Yop,

Bon j'ai oublié de changer mon commentaire dans le chapitre neuf, je pensais faire un long chapitre mais lorsque je l'ai posté horreur ! Il était trop long donc j'ai dû le découper en plusieurs parties.

Insolation et journée à la plage

Shaina commençait à fatiguer, Shaka était en train de discuter avec Lakshmi, heureux de retrouver une compatriote de son pays, il ne restait plus grand monde à part quelques chevaliers, Poséidon, Hadès et Athéna. Voyant la protégée de Shaka se fatiguer, le Seigneur Hadès se dirigea vers elle.

- Allons ma chère, vous êtes déjà fatiguée ?

- Voir tout ce monde, me fatigue…

- Voulez-vous que je vous raccompagne ? Votre mentor semble occupé.

- C'est normal non ? Il a retrouvé une compatriote.

- Vous ne pouvez pas l'attendre indéfiniment.

- Seigneur Hadès, je vous assure… je peux très bien rentrer seule.

Shaka abrégea la conversation avec l'Hindoue et se dirigea vers sa protégée.

- Ça va Shaina ?

- Shaka

- Si j'étais vous je la raccompagnerais, elle semble vraiment fatiguée. Ajouta Hadès.

- Vous avez raison ! dit le blond.

Sa protégée tint son mentor par le bras, ils saluèrent tout le monde. Quand ils furent dehors, l'Italienne maudissait ses talons aiguilles.

- Qu'est-ce qui t'arrives ?

- Je maudis de porter des talons aiguilles… mes pieds souffrent… et je dois encore redescendre tout le Sanctuaire…

- Dors chez moi.

- Quoi ?

- Ben oui comme ça tu pourras repartir demain matin.

- Shaka

- C'est sans arrière pensée !

- Oui et alors ?

- C'est pour te rendre service.

- Oh on verra quand on sera dans ton temple.

Ils marchèrent en silence jusqu'au temple de la Vierge, quand le descendant de Bouddha ouvrit sa porte, il invita sa dulcinée à entrer.

- Tu viens ?

- Shaka… je veux pas te déranger.

Il la porta jusque sur le lit.

- Shaka !

Le blond chercha une robe de nuit pour sa dulcinée, il trouva seulement un petit short et un débardeur moulant son corps, la guerrière rougit.

- Tu crois que je vais mettre ça ?

- C'est tout ce que j'ai.

- Tu ferais n'importe quoi pour te rincer l'œil !

- C'est pas ça… mais je t'ai dit que j'avais plusieurs habits si un jour, je trouve une femme… bon si jamais la salle de bain est…

- Je sais !

Elle lui arracha des mains la robe en question et alla se changer dans la salle de bain, quand elle ressortit de la pièce, Shaka était déjà allongé dans son lit, il avait juste poussé un peu la couverture pour qu'elle puisse entrer dans le lit, l'Italienne rougit.

- Shaka

- Ne t'inquiète pas, je ne vais pas te manger.

- Mais tu sais ce que ça fait un homme et une femme dans un lit ?

- Shaina, je te respecte beaucoup trop pour m'abaisser à ce genre de choses.

- Je… non, je ne peux pas.

Elle ressortit de l'appartement et se dirigea dans le temple, le guerrier la rattrapa, elle rougit. Il était à nouveau en torse nu et en caleçon devant elle.

- Qu'est-ce qui te gêne ?

- Je… je suis trop gênée…

- Tu ne veux pas t'arrêter à ça ? On a déjà dormi ensemble non ? Il ne s'est jamais rien passé.

- Pourquoi est-ce que tu veux que je dorme avec toi ?

- Car je t'ai invité mais si tu veux rentrer, je ne veux pas t'en empêcher mais je… je t'avouerais que je dors encore mieux quand tu es à mes côtés.

- Bon très bien, je reste.

