Hey !

Tout d'abord je suis sincèrement désolé pour l'immense retard avec lequel je poste ce chapitre. Je ne vais pas vous trouver des excuses, je suis impardonnable.

Merci à tous pour vos reviews, ça me touche, merci aux guest et aux lecteurs inconnus ;)

Donc voici le chapitre 10, il y a un passage rated M.

A la semaine prochaine (sans faute cette fois ^^) et bonne lecture


Les deux femmes étaient assises l'une en face de l'autre. Emma frottait ses mains moites contre son pantalon. Elle avait passé sa journée à se répéter ce qu'elle dirait à Régina, mais face à elle tout s'était envolé. La brune attendait qu'elle commence à parler. Elle voyait bien le stress qui s'était emparé de la blonde et ne voulait pas la brusquer. Quand la bouche d'Emma émit enfin un son, il fut à peine audible et elle dut répéter :

- Je voulais, te parler… de… euh… elle ne savait pas vraiment comment aborder le sujet, ou encore comment la brune réagirait.

Elle leva la tête et son regard accrocha celui de la brune. Ça lui avait manqué, cette sensation que plus rien n'existait autour, que le monde noisette dans lequel elle plongeait était le seul auquel elle n'ait jamais appartenu. Elle perçut un geste d'encouragement de la part de Régina puis ferma les yeux et se remit à parler. Comme si ne plus voir la femme l'aidait dans son discours.

- Nous, nos réactions l'une envers l'autre. Je sais que je t'ai fait souffrir. Je ne pensais pas que nous nous reverrions et encore moins dans cette situation. Mais je… Elle marqua une pause, gardant les yeux fermés, et prit son courage à deux mains pour la suite de sa phrase, Mais je ne peux pas, ou plus, nier ce que tu as réanimé à la seconde ou je t'ai revue.

Elle soupira fortement, comme si elle venait de se libérer d'un poids. Elle ouvrit enfin les yeux et observa Régina. Elle n'avait pas bougé. Elle regardait Emma. Ses yeux, pourtant posés sur la blonde semblaient vides.

Quand elle réagit enfin, elle ne sut quoi répondre. Après avoir fait plusieurs tentatives où seuls des sons incompréhensibles avait franchi la barrière de ses lèvres, elle parvint enfin à articuler ce qui ressemblait le plus à une phrase :

- Mais… L'autre jour… cet homme… il t'a embrassée… et j'ai pensé que…

- Quoi ? Emma ne comprenait absolument pas de quoi parlait la brune. De plus, sa voix était tremblante et faible.

- Le jour où je suis arrivée, réussit à se poser Régina, je suis descendue au restaurant et par la fenêtre je t'ai vue embrasser un homme.

- Oh… Ce fut la seule chose qu'elle trouva à répondre, Graham, on n'est plus ensemble.

- Vraiment ? Elle avait essayé de paraître désolée pour Emma, mais le petit sourire qui se dessina sur le visage de la blonde lui fit comprendre qu'elle avait échoué.

- Oui, c'était… compliqué.

Elles se détendaient peu à peu et cela rendait la conversation plus agréable. Elles restaient tout de même un peu gênées, ne sachant pas quels sujets aborder. Ce fut Emma qui reprit l'initiative :

- Alors, tu deviens quoi ?

- Je bosse dur, j'ai dû faire mes preuves après… une petite pause involontaire. Mais maintenant ça va mieux. Je suis sur une affaire intrigante. Et toi ? L'hôtellerie ?

- On ne veut de moi nulle part ailleurs alors, je bosse ici ouais. Henry va bien ?

- Oui, il a vraiment envie de te revoir, il m'en parle de temps en temps.

- Moi aussi j'aimerais bien, c'est un chouette gamin.

La sonnerie du téléphone de Emma se fit entendre. Elle regarda qui pouvait la déranger. Quand elle lut le nom de Graham à l'écran, elle ignora immédiatement l'appel. Elle reporta son attention sur la brune qui se leva et se dirigea vers le minibar, qu'elle n'avait pas ouvert jusqu'à présent, et en sortit de quoi boire pour elles deux.

- Tu devrais lui répondre, dit-elle quand le téléphone sonna de nouveau.

