèges, au dernier étage, pressant un peu le pas, car ce nain de Flitwick lui ferait sûrement passer un sale quart d'heure s'il arrivait encore en retard. Il avait laissé quelques minutes auparavant Olivia à la grande salle, pouffant avec ses amies toutes aussi gourdes qu'elle. Ou était-ce Cynthia ? Il n'arrivait jamais à mémoriser leurs prénoms, mais bon elles ne s'en rendaient jamais vraiment compte alors à quoi bon les retenir ? Ses chaussures crissaient sur le sol de gray. Les filles se retournaient sur son passage, lui souriant, essayant d'attirer son attention. Il leur retournait leur sourire, voyant quelques-unes rougir et frôler l'évanouissement. Il n'en avait que faire, elles ne l'intéressaient pas. Il passa sa main dans ses cheveux. Il était arrivé. Et en avance pour une fois. Son cousin et son meilleur ami l'attendaient devant la porte. Tous les trois se disputaient sans arrêt sur la stratégie à adopter pour le prochain match. Il était inquiet, l'attrapeur de leur équipe manquait à l'appel, et lors de la prochaine phase du tournoi, ils affronteraient Serdaigle, qui eux, avaient un excellent attrapeur et bien présent en plus. Leur avance face à Poutsouffle ne servirait plus à rien s'ils perdaient contre les aigles. Alors qu'il cogitait en continu, il exécutait des sortilèges de lévitations, d'attraction ou encore d'expulsion distraitement, le cours passa à une vitesse fulgurante. Plongé dans ses pensées, il n'avait même pas remarqué les boucles rousses qui avaient troublé le cours alors qu'il avait commencé, et c'est tout aussi distraitement, qu'il se rendit à son cours d'Arithmancie, de divination et de Soin aux créatures magiques, affublé comme toujours d'une Horde d'hormones à ses basques. Son dernier cours étant terminé, il adressa un signe de tête au demi-géant qui reconduisait l'hippogriffe jusqu'à son enclos. Il se hâta de retourner au château, ne voulant pas se retrouver dehors une fois que la nuit aurait englouti le parc. C'est donc essoufflé qu'il arriva à la table des Gryffondors.

Lui d'habitude, si jovial et farceur, resta muet durant tout le festin. L'idée commençait à naître dans sa tête, petit à petit. Le banquet toucha à sa fin, le tirant de ses nuages et l'obligeant à emboîter le pas des quatre garçons et de la fille qui l'attendait impatients. Il posa un bras sur l'épaule de la blonde qui, s'aperçut-il, avait de magnifiques yeux bleus. Ils avancèrent vers la tour en un groupe compact, épaules contre épaules, torses contre dos. Il commençait à, très légèrement, somnoler sur place. Merlin, que cette journée avait été éprouvante. Son esprit s'éveilla automatiquement lorsque son pied alla se coincer dans le trou de la 7e marche du 3e escalier, instinct de survie ? Plus vif de par cet accident, dès qu'il fut hors du piège, il courut sans se retourner, laissant ses amis pantois. Ses pieds dévalaient les marches les unes après les autres. Il fallait qu'il aille voir comment il allait, peut-être allait-il pouvoir le remplacer, lui qui n'avait raté les essais seulement à cause d'une tricherie des supporters Serpentards. Et dire qu'il avait été dans l'équipe plusieurs années et qu'il n'y avait même pas pensé. Même s'il n'était pas capitaine, il était sûr que le sien n'y verrait aucune objection, étant donné qu'il connaissait bien son jeu. Il redoubla d'efforts et arriva enfin devant la lourde porte en chêne massif. Trois minutes, wow, il avait été rapide. Il poussa le lourd battant, ignorant la plainte des gonds, non huilés.

Il resta sans voix devant le spectacle qui se jouait devant lui.

Scorpius et Rose étaient follement enlacés et s'embrassaient furieusement l'un l'autre, devant les yeux ébahis de Fred Weasley.

Alors ? Comment le trouvez vous ? Je n'écrirais sans doute pas demain, mais à coups sûr jeudi et vendredi.
Alors à Jeudi, bonne nuit, et prenez soin de vos tulipes les p'tits keums (et les petites nénettes ))

_Le Scorpius Rose