Le blond sourit et prit la main de sa protégée, il referma la porte, l'Italienne s'allongea sur le lit et remit la couverture sur elle. Le guerrier fit de même mais il lui tournait le dos, pendant bien quinze minutes il eut un silence total.

- Shaina, tu dors ?

- Non… j'ai froid.

- Froid ? Mais pourtant, il fait assez chaud ici ! dit-il en se retournant.

- J'en sais rien, j'ai froid.

L'Hindou mit sa main sur son front.

- Mon dieu mais tu es brûlante !

- C'est possible.

Shaka alluma la petite lampe de chevet, sa protégée avait les joues rosies et semblait suffoquer.

- Je vais te préparer une tisane. Dit le blond.

- Non… je t'assure, en plus demain Athéna voulait aller à la plage et tous nous emmener.

- Demain, tu resteras ici, je te soignerai.

- Non… je ne veux pas te déranger.

- Shaina !

- Shaka, je ne veux pas de tisane, j'ai mal partout et j'ai juste envie de me reposer un peu.

- D'accord mais il faudrait que tu dormes.

Le descendant de Bouddha éteignit la lumière et s'enfila sous la couette, la jeune fille tremblait toujours.

- Shaina, tu veux que je te réchauffe ?

- Tu parles et faire ton pervers ?

- Mais non !

Il passa un bras autour de sa taille et l'autre sous la tête de Shaina.

- Shaka... merci.

- Tu me remercieras une autre fois.

Elle se tourna et se blottit contre lui.

- Shaka ?

- Oui ?

- Franchement, je ne comprends pas pourquoi tu ne trouve pas une femme.

- On en a déjà parlé.

- Mais c'est vrai ? Tu as vu tout ce que tu as fait pour moi ?

- C'est normal non ?

- Ou bien est-ce à cause de moi que tu n'as pas pu trouver ?

- Mais non !

- N'importe quelle femme à ma place serait tomber amoureuse…

- C'est pas ça… écoute, tu sais que… enfin… je…

Il essaya de placer ces mots durant quelques secondes mais elle avait fini par s'endormir, il sourit et déposa un baiser sur son front.

Le bal s'était terminé, les derniers invités partirent, il ne restait plus que Kanon, Saori, Camus et Cassandra.

- Belle soirée ? demanda la Déesse au chevalier des Glaces.

- Oui… plus ou moins.

Le Français discuta avec sa Déesse pendant quelques minutes et vit que sa « fiancée » s'était endormie sur une table.

- Camus, tu peux la porter dans une de nos chambres.

- Non, je vais la ramener et je ne veux pas te déranger.

- Comme tu veux… et Kanon où est-il ?

- Aux toilettes.

Il salua sa Déesse et porta sa dulcinée jusqu'à son temple, elle marmonnait dans son rêve. Arrivé à son antre, il la déposa sur le sol, elle s'éveilla à moitié.

- Camus… on est où ?

- Dans mon temple, tu vas dormir ici ce soir.

- Non… je veux dormir chez moi.

- Tu es chez toi.

Il ouvrit son appartement et la porta sur le lit, elle s'endormit. Le guerrier s'allongea à côté d'elle, juste quelques minutes pour la contempler, il ne put s'empêcher de sourire et lui caressa la joue, soudain la métisse lui saisit la main et marmonnait des choses incompréhensibles et plaça sa main sur l'un de ses seins. Le chevalier des Glaces rougit.

- Cassandra !

Elle se tourna vers lui toujours endormie et saisit son visage pour lui donner un fougueux baiser, il dût se retrouver sur elle sinon elle lui aurait cassé la nuque. Camus rougit, il ne savait plus comment faire pour ne pas résister à la tentation, il se déshabilla et se retrouva en caleçon, elle lui tournait le dos maintenant, le guerrier voulut l'embrasser une dernière fois avant de dormir, il tourna légèrement son corps.

- Cassandra ?

- Mmmmhh ?

- Tu veux dormir avec ta robe ?