- J'en ai pas vraiment envie, après ce que je lui ai dit hier soir, je préfère prendre un peu de distance avant de le revoir.

- J'avais oublié c'était comme ça que tu faisais : blesser les personnes et les abandonner.

- Régina, je… ce n'est pas ce que… elle fut prise au dépourvu.

En même temps, elle avait raison, c'est exactement ce qu'elle avait fait à la brune. Elle se leva et se plaça près de Régina.

- Je ne voulais pas. J'avais peur de mes sentiments pour toi, et comme toujours, j'ai préféré fuir que de faire face. Ce n'est pas toi la fautive, c'est moi et seulement moi. J'en suis consciente.

Elle n'eut pas le temps d'en dire plus que les lèvres de la brune virent se presser contre les siennes. Emma, surprise, ne répondit pas tout de suite au baiser, mais l'envie l'entrainant, elle l'approfondit. Elles se séparèrent, à bout de souffle, puis se regardèrent. Régina profita pleinement de l'émeraude des yeux de la blonde, puis se jeta à nouveau sur ses lèvres. Elle n'écoutait pas la toute petite voix au fond d'elle qui lui répétait de ne pas céder si vite, que la dernière fois elle en avait souffert. Prise d'une pulsion, elle plaqua gentiment Emma contre le mur le plus proche, puis entreprit de lui déboutonner sa chemise blanche. Elle laissa ses doigts glisser le long de sa peau. Emma enroula ses jambes autour des hanches de la brune puis lui arracha sans ménagement son chemisier aubergine.

- Emma ! Je l'adore celui-là !

- Oups… Je peux me faire pardonner si tu veux, ajouta-t-elle lui lançant son regard le plus enjôleur, auquel Régina ne résista pas une seconde.

D'une main, Emma dégrafa le soutien-gorge rouge de la brune, qui la dégageait lentement du mur pour l'emmener sur le lit. Regina s'installa à califourchon sur la blonde, lui enlevant d'abord les vêtements qui lui restaient. Elle commença par lui administrer sur le visage, la mâchoire et le cou, de brûlants baisers. Une fois chaque parcelle de peau goûtée, elle lui baisa les épaules une à une avant de se recentrer à la base du cou. Emma laissait échapper des gémissements sous les bons soins de la brune. Cette dernière continua sa cascade de baisers, se rapprochant peu à peu de la poitrine de sa partenaire. Elle lécha sensuellement l'écart entre ses deux seins, puis se saisit d'eux, un dans chaque main. Elle les massa, les pinça, les tordit… La blonde laissait échapper des sons de plaisir, lorsque Régina laissa finalement sa main gauche descendre le long de son ventre. Quand elle atteignit enfin l'intimité de sa compagne, la brune la caressa sur toute sa longueur. Aux gémissements de la blonde, elle comprit qu'elle ne tiendrait pas longtemps, c'est donc sans crier gare qu'elle enfonça deux doigts en elle. Puis commença un doux mouvement de va-et-vient, qu'elle accéléra petit à petit. Le corps de la blonde se tendit puis se crispa quand l'orgasme la frappa. La brune étouffa les cris de ses baisers. Elles se laissèrent retomber doucement, lovées dans les bras l'une de l'autre, chacune reprenant son souffle, dans un silence paisible.

Elles firent l'amour une bonne partie de la nuit, elles s'endormirent épuisées. Quand au petit matin, les rayons chauds du soleil virent caresser le visage de Emma, celle-ci mit du temps à se souvenir de où elle était et pourquoi. Les images de la soirée et la nuit passées réapparurent, elle se retourna dans le lit et fit face au visage de la brune encore endormie. Elle l'observa quelques minutes, puis décida de se lever discrètement. Elle ramassa ses vêtements à terre, fila dans la salle de bain et prit une bonne douche, avant de s'habiller. Quand elle sortit de la salle de bain elle trouva la brune assise dans un fauteuil, elle lui montra de la main un plateau :

- Je nous ai fait monter le petit déjeuner, déclara-t-elle, un doux sourire sur le visage.

Emma s'assit auprès d'elle et attrapa la tasse de chocolat fumante.

- Tu as bien dormi ? demanda la blonde.

