Et voila ! Après quelques années, j'ai finalement décidé de modifier un peu ce chapitre. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit ! Bonne lecture !

Chapitre 9 : Enfin !

Hiruma éclata une énième bulle de chewing-gum vert, signe, pour qui le connaissait (ou croyait le connaitre), d'une intense réflexion. D'ordinaire, Mamori n'aurait eu aucun doute sur ce sujet-là : Pour elle, les bulles du démon étaient toujours synonymes de cogitation. Mais au vue de ses dernières découvertes, elle se demandait si ce tic dont elle croyait connaître la signification n'était pas quelque chose qu'elle avait cru comprendre, comme le reste de sa personnalité.

Cette réflexion lui serra violemment le cœur et elle sentit de nouvelles larmes lui monter aux yeux. La vérité était si douloureuse !

Un sanglot tenta de se frayer un passage à travers sa gorge mais elle le refoula fermement : Elle ne craquerait pas, pas devant lui ! Pas question de lui donner, en plus, la satisfaction de la voir pleurer comme une idiote.

Incapable de regarder le blond en face, elle fit dévier son regard jusqu'à sa fenêtre, toujours ouverte. Au dehors, le vent d'automne soufflait doucement, se glissant le feuillage ocre de l'arbre, le faisant osciller doucement, emportant avec lui quelques feuilles brunes ou jaunes avant de les abandonner quelques mètres plus loin. Au dessus des innombrables toits, la fière et livide lune veillait, indifférente au chaos du monde qu'elle éclairait de sa bienveillante lueur. Il n'y avait personne dans les ruelles sombres, et aucune lumière, émergeant d'une fenêtre quelquonque, ne trouait la nuit. Il était tard, tout le monde dormait. Le silence était total, à peine troublé par le froissement des feuilles mortes qui frôlaient le bitume dans une dance envoûtante.

Il exsudait de tout cela une impression de paix, de sérénité naturelle qui apaisait l'esprit, qui gonflait le cœur d'envie et d'espoir.

Alors pourquoi est-ce que cela ne soulageait-il pas l'âme de Mamori ? Pourquoi cela n'atteignait-il même pas son cœur tourmenté ?

-Tu as tout faux.

La voix, grave et familière, sonna étrangement aux oreilles de la rousse. Peut-être parce qu'elle ne contenait aucune trace de sarcasme ou de moquerie. Quoi qu'il en soit, les yeux océan revinrent se poser avec une réticence affichée sur le corps d'athlète d'Hiruma.

-Quoi ? demanda-t-elle agressivement.

Cette violence l'étonna elle-même : Cette attitude ne lui ressemblait pas.

De toute évidence, cela avait également surpris le blond : L'espace d'un court instant, ses yeux verts s'étaient écarquillés, remplissant la jeune fille d'une joie sauvage. Ah, il n'y s'y attendait pas ! C'est vrai que cela faisait un moment qu'elle ne s'était plus adressée à lui sur ce ton. Douce vengeance… Soudain, les mots prononcés par le démon prirent leur sens et elle fronça les sourcils.

-Comment ça, j'ai tout faux ?

-Tu te trompe de conclusion.

La colère envahit à nouveau la jeune fille, remplaçant l'amère rancœur qui obstruait son esprit et elle grinça des dents :

-Ah oui, c'est vrai que tu es tellement intelligent que tu comprends ce que j'ai dans la tête, n'est ce pas ? Comment est ce que tu pourrais savoir à quelle conclusion j'arrive ?

La rage lui faisait dire n'importe quoi : Evidemment que son intelligence lui avaient permis de déterminer sans efforts quelles conclusions elle avait tirées de son comportement ! Ce n'était pas en s'énervant et en se fermant qu'elle parviendrait à dialoguer avec lui. Elle devait garder son sang-froid, elle devait veiller à contrôler ses émotions pour conserver les devants de la conversation.

