Bonjour mes petits chatons !
J'espère que vous avez passés une bonne semaine, de mon côté je suis contente, l'automne est là et c'est ma saison favorite !
Je vous remercie pour vos adorables reviews, je suis toujours aussi surprise que cette histoire ait autant de succès :)
D'ailleurs, j'ai publié un OS pour les 100 reviews de "L'heure du thé", il s'appelle "Quand la nuit referme ses ailes" et vous trouverez le lien dans mon profil.
Nadra : Merci à toi pour ta review :) Passes un bon week-end et à bientôt !
PotatoKiwi : Hello mon petit kiwi ! Tu sais quoi ? Tu as un timing impeccable parce que tu as posté la 100ème reviews sur cette histoire, tu as donc droit à un gros câlin !
J'ai écris plusieurs version de ce moment Rogue/Harry, au départ Harry avait écrit une lettre et puis j'ai pensé qu'il ne saurait pas quoi lui dire, puis j'ai pensé à une vraie discussion mais là aussi ça me paraissait improbable. Finalement j'ai opté pour la photo :)
Pour la réaction d'Hermione, j'ai pensé qu'elle avait déjà du mal à avoir confiance en elle (et que c'était la raison pour laquelle elle veut toujours être la meilleure) du coup qu'un garçon qu'elle aime hésite à s'afficher avec elle c'était la cerise sur le cupcake ^^
Pour Malefoy c'est vrai qu'il est un bon élève en potion mais je pense que ça ne l'empêche pas d'envier les excellents résultats de Blaise et Ginny, tu verras ça... dans ce chapitre hé hé :D Sur ce, je te souhaite une très bonne lecture et à bientôt !
Signé : Nanafruit !
Je vous laisse avec ce chapitre où il se passe pas mal de choses, de mon côté je suis présentement en train de décéder d'un rhume et je vous envoie donc mes petits microbes hé hé (pas de raison que je sois la seule à souffrir) !
Chapitre 10
Le temps était très doux pour un mois d'octobre. Le soleil s'éternisait paresseusement au dessus des paysages verts d'Écosse et il n'était pas rare de croiser des groupes d'élèves profitant de l'air doux dans le parc de Poudlard.
En ce lundi matin, Hagrid s'occupait du potager aux citrouilles. Il n'avait pas de cours avant quatorze heures, il comptait donc bien profiter de ce temps-là pour chasser les limaces qui envahissaient son potager. Un peu plus loin, le professeur Chourave amenait un groupe de troisième année dans les serres tandis que l'équipe de Quidditch de Poufsouffle partait s'entraîner, leurs balais sur l'épaule.
Le professeur Dumbledore faisait les cent pas dans son bureau en réfléchissant intensément sur l'endroit où trouver le dernier Horcruxe, tandis que Severus Rogue le regardait d'un air perplexe. Ce matin-là, il était venu se plaindre de Potter qui avait eu l'audace outrancière de le déranger à quatre heures et demie du matin il y a plus d'un mois de cela. Cependant, Dumbledore n'était pas dupe et savait que son ami avait été plus que touché de cette attention et qu'il gardait la belle photo de Lily dans sa poche.
C'était donc un lundi matin ordinaire à l'école de sorcellerie de Poudlard. Harry, Ron et Hermione prenaient leur petit-déjeuner dans la Grande Salle et Ron tentait une approche qu'il espérait subtile pour se réconcilier avec Lavande. Pour le moment, la principale intéressée n'était justement pas très intéressée mais Ron ne perdait pas espoir. Harry et Hermione mangeaient face à face et discutaient de la première page de La Gazette du sorcier qui annonçaient que les frères Lestrange, Rodolphus, le mari de Bellatrix, et Rabastan avaient été aperçu non loin du Chemin de Traverse.
– Tu crois qu'ils cherchent à faire libérer les Mangemorts ? demanda Harry. Bellatrix et les autres ?
– Je ne sais pas, dit Hermione en se servant une tasse de chocolat chaud. A eux deux je ne pense pas qu'ils puissent faire grand-chose. D'un autre côté, il ne faut pas les sous-estimer mais je pense que l'Ordre va enquêter.
Harry hocha la tête.
– J'ai demandé à Sirius de ne pas trop sortir… tu sais au cas où, ajouta-t-il. Comme Bellatrix était sa cousine, je ne veux pas qu'ils se vengent sur lui.
– Je suis d'accord mais connaissant Sirius, ça m'étonnerait qu'il reste en place…
Harry grimaça pour montrer son accord et se resservit un peu de brioche.
Peu avant neuf heures, ils partirent pour leur cours de Sortilèges. Les Serdaigle étaient déjà devant la salle et les attendaient en bavardant joyeusement. Ron arriva peu après, l'air essoufflé et la cravate de travers.
– Les filles sont compliquées, maugréa-t-il.
Mais Harry et Hermione ne surent pas en quoi les filles étaient compliquées puisque le professeur Flitwick arriva en courant et ouvrit la porte. Le cours porta sur le sortilège de Dissimulation qui était très compliqué et, manifestement, nécessaire pour obtenir ses ASPIC. Comme de bien entendu, seule Hermione obtint un résultat concret au bout d'une heure. Lorsque la cloche sonna, la plupart des élèves étaient relativement déprimés devant le peu de résultat qu'ils avaient réussis à produire. Seule Hermione, Parvati et trois élèves de Serdaigle avaient réussis à se dissimuler correctement.
Puisqu'ils avaient du temps libre avant le déjeuner, ils décidèrent de travailler à la bibliothèque pour réussir à venir à bout de leur montagne de devoirs. Ron en profita pour leur expliquer que Lavande avait accepté ses excuses et répondu un « peut-être » à sa demande pour le bal de Halloween.
– Mais ça veut dire quoi « peut-être » ? grogna-t-il. Pourquoi ne pas dire oui ou non tout de suite ?
– Pour te faire un peu ramper, expliqua Hermione. Harry attention tu as fais une tâche sur ta lune…
Harry tentait de faire une carte des lunes de Jupiter et soupira tout en tentant d'effacer sa tâche tandis que Ron râlait à présent sur le devoir de potion. Hermione étant un peu en avance, elle décida de s'avancer dans ses devoirs et alla chercher un manuel de Métamorphose. Il y avait plusieurs rayons différents suivant les matières dans la bibliothèque. Certains étaient réservés aux premières et deuxièmes années, d'autres uniquement pour les BUSES et d'autres encore étaient des ouvrages très avancés pour les dernières années. Hermione se rendit dans un de ceux-là. Le rayon était désert, très haut et les livres couvert de poussière. Elle repéra plusieurs livres très compliqués abordant la Métamorphose humaine quelque part sur un étage bien trop haut pour elle. Elle soupira, se hissa sur la pointe des pieds et tandis le bras en direction de Manuel très avancé de Métamorphose à l'usage des étudiants en ASPIC. Elle racla plusieurs fois la couverture sans parvenir à attraper ce fichu livre. Une couche de poussière lui tomba sur la tête et elle se mit à tousser compulsivement.
