Fandom : Kuroko no basuke

Titre : Les lapins pas si crétins

Disclaimer : Les personnages de Kuroko no basuke ne m'appartiennent pas et je sais que menacer IG Prod' et Tadatoshi Fujimaki n'y changera rien. L'illustration utilisée pour cette fanfic appartient à la fabuleuse artiste 3ternal-star, dont certains fanarts sont postés sur DeviantArt. Aussi, je ne fais pas du tout d'argent avec cette fanfic.

Rating : M. Obligé.

Genre : Arf...

Pairing : Midorima x Takao (et je m'en donne à cœur joie), Akashi x Kuroko (ils reviendront et leur vengeance sera terrible !)

Note de l'auteur : Dire que dans mon premier jet initial, ce chapitre devait être l'avant-dernier… Ca me déprime rien que d'y penser…

Remerciements : Les « survoleuses » IIthril et Laura-067, je vous remercie de laisser des commentaires, malgré votre altitude ! Et je remercie également chaleureusement tous ceux qui ont laissé des reviews, permettant d'améliorer et d'étoffer drastiquement cette histoire ! Rinfantasy, Mimi98, Pocky-S-chan, Takkaori, Riddikulus et 6Starligt6, cette histoire ne serait pas grand-chose sans vous ! Donc merci pour tout, en espérant que vous resterez jusqu'à la fin, il y a encore des surprises !

Remerciements (bis) : Même si je ne connais pas les autres lecteurs, je remercie tous ceux qui suivent cette histoire d'une manière ou d'une autre ! Merci !


Chapitre 10: Le cadeau du cerisier en fleurs

Midorima s'était fait déposséder de tous ses biens personnels.

Tour d'abord, il avait perdu la tête suite à de méchants coups de montre à gousset sur la caboche, donnés par un lapin particulièrement sadique derrière son air placide.

A la porte de la suite dans laquelle il se trouvait présentement, il avait croisé un chapelier pas si fou qui lui avait retiré sa montre.

Par charité, il ne comptait pas la petite amie de ce dernier qui lui avait enlevé un sens pourtant essentiel, à force de bramer dans ses oreilles de musicien : l'ouïe.

Une fois dans la chambre, face aux appels de phare du lapin dément aux oreilles tombantes, qui consistaient à remuer des hanches sous son nez, il ne s'était pas fait prier pour se dévêtir entièrement.

Ce dernier venait d'ailleurs de lui confisquer ses épaisses lunettes noires.

Eh bien, croyez-le ou pas : l'étudiant en médecine ne s'était jamais senti aussi bien de toute sa vie.

Il songea à ce propos que puisqu'il n'y voyait plus grand-chose, il valait mieux fermer les yeux. Confortablement allongé sur le ventre, la tête posée sur un oreiller de qualité, il aurait pu s'endormir sans problème, si tout son corps n'anticipait pas chacune des actions de son brun aux yeux en amande.

Il les attendait avec une impatience qui croissait à chaque nouvelle seconde écoulée. Voir le lapin noir jouir avec une telle force, face au miroir, lui donnait envie de vivre une expérience similaire en intensité. Et il adorait avoir quelque chose au fond de lui. Imaginer Kazunari le pénétrer avec douceur, puis faire de tendres allées et venues en lui, lui procurait de brèves décharges dans tout le corps et détendait son sphincter et les muscles de son canal anal.

Mais ce ne fut pas ce qu'il obtint : au lieu de cela, des caresses envahirent son monde. Des baisers délicats dans ses mèches sinople, des effleurements des lèvres, le long du lobe de son oreille dévoilée; des mains sur ses épaules, dans son cou, qui descendaient dans tout son dos de part et d'autre de la colonne vertébrale pour faire une halte sur ses fesses, avant de poursuivre leur chemin sur l'arrière de ses cuisses, sur ses mollets, ses chevilles jusqu'au terminus, la plante de ses pieds. Les mains refirent le chemin en sens inverse mais sur les côtés. Un bref baiser dans ses cheveux vint ponctuer cette mise en bouche.

Intérieurement, Shintarô frissonnait. Qu'est-ce que Black Bunny-chan mijotait, avec cette bougie à l'odeur sucrée dont il s'était saisi tantôt ?