Mais souhaitait-elle vraiment dialoguer avec lui ? Si elle était honnête, elle devait bien avouer que non. Pas du tout. En vérité, pour l'instant, elle n'avait qu'une envie : Que ce type parte de chez elle pour qu'enfin, elle puisse se laisse aller au chagrin. Cette peine qui lui torturait et qu'elle contenait difficilement pour ne pas perdre ce qu'il lui restait de dignité la rongeait.

Ce fut donc d'une voix contrôlée à la perfection qu'elle reprit :

-Peu importe, si tu as finis de t'amuser avec moi, vas-t'en.

C'avait été plus fort qu'elle : Sa voix avait tremblé sur le dernier mot. Mais bon, au moins, elle l'avait dit : Il n'y avait plus qu'à attendre qu'il parte et elle pourrait ouvrir la vanne qui retenait ses larmes.

Mais le blond ne bougea pas d'un pouce. Oh non, il n'allait quand même pas pousser le jeu plus loin en attendant qu'elle craque ! Etait-il cruel à ce point-là ?

-T'as pas compris ? Je t'ai demandé de foutre le camp ! Souffla-t-elle d'une voix qui, malgré ses efforts, révélait sa détresse.

-Je t'ai dit que tu te trompais Mamori. Je ne joue pas.

Trois syllabes. Trois syllabes prononcées avec un calme époustouflant avaient suffi à atteindre ses résolutions et son cœur. C'était la toute première fois qu'il utilisait son prénom (*) et cela la fit frissonner de la tête aux pieds. L'espoir l'envahit malgré elle. Elle se réprimanda : Il ne fallait pas qu'elle se réjouisse, elle allait à nouveau tomber dans son piège ! Pourtant, elle n'arrivait pas à étouffer cette petite voix qui piaillait dans sa tête en jubilant : « Il m'a appelée Mamori ! Il m'a appelée Mamori ! Il m'a… »

Et là, alors que la petite voix se mettait a chanter à tue-tête, couvrant ses autres pensées et que l'espoir et la joie grandissaient en elle, elle eut soudain une pensée très bizarre : « Il me faudrait un chou à la crème pour faire passer tout ça… »

D'un coup, le silence tomba sous son crâne : Nom de dieu, qu'est ce qui lui prenait ? Comme si c'était le moment de céder à l'appel d… Herm, de se goinfrer de pâtisserie !

Au prix d'un immense effort de volonté, elle se re-concentra sur Hiruma qui ne comprenait vraiment pas d'où venait le soudain rougissement qui s'étalait sur les joues de la lycéenne.

-Tu peux me répéter, ça, Hiruma ?

-Tu es sourde, fuckin' manager ? J'ai dit que je ne jouais pas.

Le retour à son surnom la fit sourire. D'ailleurs, étrangement, tout lui donnait envie de sourire d'un coup, même le contrôle du lendemain où elle allait se planter. Pour un peu, elle se serait laissé aller a glousser. Et tout ça à cause d'une petite phrase ! Secouant la tête, elle se força à retrouver son sérieux et demanda au jeune homme :

-Qu'est ce qui me prouve que tu n'es pas encore en train de me manipuler en me racontant n'importe quoi ? Pour pouvoir t'amuser plus longtemps par exemple.

L'agacement d'Hiruma fut presque perceptible. Il faillit se saisir l'arrête du nez avec ses longs doigts griffus puis se ravisa au dernier moment : Qu'est ce qu'elle était bornée !

A nouveau il éclata une bulle de chewing-gum et réfléchit : Qu'est ce qui, des paroles ou de l'action, aurait le plus d'impact sur cette tête de mule ? Comme sur le terrain, il devait choisir, et vite. Ce qu'il fit. Il connaissait sa manager, et il savait qu'une explication complète et instructive la convainvrait mieux que les gestes, par lesquels il mentait si souvent. Il décida donc d'être clair une bonne fois pour toute :

- Si je t'ai emmenée chez ce fuckin'esclave, c'est parce que je voulais m'assurer que tu étais bien consciente du genre de vie que je mène, du type de personne que je cotoie, et des risques auxquels t'exposera notre relation. Tu aura une place à tenir, tu ne devra pas t'imposer et m'envahir, au risque de récolter des ennuis qui nuiront définitivement à ta réputation exemplaire, fuckin'manager. Dans le meilleur des cas.