Tout à coup, quelqu'un se glissa tout contre elle attrapa le manuel à sa place, puis l'embrassa tendrement dans le cou.
– Bonjour Hermione, susurra Théodore à son oreille.
Elle se mordit la lèvre, ferma les yeux et appuya sa tête contre son épaule. Il l'embrassa une nouvelle fois dans le cou et elle sentit son corps se couvrir de frissons délicieusement bons. Elle se retourna, se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa longuement en se pressant contre lui. Il était décidément bien trop grand.
– Tu viens travailler avec nous ? demanda-t-elle.
– Je ne peux pas, répondit-il en grimaçant. Pour être plus exact je suis avec Blaise et je ne suis pas sûr qu'il me suive.
– Je comprends, lui assura-t-elle.
Pour être exact, elle était un peu déçue mais décida de ne pas le montrer. Elle se contenta de le serrer longuement contre elle vu qu'il ne semblait pas pressé de retrouver Zabini. Au bout de quelques minutes, elle le laissa repartir et rejoignit Harry et Ron à leur table… avant de constater que Théodore avait prit son livre de Métamorphose. Elle se releva en soupirant sous les regards intrigués de ses deux amis et chercha la table de son Serpentard. Son Serpentard qui n'était présentement pas seul.
Hermione soupira et s'avança d'un pas décidé jusqu'à la table près de la fenêtre qu'occupait Théodore et Blaise. Zabini ne manqua pas de lui lancer un regard furieux comme si sa seule présence la dérangeait.
– Tu m'as pris mon livre, annonça-t-elle à Théo avec un sourire.
Il la regarda un instant de ses grands yeux bleus sans comprendre puis sursauta.
– Oh, excuse-moi ! s'exclama-t-il.
Il farfouilla dans sa pile de livres en en faisant tomber la moitié sur Blaise puis tira le Manuel très avancé de Métamorphose à l'usage des étudiants en ASPIC pour lui tendre. Elle le prit, lui fit un nouveau sourire et repartit vers sa table.
Théodore la regarda s'en aller en gribouillant machinalement sur son parchemin. Blaise en profita pour pousser un très long soupir sans doute pour montrer qu'il n'aimait pas Hermione.
– Quoi ? demanda Théodore en se retournant.
– Quand vous aurez fini de vous faire des œillades, on pourrait peut-être s'y mettre, non ? répondit-il.
– Quand tu auras finis d'être désagréable seulement, répliqua Théodore.
Blaise leva les yeux au ciel et ouvrit furieusement son livre intitulé Forces obscures, comment s'en protéger ? pour le devoir de Rogue. Il ouvrit un rouleau de parchemin, inscrivit le nom de la dissertation (« Les meilleures méthodes de protections non invasives contre les vampires ») et lança un nouveau regard furieux à Théodore comme s'il était personnellement responsable du sujet de la dissertation.
Ils travaillèrent en silence pendant plusieurs longues minutes. La bibliothèque était incroyablement calme, seul le grattement des plumes sur le parchemin ou le bruit des pages qu'on tourne venait troubler le silence. Tout à coup, quelqu'un se mit à marcher d'un pas visiblement furieux et Théodore eut la surprise de voir Ginny Weasley foncer vers lui avec un air féroce sur le visage. Elle s'arrêta devant la table et plaqua un magazine sur la tête de Blaise qui la regardait avec méfiance.
– Toi ! gronda-t-elle les joues aussi rouges que ses cheveux.
Blaise lui arracha le dernier numéro de Sorcière Hebdo des mains et regarda la première page. Il poussa un soupir à fendre l'âme.
– Non mais ce n'est pas vrai ! s'exclama-t-il.
Théodore se pencha vers lui et lut la couverture.
« L'amour se poursuit dans l'ombre pour Ginevra Weasley et le fils de la belle Mrs. Za… »
Blaise réduisit en cendre le magazine avant que Théo n'ait pu finir de lire la phrase.
– Voilà, tu es contente ? demanda-t-il à Ginny.
– Contente ? s'étouffa presque la jeune fille. Non je ne suis pas contente, je…
– Vous êtes dans une bibliothèque ! vociféra Madame Pince en faisant trembler les fenêtre. Une bibliothèque est un endroit de paix, de calme et de silence !
Ginny la regarda un instant, sur le point de lui faire remarquer qu'il était assez ironique d'exiger du silence en hurlant mais elle préféra s'asseoir à côté de Blaise sans un mot. Madame Pince les fusilla un instant du regard et repartie d'un pas furieux vers le rayon d'Étude des Moldus.
– Qu'est-ce que tu as encore raconté, Zabini ? chuchota Ginny toujours furieuse.
– Rien du tout, répliqua-t-il sur le même ton. Tu crois peut-être que je n'ai que ça à faire ?
– Alors comment tu expliques ça, hein ? demanda-t-elle avec sarcasme.
– Rita Skeeter, qui d'autres ?
Ginny le toisa un instant puis se leva et repartit vers la sortie de la bibliothèque.
– Elle est complètement dingue… murmura Blaise en regardant la porte close de la bibliothèque.
– Elle est surtout en colère de voir qu'on répand des ragots partout, la défendit Théodore.
Blaise se tourna vers lui, les sourcils froncés.
– Je parlais de Skeeter, rétorqua-t-il.
– Oh… ça oui, elle n'a pas la lumière à tous les étages.
Blaise eut un sourire.
– Bon allé on s'y met sinon Rogue va nous mettre en retenue jusqu'à la fin de l'année scolaire, dit-il en jetant un regard de dégoût aux traces noirâtres que le magazine avait laissé sur le parquet.
