Les semaines passèrent sans réel changement, tout le monde avait changé de comportement vis-à-vis de l'ancienne Serpantarde, la traitant comme une petite chose fragile ce qui exaspérait haut plus point la jeune femme…

Elle avait beau clamer haut et fort ne plus être aussi affecté par cet épisode de sa vie mais ils ne pouvaient pas s'empêcher d'être protecteur, alors pour éviter les disputes avec eux, elle les évitait de plus en plus préférant passer ses soirées en compagnie de son père, de sa fille ou dans son bureau.

Ce soir n'échappait pas à la règle... Il devait à peut-près être 20 heures et sa soirée en tête à tête avec ses dossiers ne faisait que commencer.

Au fond d'elle, elle regrettait de s'être montrée aussi vulnérable face à ses amis. Ils étaient devenus imbuvables comme si la Noah forte, sure d'elle n'avait jamais existé. C'était comme s'ils avaient changés leur vision d'elle. Elle n'était plus qu'une simple victime à leurs yeux.

Pourtant elle ne s'était jamais considérait comme t'elle mais plutôt comme une battante se forçant à survivre comme elle l'avait promis à sa mère. Elle souffla un bon coup et secoua vigoureusement sa tête afin de faire disparaître ses sombres pensées.

Un rire la fit sortir de ses songes... Ses yeux tombèrent sur ceux métalliques de la personne ne qui la tourmentait le plus depuis ses dernières années.

- « Tu... » commença-t-il

- « non... non... non... Malefoy, je t'en supplie... j'en ai marre d'entendre cette question. Oui, je vais bien. Oui, j'ai vécu des choses affreuses dans ma vie, mais j'ai réussis à aller de l'avant alors faites en autant » cria Noah qui s'était mise en face de lui

Drago la regarda étrangement... Elle se rendit compte de leur proximité et se recula lentement.

- « je voulais juste te demander si tu avais déjà mangé ? » répondit-il en souriant

La jeune femme afficha soudain un air confus et lui souris

- « désolé... c'est juste que les autres me poussent à bout ces derniers temps » avoua-t-elle

- « je te comprends. Je trouve qu'ils exagèrent avec toi, comme si tu étais une petite chose fragile alors tu es tous le contraire. Tu es forte et courageuse. Tu es une redoutable battante. Tu ne te plains jamais, quoique la vie te réserve tu l'affronteras la tête haute et tu triompheras comme tu la toujours fais... comme à chaque fois... tu es plus forte que nous tous réunis et j'ai l'impression qu'ils ont oublié à qui ils avaient à faire » la réconforta-t-il

Poussée par un fort sentiment de reconnaissance, la jeune femme se leva brusquement et le prit dans ses bras. Surpris dans un premier temps, le jeune homme fini par resserrer son étreinte.

- « merci... Malefoy ... merci beaucoup » lui murmura-t-elle, les yeux dans ceux de son partenaire.

Ils échangèrent un regard intense jusqu'à ce que la jeune femme le brise et retourne à sa place.

- « je disais... as-tu mangé ? » redemanda Drago

- « Non pas encore, pourquoi ? » demanda Noah, intriguée

- « Allez bouge-toi, je t'emmène dîner » l'informa-t-il, en lui mettant son manteau

- « Mais... » commença-t-elle

- « il n'y a pas de mais Miss Jones » rétorqua Malefoy

Il lui tendit la main en signe d'invitation. Après une brève hésitation, elle céda et lui pris la main. Ils marchèrent un bon moment à la recherche d'un endroit où transplaner sans être vu.

Ils arrivèrent au chemin de traverse.

L'un contre l'autre, on aurait dit un couple ordinaire parmi tant d'autre... Le jeune homme marchait la tête haute comme s'il avait en sa possession la première merveille du monde. On pouvait lire dans les yeux de ses compatriotes masculins comme un petit soupçon de jalousie. Quant à la jeune femme, elle ne savait pas trop comment agir. Le regard de certains passants lui faisait penser à sa conversation avec Ron... Peut-être qu'ils forment réellement un beau couple.

