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Bonjour à tous !

Bon, je sais, ça fait très longtemps. Mais bizarrement, en ce moment, tout ce que j'écris, ça ne va pas. N'avez-vous jamais connu ces moments où vous avez l'impression que tout ce que vous faites ne va pas ? C'est un peu ce qui se passe.

Je m'efforce d'écrire mais ce que je produis ne me satisfait pas, malheureusement... T_T

Alors je vous souhaite d'excellentes fêtes, en espérant que mon cadeau vous a fait plaisir, à savoir :

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le début de Falling Away with You qui est ENFIN sorti !

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Merci à tous mes reviewers, followers, et viewers !

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Guest : Eh bien, en espérant que tu trouves la réponse à tes interrogations dans ce chapitre ^^

Bonne lecture à tous !

Heibi

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Chapitre 9

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Au moment présent

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Hermione cligna des yeux et émergea. Ses jambes ne la tenait presque plus, et si Malefoy ne la tenait pas, elle serait certainement tombée. Des larmes coulaient sur ses joues.

_ Non…, dit-elle, c'est impossible…tu mens, tu m'as lancé un sortilège de Confusion, c'est…

Elle ne savait plus quoi inventer pour démentir cette histoire. C'était trop gros. Malefoy baissa la tête et fouilla dans sa poche pour en extraire quelque chose. Le cœur de la Gryffondor fit un bond. C'était le fameux stylo qu'elle ne cessait de voir.

Cette fois, elle ne pouvait prétendre à une farce.

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_ Pourquoi ? cria Hermione d'une voix désespérée. Pourquoi est-ce que tu as voulu que je me souvienne de tout ?! Pourquoi tu ne m'as pas laissé toute ma vie dans l'ignorance ?

Elle le martelait des poings à chaque fois qu'elle posait une question. Il la prit par les épaules brusquement pour la forcer à la regarder dans les yeux.

_ Tu te rends compte à quel point tu es égoïste, et lâche en plus de ça ? cracha Malefoy, ses yeux lançant des éclairs. Les Gryffondors, courageux, quelle connerie !

Hermione le fixa sans répondre, les larmes coulant de ses yeux. Ses yeux gris commençaient pour la première fois à lui faire peur. Malefoy lui broyait les épaules et elle grimaça.

_ Tu crois que tu as le droit de vivre une existence paisible avec ton idiot de mari, siffla le Serpentard. Des années où tu t'es crue au-dessus de tout le monde, Hermione Granger, la grande héroïne de Poudlard. Non, tu n'es qu'une abrutie.

_ Et alors quoi ? dit Hermione en le regardant dans les yeux. Tu veux m'entraîner dans ton désespoir ? Tu as voulu que je sois aussi malheureuse que toi ?

Il baissa la tête et poussa un long soupir. La respiration d'Hermione se bloqua quand il posa son front sur son épaule dénudée. Elle recula pour échapper à son contact, mais son dos rencontra le mur du couloir.

_ C'est ce que j'ai pensé, avoua-t-il. Au fond, pourquoi croirais-tu que tu es parfaite, à faire porter aux autres tes vices… ?

Ses longues mains blanches glissaient doucement sur sa taille. Hermione n'aimait pas du tout les libertés qu'il prenait avec elle. Posant ses mains sur ses épaules, elle voulut le repousser violemment :

_ Ne me touche... !

Aussitôt, le jeune homme releva la tête et la rapprocha soudainement de lui.

_ Tu ne t'es pas encore rappelé de tout, Granger, dit-il d'un ton menaçant.

Hermione ouvrit de grands yeux. Elle ne voulait pas le savoir.

_ Non…, murmura-t-elle en le voyant approcher son visage du sien. NON, N… !

A l'instant où ses lèvres se posèrent sur les siennes, Malefoy sentit le flot de souvenirs qu'il avait jusque-là enfoui au plus profond de son être se déverser en elle. Elle tremblait dans ses bras et il la serra plus fort encore, comme ce fameux jour lors de la fête célébrant la victoire de Poudlard.

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Des années auparavant

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Hermione était amoureuse de Ron. Elle connaissait ses sentiments depuis bien longtemps, même si tout s'était concrétisé à leur majorité. Quand elle était avec lui, elle se sentait bien, en sécurité dans ses bras, heureuse lorsqu'il lui souriait tendrement. Quand il la prenait dans ses bras et l'embrassait, elle sentait des papillons dans son ventre et aurait aimé que ce moment dure pour l'éternité.