Un liquide gras s'écoula sur le bas de son dos, glissa sur sa hanche et répondit à sa question muette. Il ne sursauta pas, car cette huile était chaude sans être brûlante. Ce n'était pas désagréable, mais ça devint apaisant quand le lapin noir esquissa de brefs mouvements de massage avec ses doigts, à l'endroit rendu glissant par l'huile parfumée…

Midorima gémit doucement, pour donner son accord à poursuivre. Le liquide fut versé sur ses fesses, qui se firent masser lentement, entièrement, l'une après l'autre, puis les deux ensemble… Se délassant complètement, Shintarô savoura en silence cette attention qui ne lui était pas inédite, mais dont il se ravissait à chaque fois. Ses fesses furent écartées et de l'huile chaude vint se déverser entre, plus particulièrement sur son sphincter anal qui réagit positivement en retour. Cette fois-ci, ce fut le pouce qui servit à apprivoiser cet endroit de moins en moins hostile avec les années. Il fallait dire que le médecin et son conjoint avaient de la pratique, puisqu'ils adoraient tous les deux le plaisir anal. Le plus grand se détendit rapidement sous l'impact de ces caresses plus intimes et se mordillait la lèvre inférieure à chaque fois qu'une légère pression était employée sur son entrée de derrière, qui se ramollit petit à petit.

Sa bouche s'ouvrit sur un gémissement muet quand il se fit pénétrer par un premier doigt et de l'huile fut versée sur tout le pourtour de l'anus, afin de prévenir toute irritation. Le brun n'enfonça rien, il laissa son index se faire aspirer progressivement à l'intérieur, comme dans du beurre, puis il l'agita de haut en bas, fit de petits ronds et enfin, le sortit pour le réintroduire de nouveau.

Ces allers et venues en lui… Pour Midorima, c'était tout simplement divinement addictif. Il n'y avait pas d'autre mot pour décrire ce qu'il ressentait. Il songea que son homme avait toujours pris soin de le préparer consciencieusement car il détestait le voir en peine. La rencontre de l'index scrutateur et de sa prostate alluma des étincelles nerveuses, dans un premier temps dans tout le bas de son corps. Puis elles se multiplièrent et se propagèrent sans qu'il ne décidât de quoi que ce fût. Plusieurs minutes s'écoulèrent ainsi, avant qu'il ne sentît un second doigt, le majeur, venir rejoindre son petit frère. Comme au premier, il souhaita la bienvenue chez lui, dans son antre, en gémissant un peu plus fort, cette fois-ci. Le mouvement de pénétration se fit plus franc, moins joueur et cela lui convint. Il sentit les doigts tourner et se retourner contre sa prostate, faire des mouvements de ciseaux pour étirer les murs, lui procurant une douleur suffisamment vague pour passer outre. Son corps commença à en réclamer davantage. Il avait envie de plus et pour le faire comprendre, il se mit à bouger le bassin et à contracter ses muscles à intervalles réguliers.

Il sembla que son amant d'une nuit comprît le message, car ses mouvements de doigts se firent plus vigoureux, lui arrachant des halètements de plus en plus forts et des impulsions électriques en chaîne dans tout le corps. Ses fesses se faisaient griffer et masser d'une main, l'excitant davantage, notamment en changeant sans cesse les sensations ressenties dans son rectum. Black Bunny-chan se retira finalement, avant d'entamer un nouveau jeu avec son autre main, la droite : faire rentrer, tour à tour, chacun de ses doigts, un peu comme s'il se les essuyait un à un avec une serviette. A chaque nouvelle pénétration, Midorima se faisait entendre. Tous ces préliminaires, certes agréables, ne lui faisaient pas oublier la visée ultime de l'affaire : un coït anal en bonne et due forme, et c'est ce qu'il réclama, comme il le put, à son lapin noir.

En plus des doigts qui jouaient avec lui, il sentit quelque chose d'assez dur venir heurter la peau, rendue grasse par l'huile, de ses fesses et il s'en réjouit intérieurement. Après quelques caresses en forme d'adieu, ils se retirèrent de son corps, pour laisser place à ce que Midorima identifia très vite comme un pénis en silicone tout huileux et glissant en lui somme toute assez facilement.

Bien sûr, il n'avait pas les vertus d'un vrai, mais sa présence était néanmoins agréable et comblait efficacement le manque bref qu'il avait subi. Vaguement, il se demanda pour quelle raison le lapin noir ne faisait pas le boulot lui-même comme il l'avait tant souhaité, puis il comprit tout seul, comme un grand, lorsque Black Bunny-chan mit en route le système de vibrations en tournant une petite molette.

