Chapitre 10:
EPOV
Depuis quand avions-nous un dîner à la mi-Novembre? C'était quoi ce bordel? Mes parents se faisaient de nouveaux amis, et nous devions assister à un putain de dîner ennuyeux. Pourquoi Charlie et Renée ne pouvaient-ils pas être les seuls à assister au dîner?
Je voulais juste m'allonger sur mon lit et penser à Bella jusqu'à ce que je m'endorme. Au lieu de cela, j'étais assis à la table du salon, jouant avec ma nourriture et essayant de ne pas regarder la jeune fille en face de moi. Je savais qu'elle essayait d'attirer mon attention avec ses sourires constants, et en se mordant la lèvre.
Sérieusement, elle avait oublié à quel point je lui avais fait du mal? Pourquoi insistait-elle pour que nous soyons amis? Je ne peux pas être son ami, je la veux de trop et ça ferait trop mal si nous n'étions qu'amis. Je levais les yeux et fis un faible sourire à Bella, puis je laissais retomber ma tête une fois de plus.
- Alors ... Edward. Le chef Swan se racla la gorge. - Comment se passent les leçons de piano avec Bella?
- Oh euh ... nous n'avons pas eu de leçon depuis quelques semaines.
- Vraiment? Il s'est passé quelque chose entre vous deux?
Et c'est là que je réalisais que les parents de Bella ne savaient rien au sujet de notre dispute. Je regardais Bella choqué. Comment était-elle capable de cacher ça à sa mère et à son père? C'était un flic pour l'amour de Dieu!
- Je pense qu'elle a perdu l'intérêt. Bella et moi n'avons pas beaucoup parlé ces derniers temps.
- Vraiment? Demanda-t-il.
- Oui, chef Swan.
- Appelles-moi Charlie.
- Oh, eh-bien, Charlie.
- Euh, puis-je être excusé, maman? Demandais-je. - Je n'en peux plus.
- Vas-y, chéri.
J'emmenais mon assiette à la cuisine, la nettoyais, puis le rangeais avant de me diriger à l'étage. Je fermais la porte et passais une tenue plus décontractée que ce que les autres portaient en bas. Surtout Bella. A la seconde où elle était entrée, j'avais du me retenir de gémir. Elle ne devrait pas être autorisée à porter des robes, cela accentuait ses courbes, et j'aurai voulu la toucher.
Jésus, Edward, retiens-toi! Elle n'est pas à toi!
- Edward?
En parlant du diable. Elle frappait à ma porte.
-Ouais. Dis-je.
- Puis-je entrer?
- Personne ne t'en empêchera.
Le diable se promenait en talons, ses bottes claquaient à chaque étape. - Puis-je m'asseoir?
- Je ne vais pas te mordre. Tu hésites?
Bella s'assit au bout de mon lit, me tournant le dos. - Comment vas-tu?
- Aussi bien que je puisse être.
- Alors, tu vas juste m'ignorer?
- Non. Je te donne de l'espace.
- Ne peut-on pas être amis?
- Pourquoi le voudrais-tu? Je m'assis. - Nous pourrions essayer, mais ça ne marchera pas.
- Pourquoi n'en n'aurai-je pas envie? Qu'est-ce que tu racontes? Nous pouvons être amis. Je te veux dans ma vie, Edward. Je tiens à oublier les dernières semaines.
- Eh bien, je ne peux pas.
- Tu ne peux pas quoi?
- Je ne peux pas oublier! Je ne peux pas être ton ami. Un ami ne veut pas faire courir ses doigts dans les cheveux de l'autre. Un ami ne veut pas tenir l'autre de très près et la respirer autant que possible. Un ami ne veut pas faire courir ses mains sur chaque parcelle du corps de l'autre. Un ami ne veut pas embrasser l'autre jusqu'à ce qu'ils soient à bout de souffle, à chaque fois qu'ils se regardent. Je ne peux pas être ton ami, Bella parce que je te désire toujours.
- Donc, c'est ça? Nous ne faisons plus partie de la vie de l'autre?
- Je suis désolé. Tout ce que tu fais, me fait te désirer encore plus, et je ne peux pas te demander de ne pas être toi-même. Ce n'est pas juste. Je ne suis pas assez fort pour être juste ami avec toi. Je me levais pour me diriger vers la porte.