- Non… dodo… plage… demain…

Elle saisit à nouveau son visage et lui redonna un fougueux baiser. Cette fois-ci il l'intensifia, le désir montait de plus en plus et lui enleva sa robe, il alla dans une armoire et versa un peu de vin sur sa robe, elle était toujours endormie et ne semblait n'avoir rien senti. Le Français la contempla, bien qu'il l'avait vu en maillot de bain, la voir en sous-vêtement et qu'elle portait de la fine dentelle noire et rouge l'excita et la trouvait vraiment désirable, le guerrier se mit une gifle mentalement. Il ne pouvait considérer sa Cassandra comme un objet sexuel, il l'embrassa une toute dernière fois avant de dormir mais la métisse ne semblait pas entendre cela de la même manière en étant endormie.

- Camus… fais-moi l'amour…

- Cassandra !

Son visage prit une couleur pivoine, il savait qu'elle désirait tenter cette expérience mais il n'aurait jamais pensé que ce soir qu'il pourrait le faire avec elle et en plus qu'elle rêvait de lui, le guerrier la releva et la força à se mettre à califourchon, elle entrouvrit les yeux et cherchait à comprendre ce qu'il se passait.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- C'est juste pour voir si tu vas bien… murmura-t-il en lui caressant le bas du dos.

- Dis… y a des courants d'air ici…

- C'est un peu normal.

La fraîcheur la réveilla un peu plus et vit avec horreur qu'elle était en sous-vêtement.

- Camus ! Comment est-ce que tu as pu ?

- C'est toi qui a commencé, c'est pas moi qui ai placé…

- J'en ai rien à foutre peut être que j'ai fait des choses dans mon sommeil mais est-ce une raison pour me déshabiller ? J'aimerais que tu me rendes ma robe !

- J'aimerais bien mais elle a une tâche et j'ai demandé à une servante de la laver… mentis le chevalier des Glaces tout en sachant que ce sera lui qui devra la nettoyer.

- Tu te fous de moi ?

- Tu n'as pas le choix de toute façon !

- Tu parles ! dit-elle en se levant et se dirigeant vers la porte.

- Cassandra, tu ne vas tout de même pas sortir en petite tenue ?

- Tout le monde dort, je te fais remarquer et personne ne me verra, alors maintenant laisse-moi rentrer !

- Si tu veux rentrer, laisse-moi au moins te prêter une chemise non ?

- Tu peux te la mettre là où je pense !

Ils avaient avancé jusqu'au temple du Capricorne, la métisse courut dans le temple et rejoint la maison du Sagittaire. Camus aurait très bien pu utiliser son cosmos pour la rejoindre au plus vite mais il ne voulait pas avertir de sa présence à Shura, c'est pourquoi il l'avait caché. Cassandra s'arrêta quelques secondes dans la maison d'Aiolos, elle versa quelques larmes en s'accroupissant contre une colonne.

- Cassandra ?!

Elle releva son visage et vit le gardien de la maison du Sagittaire, il vit la jeune fille en sous-vêtement et rougit.

- Mais qu'est-ce qui t'arrives ? Pourquoi tu es dans cette tenue ?

- Je… je…

- C'est Camus ?

- C'est pas que lui… c'est tout… laisse tomber.

Se relevant et ne réalisant pas tout de suite qu'elle n'avait plus sa robe, elle rougit et se cacha, Aiolos déboutonna sa chemise et la mise sur ses épaules.

- Aiolos

- Tu veux venir en parler ? Surtout que c'est pas la première fois que je te vois en pleurs à cause de lui.

- Je te remercie mais… ça va mieux. C'est moi aussi et on se fait du mal avec Camus.

- Mais pourquoi ?

- Trop long à expliquer et vu l'heure.

- Comme tu voudras mais il n'a pas voulu… enfin, il n'a pas voulu te violer au moins ?

- Je ne serais pas là si c'était le cas.