Les longs doigts fins, agiles au piano, au basket et avec un bistouri, mais complètement inefficaces dans une cuisine, se crispèrent à mort dans l'oreiller, qui servit à étouffer les cris que l'étudiant en médecine poussa sous la forte stimulation à laquelle il ne s'était pas attendu. Son corps commença à convulser et instinctivement, il bougea des hanches pour se frotter contre le drap.

« Bien… Constata son amant coquin en lui écartant les fesses pour bien s'assurer de la bonne position de l'objet, complètement oublieux des bruits fauves, animaux que poussait son compagnon. Poursuivons. »

D'humeur joueuse, le lapin qui possédait le corps de Kazunari regarda le petit ami de celui-ci commencer à se caresser de manière désordonnée, puis se leva pour ouvrir le premier tiroir de la table de chevet, duquel il en sortit une petite serviette qui lui servit à s'essuyer les mains.

« Touche-moi… Kazunari, touche-moi…

-Eh bien, vu qu'il ne s'agit pas de moi… Dois-je obéir ? Après tout, rien ne nous dit qu'il serait consentant à ce que je vous touche… »

Midorima grogna de frustration : ce n'était vraiment pas le moment de faire des jeux d'esprit ! Et d'autant plus qu'il ne pouvait plus réfléchir correctement à une réplique digne de ce nom, au vu de l'état dans lequel il se trouvait…

Il pensa brièvement à rétorquer que des scrupules aussi chastes et pudiques n'avaient plus leur place entre eux depuis qu'ils avaient fait l'amour face au miroir. Mais puisqu'il était fou, il n'en fit rien et passa ses mains sous ses hanches pour se saisir de ses testicules et les masser à leur tour. Les yeux toujours fermés, il ne vit pas son amant d'un soir se saisir à nouveau de la bougie parfumée à la vanille. En revanche, Shintarô le sentit s'agenouiller au-dessus de ses cuisses, se plaçant de telle sorte à ne pas faire reposer tout son poids sur lui. Tout comme il sursauta à l'huile de massage à la vanille qui se déversa sur les épaules tressautant comme des folles.

« Oh… Oh, ça vient… »

Black Bunny-chan ricana brièvement, puis se pencha au-dessus de son dos et posa une main ferme sur la nuque de son partenaire, à la fois pour le maintenir en place et l'étrangler très légèrement alors qu'il jouissait violemment au point d'en perdre connaissance quelques secondes.

Le jeune médecin revint à lui en poussant un hurlement sauvage qui hérissa le poil de Black Bunny-chan, avant de le faire sourire matoisement. Il desserra sa prise et de l'autre main, qui tenait toujours la bougie, il continua à verser un peu d'huile chaude. Il la reposa soigneusement sur la table de chevet à ses côtés et entama son massage d'amour sur le corps en sueur, rouge, brûlant et sensible de Shintarô.

Il lui massa le corps entièrement, ne faisant de légères pauses que lorsque Midorima se contractait sans forcément crier gare, en proie à un orgasme dévastateur. De sorte qu'il lui fallut vingt bonnes minutes pour mener à bien son projet, durant lesquelles son conjoint ne compta même pas le nombre de fois où il jouit. Black Bunny-chan s'attarda tout particulièrement sur les jambes, qu'il savait sollicitées à cause des activités médicales du jeune homme allongé. Malgré les bas de contention qu'il portait quand il était à l'hôpital, Shintarô souffrait parfois des jambes parce qu'il était souvent debout. Et il n'y avait rien de tel qu'un bon massage pour raviver la circulation sanguine, détendre les muscles et les articulations.

Quand il en eut terminé, par les pieds, Black Bunny-chan déclara accomplie cette seconde partie et bougea sur le lit afin de voir attentivement l'état dans lequel il avait laissé Shintarô… Paroles incohérentes entrecoupées de gémissements, checked. Peau rougie et tendre, checked. Regard complètement à l'ouest, checked. Larmes aux coins des yeux, checked. Cheveux embroussaillés sur l'oreiller, checked. Salive à la commissure des lèvres, checked. Doigts et membres qui n'obéissaient plus, checked. Sperme étalé sur le drap en ruisseaux, checked. Le jugeant cuit à point, le brun décida de lui accorder une faveur en éteignant le pénis en silicone, puis en le lui retirant avec précaution. Midorima l'y aida en poussant bien fort avec le peu de forces qui lui restait. Mais il ne bougea pas davantage car son corps avait été complètement épuisé par tout le plaisir qu'il en avait retiré. A quatre pattes au-dessus de lui, le lapin aux oreilles tombantes rit doucement dans ses cheveux avant de lui dire :

« Vous aurais-je sur-estimé, Shintarô-sama ? Votre anniversaire vient pourtant à peine de commencer… Enfin, cette déclaration n'est pas objective, puisque nous n'avons plus la notion du temps à cause de vous, lui précisa le brun d'une voix moqueuse.