Hiruma laissa planer un silence pesant, pour bien laisse le sens de ses paroles pénétrer Mamori, qui l'écoutait, toute ouïe. Elle l'avait rarement vu si sérieux, en dehors des séances de football Américain, et rien que cela méritait son attention. De plus, ses paroles attisaient son intérêt, elle écoutait donc en silence, les oreilles grandes ouvertes. Pour une fois qu'il parlait clairement, sans détour et sans piques cinglantes, elle n'allait certainement pas gâcher sa chance en l'agaçant à cet instant ! Sachant qu'il n'avait pas terminé, elle resta silencieuse, attendant qu'il reprenne ses explications.

-Alors, je te laisse une dernière chance, reprit-il finalement. Si tu veux tout arrêter et faire demi-tour, c'est maintenant. Après, je considérerais que tu as choisi en connaissance de cause. Alors réfléchis bien, foutue bouffeuse de choux. Je ne suis pas sûr que j'accepterai de te laisser repartir après.

Le coeur de Mamori se mit à battre plus fort. Tentant de ne pas se laisser distraire par sa dernière phrase et l'euphorie qu'elle lui avait procuré, elle analysa ce qu'il venait de dire. Sa voix avait été moqueuse, narquoise, comme à son habitude, elle avait cependant sentit une fissure dans son ton. Un filet d'émotion imperceptible, qui perçait parfois son armure, et qu'elle avait appris à reconnaitre au fil du temps. Touchée, elle comprit qu'au fond, il craignait sa réponse : Allait-elle le rejeter, maintenant qu'elle avait fait face à la réalité ? Cette dernière chance dont il parlait le concernait également : C'était la dernière chance qu'il accordait à l'humanité, pour voir si ce monde allait l'exclure une nouvelle fois, nier sa nature à travers sa créature la plus tolérante. Avait-il encore une chance de trouver une place pour lui auprès d'elle, lui qui était si différent ?

Consciente qu'elle ne devait pas répondre à la légère, qu'il n'accepterait pas de réponse immédiate et irréfléchie, elle se laissa un temps de réflexion, les évènements de la soirée défilant dans son esprit. Elle avait eu peur, elle ne pouvait le nier. Etait-elle vraiment prête à vivre ça, jour après jour ? Voulait-elle vraiment craindre pour elle, et surtout pour lui, sans cesse ? Tiendrait-elle ? Etait-elle assez forte ? Au fond, elle connaissait la réponse depuis longtemps. Elle avait l'habitude des excentricités souvent risquées de son capitaine. Avait-elle pourtant déjà songé à l'abandonner ? Non. Les évènements qu'elle venait de vivre ajoutaien juste un nouveau paramètre à prendre en compte dans sa relation si compliquée avec le quaterback, certes plus effrayant que les autres, mais surmontable, elle n'en doutait pas.

Elle prit donc une inspiration profonde, et le vit du coin de l'oeil se tendre légèrement. Enfin, avec un sourire sincère, elle lui répondit :

- Bah, ces inconvéniants ne sont rien face au défi de supporter ton caractère infernal. Et puis, il faut bien que je reste à tes côtés pour m'assurer que tu ne tuera pas ton équipe à la tâche... Ou en leur tirant dessus par erreur !

Hiruma ne répondit pas tout de suite, la scrutant de son regard vert comme s'il tentait de percer les secrets de son âme.

- Tu pourrais faire ça même en restant simplement la fuckin'manager, répliqua-t-il enfin.

- Certes, approuva-t-elle. Mais tu n'es pas le seul que notre relation actuelle frustre.