- J'ai vraiment l'impression que tu souffres, je ne peux pas te laisser partir comme ça.

- Cassandra ! intervint le Verseau en pleurs.

Le Sagittaire lui lança un regard interrogatif pendant que le Français passa ses bras autour des épaules de sa dulcinée.

- Camus, tu veux bien me dire ce qu'il se passe ? Je retrouve ta correspondante en pleurs et maintenant c'est ton tour.

- Rien… j'arrête pas de faire le con…

- Camus… murmura la métisse.

Camus et Cassandra remercièrent Aiolos de sa sympathie et se retirèrent, au retour, le guerrier des Glaces passa un bras autour de sa taille.

- Camus… pourquoi est-ce que tu es revenu me chercher ? Et pourquoi tu te comportes comme ça ?

- J'arrête pas de faire le con…

- Tu pourrais au moins m'expliquer pourquoi est-ce que tu m'as déshabillé ?

- Euh… tu avais du vin et je ne pense pas que tu voulais dormir avec une robe tachée non ? Ensuite… eh bien… tu… as marmonné et fais des choses qui… enfin…

- J'ai dis des choses perverses ?

- Ben oui… dit-il en rougissant.

- Et ?

- Ben tu as pris mes mains et tu me les as placé sur ta poitrine…

- Quoi ? J'ai fait ça ?! Je ne te crois pas !

- Je le jure sur ma tête et tiens même sur la tête d'Athéna !

- Donc si je ne m'étais pas réveillée, tu m'aurais… fais l'amour ?

Le guerrier rougit de plus belle.

- Non ! Et encore j'appellerais ça presque un viol, c'est pour ça que je t'ai mise sur moi pour te réveiller, sinon ça aurait dégénérer et je t'ai dit que je ne te forcerais jamais.

La métisse rougit à son tour, il s'en voulait un peu de lui avoir menti sur sa robe mais il devait être cohérent et n'osait pas lui avouer qu'il comptait lui faire l'amour car il était excité comme un fou. Ils arrivèrent enfin au temple du Verseau.

- Bonne nuit Camus…

- Tu vas dormir où ?

- Sur le canapé.

- D'accord…

Elle le regarda.

- Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Rien… bonne nuit Cassandra…

- Camus !

- Quoi ?

- Quelque chose ne va pas ?

- Non, bonne nuit !

- Tu veux que je dorme avec toi ?

- Hein ?

- Je veux bien dormir avec toi mais… ne tente rien de louche…

Il sourit et la porta jusque dans le lit.

- Camus, demain nous irons à la plage avec Athéna.

- Quand est-ce qu'elle a dit ça ?

- On a prévu d'y aller et puis elle voulait que vous soyez là, elle nous l'a dit ce soir.

- Entre filles, elle vous a dit ça ?

- Oui… tu viendrais ?

- Oui parce que je ne veux pas qu'un con vienne te faire chier.

- Camus pourquoi est-ce que tu es si jaloux ?

- Parce que je tiens trop à toi pour qu'il t'arrive malheur.

La métisse rougit, elle sourit et s'endormit contre son chevalier servant.

Pendant ce temps, Saori se tenait sur le balcon, Kanon la sortit de ses pensées.

- Ça va Saori ?

- Oh, Kanon.

- Tu m'as l'air bien pensive.

- Non, non du tout mais j'ai tellement de choses à faire… c'est une lourde responsabilité d'être l'héritière de la fondation et s'occuper du Sanctuaire, je deviens de plus en plus fatiguée à force de peu dormir…

- Mais pourtant Shion est à tes côtés pour cela, tu as tes chevaliers et je suis là.

- Merci Kanon… dit-elle en souriant.

- Tu es notre Déesse, c'est aussi à nous de t'aider dans ta tâche.

- Et ton frère ? Ne devrais-tu pas le rejoindre ?

- Oh non, ne t'inquiète pas quand je lui ai dit que je devais t'aider pour les archives, il a sourit. D'ailleurs, je me demande ce qu'il lui passe par la tête.