-C'était… trop bon… Se justifia ce dernier dans un murmure à moitié étouffé par l'oreiller qu'il avait retourné tant il était humide, au point d'en devenir désagréable.

-Quand j'ai ouvert les yeux dans cette chambre, j'ai trouvé une chose très jolie, cachée dans un tiroir. Alors, j'ai supposé qu'il s'agissait d'un cadeau d'anniversaire pour vous, que voulait vous offrir votre petit ami. Mais il se peut que je me sois trompé. Cette chose très jolie était dans une petite boite, voyez-vous… Et lorsque je l'ai ouvert, j'ai tout de suite vu… un cerisier en fleurs… un cerisier en fleurs joyeusement balancé par un vent taquin… Alors je crois que c'est ce cerisier qui a voulu vous déclare sa flamme… »

Les paroles du lapin démoniaque n'avaient à proprement parler aucun sens… Mais Midorima n'était plus en état de s'attarder sur la logique ou non de cette explication. Et comme, de toute façon, il était complètement fou, il préféra se laisser bercer par la voix chantante qui lui parlait, comme un nourrisson s'endormant dans les bras maternels et rassurants.

« Connaissez-vous un tel cerisier ? Pas moi. Mais j'ai regardé attentivement ce présent. Et j'en ai déduis qu'il pourrait vous convenir, en effet.

-Et… Qu'est-ce que c'est ? Demanda le jeune homme aux yeux de jade en tournant la tête en direction du miroir, dans lequel il devina, dans un flou plus qu'artistique, son partenaire se lever, dégrafer les attaches de ses bas, pour enlever définitivement son sous-vêtement.

-Vous le saurez… A condition de m'autoriser une petite faveur. »

A la vue de la mi-molle qu'arborait fièrement Kazunari, Shintarô devina sans problème ce qu'il voulait.

« Je suis à vous toute la nuit, Black Bunny-chan. Alors je suis prêt à accepter votre proposition, même si à première vue, elle ressemble à un chantage.

-Mais c'en est un, Shintarô-sama. Je n'ai pas autant de vergogne que les humains de la Terre, vous savez… »

Maintenant qu'une bonne partie de sa libido s'était évaporée, Midorima pouvait regarder la scène sans crainte depuis le miroir. A tous les coups, son amant saurait raviver son désir d'une belle manière, il était très doué pour cela. En fait, la simple vision, bien que floutée de lui, sans sous-vêtement, mais avec son serre-taille à porte-jarretelles, ses bas noirs, ses chaussures à talons et ses oreilles de lapin qui lui tombaient dans le dos suffisait à remuer un petit quelque chose à l'intérieur du corps de Shintarô.

Il se redressa sur les coudes, vit le brun remonter sur le lit, s'allonger au-dessus de lui et le prendre lentement, tendrement comme il l'aimait. Après la déferlante suscitée par le sextoy vibrant additionné au massage à la vanille sur son corps en feu, ce changement de rythme était une accalmie plus que bienvenue. A cause de leur différence de gabarit, son conjoint s'appuyait souvent sur son dos large pour se mouvoir en lui et contrôler ses mouvements, mais cela ne le dérangeait pas. Au contraire, il adorait.

Au fur et à mesure que le lapin noir apportait des variantes, il ressentit la hampe de chair de ce dernier prendre du volume dans son anus. Le jeune médecin aimait cette sensation progressive et se laissa envahir par le plaisir de sentir un poids, une force, contre sa prostate gonflée et rendue très sensible elle aussi. Son partenaire allait et venait en lui à sa guise, comme s'il était chez lui. En quelque sorte, c'était le cas et il désirait procurer ce sentiment chaleureux à son bien-aimé, possédé par un lapin noir.

Leurs halètements, seuls bruits audibles dans toute la suite, devinrent des ahans quand les coups de reins du plus petit d'entre eux se firent plus incisifs, plus exigeants : il tentait de localiser son orgasme.