- Du si peu que j'ai dormi, oui et toi ? répondit-telle avec amusement.

Emma répondit d'un signe de tête et porta la tasse à ses lèvres.

- Tu t'en es souvenue ? s'exclama-t-elle quand le goût de la cannelle anima ses papilles.

- Bien sûr.

Après avoir partagé le petit déjeuner, Régina alla à la douche. La blonde resta seule et repensa à tout ce qui lui arrivait. Régina, cette nuit, ce matin, … Elle aurait aimé que tous les jours soient semblables. Elle sortit doucement de ses pensées et regarda l'heure.

- ET MERDE !

Elle avait cinq minutes de retard. Elle fila sans un mot et traversa les couloirs de l'hôtel à toute vitesse. Elle arriva à l'accueil et s'empressa de se mettre au travail comme si de rien n'était, seul l'essoufflement dû à sa course pouvait la trahir.

Quand Régina sortit de la salle de bain, elle chercha la blonde du regard. Personne. Elle prit son téléphone afin de lui demander où elle était passée. En déverrouillant l'écran, elle vit l'heure et comprit immédiatement où se trouvait la blonde. Elle prit le temps de terminer de se préparer pour aller travailler. Une fois prête, elle ferma sa chambre et descendit grâce à l'ascenseur. Dans le hall il n'y avait pas grand monde à cette heure. Puis, jetant un regard au comptoir, elle vit la blonde captivée par son écran d'ordinateur. Régina se détourna donc de sa route pour aller jusqu'au comptoir.

- Je suis à vous dans une petite minute, lui annonça l'hôtesse sans même lever la tête.

- Si seulement tu étais réellement à moi !

- Régina ! Emma releva vivement la tête et aperçut le sourire malicieux de Régina. Puis le fait de l'avoir laissée dans la chambre sans explication la ramena à elle. Je suis désolée pour tout à l'heure, mais j'ai vu l'heure et j'étais en retard alors j'ai couru et puis je …

- Emma, la coupa la brune, ce n'est pas grave, j'ai vite compris.

- C'est vrai ? Tu ne m'en veux pas ?

- Mais non ! Tu finis à quelle heure ce soir ?

- 18h30 pourquoi ?

- Ça te dirait d'aller boire un verre après le travail ?

- Avec grand plaisir.

Des clients arrivèrent derrière Régina, qui ajouta à la blonde qu'elle passerait la chercher, avant de tourner les talons et de s'en aller.

La matinée se déroula tranquillement pour Emma. L'après-midi, elle se chargea du service d'étage. Vers 18h20, elle s'éclipsa aux toilettes pour se remaquiller légèrement et se recoiffa. Elle n'aimait pas vraiment devoir aller boire un verre avec ses vêtements de travail, qu'elle portait déjà depuis la veille en plus. Quand elle en sortit à 18h30, elle alla saluer ses collègues et traversa le hall, quand une voix l'interpella.

Graham. Elle avait totalement oublié de l'appeler ou de lui envoyer un message pour lui dire de ne pas s'inquiéter. Il lui attrapa l'épaule et la retourna pour lui faire face.

- Tu étais où ? Pourquoi tu n'es pas rentrée ? Pourquoi tu ne répondais pas ? Je me suis fait un sang d'encre !! Malgré la colère, sa voix se faisait protectrice.

- C'est rien. J'ai passé la nuit … chez une amie, mon téléphone n'a plus de batterie, mentit-elle.

- Merde Emma ! J'étais inquiet moi ! Trouve un moyen de prévenir la prochaine fois, continua-t-il sincèrement inquiet.

- Emma tu es prête on peut y... Régina se stoppa net quand elle vit l'homme aux côtés de la blonde.

- Graham, je te présente… Régina. Régina, Graham, une fois les présentations faites, elle se retourna vers son ami, j'ai quelque chose de prévu là mais je te promets qu'en rentrant on en discute, okay ?

Après un dernier coup d'œil à la brune, le brun hocha la tête positivement et quitta le hall. Emma se tourna vers Régina, le regard totalement désolé. Le sourire que lui offrit la brune la rassura. Elles quittèrent à leur tour le hall et montèrent dans la berline noire.