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Mais quand Malefoy l'embrassa cette nuit-là, Hermione sentit les papillons exploser dans son ventre, son cœur explosait lui aussi, et le flux d'émotions qui envahit tout son corps fut si soudain qu'elle ne put empêcher un couinement de surprise. Il la fit rouler sous lui, envoyant au passage une bonne dizaine de flacons en lévitation s'écraser contre le mur. Hermione entendit à peine le bruit du verre brisé, et lâcha sa baguette pour se serrer contre lui.

Tous deux avaient perdu leur raison.

« C'était à cause de la guerre », se dit amèrement Hermione, en fermant les yeux, oubliant tout.

Ils avaient grandi trop vite.

Comment un simple garçon comme Drago Malefoy pouvait envoyer valser toutes les certitudes qu'elle avait eu au sujet de Ron en quelques secondes à peine ?

C'était injuste. Mais pourtant, elle ne se détacha pas de lui pour autant, tout comme il ne bougea pas d'un pouce.

Il arrivait à Malefoy de se demander ce qui se serait passé cette nuit-là si…

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_ Le repas était ex-cel-lent, je l'avoue, même si je regrette qu'il n'y ait pas eu mon plat préféré… Mais des escargots de Bourgogne, franchement ! Ces français ont des goûts vraiment particuliers !

La voix de Mme Pomfresh se rapprochait dangereusement.

Hermione et Malefoy revinrent aussitôt à la réalité, et se redressèrent brusquement. Lorsque l'infirmière entra dans la pièce en compagnie du professeur Sinistra, elle se figea devant le désastre.

_ Bon sang, mais que s'est-il passé ici ? lança-t-elle, furieuse.

Elle se tourna vers les deux adolescents qui affichaient une mine sombre.

_ C'est Peeves, madame Pomfresh, s'empressa d'expliquer Hermione, le souffle court. Il est venu ici et a commencé à… tout répandre.

_ Oh, et il a même cassé vos flacons, fit remarquer le professeur Sinistra, désolée. Vous savez combien cet esprit frappeur aime lancer des objets dans tous les sens.

_ Des antidotes de grande valeur, soupira l'infirmière. C'est déplorable…

Hermione et Malefoy évitèrent soigneusement d'échanger un regard. Ça, ce n'était pas Peeves, par contre…

_ En fait, mada…, commença lentement Hermione, gênée.

La main de Malefoy lui saisit le bras, l'incitant au silence. De toute manière, Madame Pomfresh ne semblait pas chercher plus d'explications, contrariée qu'elle était.

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_ Allons, allons, fit le professeur Sinistra, apaisante, je vais vous aider à tout ranger. Vous deux, ajouta-t-elle en direction d'Hermione et Malefoy, mieux vaut que vous alliez vous débarbouiller.

Hermione s'apprêtait à dire quelque chose, mais Malefoy l'entraîna aussitôt hors de l'infirmerie.

_ On aurait pu lui dire, pour les antidotes, fit-elle d'une petite voix.

_ A quoi bon ?, rétorqua Malefoy. Ça ne nous aurait apporté que des ennuis.

Elle reconnaissait bien là son air supérieur si propre aux Malefoys… et à la maison Serpentard en général.

Il ne la regardait pas, et marchait très vite en descendant les escaliers, la laissant derrière lui. Hermione ne savait pas quoi dire. Devaient-ils débattre sur ce qui s'était passé ?

A quoi bon ? pensa-t-elle en baissant la tête. La situation était déjà assez embarrassante pour eux deux comme ça.

Elle sortait avec Ron.

Et lui, n'était-il pas avec cette fille en cinquième année… quel était son nom déjà ? Greengrass.

Un papier coloré tombé dans les escaliers attira son attention, et elle le ramassa.

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Elle connaissait cet emballage. Elle ne l'avait vu que trop de fois… dans les dortoirs des Gryffondors, et puis partout dans Poudlard, dissimulé dans les poches de robes de sorciers quand le commerce des frères Weasley avait s'était développé hors Gryffondors.

C'était l'emballage d'un Nougat Néansang.

Il était tombé de la poche de Malefoy. Comme il l'avait entendue s'arrêter, il se retourna, et darda ses yeux gris sur l'emballage qu'elle tenait à la main.