Puis les chocs entre leurs peaux se firent plus doux lorsque le brun se mit à onduler lascivement en lui, en roulant les hanches : d'accord pour le trouver et jouir, mais pas tout de suite quand même…

Ce petit jeu d'alternance dura suffisamment pour faire envie à Shintarô, qui changea de position en repliant ses jambes interminables tout en faisant le dos rond, ce qui lui permettait de bouger avec plus d'amplitude pour rejoindre, à mi-chemin, les mouvements sophistiqués de Black Bunny-chan… Qui grogna de joie en constatant qu'il pouvait ainsi plus facilement trouver un appui stable sur le dos graisseux de son partenaire, en y posant carrément ses coudes.

Encouragé par la manœuvre qui lui facilitait considérablement la tâche, il poussa plus fort et plus loin, faisant crier son médecin à chaque collision de ses hanches et ses testicules contre les fesses huilées de celui-ci. Ils finirent, c'était prévisible, en levrette à la sauvage, qui n'en libéra qu'un sur les deux : en effet, au moment où Midorima s'apprêtait à éjaculer, le brun le lui dénia ce petit plaisir en enserrant la base de son pénis, lui causant un orgasme sec qu'il ne regretta pas tant que ça, au final. Black Bunny-chan, en revanche, ne mit aucune restriction à son propre plaisir et jouit, en râlant de plaisir, tout ce qu'il avait accumulé depuis l'occurrence précédente.

« Je préfère me relâcher en vous, qu'à l'extérieur, admit-il en retrouvant son souffle.

-Mmm…

-C'est une autre saveur, plus diffuse… Plus prégnante… Vous méritez votre cadeau, assurément, Shintarô-sama.

-Ah…»

En guise de précision, le brun lui baisa le dos et se retira pour aller chercher quelque chose sous le lit.

« Ce présent est un petit bijou fort utile, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. »

Ce ne fut qu'à ce moment que Midorima fit le lien avec la conversation précédente, qui avait dévié sur des cerisiers en fleurs… Mais comme son cerveau n'était toujours pas en état de fonctionner correctement, il abandonna les prémices de réflexion et fit simplement remarquer :

« Vous en cachiez, des choses, en-dessous…

-N'est-ce pas ? Le voici. »

Black Bunny-chan revint sur le matelas et lui montra une petite boite semblable à celles utilisées pour offrir une grosse montre métallique, par exemple. Il voulut s'en saisir pour l'ouvrir, mais le lapin noir fut plus rapide en la soustrayant à sa vue.

« Un bijou ne se regarde pas, il se porte. Revenez à quatre pattes, comme tout à l'heure, c'était très bien.

-A quatre pattes ? Mais… Pourquoi ?

-Cessez de poser des questions et faites-moi confiance. Vous ai-je déçu jusqu'ici ?

-Non.

-Bien, alors obéissez. Vous m'appartenez toute la nuit, rappelez-vous. »

C'est vrai qu'il avait sorti cette phrase à plusieurs reprises… Défait mais surtout, se rappelant des coups de montre à gousset sur la tête, Midorima n'insista pas plus et fit comme on le lui demandait. Il sentit des baisers sur son flanc et le bas de son dos, jusqu'à ses fesses. Qui furent écartées une nouvelle fois. Un métal froid le pénétra lentement et facilement, le faisant hoqueter de surprise malgré le fait qu'il n'était pas plus profond, ni épais qu'un pénis. Le bout était étroit, la base large, mais rien d'insurmontable pour lui.

« Là… C'est fini ! Regardez dans le miroir ! »

Et sur ces paroles, le brun alluma la lampe de chevet et lui mit ses lunettes. Il lui tint une fesse pour bien l'écarter et Shintarô se tourna pour avoir le miroir dans son dos, avant de tourner la tête.

Un…

Un bijou anal…

« Il s'agit d'acier chirurgical, qu'on utilise pour les piercings. Et l'émeraude polie est une vraie, il a certainement fallu débourser une petite fortune pour le sertir ! Je trouve qu'il vous va à ravir, Shintarô-sama… Il n'enlève strictement rien à votre beauté naturelle… »

Peu importe les circonstances, Kazunari savait le caresser dans le sens du poil. Toujours.

« Au contraire, il sublime votre nudité, jusqu'à cet endroit inconnu de tous… Sauf de moi et de votre petit ami. »

Toujours, toujours, toujours.

