Hey ! Comme promis la suite ! Et j'essaye de finir le prochain pour demain ;) J'espère donc que me lire trois soir de suite ne te déplaira pas Chat-Pot ;) En tout cas j'ai trouvé ta remarque concernant la main d'Hermione très pertinente et j'avoue qu'à vrai dire, je n'y avais pas fait attention ! ^^ Mais ça va me servir pour la suite de l'histoire. Après tout, si Hermione ne nous fait pas remarquer que Ron a remarqué, ça ne veut pas dire qu'il ne l'a pas remarqué. ^^ En tout cas, merci de me suivre, tes reviews me font toujours aussi plaisir. ^^ Bonne lecture ;)


Hermione était exaspérée. Profondément. Ron négociait depuis plus d'une heure avec son père. Et comment voulez-vous que l'homme qui voulait en même temps protéger et tuer la même femme, tout en voulant se tuer soi-même, puisse être à l'origine d'une conversation saine et propice à la paix, dépourvu de mots « haine », « mort » et « dégoût » se répétant à toutes les phrases ? Toute cette situation était compliqué. Néanmoins, Hermione avait la possibilité de connaître les deux points de vue de cette « affaire », ce qui était un bon atout , et surtout la possibilité d'être présente en ce moment lors des négociations.

-Des petits combattants comme vous, déclara férocement le roi, je leur brise le cou avant même que leur fierté est pu se sentir offensé et Merlin sait comme cela arrive vite !

-C'est qu'à force de s'entrainer à briser des cous, cela se fait plus facilement, grogna Ron, ceux des enfants doivent être les plus simples à briser, n'est ce pas ?

-Je vous retourne la question ! Vociféra le roi.

-Bien qu'il semble...qu'il n'ait jamais été question d'une paix en t'en que telle, intervint maladroitement la brunette déstabilisée par la froideur du regard des Weasley. Si les guerres sont aussi inévitables...

-Elles le sont, trancha William.

Néanmoins, le roi intima à sa fille de continuer. Il avait confiance en elle, et écoutait toujours avec intérêt les propos de sa fille, qu'il savait fort intelligents.

-Entretuez-vous autant que cela flattera vos égos et vos ambitions, lâcha-t-elle avec la froideur et la ferveur de ces hommes, mais épargnés les villages, les femmes, les enfants et les vieillards qui ne demandent qu'à vivre eux.

-Vous comprenez aux guerres, ce qu'un illettré peut comprendre aux livres, répliqua froidement Fred. Les enfants représentent de futurs combattants et vengeurs, il est donc judicieux de les tuer.

-Comment pouvez-vous juger juste de tuer nos enfants, et reprochez que l'on tue les vôtres ? S'énerva-t-elle.

-C'est que nous enfants ne sont pas des vermines souillés par votre sang et votre éducation ! S'indigna Ron qu'on puisse les comparer.

-C'est déplorable que l'on puisse être aussi aveugle, déclara Hermione froidement, vos enfants et les nôtres se ressemblent bien plus que vous ne pouvez-vous l'imaginer, quand bien même vous ne voulez pas y croire, libre à vous. Mais vous ne pouvez ignorer que la douleur d'une mère qui perd son enfant est semblable qu'elle soit Roussienne ou Moldu, tout comme nos haines se ressemblent.

-Cette douleur vous la méritez, renchérit Ron, vous l'avez provoqué par votre incompétence à servir et protéger votre peuple !

-Et vous la provoquer à chercher qu'on attaque votre royaume et votre peuple par toute cette haine !

Ainsi, se prolongea cette échange très instructif entre des agneaux qui s'insultaient d'être des loups, alors qu'ils s'apparentaient davantage à des mules. Néanmoins, Hermione fût satisfaite car on accepta sa requête. William, représentant du roi, et le roi des Moldus approuvèrent que l'on épargna les vieillards, les femmes et les enfants. Bien évidemment, il fallait encore que le roi en personne face parvenir une lettre cacheté l'approuvant. Mais c'était déjà une belle victoire pour la jeune femme.