Stupéfaite par sa propre audace, Mamori referma vivement la bouche, se sentant rougir jusqu'à la racine des cheveux. Les joues brûlantes, elle maudit mille fois l'éclairage apporté par son lustre, qui ne lui permettait pas de dissimuler son visage en feu aux pupilles inquisitrices qui lui faisaient face. Elle osait à peine le regarder. Après quelques secondes d'un silence tel qu'elle crut plusieurs fois mourir de honte, un rire familier lui parvient aux oreilles :

- Kékékéké !

Non. Ce rire ne lui était pas totalement familier, à la réflexion. Il y avait autre chose dans ce ricanement, qu'il n'y avait pas d'ordinaire. Elle y retrouvait certes l'intonation railleuse qui le caractérisait, mais ce n'était pas tout. Dans cette voix qu'elle connaissait si bien, il y avait quelque chose qui ressemblait à... De la joie. Oui, c'était le mot qui lui venait à l'esprit en l'entendant rire, même si la trace en était infime et probablement indécelable pour une autre qu'elle.

- Tu m'étonnera toujours, fuckin'Mamori.

La dite Mamori sentit clairement sa respiration se bloquer. Encore son prénom qui glissait hors de cette bouche, de là où ne jaillissait d'ordinaire qu'une appelation grossière ! Cela lui fit une drôle d'impression, malgré la présence du fuckin, dont elle devrait probablement se contenter pendant un moment. Enfin il voyait en elle autre chose qu'une manager, un outil pour sa réussite vers le Christmas Bowl. Enfin, il dépassait sa fonction pour voir en elle l'individu ! En vérité, elle se doutait que cela faisait un moment que c'était le cas, mais il le verbalisait, et c'était un énorme pas en avant.

Elle vit son sourire s'élargir, et l'éclat de la lune frappa ses dents blanches, les faisant luire doucement. Elle le vit brusquement bouger et soudain il fut là, juste devant elle, sa haute carrure dérobant la lune à ses regards.

- N'oublie pas, lui souffla-t-il à l'oreille, je t'ai laissé le choix. Maintenant, tu es à moi.

Elle ouvrit la bouche pour prononcer une phrase qu'elle espérait spirituelle, mais il ne lui en laissa pas le temps.

L'espace d'une seconde, elle sentit son souffle sur son visage, puis ses lèvres s'écrasèrent sur les siennes avec brusquerie. Il n'était pas particulièrement doux, c'était Hiruma après tout, mais il n'était pas non plus brutal. Il semblait plutôt... Avide. A cette pensée, le cerveau de Mamori se déconnecta. Passant ses bras derrière son cou, elle attrapa à pleine main sa tignasse et s'y cramponna, comme pour le retenir contre elle.

Enfin, il s'écarta, désireux de voir son visage. Et là, il se mordit férocement la langue pour retenir un méchant ricanement qui, vicieux, tentait de franchir ses lèvres, mais il le contint: Ce n'était pas le moment de foutre en l'air tout ses fuckins' efforts !

Elle était là, plus rouge que jamais, et les yeux accrochés aux siens dans lesquels il voyait le reflet de ce que lui-même ressentait. Il nota qu'elle avait les cheveux complètement décoiffés, mais ça, c'était en partie sa faute. Devant cette vision, il ne put empêcher cette étrange sensation d'exploser dans son ventre, un peu comme si des bulles éclataient soudain dans son estomac. Dans un premier temps, soucieux de son image, il tenta de calmer les battements frénétiques de son coeur et de reprendre une contenance, mais il renonça bientôt. Après tout, ça n'avait aucune importance. Surtout face à elle, elle percerait son masque et dévoilerait son trouble au grand jour en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire. Son souffle se fit erratique et il plongea à nouveau sur ces lèvres, si attirantes.

Pour Mamori, cela ressemblait à un rêve. Cependant, elle espérait de toutes ses forces que ce n'en sois pas un. Heureusement, les mains d'Hiruma dans son dos étaient tout ce qu'il y avait de plus réel, ses lèvres qui bougeaient sur les siennes, bien plus réaliste que la réalité même.