Le match de Quidditch opposant Serpentard à Gryffondor approchait à grands pas. Il ne restait que quelques jours avant la date fatidique et les coups bas se multipliaient. Potter bénéficiait d'une escorte spéciale de la part de Seamus Finnigant et Dean Thomas qui le suivaient comme son ombre en prenant un air proche de celui de Crabbe et Goyle quand ils essayaient de réfléchir. Ron Weasley se décomposait littéralement à chaque fois qu'un Serpentard entamait la fameuse chanson « Weasley est notre roi… » et semblait sur le point de rendre son repas. Quant à sa sœur Ginny, elle tomba par erreur dans un Marécage Portable apparut inopinément sur son chemin et provenant directement de la boutique Weasley, Farces pour sorciers facétieux. Cela dit, ça n'avait rien à voir avec le Quidditch puisque c'était Blaise qui l'avait poussé dedans, d'ailleurs il pleurait de rire à chaque fois qu'il revoyait sa mine furieuse… et verte, sortir du marécage. Il avait écopé d'une retenue par Flitwick qui passait par là et qui avait murmuré « C'est vraiment de la belle magie... » d'un air nostalgique. Blaise avait d'ailleurs faillit pousser Théodore dedans lorsque celui-ci avait lancé, l'air de rien, qu'ils feraient un beau couple en fin de compte.
Du côté des Serpentard, les Gyffondor n'étaient pas en reste. Malefoy fut poussé dans le lac alors qu'il lisait tranquillement sous un arbre. Crabbe et Goyle trouvèrent des Pastilles de Gerbe dans leur nourriture et vomirent ensuite leurs tripes sur les chaussures du professeur Rogue, le seul professeur de Poudlard sur lequel il valait mieux ne pas vomir. Malgré tout, tout cela restait plutôt bon enfant et la fin de la Guerre y était pour beaucoup.
Deux jours avant le match, Harry arriva en courant presque à l'entraînement. Il avait appris la composition de la nouvelle équipe de Quidditch de Serpentard, étant donné que Urquhart, l'ancien capitaine de l'équipe était partit l'année précédente à la fin de ses études à Poudlard. Harry annonça en grinçant des dents que Malefoy était le nouveau capitaine de l'équipe et qu'il avait embauché Zabini comme poursuiveur.
– Lui ? se moqua Ginny. Il va salir ses précieuses mimines dans un match de Quidditch ?
– Ne provoque pas d'accidents avec lui, s'il te plait, lui intima Harry.
– Les deux batteurs sont toujours Crabbe et Goyle ? demanda Dean Thomas qui était le nouveau poursuiveur après le départ de Katie Bell.
Harry hocha la tête et Demelza poussa un soupir.
– Ils sont tellement bêtes, murmura Ron et Dean l'approuva.
Jimmy Peakes et Ritchie Coote, les deux batteurs de Gryffondor clamèrent que Crabbe et Goyle ne leur faisaient pas peur et Ginny ajouta qu'ils gagneraient, comme toujours.
– Je ne veux surtout pas que vous preniez ce match à la légère, dit Harry en fronçant les sourcils. On doit gagner !
– Calme-toi Harry, tu ressembles à Olivier Dubois là… dit Ginny en souriant.
Le samedi matin, l'ambiance était très tendue. L'équipe de Quidditch de Gryffondor fut accueilli par des acclamations dans la Grande Salle même si chacun d'eux arborait une belle teinte verdâtre. Ron fixait le fond de son assiette où gisait des œufs au plat qui ressemblaient plutôt à des œufs brouillés à présent. Harry tentait de le motiver sans grand succès puisque lui-même ne mangeait rien. Seule Ginny arrivait à grignoter un bout de toast tout en jetant de fréquents coups d'œil féroces vers la table des Serpentard. Hermione devina sans peine qu'elle fusillait Zabini du regard, lequel fixait le fond de sa tasse à café sans grande conviction. Peu avant onze heures, l'équipe quitta la table de Gryffondor avec soulagement et ils partirent se changer dans les vestiaires. Le temps était magnifique, le soleil brillait haut dans le ciel et il n'y avait que peu de vent. Harry et le reste de l'équipe se mirent en position avant de l'élancer vers le ciel.
– Par ici, Hermione ! cria Hagrid en agitant la main dans sa direction.
Elle se fraya un chemin dans les gradins parmi les supporters de Gryffondor et s'installa à côté de son ami. Elle fut rapidement rejointe par Parvati, Neville, Seamus, Lavande et Luna qui portait son éternelle tête de lion. Ils déplièrent une grande banderole tandis que le professeur McGonagall, drapée dans une écharpe aux couleurs de son équipe, prenait le micro.
« Nous voici réunis pour célébrer le premier match de Quidditch de la saison qui va opposer Serpentard à Gryffondor ! »
Des acclamations retentirent dans tout le stade tandis que les élèves se mettaient en rang devant Madame Bibine. Elle lâcha les deux cognards, le vif d'or et s'éleva dans le ciel en tenant le souaffle sous le bras. Harry et Drago se serrèrent la main en grimaçant – Hermione les soupçonna de chercher à se broyer mutuellement les phalanges – et le match commença.
« Le souffle est à Robins, qui le passe à Weasley qui fonce vers les buts adverses eeeeeeet… AH NON ! » hurla le professeur McGonagall.
Il y eut faute quand Crabbe percuta intentionnellement et violemment Ginny et lui fit perdre le souaffle. Ginny se mit à lui hurler dessus avant de prendre sa batte pour lui taper sur la tête avec. La foule se mit à rire – même Malefoy et Zabini se retenaient à grande peine – et le match reprit avec deux penalties pour chaque équipe. Dean tira le premier penalty mais le gardien de l'équipe de Serpentard l'intercepta. Lorsque Zabini tira le second, Ron s'emmêla les pinceaux, glissa de son balai et Serpentard marqua son premier but. Harry soupira et partit remotiver Ron tandis que le match reprenait.
« Thomas prend le souaffle à Vaisey, l'envoie à Robins qui le repasse à Weasley… elle évite un souaffle eeeet marque ! »
Ginny avait égalisé les points et leva les deux bras en l'air en souriant. Hermione applaudit à tout rompre tandis que Crabbe et Goyle la regardaient d'un air mauvais. Le match reprit encore plus férocement. Les deux batteurs de Gryffondor, Peakes et Coote, envoyèrent deux cognards en direction de l'équipe adverse. Le premier se perdit et repartit dans l'autre sens, mais le deuxième fonça sur Zabini qui ne put l'éviter et se le prit en plein sur l'épaule. Un craquement inquiétant se fit entendre et Malefoy s'approcha pour le maintenir sur son balai. Quelques secondes plus tard, Zabini fit signe à Madame Bibine que c'était bon et repartit en grimaçant en quête du souaffle. Crabbe et Goyle répliquèrent en lançant un cognard qui cassa le nez de Dean et Demelza marqua un nouveau but pour Gryffondor.
Quinze minutes plus tard, Serpentard avait marqué deux nouveaux buts, Gryffondor un et Vaisey avait le bras cassé. Le score s'élevait à trente points partout et les deux batteurs de chaque équipe se livraient un combat féroce. Alors que Zabini et Vaisey se passaient le souaffle, Ginny l'intercepta et fila en sens inverse. Elle évita habilement le cognard trois fois et marqua un nouveau but pour Gryffondor.