Hermione le regardait sans comprendre. Il avait fait exprès de se rendre malade. Pourquoi ?

Non…

Elle ne voulait rien savoir.

Lentement, Malefoy remonta les marches vers elle.

« Hermione, va-t'en » lui dit une voix dans sa tête.

Le Serpentard lui retira le papier des mains, et regarda son air hagard.

_ Il n'y a rien à dire, fit-il d'un ton sans réplique.

Et ce ne fut que bien longtemps après qu'il ait disparu dans les cachots qu'Hermione sentit ses jambes flancher sous elle dans les escaliers, son cœur battant la chamade.

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Hermione expira bruyamment dans les bras de Malefoy. Ils étaient complètement collés l'un à l'autre. Il pouvait sentir son cœur tambouriner dans sa poitrine, tandis que ses joues se coloraient de rouge.

_ Oh bon sang…, murmura-t-elle, les yeux dans le vague.

Elle leva lentement les yeux vers lui.

_ Qu'est-ce que tu attends de moi ? demanda-t-elle, les yeux pleins de larmes. Je suis amoureuse de Ron.

_ C'est amusant de voir à quel point tu ressasses les mêmes paroles vides de sens quel que soit ton âge.

_ Pourquoi tu m'as laissé faire ça ? Pourquoi tu me fais ça maintenant ?

La voix d'Hermione était pleine de désespoir. Mais le Serpentard en face d'elle semblait insensible à cela. Il la scrutait avec un dédain mélangé à autre chose qu'Hermione ne saurait définir.

_ Maintenant, tu vas comprendre le poids de ces souvenirs, Granger, lâcha-t-il nonchalamment.

Et il la relâcha en reculant. Hermione ne savait plus quoi faire. Soucieuse de garder la face, elle se déroba à son regard et tourna les talons pour retourner dans la Grande Salle. A son plus grand agacement, elle se rendit compte qu'il la suivait, et accéléra le pas.

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Elle poussa presque un soupir de soulagement quand la voix du professeur Trelawney lui parvint aux oreilles. La voyante débitait qu'une malédiction allait bientôt s'abattre sur le château, au grand désespoir du sorcier replet qui tentait d'échapper à cette conversation.

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Hermione tourna la tête et avisa soudain une tête rousse qu'elle connaissait bien qui s'apprêtait à entrer dans la Grande Salle.

_ Rose ?

L'interpellée tourna la tête et rougit en voyant sa mère. Manifestement, elle avait compté sur la foule pour ne pas être vue par sa mère.

_ Je te croyais dans la Grande Salle, marmonna-t-elle. Avec les gens du ministère.

_ J'y retournais, justement, fit lentement Hermione.

Mais Rose vit ses yeux qui semblaient plein de larmes. Elle se tourna alors vers Malefoy qui arrivait derrière sa mère.

_ Mr Malefoy, j'espère que ce n'est pas vous qui faites pleurer ma mère comme cela ? lança-t-elle froidement.

Hermione sécha rapidement ses larmes, et s'avança vers sa fille, tout sourire.

_ Tout va bien. Ce n'est rien. Viens ma chérie, retournons dans la Grande Salle.

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Rose se laissa entraîner, non sans avoir toisé Malefoy une dernière fois. C'était la deuxième fois qu'elle le voyait tourner autour de sa mère, et elle n'aimait pas du tout cela.

_ Tu es sûre que ça va ? demanda-t-elle d'un air inquiet.

_ Ce n'est rien, assura-t-elle. J'ai mal à la tête la musique est un peu forte. Je crois que je vais rentrer.

Rose hocha la tête, et Hermione ne put s'empêcher d'ajouter :

_ N'en profite pas pour faire des bêtises. Ton oncle Percy est toujours là !

Sa fille se lança dans une série de protestations indignées, ce qui fit soupirer Hermione.

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La sorcière finit par quitter la soirée. Elle espérait que Rusard ait laissé les grilles de Poudlard ouverte. Elle ne voulait plus voir Malefoy, et voir des élèves dans les étages qui s'embrassaient langoureusement dans les coins de couloirs lui donnaient la nausée.

Désorientée, Hermione sortit du château et se dirigea à grands pas vers les grilles de l'école.

_ Tu ne crois pas que tu dramatises un peu, Granger ? dit une voix derrière elle.

_ Ne m'adresse pas la parole ! hurla Hermione, sans se préoccuper de qui pourrait les entendre. Va-t'en, laisse-moi tranquille ! Je ne veux plus te voir !