- Pourquoi es-tu toujours celui qui part?
- Je m'empêche de faire quelque chose pour laquelle tu finirais par me détester.
- Que faire si je veux que tu le fasse?
Je levais les mains, frustré. - Quoi? Où veux-tu en venir? Tu es passée de« restes à l'écart, tu as une petite amie » à «Je le veux» à «Je te hais, laisses-moi seule» à ça. Te souviens-tu de ce qui s'est passé, Bella?
- Oui, je me souviens. Elle hocha la tête et s'essuya les yeux.
- Alors qu'est-ce que c'est? Que fais-tu? Tu avais dit que tu refusais de me suivre partout, mais tu le fais. Tu dis une chose et tu fais le contraire.
- Je veux juste que nous soyons amis. J'ai besoin que tu sois dans ma vie. S'il te plaît, Edward.
- Pourquoi?
- Je ne sais pas. C'est comme ça.
Elle était si belle. Je voulais dire oui, mais je ne pouvais pas. C'est pour son propre bien. Je la pris dans mes bras et fermais les yeux. - Je suis désolé. C'est pour ton propre bien. Puis je la laissais et sortais de la chambre. En m'éloignant je l'entendis sangloter et jeter quelque chose contre le mur. Je passais devant Jasper.
- Hé, mec.
- Pas envie de parler.
Je l'entendis me suivre alors que j'entrais dans la chambre.
- Edward, arrêtes.
- Quoi?
- Pourquoi tu ne peux pas être ami avec elle?
- Je ne peux pas.
- Ed, parles-moi. Tu es mon meilleur ami et nous ne nous sommes pas dit trois mots en quelques semaines.
- Ce n'est pas ma faute. Les gars, vous me fuyez et maintenant tout d'un coup vous me poussez à être l'ami de Bella.
- Tais-toi. Dis-moi ce qui se passé.
- Je viens de te le dire. Qu'est-ce qui va se passer si elle me pousse à être ami avec elle, toi et Alice l'êtes, moi je ne peux pas. J'en voudrais toujours plus. Dieu, Jazz, si tu savais combien je veux cette fille ...
- Alors prends-là.
- Ce n'est pas si simple. Merde! Elle me tue, mec. Je déteste quand elle pleure, je déteste lui faire du mal. Et elle ne devrait pas vouloir être près de moi. Je fais tellement d'efforts pour garder mes distances mais elle rend les choses vraiment difficiles.
- Comment? Son front se plissa, puis il sourit.
- Elle est toujours là, à me regarder, me suivre partout, elle qui avait dit qu'elle ne le ferait pas, elle me fait les yeux doux, putain regardes à quoi elle ressemble.
- Elle ne peut s'empêcher d'être ce qu'elle est, mec. Elle est née comme ça.
Je soupirais. - Je sais. Peut-être que si elle se transformait en Rose, je serais capable d'être son ami. Et ce n'est pas drôle, Jazz. Je n'ai jamais rien ressenti de tel pour une fille avant. Je voudrais bien faire les choses pour une fois, changer, et je ne pourrai pas le faire si elle continue à faire ce qu'elle fait.
- Sois ami avec elle, Edward. C'est tout ce qu'elle veut.
- Et si je le fais? Qu'est-ce qui va se passer quand elle aura un petit ami et que je devrai le regarder la toucher, l'embrasser, la tenir? Ça me tuera!
- Je ne pense pas que cela arrivera.
- Comment le sais-tu?
- Tu me connais. Si je le sens, ça va forcément devenir réalité. Il haussa les épaules.
- Jésus, ma sœur a déteint sur toi?
- Non, elle a juste les mêmes capacités que moi. C'est ce qui fait de nous une bonne paire.
- Eh bien, qu'est-ce que tu attends que je dise à Bella? Que je l'enlace et que je lui crie je t'aime!
- Tu le ferais?
- Je ne sais pas. Je ne suis pas sûr que nous en soyons encore là. Mais je tiens absolument à être avec elle, et être juste amis ne fonctionne pas pour moi.
- Dis-lui ça.
- Non! Nous ne pouvons pas sauter directement à ce sujet.
