Disclaimer: On peut dire merci à Masashi Kishimoto-sensei.

Rating: M... Le citron c'est riche en vitamine C.

Résumé du chapitre précédent:
Deidara a mis au point de nouveaux plans. Même si le plan A a d'après lui échoué. De son coté, Tobi s'est remis en question et a décidé d'être sage et adorable. Mais L'artiste a décidé de passer au plan B...

Petit mot aux lecteurs:
Désolée pour le retard de parution: j'avais pris l'habitude de poster un chapitre par semaine. Ce qui n'a pas pu se faire pour celui-ci. Mais j'ai des circonstances atténuantes:
J'ai décroché un contrat de remplacement à temps plein. J'ai donc très peu de temps pour moi et pour écrire, à mon grande regret. Mon travail est passionnant mais il demande beaucoup d'énergie, de temps et de travail à domicile. Bref, vous comprennez pourquoi c'est un peu plus difficile pour moi de suivre mon rythme d'écriture.

Et n'oubliez pas, les reviews, j'adore!

Bonne lecture!


CHAPITRE 9: "La sagesse, c'est toi"

"S... Senpai! Mais... vous êtes dans mon lit, Senpai!"
Dans l'obscurité, on ne distinguait rien, mais Tobi avait reconnu le blond à l'instant même où celui-ci l'avait touché, bien avant qu'il lui parle et inconsciemment, bien avant qu'il entre dans la pièce.

"En effet, Tobi. Et j'y suis plutôt bien, mmh. " lui répondit une voix teintée de douceur suspecte.
Ca a le mérite d'être clair. Maintenant, les neurones de Tobi fonctionnent à plein régime:
Récapitulons: plus tôt dans la journée, il avait fait succombé Deidara à son plaisir, ensuite ce dernier avait été plutôt froid et était parti régler on-ne-sait qu'elle affaire avec Hidan, sur ce temps il s'était lui-même remis en question et s'était juré de ne plus rien tenter avec l'autre, puis Deidara était revenu dans l'appart comme si rien n'était. Ensuite il est allé dans la chambre, il s'est entièrement déshabillé (Madara aime dormir nu) et il s'est sagement couché puis endormi. Et là, la situation venait totalement de se retourner: Deidara était sur lui, il lui tenait fermement les poignets avec une main, de la même façon qu'il lui tenait les siens lorsque les rôles étaient inversés. Et d'une main, il le caressait franchement, sans la moindre pudeur à l'horizon. Pfff! C'était bien la peine de prendre des résolutions chastes.

"Tobi, je vais me venger."
Pas d'hésitation dans la voix, juste l'envie pressante de passer aux choses sérieuses.

"Intéressant", pensa Madara.
Parce que bien entendu, s'il le voulait, il pourrait se défaire sans difficulté de cette étreinte mais il décida de ne rien faire. Et ce, pour plusieurs raisons: d'abord, dévoiler une partie de sa vraie puissance serait suspect et ensuite, il était curieux de voir jusqu'où le blond était capable d'aller.

Il avait compris rapidement que Deidara voulait prendre le dessus sur lui. Par vengeance? Par orgueil? Certainement un peu des deux, oui. Madara connait bien l'effet grisant de ce genre de sentiments.
Dans un gémissement de crainte simulée, il ferma les yeux et se laissa faire. Pour l'instant.
Satisfait de constater que le brun reconnaissait enfin son autorité en se soumettant à lui, il remarqua alors que le masque orange était enlevé... Deidara caressa son visage puis du bout de ses doigts, il toucha sa bouche. Satisfait de cette découverte, il s'empara immédiatement des lèvres trop souvent inaccessibles. Son baiser était plus tendre qu'il l'aurait voulu. Aussi, pour bien montrer sa détermination vengeresse à Tobi, il accentua le baiser. Celui-ci devint alors plus féroce, affamé. Pour mieux se concentrer sur sa tâche, il cessa momentanément de caresser le brun.

De son côté, Tobi avait envie de participer activement à ce baiser, mais il résistait bien: il fallait tout de même montrer un peu de résistance pour donner au blond l'impression d'avoir le dessus.
Mais quelle ne fût pas sa surprise quand l'artiste lui dit d'une voix exigeante et sans appel:
"Tobi, donne moi ta langue! Maintenant. Mmh."
Autrement dit, il désirait que le brun se montre actif sans cette danse de baisers .
Il formula comme il pu un petit "mvvoui chenpai" étant donné que les lèvres brûlantes de l'artiste le baîllonnaient toujours et là aussi, Madara pensa à chaque détails:
Il ne fallait pas répondre à ce baiser comme un expert, même s'il l'était probablement. Pour plus de réalisme, la maladresse de Tobi devait aussi transparaître dans sa manière d'embrasser.