– Elle est très douée ! hurlait Parvati à côté d'Hermione.
Le professeur McGonagall semblait être d'accord puisqu'elle sautillait sur place. Ginny fit un grand sourire à Zabini qui grimaçait toujours à cause de son épaule cassé Harry leva son pouce en l'air. La demi-heure qui suivit, Ron intercepta deux buts sous les acclamations des supporters de Gryffondor et le gardien de l'équipe de Serpentard se prit un cognard dans le ventre envoyé par Peakes. Crabbe et Goyle se vengèrent en poussant Demelza de son balai et Coote donna à Goyle un coup de batte sur le nez.
Madame Bibine s'époumonait à siffler les penalties et le professeur McGonagall se retenait à grande peine de hurler sa désapprobation.
– Harry, attrapes ce fichu vif d'or ! hurla Ginny avant de faire un nouveau tonneau pour éviter deux cognards.
Bientôt, le score s'éleva de quatre-vingt à soixante en faveur de Serpentard et Harry dessinait de grands cercles au-dessus du stade pour tenter d'apercevoir le vif d'or. Tout à coup, il plongea vers le sol, Malefoy sur ses talons.
– C'est la feinte de Wronski ! hurla Seamus.
– Non, Harry l'a vraiment vu ! répliqua Hagrid.
– Ils vont tomber ! s'écria alors Lavande en plaquant sa main contre sa bouche.
Elle avait raison, Malefoy et Harry, qui n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, se percutèrent de plein fouet et tombèrent au sol avec un bruit sourd. Un nuage de poussière s'éleva tandis que Madame Bibine se précipitait pour voir ce qu'il en n'était.
– Ginny ! hurla Neville en pointant son doigt vers le ciel.
Ne sachant pas si le vif d'or avait été attrapé, le match continuait et Ginny venait de se prendre un cognard à l'arrière de la tête. Elle devint aussi pâle que Malefoy lorsqu'il avait eu la tête fêlée, glissa de son balai et poussa un hurlement lorsqu'elle se mit à tomber. Demelza l'attrapa par le bras mais elle n'avait pas assez de force pour la hisser sur son balai. Finalement, Zabini – qui était le plus près – attrapa Ginny par le col de sa robe de sorcier et l'aida à monter sur le balai de Demelza. Elle avait le regard un peu hagard, l'air de ne pas trop savoir où elle en était. Peakes vint l'aider et ils atterrirent en douceur sur la pelouse verte du stade de Quidditch.
À présent, chaque équipe retenait son souffle dans l'attente de savoir qui avait attrapé le vif d'or. Le nuage de poussière s'était dissipé, Madame Bibine parlementait vivement avec Harry et Malefoy qui, malgré leurs blessures, hurlaient en même temps que c'était lui qui avait attrapé le vif d'or et pas l'autre. Finalement, elle donna un coup de sifflet et hurla :
« Serpentard l'emporte ! »
Un grondement assourdissant monta des tribunes où les Serpentard étaient rassemblés.
Hermione soupira et se fraya un chemin vers la sortie. Hagrid la suivait de près et ils partirent aussi vite que possible à l'infirmerie.
Harry était allongé dans un lit aux draps de lin, les couvertures remontées sur lui et grimaçait. De sa chute, il n'avait gardé que deux côtes cassées et une bosse sur le front. Malefoy, en revanche, avait le genou brisé et une attelle posée tout autour. Cela n'avait pas réussi à entamer sa bonne humeur puisqu'il souriait de toutes ses dents sans oublier de jeter de fréquents coups d'œil à Harry pour lui signaler au moins dix fois par minute qu'il avait attrapé le vif d'or. Zabini était installé en face de Malefoy et avait l'épaule et le bras en écharpe tandis que dans le lit voisin, Madame Pomfresh s'occupait activement de Ginny. Ron n'avait rien et était assis à côté de Harry, l'air abattu.
Un peu plus loin, Vaisey et le gardien de l'équipe de Serpentard étaient également allongés en silence. Goyle avait le nez cassé, tout comme Dean et Hermione constata qu'il n'y avait pratiquement personne qui ne soit pas blessé cette fois-ci.
Ginny avait une fracture aux cervicales. C'était sans gravité – après tout Madame Pomfresh pouvait guérir n'importe quels os, y compris les faire repousser – mais très douloureuse et la jeune fille avait le teint verdâtre. L'infirmière lui fit un gros bandage, lui donna une potion de Régénération Osseuse puis une potion de Sommeil. Ginny prit le tout sans rechigner et tomba endormie.
Par mesure de précaution, elle donna également de quoi dormir aux autres membres de l'équipe, dès fois qu'ils aient des envies de s'entretuer pendant la nuit.
Alors que la pluparts des Gryffondor étaient abattus par la défaite de leur équipe, Hermione, qui s'en fichait un peu, partit se réfugier à la bibliothèque. Là au moins, elle ne verrait pas de mine morose ou de sourire réjouit. Non, ici elle ne verrait que la calme, la tranquillité… et Théodore. Sur le chemin, elle croisa un groupe de Gryffondor de toutes les années qui venait apporter un énorme tas de confiseries aux blessés.
Comme prévu, la bibliothèque était très calme. Hermione trouva Théodore dans le rayon consacré aux potions, il examinait deux livres avec attention, un troisième sous le bras. Lorsqu'il la vit, il posa ses livres et l'attira contre lui.
– Ah, tout de même, murmura-t-il. J'ai cru que tu ne viendrais pas…
– J'ai essayé d'aller voir Harry et Ginny à l'infirmerie mais Madame Pomfresh nous a tous fichu dehors, expliqua-t-elle.
– Ça me fait un bien fou qu'ils soient tous à l'infirmerie, dit Théodore.
Hermione pensa alors à quelque chose.
–Tu es seul dans le dortoir ? demanda-t-elle.
Théo lui fit un sourire rayonnant.
– J'ai une paix royale et ce jusqu'à demain au moins ! chuchota-t-il alors que Madame Pince leur lançait un regard d'avertissement.
Il prit ses livres et l'emmena jusqu'à sa table, un peu reculée, derrière le rayon consacré à la Divination. Ils parlèrent alors un peu du match.
– Potter n'aura aucun mal à trouver une cavalière maintenant, nota Théo.
– Tu penses ?
– Oh oui. Imagines, Harry Potter, le héros de la guerre contre Tu-sais-Qui, est tragiquement blessé dans un match, expliqua-t-il. Toutes les filles vont en tomber en pâmoison.