Hermione était chez elle et faisait à manger pendant que son mari jouait avec leur fils... De la cuisine, elle pouvait entendre leurs rires ce qui lui fit chaud au cœur. Harry était de plus en plus présent mais leur relation ne s'était pas pour autant arrangé. Leurs conversions ne tournaient qu'au tour de leur fils ou de ce qui touchait à leur famille mais jamais des choses personnelles ou intimes. Comme elle l'avait dit il y a quelques semaines, ils ne faisaient que cohabiter et ne partageaient quasiment rien.

Ce soir, elle avait invité la personne qui hantait ses pensées depuis plusieurs temps. Pensant que son mari ne serait pas là comme à son habitude, elle avait organisé un petit repas avec sa collègue afin de passer un moment en tête-à-tête avec elle. Mais son projet fut interrompu par Harry, qui avait pu se libérer.

Au dernier moment, elle avait donc envoyé en catastrophe une lettre à Robyn, lui prévenant qu'elles ne seraient pas seules.

- « Hermione, elle arrive à quelle heure ? » demanda Harry

- « dans quelques instants » répondit Hermione

Elle arriva dans le salon pour mettre le pain sur la table. Harry la regardait faire. Il la trouvait particulièrement belle se soir. Elle avait mis une robe noir dos nu, avec de fines bretelles et ses cheveux tombaient en cascade sur son dos. Il se leva et posa ses mains sur sa taille et déposa ses lèvres sur sa nuque, ce qui provoqua l'arrêt de tout mouvement de la part de sa femme. Elle se retourna surprise de cette initiative.

- « Harry qu'est-ce que... »

Elle fut arrêtée par les lèvres de son mari. Une grande surprise s'empara d'elle, la dernière fois qu'ils avaient eu des rapports remontait à l'hospitalisation de Pansy et ils n'en avaient plus parlé.

Harry laissa ses mains se promener sur le corps d'une Hermione prise au dépourvu. Il remonta lentement sa robe tout en soulevant sa jambe.

- « j'ai envie de toi… » lui murmura-t-il

- « Harry, on ne peut pas… »

- « laisse toi faire… »

Hermione le laissa faire pour ne pas provoquer une nouvelle dispute. Elle priait pour que son fils, partit dans une autre pièce, vienne les interrompre. Elle sentait son mari devenir de plus en plus entreprenant, alors qu'elle ne voulait pas plus…

Elle fut sortie de ses pensées par la sonnerie de la porte qui annonçait la venue de celle qui la tourmentait. Elle poussa brutalement son mari, et se dirigea vers la porte sous le regard confus de son mari.
Elle se regarda dans la glace qui se trouvait à côté de la porte et ouvrit la porte...

Son cœur rata un battement lorsqu'elle vit Robyn accompagné de la brune du pub... Son sourire se fanât lentement.

- « Bonjours Hermione... » dit Robyn

- « Bonjours... rentrez donc » répondit-elle avec un sourire crispé,

Hermione les laissa rentrer et se traita mentalement d'imbécile d'être jalouse de la jeune femme qui accompagnait Robyn. Elle alla se placer au côté de son mari qui tenait Matthew dans ses bras.

- « Robyn, je te présente mon mari Harry et mon fils Matthew... et Harry voici Robyn, ma collègue » présenta Hermione

- « enchanté Robyn, ravi de faire enfin ta connaissance. Hermione ma beaucoup parlait de toi » dit Harry en faisant la bise à Robyn

- « moi de même, en bien j'espère » répondit Robyn

- « oh que oui... Elle a une sorte de fascination à ton égard, j'en suis presque jaloux » plaisanta Harry

- « Harry, dis pas n'importe quoi... il plaisante » s'empressa de répondre Hermione rougissante...

Robyn parut nerveuse face à la réplique du jeune homme. Elle pouvait sentir le regard de sa copine passé d'Hermione à elle.