On était encore loin de danser main dans la main, bien sûr, ou du moins ne pas désirer s'égorger férocement, ce qui serait déjà fort bien, mais on avançait. Un petit espoir reprit vie, comme le phénix renait de ses cendres. Hermione devait continuer. Elle décida donc que sa place était au près des Weasley et qu'elle se devait de rentrer avec eux. Il fallait apaiser cette bête qu'était leur haine, l'apprivoiser, la détruire.

Bien évidement, elle dû donc inventer un mensonge de plus à l'intention de son père feignant de repartir je ne sais où, et elle reprit le chemin avec les Weasley, soulagée que cette rencontre n'est causé aucune mort, pour le moment. Accessoirement, elle se réjouissait qu'avec toute sa malchance, les rouquins n'aient pas découvert son identité et que son père ignore toujours « ses démarches politiques prônant la paix ».

Les Weasley ne cessaient d'insulter de tout les noms, d'inculper de tout les maux, les Moldus, tantôt se moquant de leurs vêtements, leur nourriture, et leurs coutumes, tantôt de leur roi, mais surtout de leur curieuse princesse.

-On n'a vraiment pas pu voir le visage de cette sorcière, déclara Fred.

-Je te l'ai déjà dit, elle doit cacher ses verrues et pustules d'ogresse, renchérit Ron.

-Quelle malédiction que de l'avoir dans son lit ! Plaisanta Fred.

-C'est sûrement comme cela qu'elle compte faire régner la terreur quand son père servira de festin aux vers. Plutôt mourir que de finir dans son lit ! Déclara dédaigneusement Ron ne pouvant s'empêcher de rire.

Hermione, quand à elle, essayait tant bien que mal de ne pas écouter et d'ignorer leurs remarques. Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de toucher son visage, puis trouvant cela absurde se persuader qu'elle n'était pas si moche que cela pour finir par penser qu'ils la supplieraient encore qu'elles finissent dans leurs lits, avant de conclure, que finalement, tout ceci n'avait pas d'importance. Après tout, elle revenait dans le royaume où elle était sûr qu'on s'amuserait à lui crever les yeux à la petite cuillère et lui couper les doigts un à un, si on découvrait son identité et Ron serait le premier à y prendre plaisir. Réjouissant, non ? Surtout qu'elle ne savait pas encore comment procéder pour leur faire entendre raison et si elle réussissait, il faudrait faire de même avec les Moldus. Heureusement pour elle, les chances qu'elle réussisse chez les Roussiens étaient aussi faibles qu'inexistantes, alors ce second problème n'était, pour le moment, même pas à redouter.

Ce voyage fût long, très long. D'autant plus que le rouquin prit plaisir à raconter comme il avait effrayé la princesse et qu'elle s'était enfuit. Toutefois, il n'était pas assez malin pour comprendre que c'est la même femme qu'il tenait dans ses bras et qu'il rassurait après. Ce qui avait un goût d'ironie très prononcé pour la brunette.

-Vous avez beau médire mes frères, intervint finalement Bill, mais cette femme n'est pas si stupide que vous voulez le prétendre. Je me méfierai d'elle à votre place. Et bien que cela soit dur à dire, ce nouvel accord handicape autant eux que nous, mais a au moins la bonté de protéger les plus faibles.

Soudain, Hermione eût un élan de sympathie pour William, il était sans aucun doutes, le Weasley qui n'oubliait pas de temps à autre, qu'un être humain n'a pas uniquement des pulsions et des instincts, mais aussi un cerveau qui ne sert pas uniquement à faire fonctionner son organisme. Vous entendez ce que je pense Messire Ronald ?

-Je ne me fierai pas à ses propos, lâcha Ron, ils sont certainement dans une posture délicate et veulent essayer au mieux de protéger les leurs, mais je ne doute pas qu'à la première occasion les femmes et les enfants seront les premiers tués.

-Je le sais bien, affirma Bill, je disais juste que cette femme peut être bien plus dangereuse qu'elle en à l'air. D'autant plus que nous ignorons son apparence.