Hermione ne put s'empêcher de rire.
– Ron en a un peu profité, avoua-t-elle. Il a fait semblant d'être blessé pour se réconcilier avec Lavande.
– Je ne sais vraiment pas ce qu'elles ont toutes avec le Quidditch, marmonna-t-il.
Hermione sourit et passa une main dans ses cheveux bruns. Il lui sourit en retour et se laissa faire, apparemment peu enclin à travailler.
Apparemment, ses prédictions avaient été exactes. A sa sortie de l'infirmerie, Harry avait été assaillit par plusieurs jeunes filles manifestement très inquiètes de savoir s'il allait bien et surtout s'il avait une cavalière pour le bal. Finalement, Harry accepta d'y aller avec Padma Patil qui l'aborda à la sortie de son cours de Métamorphose. Il fut un peu surprit mais il accepta de bon cœur et promit de la faire danser. Le soir même, dans le dortoir, Parvati partagea une tablette de chocolat de chez Honeydukes avec Hermione et Lavande et avoua que sa sœur avait un coup de cœur pour Harry depuis des mois.
Ginny ne sortit de l'infirmerie que le mercredi matin et les rejoignit tous les trois à la Grande Salle pour le petit-déjeuner. Elle était pâle mais souriante.
– Tout le monde me dit que j'ai bien joué au dernier match, leur dit-elle en se servant une généreuse quantité de brioche.
– On a perdu, grommela Ron.
– Peut-être, mais Ginny a été remarquable, intervint Hermione.
– Vous savez, j'ai vraiment envie de devenir une joueuse professionnelle après Poudlard… murmura-t-elle. J'adore l'adrénaline, les entraînements, jouer en équipe, tout ça c'est… grisant.
– J'aimerais beaucoup aussi, avoua Harry.
Ron ne répondit rien et Hermione tenta de changer de sujet. Ron n'était pas assez bon joueur pour devenir professionnel et il se retrouvait une fois de plus dans l'ombre d'Harry et surtout de sa petite sœur.
– Et toi Ron, tu aimerais toujours tenir la boutique de Fred et George à Pré-au-Lard ? demanda Hermione en lançant un regard appuyé à Ginny.
– Peut-être… grommela-t-il. Ils ne voudront peut-être pas cela dit.
– Bien sûr que si, intervint Ginny qui avait compris où Hermione voulait en venir, Fred et George m'ont dit que tu serais très bien là-dedans.
Harry doutait que Fred et George aient dis ça mais il ne voulait pas non plus qu'il se sente à l'écart.
– Sinon tu pourrais essayer de devenir Auror, non ? demanda-t-il.
– Il faut être très doué, répliqua Ron.
– Et alors ? Tu as combattus avec moi au Ministère de la Magie et tu t'es battus en duel avec Dolohov je te signale, répondit Harry. Combien d'élèves qui font la formation d'Auror peuvent en dire autant ?
Ron paru requinqué et même fier de lui quand ils partirent pour leurs cours de Défense contre les forces du Mal. Dehors, une fine pluie tombait et un vent frais s'était mit à souffler. Le cours du jour porta sur les Inferi. Rogue avait une nouvelle fois sauté le nom d'Harry en faisant l'appel et faisait toujours comme s'il n'existait pas.
– Les Inferi sont des cadavres d'humains. Des hommes, des femmes mais aussi des enfants qui sont réanimés par les pratiques d'un mage noir, expliqua-il en toisant ses élèves qui grimaçaient d'horreur. Il est très difficile de les combattre par la magie. Est-ce que quelqu'un sait pourquoi ?
Comme souvent dans le cours de Rogue, personne n'osait répondre. Tout le monde tourna la tête vers Hermione mais elle ne leva pas la main. Finalement, ce fut Harry qui tenta une réponse en levant la main. Rogue balaya la salle du regard avant de regarder intensément Hermione en tentent pratiquement de communiquer par télépathie avec elle afin qu'elle réponde ce qui lui aurait évité d'avoir à adresser la parole à Harry. Mais rien.
– Parkinson ! aboya Rogue si fort que Pansy sursauta en renversant sa bouteille d'encre.
– Je… heu… je ne sais pas, répondit-elle d'un ton mal assuré.
De l'autre côté de la salle, Harry commençait à avoir une crampe dans le bras.
– Granger ! reprit Rogue. Vous devez le savoir n'est-ce pas ?
– Oui mais je crois que Harry aussi, professeur… dit-elle d'une toute petite voix.
– C'est à vous que je m'adresse, murmura-t-il sans regarder Harry qui baissait la main, l'air furieux.
– Les Inferi ne peuvent pas être tués parce que ce sont des cadavres. Ils sont déjà morts, expliqua-t-elle. Cependant, ils peuvent être détruits grâce au feu ou à la lumière. Après quoi, ils retournent dans un état de profond sommeil.
Rogue hocha la tête et reprit des explications plus approfondis alors qu'ils notaient avec application.
– Pour une fois que je connaissais la réponse, grogna Harry lorsque la cloche sonna.
Il lança un regard furieux en direction de Rogue qui rangeait les dissertations. A quoi s'était-il attendu au juste ? A ce que Rogue vienne le voir, pleure dans ses bras et qu'ils deviennent les meilleurs amis du monde ? Sans doute pas… mais Harry avait espéré une trêve entre eux, voire même une entente cordiale. Cela dit, c'était peut-être bien trop demander. On n'efface pas des années de haine d'un claquement de doigt.
Harry resta un peu morose tandis qu'ils descendaient dans les serres en se protégeant de la pluie grâce à leurs chapeaux. Le professeur Chourave les accueillit dans la dernière serre, une des plus intéressantes, qui était attenante au lac de Poudlard et qui contenait une belle quantité de plantes aquatiques. Neville manqua de s'évanouir de ravissement. Ils étudièrent une variété de corail d'eau douce qui était utilisé pour soigner la Dragoncelle mais qui mordait avec force quand on s'approchait trop près. Ils étaient chargés de les nettoyer des algues qui se collaient à eux et durent rivaliser d'idée pour ne pas perdre un doigt.
À la fin du cours, Ron avait la main enveloppé dans un épais bandage après qu'un bout de corail ait réussit à l'attraper.