- « Hermione, je te présente Calie... ma petite-amie » présenta Robyn

Harry afficha une mine surpris et lança un regard suspect à Robyn. Hermione se força à prendre ladite Calie dans ses bras ...

Ils passèrent tous à table.

Pendant qu'Hermione ramenait l'entrée, Harry divertissait les invités.

- « vous êtes ensembles depuis combien de temps ? » demanda Harry au deux jeunes femmes

Calie passa une main dans la nuque de sa petite-amie, un sourire figeait sur les lèvres. Hermione déglutit difficilement. Elle ressentit une sorte de gêne face à cette scène.

- « depuis Poudlard... On va dire 5 ans, c'est bien ça mon amour ? » répondit Calie,

- « 5 ans tout au plus… Si on ne compte pas les petits écarts » confirma Robyn

Hermione vit l'air gêné de Calie face à la réplique de Robyn.

- « comme tous les couples du monde, on a eu nos petits soucis. Mais notre amour est plus fort » s'exclama Calie

Madame Potter se sentit mal en se rendant compte du nombre d'année qu'ont passé les deux jeunes filles. Un sentiment d'immaturité naquit en elle. Elle a été immature de croire qu'elle pourrait réaliser ses fantasmes aussi facilement. Immature de s'être aussi facilement emporter par ses émotions, chose qu'elle n'avait jamais fait avant. Elle, la jeune fille responsable, qui ne laissait jamais personne contrôler ses émotions.

Elle regarda attentivement Calie afin de faire ce que toutes les femmes font… Comparer leurs beautés. A contre cœur, elle la trouva vraiment jolie. Ses grands yeux bleus étaient absolument captivant contrairement à ses propres yeux chocolat. Lorsqu'elle souriait, on pouvait voir des petites fossettes apparaitre, ce qui la rendait adorable et très séduisante. On pouvait lire chez cette jeune femme un brin de folie et d'assurance qui avait quitté Hermione depuis longtemps. Les yeux d'Hermione s'égarèrent sur le décolleté bien développé de sa rivale avant de les replacer sur son propre décolleté faiblement développé. Un sentiment de jalousie l'envahi malgré elle.

D'une oreille discrète, elle les écoutait parler de Poudlard et de leur vie ensemble. Un sentiment de lassitude l'envahi lorsqu'Harry se mit à raconter pour une énième fois le récit de la Guerre.

Un verre de vin à la main, elle laissa ses yeux se perdre dans la contemplation de son fils. Le petit avait exactement les mêmes cheveux ébouriffés et noirs que son père ainsi que les mêmes yeux. Il avait absolument tout prit de son père.

- « il est mignon votre fils… Il ressemble tellement à son père » leur fit remarquer Calie, pleine d'enthousiasme

Harry afficha un air de fierté qui agaça sa femme. Passant un bras autours des épaules d'Hermione, qui se força à lui sourire. Sans même s'y attendre, le mari embrassa sa femme.

- « merci... c'est vrai qu'on la plutôt bien réussit. J'en suis fière. Vous comptez en faire aussi ? » demanda Harry

- « oh pas maintenant. Nous voulons encore profiter de notre jeunesse avant de fonder une famille. De plus que Mademoiselle Watson n'est pas trop maisons, enfants et tous ce qui va avec. » répondit précipitamment Calie

- « Pour l'instant cela ne me dit pas grand-chose mais un jour, tu porteras nos enfants et on aura une petite maison avec jardin et tout le tralala » ajouta Robyn en regardant tendrement Calie

Hermione sentit des crampes la lacérer les entrailles.