Régina conduisit Emma dans un bar au bord de la plage. C'était calme, l'ambiance chaleureuse. Une fois leur commande passée auprès du serveur, Emma prit l'initiative de s'excuser :

- Je suis vraiment désolé pour Graham, tout à l'heure, je ne pensais pas qu'il débarquerait comme ça.

- Ce n'est pas grave, lui sourit la brune.

La soirée se déroula tranquillement parlant de tout et de rien. Les deux femmes se sentaient bien l'une en présence de l'autre. Elles ne voulaient pas mettre fin à ce moment de partage. Mais il fallait bien, Emma devait rentrer et parler avec Graham. Après encore quelques verres, peu alcoolisés, Régina paya leurs consommations et ramena Emma chez elle.

Quand elle ouvrit la porte Graham l'attendait, assit dans le canapé. Elle s'assit à côté de lui, le silence qui régnait était pesant. Ce fut finalement le brun qui le brisa.

- Alors ? Tu étais où hier ?

- Je te l'ai dit, chez une amie. Mais tu n'avais pas à t'inquiéter je vais bien et …

- Arrête de me mentir !

- Mais, je ne te mens pas je ….

- Emma ! Il soupira lourdement, Et c'est qui cette amie ?

- Non mais c'est bon je suis plus une ado ! Pourquoi tu me fliques comme ça ?

- Je veux juste entendre la vérité, je ne t'en veux pas. J'étais juste inquiet, après notre … discussion tu es partie et je ne t'ai pas revue. Régina, c'est elle la femme de l'enquête dont tu m'avais parlé n'est-ce pas ?

A l'entente du prénom de Régina, Emma se tendit, elle n'avait aucune envie d'aborder le sujet avec Graham. Pas ce soir. Mais si il le fallait.

- Oui, répondit-elle simplement.

- Et ? Qu'est-ce qu'elle fait ici ? Et vous deux ça c'était pas mal fini ?

- Elle est ici pour une affaire. Emma se détendit peu à peu, heureuse de pouvoir se confier à son ami. Au début ce n'était pas facile, elle est arrivée à l'hôtel, on s'est à peine parlées puis on essayait de s'éviter mais on finissait toujours par se retrouver … Hier, après le travail j'ai décidé d'aller parler avec elle plutôt que de continuer à nous comporter comme des gamines. Et on est restées ensemble toute la nuit.

Graham écoutait attentivement Emma. Puis il finit par sourire.

- T'as l'air d'être contente.

- Je le suis.

Ils échangèrent encore quelques sourires et allèrent se coucher, content de la tournure qu'avait pris la discussion. Avant de dormir, Emma prit le temps d'envoyer un message à Régina, la remerciant pour la soirée et s'excusant de ne pas avoir pu rester plus longtemps.

Le lendemain matin, Emma ouvrit les yeux dès que la sonnerie du réveil se fit entendre. Elle était incroyablement de bonne humeur. Elle prit une bonne douche et s'habilla. Elle alla dans la cuisine et prépara des pancakes. Quand Graham atterrit dans la cuisine attiré par l'odeur, il fut surpris de trouver Emma en train de cuisiner. Elle lui tendit une assiette.

- Tu es de bonne humeur on dirait ? la questionna Graham.

- Oui. Alors ils sont bons ? demanda-t-elle en pointant l'assiette de pancakes.

- Oui très. Et que nous vaut cette agréable humeur ?

- Rien de spécial. Bon je te laisse je dois filer au boulot. Elle se lava les mains, le salua et partit.

OOOoooOOO

Après qu'Emma lui ait présenté l'homme qu'elle avait immédiatement reconnu, Régina s'était sentie comme mal à l'aise. Elle ne l'avait pas montré à la blonde, mais elle se sentait un peu coupable d'avoir ''retenu'' Emma toute la nuit. Leur soirée s'était déroulée à merveille et Régina avait déposé Emma chez elle. Un instant, elle s'était demandé si la discussion avec Graham se passerait calmement ou si elle deviendrait houleuse et qu'il puisse s'en prendre à Emma. Puis, elle se dit qu'il tenait énormément à la jeune femme, cela se voyait, et qu'il ne lui ferait pas de mal. La brune ne put s'empêcher de se demander comment Emma et Graham avaient pu être ensemble. Amis, cela paraissait plus qu'évident, ils étaient faits pour ça. Mais en couple ? Ce qui surprenait encore plus Régina c'était qu'il avait l'air de faire comme s'il ne s'était rien passé alors que leur rupture ne datait que de deux jours seulement.