« Si je prends cette mèche-là pour la fixer avec cette épingle… Non. Je vais plutôt les relever comme ça et les fixer comme ça. Ça tient ? Ah non… »
Hermione versa un peu de potion capillaire Lissenplis dans sa main et le passa dans sa chevelure. Puis, elle passa un peigne en bois et sourit en voyant le résultat. Finalement, elle ne releva qu'une partie de ses cheveux, désormais lisses et soyeux, à l'arrière de sa tête et laissa le reste libre dans son dos. Elle se maquilla ensuite légèrement et sortit de la salle de bain pour enfiler sa robe. Parvati prit sa place tandis que Lavande enfilait ses chaussures. Elle était vêtue d'une robe rose très jolie bien qu'il y ait un peu trop de froufrous pour Hermione. Celle-ci enfila d'ailleurs sa robe en prenant bien soin de ne pas la froisser. C'était une robe fluide d'une jolie couleur vert-émeraude, simple mais bien coupée.
– Hermione tu es ravissante ! s'exclama Parvati en sortant de la salle de bain.
Hermione trouvait que Parvati était bien plus belle avec son sari bleu nuit et sa natte ornée de fil dorée mais elle ne dit rien.
– Merci, répondit-elle en rougissant. Je ne suis pas la seule, ajouta-t-elle en la regardant.
Parvati agita la main, l'air de dire que non et aida Lavande avec ses chaussures.
– Je suis comment ? demanda Lavande en se tortillant les mains. Ron va aimer ?
– Tu es parfaite comme ça Lavande, lui assura Hermione.
Lavande hocha la tête en rougissant et elles descendirent toutes les trois dans la salle commune. Ron était là, dans une robe de soirée normale – c'est à dire sans « fanfreluches de chochotte » comme en quatrième année – et de couleur bleu. Il tendit galamment son bras à Lavande et sortit en sa compagnie dans le couloir du septième étage. Harry descendit peu après, très élégant et complimenta les filles sur leur tenue. Parvati lui fit un clin d'œil et partit au bras de Dean qui semblait ravi. Seamus y allait avec une fille de cinquième année de chez Poufsouffle et il se dépêcha de descendre dans le hall.
– Hermione, tu es magnifique ! s'exclama Harry.
Hermione rosit.
– Tu trouves vraiment ? J'espère que Théodore sera content… marmonna-t-elle en lissant sa robe.
– Bien sûr qu'il aimera, répondit Harry sur le ton de l'évidence. On descend ?
Ils ne virent pas Ginny qui était soit en train de se préparer, soit déjà en bas. Tout le château était en effervescence, ravi d'un tel évènement. Les élèves, toute maison confondue, bavardaient avec entrain en se regroupant dans le hall d'entrée. Des citrouilles illuminées flottaient au-dessus de leur tête et le château semblait plus magique que jamais.
Padma Patil attendait dans le hall, très belle dans son sari violet. Elle avait une coiffure très simple composée d'une tresse piquée de fils dorés comme sa sœur jumelle. Harry eut un sourire un peu maladroit et Hermione devina qu'il cherchait un compliment à lui faire.
– Tu es très belle, souffla-t-il finalement.
– Merci Harry, répondit-elle en prenant son bras. Oh, Hermione ! Je ne t'avais pas reconnu !
Hermione eut un grand sourire, la remercia et décida de descendre dans le hall pour retrouver Théodore comme prévu. Elle constata, une fois arrivée, que c'était une mauvaise idée puisque la totalité de l'école semblait réunie à cet endroit précis. Elle se fraya un chemin parmi les élèves et elle fut ravie de voir qu'on la regardait, qu'on la complimentait même sur sa tenue. D'habitude, on ne la regardait pas vraiment. Elle aimait bien s'apprêter pour les occasions particulières comme ce soir-là mais pas tous les jours. Après tout, elle pensait qu'il y avait des choses bien plus importantes.
Elle croisa Ginny, sublime dans sa robe dorée, ses longs cheveux flamboyants caressants le bas de son dos et au bras du capitaine de l'équipe de Quidditch de Serdaigle. Elle la salua de lui et tenta de s'approcher de l'entrée vers les cachots d'où les Serpentard sortaient. Malefoy la percuta sans la voir et se retourna.
– Désolé ! s'exclama-t-il avant d'écarquiller les yeux.
Apparemment il n'avait aucune insulte à lui lancer ce soir. Il se contenta de la fusiller du regard puis se fit happer par Parkinson. Un peu plus loin, elle vit Zabini au bras de Daphné Greengrass. Il la regarda un instant et détourna les yeux pour parler avec sa cavalière. Derrière une armure, à quelques pas d'eux, Goyle regardait Zabini avec un air féroce.
– Hermione ! s'exclama Ernie Macmillan en surgissant devant elle. Tu es si belle !
– Oh non pas tant que ça, répondit-elle. Tu es avec qui ?
– Lisa Turpin, dit-il en souriant. Elle est à Serdaigle.
Il lui montra une fille blonde assise un peu plus loin et portant une longue robe noire pailletée.
– Et toi ? ajouta Ernie.
– Théodore Nott, répondit-elle.
Ernie fit la grimace.
– Il est à Serpentard, non ? demanda-t-il.
– Absolument, répondit tranquillement Théodore en surgissant de derrière un petit groupe de quatrième année.
Ernie le toisa un instant puis salua Hermione et s'éloigna rejoindre sa cavalière. Hermione se tourna alors vers Théodore et eut un grand sourire. Il était très beau avec sa robe de sorcier d'un bleu outremer parfaitement assortie à ses yeux. Elle se sentit rougir et eut soudain très envie de lui ôter ladite robe…
– Hermione, tu es sublime ! s'exclama-t-il en souriant franchement. Vraiment sublime, et c'est un joli vert Serpentard ça… nota-t-il.
– Ça te plait ? demanda-t-elle en passant ses mains autour de son cou
– Beaucoup, murmura-t-il au creux de son oreille. J'ai très envie de te l'enlever d'ailleurs…
Hermione enfouit sa tête dans son cou pour ne pas montrer son rougissement et songea qu'ils étaient vraiment sur la même longueur d'onde.
Les portes du hall d'entrée s'ouvrirent et les professeurs furent les premiers à rentrer sous les applaudissements des élèves.
La soirée était très agréable. La Grande Salle était merveilleusement décorée, bien mieux que lors du bal du Tournoi des Trois Sorcier pour Hermione. De belles et grosses citrouilles flottaient au dessus des élèves, illuminées et fort bien sculptées. Des tentures orange et noire décoraient les murs et les tables avaient été poussées le long des fenêtres, invitant les élèves et professeurs à s'asseoir sans distinction.