- Hein ? Mais que… il n'y a pas que pour les archives…

- Ne cherche pas, tu sais comment est mon frère.

- Mais vous ne vous êtes pas retrouvé depuis longtemps.

- Oh si tous les soirs, il me demande comment s'est passé ma journée avec ma Déesse… dit-il en rougissant.

- Normal non ? Avec mon humeur des plus massacrantes des fois ! plaisanta l'héritière.

- T'es mignonne quand tu es d'humeur massacrante…

- Hein ?

La Déesse rougit, Kanon fit un pas de plus, une main vint se poser derrière sa tête qui la posa sur son torse et l'autre sur sa taille.

- Je profite que nous soyons seuls pour te prendre dans mes bras, jamais je ne me permettrais de faire cela en présence de tous.

- Kanon

Le guerrier des Gémeaux lui releva le menton, plongea son regard dans le sien et approcha son visage du sien.

- Saori, je… tu fais chavirer… mon…

- Kanon, qu'est-ce que tu fais ? intervint une voix d'homme.

C'était Tatsumi qui était revenu voir Athéna depuis le Japon et se tenait devant eux.

- Tatsumi ?! Ne trouves-tu pas qu'il est tard pour venir me voir ? demanda Saori.

- Excusez-moi, Mademoiselle mais je viens tout juste du Japon, il y a une affaire urgente que je devais absolument vous transmettre et je ne pouvais hélas pas vous dire cela au téléphone.

- Très bien… attends-moi dans la salle du trône, Tatsumi.

- Mais Mademoiselle…

- Pas de mais ! C'est un ordre !

- Très bien….

Le majordome partit et attendit comme sa maîtresse lui avait dit.

- Kanon, je suis désolé mais je vais devoir te laisser.

- Je comprends.

- Je… je… qu'est-ce que tu voulais me dire avant ?

- Je te le dirai en temps voulu.

- Mais pourtant, j'aimerais savoir…

- Non, laisse tomber, vas-y sinon il risquerait bien de revenir.

- Kanon

Le chevalier lui fit un baisemain et se retira, la jeune fille réalisa qu'il allait l'embrasser et lui faire sa déclaration mais cet imbécile de majordome avait interrompu ce moment magique, elle vint dans la salle de trône.

- Je t'écoute… dit-elle froidement.

- Mademoiselle, je sais que de temps en temps l'héritière des banques « Khan » est venue ici.

- Tu veux dire Lakshmi Khan ?

- Oui.

- Oui hé bien ?

- Je sais de source sûre que son tuteur veut se débarrasser d'elle.

- Je suis déjà au courant, c'est pour cela qu'elle est souvent au Sanctuaire.

- Hé bien… j'ai entendu dire que son tuteur avait engagé un tueur à gages.

- Il y a quelque chose qui ne va pas…

- Pardon ? Pourquoi la suit-il partout ?

- Il surveille de ses faits et gestes et attends le bon moment pour se débarrasser d'elle. Je dois la voir au plus vite.

Au temple de la Vierge, Shaka s'était réveillé assez tôt dans la, il posa sa main sur le front de sa protégée, elle avait toujours de la fièvre et ouvrit les yeux.

- Shaka

- Comment te sens-tu ?

- J'ai froid…

- Tu veux quelque chose à boire ? Dormir ?

- Non, je n'ai presque pas dormi cette nuit…

- Il te faut du repos, je vais te faire une tisane et te préparer un bain,

- Tu n'as pas besoin de faire tout ça…

- Tu sais, je ne pense pas que ta colocataire soit chez toi, elle doit être avec Camus alors autant resté ici.

- C'est pas le problème… je ne veux pas…

- Shaina

- Quoi ?

- C'est bon, je te dis.

- Je te dois vraiment beaucoup…

- Je vais faire ton thé et pendant que tu le boiras, je prendrai une douche.