Sans même s'en rendre compte, elle était arrivée à l'hôtel. Après une douche bien méritée, elle se glissa dans son lit. Elle tourna en rond quelques minutes puis finit par trouver le sommeil. Cependant la sonnerie de son téléphone mit un terme à ce moment de repos. Elle le saisit vivement et lut le numéro affiché. Quand elle vit celui du commissariat s'afficher, elle fut comme soulagée, s'étant inquiétée que ça ne soit Emma. Avant de décrocher, elle jeta un coup d'œil au réveil : 5h14. Pourquoi l'appelait-on à cette heure-ci ?

- Régina Mills.

- Madame Mills, désolé de vous déranger de cette si bonne heure, mais nous avons un léger revirement de situation dans notre enquête.

- Lequel ?S'impatienta-t-elle

- J'ai été appelé pour le suicide d'un homme. Le père de la victime. Il y a une lettre qui explique qu'il est coupable mais vous devriez venir voir.

- J'arrive.

OOOoooOOO

Quand Emma descendit du bus qu'elle avait était forcée de prendre, la brune l'ayant déposée chez elle et sa voiture étant à l'hôtel, elle regarda l'heure. Elle avait, comme elle l'espérait, vingt minutes d'avance. Elle traversa donc le grand hall. Prit l'ascenseur. Appuya sur le bouton du troisième étage. Les portes s'ouvrirent, elle descendit. D'un pas impatient elle se dirigea vers la chambre 307. Il était presque huit heures, la brune devait être en train de se préparer pour le travail. Elle frappa. Aucune réponse. Elle frappa une nouvelle fois, toujours rien. Elle l'appela au travers de la porte, mais il n'y eu pas de réponse. Un peu, non, extrêmement déçue, elle redescendit et se prépara à prendre son poste au service d'étage.

Elle passa la matinée à servir les petits déjeuners et autres commandes des clients. A sa pause du midi, elle pianota un SMS à Graham, puis en écrivit un autre à Régina : « Bonjour ma belle brune, j'ai passé une super soirée hier. Je suis passée te voir ce matin mais tu n'étais pas là. J'espère qu'on se croisera aujourd'hui. Bisous, Emma » Quand il vibra, elle fit la moue découvrant une réponse de Graham, elle attendait celle de Régina, qui ne tarda pas à venir : « Bonjour, désolée je suis partie tôt pour une urgence au travail, je te raconte plus tard, si tu veux attends-moi à l'hôtel je serais sûrement rentrée pour 18h. Bisous, ta belle brune ) »Emma ne put que sourire à une telle réponse. C'est donc gaiement qu'elle attaqua son après-midi au comptoir d'accueil.

L'après-midi fut longue pour la blonde, plusieurs clients qui n'avaient pas réservé lui prenaient la tête quant aux chambres restantes qu'elle leur attribuait, celle-ci trop grande, celle-ci pas la bonne exposition. Elle n'en pouvait plus. Pour couronner le tout, Zelena avait demandé à la voir pour on ne sait quelle raison encore.

Elle se trouvait devant la porte de sa supérieure et attendait qu'on l'autorise à entrer. Une fois fait, elle s'assit dans le fauteuil désigné par la rousse.

- Bonjour Mademoiselle Swan, je vous ai fait venir ici pour deux raisons. La première professionnelle. Son visage se figea et changea radicalement, devenant soudainement plus colérique, la seconde plus personnelle.

- Très bien je vous écoute, répondit Emma devinant que ça n'allait pas être une conversation des plus agréables.

- Votre collègue blessé revient plus tôt que prévu, il sera là dès lundi. Cependant, je pense vous garder entre les deux services, vous pourrez aider le service d'étage aux heures les plus affluentes. Enfin si cela vous convient.

- Oui, bien sûr, aucun problème.

- Bien, maintenant parlons de l'autre raison de votre présence ici. Son visage reprit son ton de la colère et de l'agacement, puis après un long regard vers Emma, elle commença. Lors de votre entretien, j'avais plutôt été claire, pas de relations avec les clients, n'est-ce pas ?