Au centre, beaucoup de couples dansaient. Ginny virevoltait avec le capitaine de l'équipe de Quidditch de Serdaigle, Harry avec Padma, Ron avec Lavande – et il grimaçait –, le professeur McGonagall avec le professeur Rogue et Malefoy se frayait un chemin à travers la Grande Salle en espérant échapper à Parkinson qui cherchait sans doute à l'embrasser. Hermione valsait avec Théodore, la tête posée sur son épaule. Du coin de l'œil, elle vit Zabini embrasser l'attrapeuse de l'équipe de Quidditch de Poufsouffle. Une grande fille rousse de septième année dont Hermione ne connaissait pas le nom. Apparemment, il avait bien vite oublié Daphné.
A la fin de la chanson – le professeur Dumbledore avait invité un groupe de musique très en vogue parmi les jeunes sorciers – Théodore l'amena près de la table pour se rafraichir un peu. Ils burent un grand verre de jus de citrouille bien frais et s'assirent sur une des tables en observant les autres élèves. Non loin d'eux, Harry s'était lancée à l'eau et embrassait Padma avec passion. Hermione plaqua sa main devant sa bouche et ne put s'empêcher de rire.
– Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Théodore.
Hermione lui montra son ami et il eut un petit rire.
– Effectivement, répondit-il. Être le survivant, ça paye bien.
Hermione lui donna un coup de coude dans les côtes et se servit un verre de diabolo framboise qu'elle sirota en tentant de ne pas tâcher sa jolie robe. Dix minutes plus tard, Harry se laissa tomber à côté d'elle, le regard vague et les joues rouges.
– Ne dites rien, annonça-t-il en guise de bonsoir.
Il se servit un verre de jus de citrouille et le but d'un coup. Hermione ne put retenir plus longtemps son fou rire et partit se calmer dehors. Harry tenta de rester digne et se releva pour chercher Ron tandis que Zabini se laisser tomber à côté de Théodore.
– Tu as laissé tomber Daphné ? demanda-t-il.
– Heu…
Blaise semblait avoir totalement oublié Daphné et la chercha du regard dans la foule.
– Oui, grommela-t-il. Cela dit, je lui ai juste demandé de m'accompagner au bal, ça ne voulait rien dire. Et Granger ? questionna-t-il en voyant la place vide à côté de Théodore.
– Elle est partie faire un tour dehors, répondit machinalement Théodore. Elle est à Poufsouffle ? ajouta-t-il.
– Non, aux dernières nouvelles Granger est à Gryffondor, répondit Blaise.
C'est qu'il avait l'air fier de lui en plus ! Théodore lui lança un regard sévère et leva les yeux au ciel.
– Oui c'est l'attrapeuse de Poufsouffle.
– Hum hum.
– Quoi ? demanda Blaise en se tournant vers Théo.
– Rien. Je me souviens vaguement d'une conversation où tu me vrillais les oreilles à grands coups de « mais elle est à Gryffondor », se moqua-t-il.
– Je l'ai juste embrassé, répliqua-t-il. Si ça voulait dire quelque chose, ça se saurait.
Théodore ne répondit rien et but le verre de diabolo framboise de sa petite-amie.
– Oh, oh… commença Blaise en ricanant.
– Quoi ?
Blaise lui montra un endroit de la piste où une jeune fille hurlait. Apparemment, Ginny Weasley avait surprit son cavalier dans les bras d'une jeune fille de Serdaigle et le goujat venait de se prendre une gifle magistrale. Plusieurs élèves éclatèrent de rire mais s'écartèrent prudemment de Ginny qui fendit la foule tel Moïse écartant la Mer Rouge.
– Quel crétin, commenta Théodore.
Blaise ne répondit rien mais continua de suivre Ginny des yeux tandis qu'elle sortait dehors.
Hermione bavardait gaiement avec Neville et sa cavalière, Hannah Abott, dans le hall d'entrée lorsqu'elle vit passer Ginny, en larme. Elle échangea un regard avec Neville et courut après son amie qui s'était réfugié derrière un buisson éclairé d'une citrouille.
– Ginny ?
Hermione s'assit à ses côtés et lui tendit un mouchoir. Elle se moucha bruyamment et essuyait ses yeux d'où coulait son mascara en laissant des traînées noirâtres.
– Merci, murmura-t-elle.
– Qu'est-ce qui se passe, Ginny ? demanda Hermione.
– Cet idiot de Bradley a embrassé une tarte, cracha-t-elle.
– Une tarte ?
– Une idiote de sa maison si tu préfères, grommela-t-elle.
Hermione retint un sourire et passa un bras autour de ses épaules.
– Tu mérites bien mieux que ce crétin, lui assura-t-elle.
– Il m'a humilié, murmura-t-elle les joues brillantes de larmes.
Un couple passa tout près d'eux en gloussant. Ils tombèrent un buisson plus loin et Hermione aurait juré que la jeune fille venait de perdre sa culotte.
– Charmant, commenta Ginny.
Hermione étouffa un fou rire et Ginny se leva en se retenant à grande peine de rire. Une fois dans le hall d'entrée, la jeune fille effaça ses larmes et serra Hermione contre elle.
– Merci, c'est gentil d'être là pour moi, dit-elle en tortillant son mouchoir.
Hermione s'apprêta à répondre mais un ricanement l'interrompit. Pansy Parkinson sortit de derrière une statue et la regarda d'un air mauvais.
– Ma pauvre Weasley c'est vrai ce qu'on dit ? Bradley t'a préféré une fille moins moche ? se moqua-t-elle.
Loin de se démonter, Ginny rejeta ses longs cheveux roux dans son dos et toisa Pansy avec tout le méprit dont elle était capable.
– C'est toujours mieux que toi Parkinson, répliqua-t-elle. C'est marrant mais j'ai vu Malefoy te fuir toute la soirée. Tu imagines ? Même lui ne veut pas de toi.
Parfois, Ginny avait un côté très Serpentard. Pansy se décomposa et s'avança d'un pas.
– Vous êtes pathétiques toutes les deux, cracha-t-elle. Toi Weasley parce que tu te crois meilleure que tout le monde alors que tu n'es rien, et toi Granger parce que tu n'intègres toujours pas que tu n'es qu'une amourette dans la vie de Théo.
– Qu'est-ce que tu racontes ? demanda froidement Hermione.
– Réfléchis, lança Pansy, tu n'as rien, tu es une née-moldue et tu crois que tu as un avenir avec lui ? Il n'assumera jamais quelqu'un comme toi en dehors de Poudlard.
Hermione sentit les larmes affluer et entendit à peine Ginny ricaner avant de lancer :
– Ça explique sans doute pourquoi il a dit qu'il ne serait jamais avec toi y comprit s'il n'y avait que toi au monde, se moqua Ginny. Tu peux me citer au moins une personne qui veuille de toi, Pakinson ?