L'Hindou appela Saori pour lui dire qu'ils ne seront pas là de la journée dû à la fièvre de Shaina, la Déesse sourit à l'autre bout du fil car elle avait un certain pressentiment. Pendant ce temps, Camus et Cassandra s'était éveillé de leurs côtés, le Français fut le premier à se réveiller et admira sa belle qui émergeait très gentiment.

- Bonjour… chuchota-t-il.

- Mmmhhh…. Laisse-moi encore dormir…

- Et la plage avec Saori ?

Elle se réveilla en sursaut, sorti du lit et couru partout.

- Mon dieu, je dois partir avec Saori, quelle heure est-il ? Camus où est ma robe ? Les filles doivent m'attendre…

Pendant qu'elle courait dans tous les sens, le chevalier s'était mis en tailleur sur le lit et riait.

- Qu'est-ce qui a de drôle ?

- Oh rien…

- Ben alors aide-moi ! Je suis déjà en retard !

Elle reprit sa course folle, le guerrier s'imposa devant elle.

- Camus !

- De un, tu devrais te calmer… de deux, tu as le temps.

- Non j'ai pas le temps ! J'ai rendez-vous à quatorze heures !

- Cassandra, il n'est que midi.

Le guerrier des Glaces lui prit la main et s'assit sur le lit. La métisse se tenait devant lui, un sourire apparut sur le visage du Verseau.

- Camus… mais qu'est-ce que…

- Cassandra… sérieusement, t'es vraiment belle… dit-il en rougissant.

- Arrête, je ne sais vraiment plus…

- Je te le demande une dernière fois… tu ne veux vraiment pas revenir ici ?

- Et l'avenir ?

- Je t'ai dit, je me fous de l'avenir…

- Pourquoi ?

- Parce que… quand tu es mort deux fois… et que tu as tout perdu, tu préfère vivre le moment présent. Notre Déesse s'est sacrifiée pour nous… elle a dû passer je ne sais combien d'épreuves pour que chaque chevalier revienne à la vie et je ne veux pas qu'elle revive cela.

- Camus…

- Je ne m'en fous pas ! Je comprends que tu aies cette vision des choses mais moi pas !

- Alors au moins pour quelques temps, je te demande juste d'être un peu plus avec moi… je suis perdu sans toi !

Le Français posa sa tête contre son ventre, le contact contre sa peau douce le rendait presque fou et passa ses bras autour de sa taille, la métisse sentit une boule dans son ventre. Elle plongea son regard dans le sien, son regard était implorant, elle voulait résister et partir hors de cette pièce, loin de ce temple, loin de son bien-aimé le temps que la blessure se referme. Elle voulut s'enlever de son étreinte mais le guerrier la retenait.

- Camus, lâche-moi…

- Tu ne m'as toujours pas répondu…

- Je ne peux pas te répondre maintenant !

- Je ne veux pas te presser mais je ne veux pas attendre pour rien, est-ce qu'au moins j'ai une chance ?

- J'en sais rien ! Bon tu peux me lâcher ? Je dois vraiment préparer mes affaires et rejoindre Saori.

- Et si j'en ai pas envie ?

- Tu ne vas pas recommencer ? demanda-t-elle en rougissant.

Il lui déposa quelques baisers sur le ventre.

- Camus ! Arrête !

En guise de réponse, le guerrier se releva et posa ses lèvres contre les siennes.

- On dirait que c'est un jeu pour toi !

- Tu ne me repousse pas à ce que je sache…

La jeune femme rougit.

- Camus, je dois vraiment y aller et encore faut que j'aille me préparer.

- Il te faut deux heures pour te préparer ?

- Tu sais comment sont les filles non ? Ah oui, au fait c'est un ordre d'Athéna mais les cavaliers que l'on a eu doivent venir.

- Quoi ? Mais j'ai pas prévu ma journée comme ça moi…

- Ah bon et comment ?