Elle n'avait même pas pris la peine de prendre sa cape, et il faisait très froid ce soir-là. En montant sur la pelouse du parc, elle trébucha sur sa traîne, et déchira rageusement sa robe. Derrière elle, Malefoy ne semblait pas décidé à la lâcher.

_ Qu'est-ce que tu crois ? Que c'est en m'ignorant que tu vas effacer ces souvenirs ?

_ Oui, c'est exactement ce que je crois, répliqua sèchement Hermione en s'arrêtant pour enlever ses chaussures à talons.

Le jeune homme en profita pour la rejoindre. Elle le repoussa avant de continuer sa route.

_ Tu es ridicule, s'esclaffa Malefoy.

_ Dans ce cas, qu'est-ce que tu attends, exactement ? dit Hermione en se retournant vers lui. Tu veux que je sois ta maîtresse ?

Malefoy haussa un sourcil. Il n'avait jamais envisagé cette possibilité, mais trouvait comique qu'elle en parle.

Face à son air interdit, Hermione devint cramoisie et lui jeta une de ses chaussures au visage avant même qu'il ne réponde et continua sa route.

_ J'attends juste que tu reconnaisses tes erreurs! s'écria le jeune homme en marchant après elle.

_ Très bien, je le reconnais, tempêta Hermione sans lui adresser un regard. Et pour que les choses soient claires, je tiens à rajouter que tu m'inspires du dégoût et du mépris. Je te déteste, et je ne veux plus jamais te revoir. C'est assez clair ?

Il l'attrapa par un bras et la força à le regarder. Hermione vit rouge : Malefoy était aussi bon dans la légilimancie que l'occlumancie, et elle savait exactement ce qu'il était en train de faire.

Elle essaya de le cogner avec son autre chaussure, mais il esquiva à temps.

_ Je t'interdis de lire dans mon esprit, ou d'y modifier quoi que ce soit à l'avenir, gronda-t-elle d'un ton menaçant.

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Elle arriva enfin aux grilles, et s'arrêta à nouveau pour éviter de marcher sur sa traîne. Hermione s'apprêtait à passer dehors quand tout à coup, elle s'arrêta à son tour, et se tourna lentement vers Malefoy.

_ Ce jour-là, dans la bibliothèque, dit-elle à voix basse. Tu lisais un livre qui expliquait le principe de l'électricité chez les Moldus. Tu te rappelles ?

Malefoy ne répondit rien.

_ Tu ne t'es jamais intéressé aux Moldus avant. A part le sang, rien ne comptait, continua Hermione. Pourquoi tout à coup ?

Il tressaillit à la question, et haussa les épaules. Hermione avala sa salive et lui tourna le dos.

_ Je pense que c'était une façon… de me faire pardonner.

Malefoy semblait sincère. Hermione le regarda pendant un long moment. Il continua :

_ C'est vrai que je n'ai jamais vécu que parmi des sorciers. Je ne me suis jamais intéressé de près ou de loin à ce que les Moldus pouvaient inventer. Alors je me suis dit qu'essayer de comprendre cette culture… serait un moyen de me faire pardonner mon attitude.

Hermione le détailla pendant un long moment. Il regarda ailleurs, puis finit par lui tendre la chaussure qu'elle lui avait jetée au visage. Hermione l'attrapa, et secoua la tête.

_ Il faut que je rentre, dit-elle d'une voix brisée.

Et elle fit un pas en arrière avant de transplaner dans un craquement sonore.

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Et voilààà ! Hihi, non, ils ne se sont pas embrassés par amour, ça aurait fait trop cliché xD

Pourquoi est-ce qu'à chaque fois ce n'est que quand la fille est bien habillée que le gars se décide à l'embrasser voire plus ?

J'espère que ce chapitre vous aura plu en tout cas, et j'espère vous retrouver très vite (même si j'avoue que ça risque d'être compliqué selon mon emploi du temps...et mon manque d'inspiration.)

Je suis également sur un autre projet de fanfiction (non, pas un Dramione) qui risque de me prendre la tête donc bon ^^'

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Donc en attendant, vous pouvez aller mater mes autres fanfictions ^^

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N'hésitez pas à lâcher une review !

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Bonnes fêtes à tous ! Et… hihi… à l'année proch…*ZBAFF*

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Heibi

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