- « pas de maison avec jardin. La verdure ce n'est pas trop mon truc. Un appartement c'est bien mieux, moins d'entretiens » s'exclama Calie

- « c'est exactement ce que j'ai dit à Hermione. Un jardin c'est bien trop compliqué. » répondit Harry

- « oh… Tu voulais une maison Hermione ? »

Hermione tiqua… Son prénom sonnait bizarrement sortant de sa bouche

- « oui… Mais monsieur ne voulait pas en entendre parler. Une maison avec terrasse pour pourvoir recevoir les invités, et cela permet aussi aux enfants de jouer tranquillement sans être enfermé entre 4 murs. Enfin c'est mon opinion » Expliqua Hermione

- « Une opinion que je partage amplement. Lorsqu'on a des enfants, un jardin c'est un petit plus. Il n'y a rien de mieux que de voir ses enfants courir librement pendant que tu es tranquillement installé sur ta terrasse Ou lorsque le soir ta femme, après avoir couché les gosses, vient te rejoindre sur la terrasse pour un petit moment d'intimité. Tu es tranquillement assied sur ta chaise, une douce nuit d'été et elle te ramène un bon verre de thé glacé. Et puis tu te rends compte à quel point elle est sublime dans sa petite robe d'été qui se soulève légèrement à cause du vent et de ses formes. Tu la saisis délicatement par les hanches et tu l'étreints amoureusement… Le rêve » ajouta Robyn

- « c'est vrai que vu de cette manière… C'est alléchant » avoua Harry

- « Tu ne m'aurais donné ça comme argument, on aurait une maison depuis longtemps » rigola Calie

- « ça veut dire que tu es d'accord ? » demanda doucement Robyn

- « On en reparlera mon amour » s'empressa de répondre sa copine

- « bon… Au moins, tu auras essayé » la réconforta Harry

Des rires s'élevèrent dans la pièce…

Hermione, quant à elle, n'était toujours pas remise de ses émotions. Elle était toujours complètement absorbée par le récit de la métisse. Elle s'imaginait parfaitement. Un grand jardin, des rires d'enfants s'élevant dans les airs. Elle se voyait un verre à la main s'approchant de cette personne assise sur une chaise regardant les étoiles. Une brise frôlant délicatement son visage pendant que les mains de l'autre personne venaient se poser délicatement sur ses hanches. Elle voyait clairement Robyn, l'obliger à s'asseoir sur ses jambes avant de l'embrasser délicatement. Elle voyait les bretelles de sa petite robe d'été, venir s'échouer sur ses hanches dévoilant ainsi sa poitrine nue, que Robyn s'empressait d'embrasser. Les mains de son amante remontaient petit-à-petit le long de ses jambes jusqu'à trouver repos sur ses fesses. Elle pouvait sentir les battements sauvages de son cœur ainsi sa température corporelle s'accentuer au fur et à mesure que leur étreinte s'intensifiait.

- « Hermione… »

Hermione ressentit une certaine frustration envers la personne qui l'avait sorti de ce merveilleux rêve.

- « tu es de retour parmi nous ? On t'a perdu pendant un instant » demanda Harry

- « Oui… je… Je vais chercher le dessert » dit-elle doucement

- « je peux t'aider ? » demanda Calie

- « non merci c'est gentil mais ce n'est qu'une tarte » répondit Hermione le plus poliment possible

La jeune femme se leva sans remarquer l'atmosphère gênante qu'elle provoqua.

Dans la cuisine, sous la frustration, elle s'effondra en larmes. Au fond d'elle, elle avait mis tous ses espoirs dans ce diner. Elle s'était imaginée passer une soirée placée sous le signe de la drague et de la provocation. Elle pensait que sa robe dos nu allait émoustiller sa collègue jusqu'au point de la permettre de gouter enfin à ses lèvres pulpeuses mais au lieu de ça, la voilà en pleure devant sa tarte. Pourtant, elle l'avait cru… « Tu es très séduisante ». Pourquoi, elle s'était faite un film entier sur des paroles dite comme ça ? Pourquoi elle s'était donnée pour mission de la séduire sans prendre en compte l'autre femme. Elle avait toujours eu du mépris pour ces femmes qui osaient détruire un couple par simple plaisir, sans prendre en compte qu'il y avait une femme qui souffrait en attendant son mari infidèle. Elle s'était imaginée être comme ces femmes. Jouir de Robyn sans se soucier de Calie. Et ça lui avait plu. Elle se trouvait stupide. Stupide de s'être montré aussi enthousiaste à l'idée de passer une soirée avec sa collègue. Stupide de s'être éprise aussi facilement et rapidement d'une personne en couple. Stupide de penser autant à une femme alors qu'elle avait ce que beaucoup recherchait... un mari et un enfant. Stupide de détester une personne donc le seul tort est d'avoir la place qu'elle désirait...