- Ben… euh… disons que j'ai pas trop envie d'aller à la plage et je voulais rester ici pour lire.

- Tu veux t'enfermer ?

- Non… mais me mettre aux abords du temple et profiter de la vue sur la mer et de la chaleur.

- Camus… tu te fous de moi ? Tu peux très bien le faire à la plage non ?

- Ouais mais…

- Pas de mais, je viens te chercher dans deux heures.

Les filles et leurs cavaliers étaient prêts à partir pour la plage, il manquait Camus et Cassandra.

- Dis donc Saori, il ne manque pas un peu du monde ? demanda Milo.

- Euh… eh bien Shaina est malade, Shaka la soigne. Camus et Cassandra j'en sais rien… j'ai appelé mais personne ne répond.

- C'est bizarre quand même… se demanda Freya.

- Moi, je suis sûr qu'ils sont en train de faire des choses ! plaisanta Aiolia.

- Aiolia, la prochaine fois que tu sors une connerie pareille tu auras affaire à moi ! cria Marine.

- Très bien chérie…

- Bon on va pas les attendre 150 ans, on va à la plage. De toute façon, Cassandra connait bien le coin maintenant, elle sait où nous trouver ! ordonna Saori.

Pendant ce temps, Shaka méditait pendant que sa protégée profitait des soins qu'il lui avait procurés. Elle dormait, le guerrier décida de prendre une pause et de voir comment allait l'Italienne.

- Comment te sens-tu Shaina ?

- Pas terrible… je me sens faible, fatiguée et j'ai toujours aussi froid.

- Pourtant il fait une chaleur des plus terribles…

Le blond posa une main sur son front.

- Effectivement la température n'a pas baissé… bon, je vais appeler le médecin.

- Non !

- Pourquoi ?

- Je… je suis trop gênée.

- Comment ça ?

- Quand un homme me touche, je… je ne peux pas…

- Mais ce n'est qu'une consultation !

- Tu auras beau l'appeler, je ne me ferai pas ausculter par lui.

- Ben… j'ai quand même pu te le faire.

L'Hindou passa un coup de fil, une heure après, le médecin était là.

- Alors Mademoiselle c'est vous qui êtes malade ?

- Oui…

Le docteur l'ausculta, il rangea sa mallette.

- Alors docteur ? demanda Shaka.

- Ce n'est rien qu'une insolation, il qu'elle boive beaucoup.

- Mais elle a froid.

- C'est une réaction normale, elle s'est affaiblie ses derniers temps, elle n'a pas l'air d'avoir beaucoup mangé.

- Que dois-je faire ?

- Il faut simplement qu'elle ait chaud.

- Mais comment ?

- Ça je vous laisse faire ! dit le médecin en souriant.

Le blond se posa mille et une questions, fallait-il lui mettre plusieurs couvertures ? Lui faire couler des bains ? Soudain, il rougit et comprit ce qu'il voulait dire.

Camus s'était habillé et attendait sa dulcinée, elle avait du retard. Il se permit d'aller chez Shaina pour avoir des nouvelles de sa belle. Il toqua, personne ne répondit, quelques secondes plus tard, il entendit un bruit de moto et sorti du cottage, le guerrier vit quelqu'un sur une moto et fut surpris de voir une femme sur une grosse moto. La jeune fille avait laissé son casque noire sur elle et portait une combinaison de moto noire, laissant entrevoir un peu sa poitrine. Elle retira le casque, le guerrier rougit et la trouvait terriblement sexy dans cette combinaison moulant les formes de son corps.

- Cassandra ?!

- Hé oui, Camus c'est moi !

- Mais que…

- Ben quoi ? Quelque chose t'étonne ?

- Je ne savais pas que tu pratiquais la moto.

- C'est juste un passe-temps comme ça, j'aime bien des fois partir en moto le long de la mer depuis que je suis en Grèce.

- Je ne savais pas…

- Je ne suis pas obligé de tout te dire non ?