Hermione comprit que Ginny était allée trop loin, Pansy tourna les talons et courut dans les cachots en bousculant violemment deux élèves. Hermione ne réfléchit pas et fit de même en gravissant les escaliers avant de s'effondrer en larme derrière une statue quelque part au deuxième étage. Elle posa sa tête contre la pierre froide et laissa les larmes couler sans chercher à les retenir. Pansy lui avait dit tout ce qu'elle redoutait d'entendre et ce dont elle se doutait depuis le début. Peut-être qu'elle n'était qu'une amourette de passage et c'était d'autant plus cruel qu'elle était tombée profondément amoureuse de Théodore. Elle pleura bruyamment pendant quelques minutes lorsqu'un bruit de pas et de cape raclant le sol se fit entendre. Hermione sécha précipitamment ses larmes mais elle savait qu'elle n'était pas bien présentable. Le professeur Rogue surgit devant elle avec son habituel air désagréable.
– Miss Granger, que faites-vous ici ? demanda-t-il.
– Je pleure, répondit-elle en se sentant soudain en colère.
– Ça je le vois bien, répliqua-t-il. Vous n'avez nulle part ailleurs où pleurer ?
Hermione fondit de nouveau en larme et tenta des explications hachées ponctuées de sanglots auxquelles Rogue ne comprit absolument rien.
– Vous ne voulez pas aller voir Madame Pomfresh ? Ou le professeur McGonagall ? demanda-t-il d'une voix forte.
« Ou n'importe qui d'autre que moi » songea-t-il. Il aurait bien volontiers ignoré les pleurs d'Hermione mais en tant que professeur il se devait de lui porter assistance ou quelque chose du genre. Après tout il n'avait jamais lu en détail le règlement de l'école. Il était prêt à tenter d'enseigner quelque chose aux élèves, à leur mettre des retenus, à enlever des points, à corriger leurs copies même si ça le plongeait dans une dépression tenace mais réconforter leurs peines de cœur, ça non.
Tout à coup, il entendit des bruits de pas précipité derrière lui et vit Théodore Nott courir dans sa direction. Il s'arrêta à quelques centimètres à peine, totalement essoufflé.
– Hermione ! s'exclama-t-il en s'asseyant à ses côtés pour la prendre dans ses bras.
Rogue les regarda un instant en se demandant à quel moment sa vie avait prit un tournant aussi merdique.
– Excusez-moi professeur, bredouilla Théodore. Je peux rester avec elle ?
– Oui, oui, répondit Rogue. En cas de problème, amenez-là à l'infirmerie.
Il resta encore quelques instants pour s'assurer que Granger allait bien puis partit inspecter le troisième étage.
– Hermione, murmura Théodore en la serrant contre elle.
Elle se calma peu à peu et passa ses bras autour de son cou.
– Ginny m'a expliqué ce qu'il s'est passé, dit-il tout en caressant son dos.
Hermione sécha ses larmes et posa sa tête contre son épaule.
– Tu sais que Pansy est une idiote, ajouta-t-il face à son mutisme. Tout ce qu'elle a dit est totalement faux, je ne devrais même pas avoir à te le dire.
Étonnamment, il semblait un peu en colère et Hermione le sentit se raidir.
– Tu ne me fais pas confiance, conclu-t-il.
Hermione se releva brusquement et planta son regard dans le sien.
– Quoi ? s'exclama-t-elle.
– Si tu me faisais confiance, ses paroles ne t'atteindraient pas autant, ajouta-t-il plein d'une logique personnelle.
– Peut-être que je doute parfois, admit-elle, je me pose des questions mais ça ne dure pas plus de quelques secondes.
– Juste parce que je suis à Serpentard… murmura-t-il.
– Oui. Non. C'est compliqué, finit-elle par dire.
– Parce que mon père était un Mangemort dans ce cas… dit-il d'un ton amer.
– Non plus, se défendit Hermione. Au début, je pensais que tu voulais te moquer de moi, il y a tellement de problèmes entre nos maisons que je ne comprenais pas pourquoi tu voulais être avec moi.
– Parce que tu me plaisais, grommela-t-il.
Il fixait la fenêtre, l'air furieux et… triste. Hermione passa doucement une main sur son visage et se pelotonna contre lui. Il l'enlaça également mais moins tendrement que d'habitude. Hermione resta silencieuse pendant de longues minutes.
– Je suis désolée, finit-elle par dire. Je n'aurais pas dû croire Pansy.
Il se détendit un peu et posa sa tête sur la sienne.
– Et je me sens bien avec toi, ajouta-t-elle.
Il ne répondit rien et elle ferma les yeux un instant.
– Tu veux que je te ramène dans le dortoir ? demanda-t-il brusquement.
– Non, répondit-elle.
Elle se détacha de lui sans qu'il cherche à la rattraper.
– Je vais retourner en bas, expliqua-t-elle. Tu viens ?
Il la regarda un instant et secoua la tête.
– Non, je vais me coucher, murmura-t-il.
Il l'accompagna jusqu'en bas en silence, l'embrassa doucement et partit sans un mot dans les cachots. Hermione sentait les larmes affluer de nouveau. Elle avait besoin de voir Harry, ou Ron, ou Ginny. Elle se faufila au milieu de la piste ou une foule dense valsait toujours. Elle repéra Harry et Ron assis à une table et bavardant joyeusement en compagnie de Padma et Lavande. Hermione préféra éviter les questions et sortit dans le parc en quête de Ginny. Elle croisa le professeur Dumbledore qui marchait en compagnie du professeur Sinistra et, un peu plus loin, Rogue qui lui jeta un regard étrange. Elle fit quelque pas et repéra la chevelure rousse de Ginny, légèrement éclairée par une citrouille qui flottait non loin d'elle. Hermione tenta d'oublier le froid qui s'insinuait en elle et appela son amie.
– Ginny ? Ginny je…
Hermione s'arrêta net quand elle vit la jeune femme plaquée contre un mur et embrassant langoureusement Blaise Zabini. Manifestement, ils ne l'avaient pas entendu. Hermione tourna les talons avec la ferme intention de s'enfermer dans son dortoir cette fois.
Cette soirée était un cauchemar !
Vous me détestez, hein ? Vous avez raison. Je suis désolée, sachez-le XD
Qu'est-ce que vous pensez de tout ça ? Ne me tuez pas à cause de la dispute, hein, ce sont des choses qui arrivent... Et puis Ginny et Blaise se sont roulés un énorme patin, ça compense, non ?
J'espère que vous avez aimé, je vous souhaite un très bon week-end et à vendredi prochain :)