- « tu vas me dire ce qui t'arrives ? »

Hermione sursauta et fit face à Robyn… Depuis combien de temps était-elle là ?

- « pardon ? »

- « tu agis bizarrement depuis le début de ce diner. Tu es ailleurs et tu ne participe même pas aux débats, toi qui a toujours un mot à dire sur tout c'est étrange. Donc, je repose ma question… Qu'est-ce qui t'arrives ? »

- « rien, ne t'inquiètes pas...C'est juste un petit coup de mou » menti-t-elle

Un silence s'installa durant lequel Robyn essayait de percer le secret de son amie.

- « j'aurais dut te prévenir que je venais avec elle mais elle a tellement insisté pour que cela soit une surprise » avoua Robyn

« S'aurais été la moindre des choses… Je ne me serais pas mise dans tous mes états » pensa Hermione

- « ce n'est rien... et puis ça me fait plaisir de la rencontrer » mentit Hermione

Robyn la détailla minutieusement comme si elle essayait de déceler son mensonge. Sans prévenir, elle s'approcha d'un peu trop près et lui déposa un baiser sur sa joue.

- « tu nous fais gouter cette tarte ? » demanda Robyn, en quittant la cuisine

Hermione ne parvenait pas à bouger…

Noah et Drago passaient un merveilleux moment ensemble. Il lui racontait des années de dotes de son enfance, sa vie aux États-Unis ainsi que sa vie amoureuse chaotique. La jeune femme l'écoutait tout en émettant certains commentaires ou en éclatant de rire. Drago ne se serais jamais cru aussi bavard, il n'arrêtait pas de jacter comme une gamine.

- « non tu n'es pas sérieux ? » rigola Noah

- « si, je t'assure... mon père avait failli me tuer ou me déshériter au choix. Tu t'imagines ? son fils de 3 ans qui libère un elfe de maison en le déguisant » répondit-il, en la dévorant des yeux

Le rire de Noah redoubla d'intensité, ce qui attira les regards sur eux. Drago n'avait pas à retirer ses yeux d'elle. Il détaillait chacun de ses gestes. Sa manière de couper les aliments avec une infinie délicatesse, la lenteur avec laquelle elle portait sa fourchette en bouche. Chacune de ses expressions faciales. Sa manière d'archer un sourcil lorsqu'elle était surprise par son récit.

Mais ce qu'il aimait le plus par-dessus tout était son rire… Et tout ce qu'il provoquait sur son visage. Le plissement de ses yeux, le retroussement de son petit nez ainsi que l'abaissement ou le basculement en arrière de sa tête.

Elle riait…

- « tu es magnifique » lui dit-il, les yeux remplis d'amour

La jeune femme se calma et repris un peu son sérieux. Elle le regarda avec un regard rempli de reproche qui le fit rire.

- « et toi, ta pire connerie d'enfance ? » demanda-t-il

Elle fit mine de réfléchir avant de sourire… Il voyait une lueur de malice s'animer dans ses yeux.

- « sans doute quand j'ai transformé une amie à moi en lapin quand j'avais 6 ou 7 ans. Ma mère m'avait fait une de ses morales, je ne te dis pas... comme quoi il ne fallait pas utiliser la magie en présence de moldu » répondit Noah

- « ah ouais... quand même en lapin » s'étonna Malefoy

- « je me rappelle que j'étais fascinée par ses bestioles. J'ai absolument voulu qu'on la laisse en lapin pour que je m'en occupe mais ma maman n'a pas voulu en entendre parler » dit -elle

Drago laissa échapper un rire face à sa tête.