- On n'est pas en retard ?

- Oui… mais j'avais envie d'y aller en moto.

- Bon alors je suppose que je devrai te rejoindre là-bas.

- Non, tu viens avec moi, regarde j'ai un autre casque.

Le chevalier des Glaces ne pouvait détacher son regard de son corps.

- Camus !

- Quoi ?

- Arrête de me reluquer comme ça !

- C'est pas de ma faute si t'es vraiment sexy là-dedans !

La métisse rougit.

- Je ne sais vraiment pas où me mettre avec toi…

- Ça me rend quelque peu jaloux…

- Quoi donc ?

- Je sens que tu vas en faire tomber plus d'un…

- Je n'ai pas le choix de toute façon ! Et Camus… je t'en prie arrête de me regarder comme ça ! dit-elle toujours rougissante.

- Ne t'étonne pas si mes mains…

- N'y pense même pas ! Ce serait l'accident sinon…

- Sinon quoi ?

- On va tomber de la moto.

- Hé bien, je te protégerai… dit-il en s'approchant d'elle.

- Camus…

- Il faudra vraiment me contrôler alors… sinon je risque de te prendre par surprise…

- Pervers ! Alors on va ?

- Mais oui.

Ils descendirent jusqu'à Athènes en moto et longèrent la mer, Cassandra s'arrêta juste prendre de l'essence dans une station service, Camus décida d'acheter quelques boissons pour le trajet et ils rejoignirent les autres sur la plage. Hyoga les vit en premier.

- Alors les amoureux ? demanda le blond.

- Hyoga, tu veux que je t'enferme à nouveau dans un cercueil de glace ? demanda son maître en rougissant.

- Je…

- C'est vrai qu'est-ce qui vous a mis en retard ? demanda la Déesse.

- En fait, je voulais venir en moto. Répondit la métisse.

- Ça tombe bien, on est arrivé il y a pas longtemps.

- Dis donc Cassandra t'es vraiment sexy dans cette tenue de motarde ! remarqua Milo.

Le Grec lui fit un clin d'œil et jeta un coup d'œil à son meilleur ami qui lui lançait des regards noirs. Milo lui prit l'épaule.

- Hé vieux, tu sais que je plaisante !

- Tu changeras jamais… toujours aussi abruti.

- J'aime te taquiner !

- Et Lakshmi ?

- Elle est dans l'eau avec Freya .

- Et tu ne vas pas la rejoindre ?

- Si mais pour l'instant, je les laisse entre filles.

Cassandra alla les rejoindre en compagnie de Saori, Marine et June dans l'eau, elles restèrent dans leur coin pendant que les hommes profitaient du soleil.

- Alors ma chère Cassandra, tu es venu en moto avec ton beau ténébreux ? demanda Lakshmi.

- Quoi ? Mais… mais… et vous les filles ? Au fait où est Shaina ?

- Elle est chez Shaka, la pauvre a eu une insolation. Répondit Saori.

- Tiens, tiens… j'en connais un qui va en profiter ! plaisanta Marine.

Elles discutèrent de leur fin de soirée, Milo, Hyoga et Camus discutaient de leurs côtés pendant que Aiolia et Aiolos faisaient la sieste, Kanon lisait un magazine et Seiya dormait aussi.

- Comment se passe les préparatifs du mariage ? demanda son maître.

- C'est bientôt prêt mais nous devrons bientôt partir pour Asgard.

- Ben tu seras le premier marié ici, ensuite… Marine et Aïolia vu qu'ils sont fiancés ou peut être June et Shun. Ajouta Milo.

- Personne ne nous oblige à nous marier. Dit Camus.

- Oui mais pour certains, le mariage est quelque chose de très important… en fait pour montrer qu'ils s'aiment, dans ton cas, Hyoga tu n'as pas vraiment le choix si tu veux rester avec ta Princesse. ajouta le Scorpion.