Hermione frissonna. Il lui semblait qu'à nouveau, on effleurait son secret du bout des doigts. Si seulement il savait l'ampleur de la phrase qu'il venait de prononcer.

Ginny, quant à elle, était aussi silencieuse qu'Hermione, qui pendant un bref instant avait craint qu'on l'eût oublié au royaume des Moldus. Mais elle savait bien que ce qui ternissait l'éclat de ce beau visage était le chagrin de quitter l'homme qu'elle aimait. Un amour tout aussi interdit que périlleux. Peut être qu'un jour, elle trouverait en Ginny une alliée, après tout elle les avait bien surpris en flagrant délit « d'affection profonde ».

Fatigués, il arrivèrent enfin au château. Hermione pût souffler un peu et se reposer en nettoyant tout les vêtements sales de voyage de la rouquine et quand elle fût heureuse d'avoir fini, elle trouva trois fois plus d'habits sur le lit du rouquin. Néanmoins, après deux-trois vertiges, elle décida que ces chemises ne pouvaient qu'être brûler pour retrouver leur fraîcheur d'antan. Elle les jeta donc dans l'imposante cheminée qui se trouvait dans la chambre du rouquin.

La porte s'ouvrit avec force, Ron pénétra dans la pièce, mécontent parlant de façon virulente avec son frère aîné.

-Je vous avais bien dit que cette expédition était une stupide idée, râla le rouquin. Pendant ce temps, des hors la loi ont massacré des villages et blessé Georges, nous aurions dû l'épauler et non discuter de stupidités qui n'ont aucun sens ! Puis vous avez bien vu comme Charlie a rit de cette idée ?

-Nous n'aurions peut être pas été plus utile que cela, répondit calmement Bill, d'autant plus que notre mission avait une importance également.

-S'ils apprennent que nous sommes dans une posture difficile, ce pourrait être pour eux une occasion de tous nous tuer... C'est quoi cette odeur ? Un animal a pourri ici pendant mon absence Hermione ?

-En effet, Sire, c'était un putois, mentit-elle amusée, je l'ai jeté au feu.

-Très bien, sortons, c'est infecte.

C'est sûrement l'odeur d'une haine démesuré messire-j'ai-l'odorat-délicat, et ce sont vos vêtements.

Elle prit le reste des vêtements et alla les laver. Non loin d'elle, Lavande qu'elle était heureuse d'avoir oublié depuis le temps discutait avec une autre servante.

-J'ai entendu dire que le roi voulait faire une alliance avec le royaume de l'Est pour ainsi encercler les hors la loi et les exterminer. Cela signifie qu'il y aura sûrement un mariage ! Et donc un bal et beaucoup de mouvement à la cour. Le roi doit arriver avec sa fille demain soir.

-Le prince William ne doit pas être encore informé que le roi de l'Est accepte cela uniquement si sa fille épouse l'héritier du trône.

-Je doute qu'il refuse, Fleur Delacour, dit-on, est une très belle jeune femme, même si j'en doute fort, déclara dédaigneusement Lavande.

Hermione avait déjà entendu parler de la princesse Delacour, qui disait-on, avait des origines Vélane. Néanmoins, cette alliance l'inquiétait. Le roi ne voulait-il pas juste renforcer sa puissance pour mieux défaire le royaume des Moldus utilisant les hors la loi comme prétexte ?

-Et tu ne sais pas ! S'exclama l'autre servante. Il semblerait que la princesse Ginny soit enceinte ! C'est ce que j'ai entendu dire. Une servante aurait remarqué en l'aidant à se dévêtir que son ventre avait gonflé. Je suis certaine qu'elle ne dit rien puisque c'est l'enfant d'un paysan ou d'un moins que rien avec qui elle a eu une aventure.

-Oh ! Si seulement le prince Ron pouvait me mettre enceinte ! S'esclaffa Lavande avec un rire niais.

Cela doit remonter au jour où elle les avait surpris entrain de se faire leurs adieux. Ah Harry... Qu'est ce que vous nous avez fait là !