- Alors soyez ami. Merde, tu n'es pas une perruche! Il balançait ses mains et se mit à arpenter la pièce.
- Mais ce que j'ai fait sera toujours dans mon esprit, ancré dans ma conscience, dans ma vie.
- Demandes-lui de te pardonner.
- Je ne peux pas me pardonner. Je secouais la tête. - Qu'est-ce qui te fait penser qu'elle le fera.
- Je peux te pardonner. Le ton doux de Bella vint de la porte. Ses yeux étaient bordés de rouge et enflés, et elle se mordait les lèvres, visiblement nerveuse.
- Non, tu ne peux pas. Ne mens pas.
- C'est vrai, je ne l'ai pas ENCORE fait. Mais je le ferai.
Je secouais la tête et me dirigeais vers elle. - Avouons-le, Bella. Nous ne pouvons pas être amis. Je me reculais, mais elle attrapa ma chemise avant que je puisse partir et me poussa contre le mur.
- Je suis tellement malade et fatiguée de tout ça. Tu n'arrêtes pas de t'éloigner de moi, putain, tout le temps! Chaque conversation que nous avons se termine par ta fuite! Tu vas m'écouter pour une fois! Même en colère elle était magnifique. - Arrête de te dégoûter, arrête la pitié ennuyeuse. Discutes avec moi, parlons ensemble de la façon dont quelqu'un me mérite. Laisses-moi être juge de cela Edward! Je te veux dans ma vie et je n'accepterai pas un «non» comme réponse. Pensez-y avant que je parte. Elle commença à s'éloigner.
- Je ne vais pas te chasser Bella, je ne peux pas être près de toi. Nous ne sommes pas amis... Nous ne pouvons pas. Acceptes le.
- Tournes la page! Riposta-t-elle, furieuse après moi.
Bon ... pour elle, la colère est meilleure que la douleur pour un changement. Laisses tout sortir ma chérie. Frappes-moi, gifles-moi, fais ce qu'il faut.
- Toi et moi savons tous les deux que tu ne me pardonneras jamais. Ajoutais-je, voulant une nouvelle explosion de colère de sa part.
Et je l'ai eu.
- Oh, mon Dieu! Tu ne peux pas lire dans mes pensées. Tu n'as aucune idée de ce que je vais faire! elle hurlait, des larmes de colère coulaient sur son joli visage.
- Non, non, tu ne le fera pas. Et je vais m'en aller parce que tu ne le feras jamais. Nous ne sommes pas amis, Bella. Passes à autre chose et oublies. Dis-je en essayant de partir une fois de plus.
- Edward Anthony Cullen, si tu t'éloignes de moi, je le jure devant Dieu, je ne te parlerai plus. Me mit en garde Bella.
Je me retournais, déçu. - Arrêtes cela Bella! Arrêtes de me pousser à être ton ami, cesses de me suivre en cours en me demandant comment je vais. Tu sais comment je vais. Tu sais que je pense toujours à ce qui s'est passé entre nous, et tu sais que ça me rend malade! Pourquoi tu ne me laisses pas faire face à ça comme je veux? Putain!
- Parce que tu n'es pas celui qui a été blessé! Elle pleurait. - Tu m'as blessé Edward, pas l'inverse. Et pourtant tu agis comme si c'était le cas. Je devrais être à ta place et toi à la mienne. Mais je n'y suis pas, tu sais pourquoi? Parce que cela fait trois semaines et je sais que tu ne voulais pas me blesser, je l'ai compris, vraiment, je veux oublier tout ça, fais, je veux retrouver le Edward que j'ai rencontré ... dynamique, heureux, souriant, blagueur Pas. ... celui-là. Mélancolique, «Je déteste ma vie», misérable. Je le déteste. L'autre toi est celui avec qui je voudrai être ... un jour.
- Quoi? Je fis semblant d'être stupéfait, mais je bondissais littéralement de joie à l'intérieur. Elle ne m'avait pas dit cela depuis ce qui me semblait une éternité.
- Tu m'as bien entendu. Dit-elle en croisant les bras sur sa poitrine.
- Pourquoi as-tu besoin de mon amitié? Tu as beaucoup d'amis.
- Tu sais pourquoi.
- Bella, je ne sais pas pourquoi.
- Je peux t'aider.