Cette maladresse ne passa pas inaperçue et Deidara la ressentit comme un plaisir. Il eût doublement le sentiment de contrôler la situation: non seulement il était sur Tobi, il l'avait aussi contraint à se soumettre mais en plus Tobi ne parvenait pas à cacher son manque d'expérience en matière de baiser. Ce baiser d'ailleurs, contrastait très fort avec la caresse buccale qu'il avait reçue quelques heures plus tôt, qui elle était très experte.
"Tobi n'a peut être pas d'expériences, à part celle de la fellation." Songea Deidara tout en chatouillant de sa langue celle d'un brun qui gémissait de plus belle. Puis il lâcha un instant ses lèvres et dit:

"Tobi, ne me dis pas que tu n'as jamais embrassé?" Ce à quoi le principal intéressé répondit de sa voix la plus naïve:
"Ben... si Senpai, je me suis déjà entraîné sur ma main, comme ça!" et il embrassa bruyamment le dos de sa main pour en guise de preuve. Ce qui fit ricaner le blond qui captura à nouveau les lèvres de l'autre.

Il décida à cet instant de poursuivre ses attouchements, partir à nouveau à la découverte de ce corps si séduisant qu'il avait pu observer sous la douche: oui, Tobi était désirable. Dommage que l'obscurité l'empêchait de le voir nu encore une fois, ainsi que son visage découvert. Mais la pénombre a ses avantages aussi: elle rend le jeu excitant. Aucun des deux ne peut vraiment prédire les agissements de l'autre. Enfin, même si Madara, lui, le peut. Mais ça, Deidara ne le sait pas.

Toujours en l'embrassant et le maintenant prisonnier d'une main, l'artiste s'affairait avec l'autre main d'explorer ce si tentant terrain de jeux. Finalement, pas besoin de voir, le simple toucher suffisait à éveiller son désir. Il toucha le torse de Tobi et sentit sous ses doigts le fin duvet sombre qu'il avait pu voir une fois, il suivit ensuite la petite ligne sombre descendante qui formait un délicieux chemin. D'après ce qu'il pouvait sentir avec ses mains, Tobi était entièrement allongé et légèrement tremblant. Confortablement installé sur ses cuisses, il effleura rapidement le sexe du brun, comme pour vérifier l'effet que ce petit jeu avait sur lui. Apparemment c'était une très bonne stratégie. Il eut une nouvelle exigence, mais ne savait pas comment la formuler. Comment demander à quelqu'un, sans perdre son sang-froid de... d'écarter les...

Il décida de ne rien demander et de se servir lui même: pour cela, il lâcha le brun et afin de le garder à ses cotés, il lui ligota les mains au lit à l'aide d'un lien improvisé, fabriqué en un instant avec de l'argile et du chakra. Amusé, Madara se laissa faire. Il produit cependant quelques gémissements plaintifs, histoire de renforcer la vraisemblance. Satisfait par les cris de Tobi, Deidara se mit à coté de lui. Il était maintenant fermement attaché et le blond glissa alors l'une de ses mains entre les cuisses de l'autre.
Il fit quelques va-et-vient, de douces caresses fièvreuse rythmées par la respiration de Tobi.
Celle-ci était saccadée, il avait le souffle court.

"On n'a pas idée de jouer avec Uchiha Madara ainsi... quelle ironie!" Pensa le brun qui trouvait assez plaisant de se laisser faire pour une fois.
Il se réjouissait pour Deidara: celui-ci devait éprouver une impression de puissance. Et Madara connaissait bien ces frissons de plaisir qui vous parcourent lorsque ce sentiment de domination vous envahit. D'une certaine manière, jouer les innocents inexpérimentés était un bon moyen de rendre le blond heureux à court terme dans ces circonstances. Et d'une autre manière encore, Tobi tenait sa promesse: il ne portait aucunement atteinte à Senpai. Que du contraire. Il subissait même les délicieuses conséquences que son attitude adorable entraînait.