- « et Venus, elle ne veut pas d'animaux ? » demanda Drago

- « Merlin soit loué... non. Elle n'en veut pas ou plutôt je n'en veux pas. Mais chez son père elle a des poissons rouges, un perroquet et un rat. Elle réussit à convaincre ses grands-parents d'acheter un chien... Cette petite va finir par avoir un zoo. » répondit Noah

Drago lui lança un petit sourire triste que Noah accueillit en levant les yeux au ciel. Elle déposa brutalement son verre de vin et pointa un doigt sévère vers lui.

- « Tu ne vas quand même pas faire cette tête, à chaque fois que je dirais le mot 'son père' ? Je sais que ça ne te plait pas du tout mais comprends bien que pour tout le monde il est son père. Il faut t'habituer à ça » s'énerva-t-elle

- « je sais tout ça Noah... c'est juste que... Laisse tomber »

Un silence s'installa…

- « elle est contente d'être bientôt... grande sœur ? » demanda-t-il

Noah lui sourit, sachant pertinemment à quel point sa lui coûtait de dire 'grande sœur' reconnaissant ainsi la paternité de Ron.

- « elle est impatiente... elle a fait une impressionnante liste de prénoms tous plus improbable les uns que les autres » répondit Noah

- « comme ? » ria Drago

- « Et bien… Je ne pense pas que Pansy et Ron veuillent bien appeler leurs enfants Praliné et Chocobon ou encore Marmelade et Hedwige » s'exclama Noah

- « je ne penses pas non plus... quoi que Praliné et Marmelade Weasley ce n'est pas si mal » ajouta le blond

Après un copieux repas, ils avaient décidé d'aller flâner un peu dans les coins isolés de Londres sorcier.

Noah lui raconta un peu plus en profondeur sa relation avec John et lui assura qu'il était impossible qu'ils se remettent ensemble. Elle ne l'aimait plus mais gardait une profonde affection pour lui. Drago en profita pour lui demander si elle serait prête à se remettre dans une relation sérieuse, ce à quoi elle ne répondit que par un simple sourire.

Au bout d'un moment, elle commença à avoir un peu froid. Son léger manteau ne la protégeait plus du froid, ce qui n'échappa pas à son compagnon.

- « tu as froid ? » demanda Drago

- « non c'est bon ... » menti-t-elle e, frissonnant

- « Arrête Noah, je vois bien que tu frissonnes » lui dit-il

- « c'est juste une illusion d'optique Malefoy » s'exclama la blonde, souriante

Drago lui sourit à son tour en enlevant son propre manteau pour le déposer sur les épaules de la jeune femme.

- « Malefoy… Tu n'es pas obligé d'être aussi… » commença Noah

- « aussi quoi ? » demanda-t-il, malicieusement

- « aussi... je ne sais pas. Depuis quelques semaines tu es... comment dire... un peu trop romantique » termina-t-elle,

Drago lui fit son légendaire sourire. Elle leva une fois de plus les yeux au ciel et le pausa gentiment.

- « tu me trouve romantique ? » demanda-t-il, d'une voix sensuelle

- « oui romantique… Je t'en prie, n'utilise pas cette voix de Don Juan avec moi » confirma-t-elle

- « et ça te plait ? » redemanda-t-il, de la même voix

Il se rapprocha lentement d'elle mais garda tous de même une distance de sécurité.

Sa muse avait la fâcheuse tendance à s'en fuir lorsqu'ils étaient trop proche.

- « peut-être bien Drago Malefoy... peut-être bien » murmura-t-elle sensuellement

Elle brisa les derniers centimètres qui les séparés.

L'un contre l'autre... aucun d'eux ne voulait briser ce moment. Il posa son front sur celui de celle qu'il aimait.

- « Tu es à moi »

Leurs lèvres se rencontrèrent délicatement. Ce baiser n'avait rien de comparable avec ceux qu'ils avaient déjà partager. Il n'y avait rien de sexuel, rien de brutal… Un frisson traversa Drago. Aucune fille ne lui avait fait ce genre d'effet. Plus leur baiser prenait de la profondeur, plus il perdait tous ses sens. Il en était convaincu. Cette fille serait sa femme un jour, elle lui appartiendra entièrement.