- Tu ne peux pas m'aider.
- Si, je le peux. Nous parlerons, sortirons, irons au cinéma, étudierons ensemble, je vais même revenir à tes leçons de piano. Sois mon ami, Edward. C'est tout ce que je veux.
- Juste pour être amis? Pour combien de temps? Je fis courir ma main dans mes cheveux. - Qu'est-ce qui va se passer quand tu auras un petit ami, que tu tomberas amoureuse, tu t'éloigneras et je ne te reverrai jamais? Sais-tu ce que je ressentirai alors?
- Eh bien, j'espérais ...
- Rien du tout, Swan. Ca ne peut pas être moi. Je serais un petit ami merde pour toi en ce moment. J'étais à peine un petit ami pour Heidi.
- C'est parce que tu me voulais. Elle sourit un peu.
- Encore. Ce serait une idée horrible.
- Eh bien promets-moi que si nous n'avons personne en février, tu essaieras d'avoir une relation avec moi.
- Bella. Je serrais les dents, et fermais les yeux.
- Allez, je ne te demande pas de te marier, Edward.
- Je ne peux pas promettre que je tiendrai jusqu'en Février.
- D'accord. Elle hocha la tête et sourit. Cela m'emplit de chaleur.
- Etablissons quelques règles. Prends une feuille de papier.
Bella entra dans la chambre et chercha un peu de papier et un crayon. Je pris le crayon et commençais à écrire. - OK. Règle numéro un: Pas de main dans la main. Non, même si c'est platonique. Règle numéro deux: Bella ne peut pas mordre sa lèvre.
- Oh, allez! M'interrompit Bella. - Je me mords toujours la lèvre.
- Très bien, essayes de ne pas le faire en face de moi. Je souris et ré-écris la règle.
- Bon Règle numéro trois:.. Edward doit s'asseoir avec Bella et les autres à midi et il doit manger. Ecris-le.
- C'est idiot. Dis-je pour la taquiner, mais je l'écris quand même. - Règle numéro quatre: Pas de baisers. Règle numéro cinq:.. Pas d'étreinte intime.
- Règle numéro six: Edward et Bella ne peuvent pas être seuls ensemble. - Oh, et la règle numéro sept :. . Nous devons toujours dire à l'autre ce qui se passe, si cela nous est demandé.
- D'accord. Si d'autres nous viennent en tête nous les ajouterons. Puis je signais la feuille. - Signes, je vais faire une copie.
- Je vous remercie, monsieur. Elle sourit et s'assit sur le canapé, puis elle enleva ses chaussures . - Je déteste les talons. Ils tuent mes orteils et mes talons. Tu veux me masser les pieds?
- Est-ce que je suis ton chien? Je levais les sourcils.
- Peut-être ... Je suis contente que nous essayons d'être amis.
- Ouais. Euh, je peux demander comment s'est passé ton rendez-vous?
- Oh, c'était correct. Ce n'était pas vraiment un rencart, nous sommes tombés sur son ex-petite amie, mais au début je pensais qu'il était gay.
- Quoi? Ce gars-là n'était pas gai. Même moi, je pouvais le dire, et pourtant je ne l'avais vu que depuis la salle à manger et pas longtemps.
- Ouais, je sais.
- Se sont-ils remis ensemble?
- Noah et Tori? Non, pas encore. Elle secoua la tête. - Ils le feront. Ils sont toujours amoureux l'un de l'autre.
- Super.
- Puis-je avoir un câlin?
Je serrais les dents. - Je ne sais pas ...
- Une étreinte amicale? Pas de contact étroit.
- D'accord.
Bella enroula ses bras autour de mon cou et je la tins serrée contre moi. Au diable les règles aujourd'hui, nous les suivrons demain. Elle était douce et chaude et sentait la vanille et les fraises. Je la serrais quelques secondes de plus. Elle s'éloigna et me sourit chaleureusement. Je caressais brièvement son visage.
- Je pourrai t'envoyer des textos?
- Oui, tu peux Mlle Swan.
- OK, je dois y aller. Je te verrai à l'école?
- De toute évidence. Dis-je en souriant.
Eh bien voilà, les choses s'arrangent petit à petit. Serait-ce de bonne augure ?
A très vite.
Chris57.