Puis une autre pensée s'insinua en elle : Comment avait-elle pu douter de lui ? Elle le savait bien pourtant, qu'il se cachait derrière des attitudes soigneusement travaillées pour dissimuler ses faiblesses ! Derrière ses paroles parfois acides, il y avait toujours un message, qu'il suffisait de voir. Croire qu'il n'était qu'un être malfaisant, dénué de tout sentiment… Foutaises ! Il suffisait de le voir avec Musashi ou même Kurita pour comprendre qu'au fond, il avait bon cœur. L'amour rendait bien bête, se dit Mamori.

Lorsqu'ils s'écartèrent à nouveau, Mamori surprit sur le visage du démon un sourire victorieux, et dans ses yeux, une douceur insoupconnée, qu'elle savait qu'il n'extérioriserait jamais. Ou en tout cas, pas avant très longtemps.

Prise d'une envie subite, la jeune fille prit l'initiative de tirer le garçon en avant, de sorte qu'il tombe sur le lit. Satisfaite, elle s'installa à côté de lui sans qu'il ne fasse un geste.

-Je t'aime, souffla-t-elle.

Seul un rire lui répondit, mais c'était suffisant. Elle sourit et se laissa aller. Un rapide coup d'œil au cadran lumineux lui apprit qu'il était plus de trois heures du matin. Elle ne réussirait jamais à se lever le lendemain…

Ce fut sur cette dernière pensée qu'elle sombra dans le sommeil, la tête posée sur la poitrine du blond, bien au chaud contre lui, avec comme berceuse les battements régulier du coeur d'Hiruma.

[…]

Bien plus tard dans la nuit, un adolescent aux oreilles pointues et au sourire démoniaque s'activait sur son ordinateur portable, tapant avec frénésie sur les touches du clavier. La faible lueur de l'écran éclairait son visage de dément et conférait au garçon une aura terrifiante. Le démon laissa échapper un « kékéké » satisfait et rabattit le clapet de son ordinateur.

Voila qui était réglé…

Le regard vert de l'adolescent se posa ensuite sur le corps endormi d'une jeune fille, dont les draps épousaient gracieusement les formes. Quelque chose de doux passa sur les traits fins du jeune homme puis il se ressaisit et son visage redevint neutre.

Il en avait vraiment chié pour en arriver là, mais le résultat valait le coup. Avec un soupir, le garçon récupéra ses affaires et quitta la chambre sans un bruit, en passant pas la fenêtre. Une fois en bas, il prit soin de reposer l'échelle dans l'herbe, là où il l'avait trouvée, en priant pour que le fuckin' père de la jeune fille oublie plus souvent de ranger son matériel.

Ses pupilles de chats se levèrent vers la fenêtre ouverte. Une légère brise passa dans sa touffe blonde, achevant de le décoiffer.

Puis il tourna les talons et disparut dans la nuit.

Dans la chambre, une jeune fille ouvrit les yeux et chercha quelque chose autour d'elle. Quelque chose qu'elle ne trouva pas. Encore abrutie de sommeil, elle marmonna un prénom :

-Hiruma… ?

Emergeant peu à peu, elle contempla un instant la feuille de papier posée en évidence sur la chaise de bureau. Elle finit par s'en saisir et lut rapidement les quelques mots qui y étaient tracés :

« Dis donc fuckin' manager, qu'est ce que tu ronfle ! T'était tellement bruyante que j'ai été obligé de rentrer chez moi pour pouvoir fermer l'œil. Essaye de ne pas réveiller les voisins… »

Vexée, Mamori froissa la feuille dans son poing et s'apprêtait à la balancer contre le mur quand quelque chose au verso attira son attention. Elle défroissa le papier à toute vitesse et réussit à déchiffrer :

« P.S : Moi aussi. »

Lentement, un très tendre sourire vint illuminer le visage de la jeune fille.