Noah n'emmenait pas large. Il était vraiment le seul être au monde à lui faire se sentir aussi spéciale. Elle pouvait sentir dans ce baiser, tout l'amour qu'il lui portait. Peut-être qu'il serait temps pour eux de passer à l'étape supérieur mais elle devait en parler avec Pansy ou Ron. Il avait tellement l'air de bien l'aimer mais peut-être que c'est son corps qu'il veut vraiment. Le sexe avait toujours eu une grande place dans leur relation mais sans lui, est-ce que les sentiments seraient toujours là ?

Ils se séparèrent pour reprendre un peu leurs souffles. Noah avait le cerveau embrouillé par l'éveille de tous ces sensations. Si bien que, lorsque Drago voulu une fois de plus l'embrasser, elle déclina l'offre en tournant la tête.

- « Je ne suis à personne » dit-elle

Elle déposa un baiser sur sa joue et s'éloigna de lui pour transplaner.

Drago resta un instant figé surplace les yeux rivaient à l'endroit où sa promise venait de transplaner. Il se demandait ce qu'il avait bien put faire pour change de comportement de la sorte.

Une envie de parler et d'avoir des conseils lui prit. Il se rendit chez son meilleur ami, le seul à vraiment le comprendre.

Il sonna comme un forcené jusqu'à ce qu'un Blaise endormi vienne lui ouvrir.

- « vieux, tu as vu l'heure ? » l'enguirlanda Blaise

- « j'ai besoins de te parler, mec je ne sais plus où j'en suis » répondit Drago, d'un air désespéré qui fit peur à Blaise

Blaise le fit entrer.

- « tu me fais peur... qu'est-ce qu'il t'arrive ? » demanda Blaise

- « ta femme n'est pas là ? » voulu savoir Drago

- « non, elle est de garde ce soir. Dis-moi, ce qu'il t'arrive »

Drago s'effondra sur le canapé. Il ne savait pas par quoi commencer. Ils avaient vécu trop de chose et leur histoire était si compliqué qu'il en oublierait des choses.

- « Elle me rend dingue... » lâcha-t-il

- « qui ? soit plus précis » essaye de comprendre Blaise

- « Noah, qui d'autre... » avoua-t-il

Blaise afficha un sourire. Depuis le temps qu'il attendait une discussion que le cas Noah.

- « je le savais déjà enfaite... il s'est passé quoi ? » Dit-il

- « Eh bien, je l'ai emmené diner. On a passé une merveilleuse soirée à rigoler et parler de notre enfance. Bref on a parlé de toute les choses que je ne parle jamais avec une fille lors d'un rendez-vous. Après on est parti se balader un peu et puis on s'est embrassé… » commença le blond

- « et après ? » demanda Blaise

- « elle m'a laissé en plan au milieu de nulle part »

- « dure » fit Blaise

Drago lui lança un regard noir. Si c'est pour entendre des réflexions comme ça, il aurait mieux fait d'aller parler à Pansy.

- « qu'est-ce que tu veux vraiment ? juste te la faire quand tu en as envie ? ou bien une vraie histoire dans laquelle tu vas vraiment t'impliquer afin que cela aille le plus loin possible ? » demanda Blaise

Drago le regarda.

Face à ses questions bien trop sérieuses, il regretta les remarques inutiles du début.

Au fond de lui Il ne savait vraiment pas. C'est vrai qu'il avait de vrais sentiments pour elle… De profonds et puissants sentiments même. Mais voulait-il vraiment renoncer à sa liberté et s'engager dans une relation sérieuse avec elle ? Il le croyait mais en y réfléchissant bien, un doute persistait.