C'en était presque vexant.

La frustration était d'autant pire qu'avec toutes les stimulations subies par son anus, celui-ci ne cessait de pulser à haute fréquence, appuyant la prostate contre le métal lisse du bijou et procurant au futur médecin des frissons de plaisir encore une fois renouvelés, sans même que ce ne fût volontaire.

« Passons donc à la suite du programme. Nous inverserons, cette fois-ci. Et nous pourrons tester le présent que vous avez reçu.

-Inverser ? Quoi donc ? » Lui demanda Midorima en fronçant les sourcils.

Le brun vint s'allonger sur le lit, sur le dos, la tête sur les oreillers restants dans le lot. Puis il leva et écarta ses jambes, qu'il retint à l'aide de ses bras.

« Nous pouvons enfin fêter vos vingt-cinq ans en bonne et due forme. Je suis à vous jusqu'à ce que le jour se lève. Et je vous attends… » Lui dit-il d'une voix coquine en agitant ses gambettes grandes ouvertes, couvertes par les bas de soie.

Midorima sentit un regain de vigueur venant de nulle part s'emparer de lui. Il le savait, qu'il avait toujours pu compter sur les idées de son partenaire pour donner un bon coup de fouet à sa libido… Et puis, il n'avait pas éjaculé lors de leur dernière union car ce vieux roublard de lapin démoniaque avait bien prévu sa mise en scène … D'un œil avide, il contempla ce qui s'offrait à lui et en déglutit d'envie. Le brun, qui adorait visiblement avoir l'attention tournée sur lui, s'amusa en changeant de position à plusieurs reprises, toujours dans une tendance sexy et affolante, l'arrière-train bien visible… Même s'il faisait gaffe à ne rien abîmer avec ses chaussures.

L'appel de ce lapin maudit était muet, mais Shintarô l'entendait comme un rugissement qui faisait vibrer tout son être.

« Vous me provoquez, encore une fois, Black Bunny-chan… Je retrouverai mon petit ami au lever du jour, je vous le garantis, lui susurra-t-il en s'avançant à quatre pattes vers lui.

-Pari tenu ! »

Le brun, qui s'était couché sur le flanc, une jambe en l'air comme s'il posait pour un magazine de charme, poussa un petit cri amusé quand son Jules se jeta un peu brutalement à ses côtés, dans son dos, pour lui donner ce qu'il réclamait. Ses rires se tarirent, laissant place à des gémissements de plaisir au moment de la pénétration qui se passa sans à-coups. Comme deux petites cuillères sagement rangées dans un tiroir à couverts, ils se lovèrent l'un contre l'autre et se caressèrent tendrement. Le brun s'amusa avec les doigts de Shintarô tandis que celui-ci allait et venait en lui, avec un rythme paisible.

« Puisque vous êtes à moi, je vais vous faire l'amour jusqu'à ce que j'en tombe, lui affirma-t-il.

-Prenez garde à ce que je ne m'endorme pas, l'avertit Black Bunny-chan.

-Vous endormir ? Interrogea avec rhétorique le médecin, avant de l'embrasser langoureusement. Je ne vous crois pas. Ce n'est pas votre genre, assurément.

-Et… Et qu'est-ce qui vous fait dire ça ? Souffla le brun sur ses lèvres, après un autre baiser du même genre.

-Vous aimez trop ces moments intimes pour ne pas en profiter jusqu'au bout. Et n'avez-vous pas dit que vous vouliez jouer toute la nuit ? »

Leurs langues se touchèrent. Le lapin noir gémit, non pas à cause de la position inconfortable de son visage tourné vers le haut, alors qu'il était sur le côté, mais parce qu'il sentit son petit ami s'emporter, s'enflammer dans sa bouche.

« Vous m'intoxiquez, avoua à brûle-pourpoint le brun, en rompant leur contact buccal pour se pencher en avant et accentuer ainsi la profondeur de la pénétration. Votre bien-aimé a tellement de chance de partager votre vie… »

Shintarô, pour toute réplique, se saisit de sa jambe supérieure, qu'il maintint levée en la posant sur son bras droit.

« Han… Oui…

-Vous n'avez encore rien vu… »

Car lui aussi avait beaucoup de chance de partager la vie d'un faucon d'amour nommé Takao Kazunari. Et il avait bien l'intention de le lui expliquer en long, en large et en travers, dans toutes les positions possibles, cette nuit…