- Oui madame, répondit Emma qui avait peur de la tournure qu'allait prendre la conversation.

-Il y a une rumeur qui circule, comme quoi vous auriez passé une nuit dans la chambre… elle chercha dans ses notes le numéro en particulier. Ah oui… 307. Est-ce vrai ?

Emma ne répondit pas, devait-elle nier ou avouer avoir passé la nuit dans cette chambre Devant le mutisme de Emma en plein réflexion, Zéléna reprit :

- Je prends votre silence pour un oui. Et devinez quelle n'était pas ma surprise en découvrant que l'occupante de cette chambre n'était autre que ma demi-sœur Régina.

- Votre… sœur ?

- Oui. Comme vous faites un bon travail vous restez, mais si je vous vois encore tourner autour de Régina, vous dégagez. C'est compris ?

- On ne peut plus clair ! répondit Emma encore sous le choc de sa découverte.

- Très bien, dans ce cas je vous laisse rentrer chez vous, ajouta-t-elle en se levant et tendant le bras vers la porte. A demain Mademoiselle Swan.

C'est sans un mot de plus qu'Emma sortit du bureau de sa supérieure. Elle prenait petit à petit conscience de ce qu'elle lui avait dit. Régina et Zelena étaient sœurs, mais surtout, elle ne devait plus voir Régina. Reprenant ses esprits elle sortit de l'hôtel et composa le numéro de Régina. Pas de réponse. Elle composa rapidement un SMS à la brune : « Passe chez moi quand tu peux, soit discrète à l'hôtel, je t'expliquerais tout. Emma » Emma se mit au volant de sa Volkswagen et démarra quand le téléphone vibra, indiquant une réponse. « Ok, j'espère que ce n'est rien grave, j'arriverai vite. » Emma rentra chez elle et y trouva Graham.

- Qu'est-ce que tu fais là toi ? demanda-t-elle d'un ton mi- amusé mi- surpris.

- C'est mon jour de repos.

- Ah oui c'est vrai, j'avais oublié. Elle s'assit à côté de lui. Régina doit passer, ça ne te dérange pas ?

- Non, pourquoi elle doit venir ?

- J'ai besoin de lui parler. Loin de l'hôtel.

- Quelque chose de grave ? s'inquiéta le jeune homme.

- Non, enfin je ne sais pas trop.

A 18h15 des coups se firent entendre à la porte de l'appartement. Graham alla ouvrir à Régina et la laissa s'installer dans le salon, alors que Emma entrait dans la pièce.

- Un café ? proposa-t-elle en déposant un plateau contenant les tasses et le café.

- Oui, merci.

- Je vais vous laisser, je sors me promener, dit Graham avant de quitter la pièce.

Une fois le café servi et seules, Emma se tourna vers Régina, l'air excessivement grave.

- Il faut qu'on parle.

- De quoi ? J'ai cru comprendre que c'était plutôt urgent ? Elle semblait sincèrement inquiète.

- Aujourd'hui j'ai été convoquée chez ma supérieure. Pourquoi tu ne m'as pas dit que c'était ta sœur ? s'énerva Emma

- Par ce que ça n'a aucune importance. Qu'est-ce que ça aurait changé que tu saches que tu travailles pour la pimbêche qui me sert de sœur ? répondit Régina, agacée.

- Peut-être parce qu'elle sait qu'on a passé la nuit ensemble et qu'elle a menacé de me virer si on se revoyait !

- Elle a fait quoi ? Mais qu'elle… Mon Dieu qu'elle m'énerve. Elle se leva et prit ses affaires quand Emma l'interpella.

- Tu vas où comme ça ?

- Voir ma chère sœur, tu viens avec moi.

Ce n'était pas une question et Emma le comprit aussitôt, elle se leva à son tour et, suivit la brune qui descendait déjà d'un pas énervé les escaliers. Une fois garée devant l'hôtel, c'est d'un pas rapide et décidé que Régina traversa l'hôtel jusqu'au bureau de Zelena, où elle ouvrit la porte sans prendre la peine de frapper, et avec une certaine violence.