- « je ne sais pas vraiment. Tu sais avec elle, je me sens vraiment différents. Je me suis surpris à parler comme un gamin et à détailler chacun de ses gestes. Je suis vraiment amoureux d'elle et je sais qu'elle ressent la même chose. Mais elle et moi c'est compliqué. » avoua-t-il

- « ça me rappelle Ginny et moi. Au début, on avait du mal à reconnaitre nos sentiments mais un certain blond m'a convaincu de renoncer à mes veilles habitudes pour m'impliquer sérieusement dans cette relation. 8 ans plus tard, je suis marié à la femme dont j'ai failli passer à coter à cause de ma peur de l'engagement. »

- « Je n'ai pas peur de l'engagement »

- « alors dit moi pourquoi tu l'as trompé à Poudlard ? alors qu'elle avait enfin accepté de sortir avec toi ? »

Drago souffla et s'enfonça davantage dans le canapé. Pourquoi fallait-il que cette connerie ressorte toujours.

- « je t'ai dit que je n'avais pas réfléchie à mes actes »

- « Dray, tu peux mentir à n'importe qui sauf à moi. Cette fille tu l'aimes tellement et malheureusement c'est cet amour qui te fiche la trouille. »

- « je n'ai pas la trouille » s'énerva Drago

- « Tu as la même trouille que moi… tu as peur qu'elle prenne beaucoup plus de place et finalement qu'elle te rende encore plus faible que tu ne l'aies maintenant. Tu n'as jamais aimé que quelqu'un a une influence sur tes sentiments et ton moral. Et puis, cette blonde au fort caractère, qui te tenait tête mieux que personne, a débarqué et à complétement bouleversé tes principes. Tu as beau l'aimer mais si tu n'es pas prêt à renoncer à une grande partie de ta liberté, tu la feras toujours souffrir et ça, je t'en tiendrais rigueur parce que Noah est une fille tout simplement génial et unique » s'exclama Blaise, vigoureusement

- « je sais… Tu me propose quoi ? Qu'est-ce que je peux faire ? »

- « déjà arrête de vouloir coucher avec elle à chaque fois que vous êtes seuls… »

- « Quoi ? mais ce n'est pas de ma faute si j'ai envie d'elle. » s'offusqua Drago

- « prends le contrôle et arrête de la laisser te contrôler » répondit Blaise et pointant l'entrejambe de son ami.

Drago sourit malgré lui. Depuis que son frère de cœur s'était fait passer la corde au cou, il était devenu tellement plus raisonnable, ça en devenait presque flippant.

- « j'arrête de vouloir coucher avec elle et après ? »

- « tu apprends réellement à la connaitre. Donnez-vous rendez-vous dans des lieux public, parlez-vous comme si c'était la première fois que vous vous voyez. Fais abstraction à son corps et à tous ce que tu voudrais lui faire. Séduis-la comme à l'ancienne. Avec charme et délicatesse et non, en la sautant de dessus tout le temps »

- « ça a fonctionné avec Ginny ces conneries ? » demanda Drago

- « Elle est à présent madame Zabini. J'ai fait abstraction à mes pulsions pour lui montrer que c'est sa personnalité qui m'intéresse et pas que son corps. Corps de déesse, soit dit en passant »

- « C'est chiant d'être amoureux… »

- « jusqu'à ce qu'elle se réveille chaque matin dans tes bras et que la première des choses que tu vois, c'est son visage et là, tu te dis seulement 'qu'est-ce que c'est le pied d'être amoureux' … Quand tu vivras ça tu comprendras »

Drago resta silencieux… Il n'avait rien de plus à rajouter.

- « Noah Malefoy… » dit-il, d'un air rêveur

- « ça sonne plutôt bien » reconnu Blaise

- « c'est la perfection. »

- « bon la connaissant, elle refusera d'abandonner son nom de jeune fille pour le tien. Pour ne pas qu'elle t'appartienne » s'exclama Blaise

Drago secoua la tête en signe d'approbation. Elle ne portera sans doute jamais son nom.

- « on peut toujours rêver… »

Les deux jeunes hommes continuèrent à parler une bonne partit de la nuit. Blaise essayait de conseiller son frère de cœur le mieux qu'il pouvait en lui rappelant que le plus important n'est pas le physique mais les sentiments.