Il n'en fallait pas beaucoup plus pour rendre Deidara fou de désir, Tobi était décidément renversant! Il eut soudain envie d'y goûter et tout de suite. C'est ce qu'il fit: sa langue s'aventura furtivement et sans hésitation dans le petit creux sensible formé par le nombril du brun. Des petits coups de langue le taquinaient comme s'il était une petite myrtille mûre. Ils adoraient ça. Mais aucun ne fit de commentaire. Ou presque:

"Mais qu'est-ce que vous faites Senpai!? Ca chatouiiillle!"
Deidara marmonna quelque chose en réponse en guise de réponse que Tobi ne compris pas. Il lui répèta, dans le creux de l'oreille, tout en le touchant entre ses cuisses:
"Oui, mais surtout, tu aimes, hein Tobi?"
Il ne lui laissa pas le temps de répondre car l'envie d'emprisonner à nouveau les douces lèvres du brun était trop forte.
Pendant ce baiser, Tobi posa ses deux mains sur le torse de celui qui le chevauchait depuis le début et avec son innocence calculée, il caressa du bout des doigts ses épaules, son cou, son torse...
Deidara se sentit comme électrisé par ce contact, il se redressa et se déshabilla entièrement comme il pu car on n'y voyait vraiment rien dans la chambre.
Il était à présent nu, tout comme Tobi. Les deux corps brûlants et frissonnants se touchaient maintenant sans barrières.

"Tobi, je vais me venger, je vais me venger, je vais me venger,..."
Deidara répèta cette phrase comme un dément, comme s'il était possédé. A vrai dire, oui il était possédé. Pas par un démon ou autre âme maléfique, non. Possédé par le désir qu'il ressentait en cet instant.
"Je vais me venger.." Il répèta cette phrase encore, criant cette fois un peu plus fort, secouant Tobi avec rage. Puis... se rendant dans compte de son agressivité soudaine, il l'embrassa. Presque pour s'excuser de sa fougue exacerbée.

Le brun appréciait de genre de rapports de force. Bien qu'il savait absolument qu'il aurait toujours le dessus, peu importe la situation.
Mais se faire passer pour un jeune naïf était décidément une idée brillante et il se félicitait intérieurement pour ça: Deidara était brûlant, prêt à fondre de plaisir à tout instant.
D'ailleurs, ce dernier semblait plus que pressé de possèder cet être masqué qui le rendait fou depuis son arrivée. Il se rapprocha de Tobi le plus possible, lui faisant comprendre son envie urgente: son membre érigé était à présent en contact étroit avec celui du brun. Son plaisir évident laissait d'ailleurs sur son passage une fine trace de liquide, preuve supplémentaire de son désir ardent.

Au moment où il agrippa les cuisses de Tobi pour les caler sur ses épaules. La lumière s'alluma et une voix, dénuée de toute intonation de surprise retentit dans la pièce:

"Pein vous appelle. Réunion."
Toujours en maintenant Tobi sur lui, Deidara avait instantanément tourné la tête pour découvrir la source sonore:

"Itachi! Enfoiré, qu'est-ce que tu fous là? Et comment t'es entré, bordel?! Dégage de là!" Hurla de rage l'artiste qui décidément était malchanceux en sexe.

"Hey! Itachi-kun! Comment ça va?" Salua joyeusement Tobi d'un petit geste niais de la main, lui qui pourtant se trouvait dans une position plus que singulière: nu, les jambes relevées et écartées sur les épaules de son Senpai qui était nu également. Leur état d'excitation n'étant en rien dissimulé par les draps.

Itachi assistait donc à une scène d'un érotisme plus que certain mais il se tenait là, au milieu de la chambre. Impassible comme toujours, et pas embarrassé le moins du monde. Il réagissait comme s'il avait bêtement surpris les deux partenaires en train de faire la vaisselle.

Tout en tenant les draps pour dissimuler ses parties intimes, Deidara se leva rapidement, histoire de mettre l'intrus à la porte. Soudainement, il s'arrêta et il pensa:
"Minute. Quand est-ce que Tobi a remis son masque?"
Il n'avait rien vu dans l'obscurité et pourtant il avait touché son visage et senti que le masque était enlevé. Et dès que la lumière avait été allumée, son masque avait été remis en place sans qu'il ne s'aperçoive de rien. Le brun devait être d'une rapidité incroyable. Aussi rapide que la vitesse de la lumière? Une voix le tira de ses pensées:

"Bref, Pein attend. Salle de réunion." Et Itachi repartit aussitôt après avoir donné l'information, toujours aussi impassible et froid.
Deidara était en rogne: non seulement cet enfoiré au sharingan l'avait coupé dans son élan mais en plus, il fallait tout arrêter pour aller à une réunion barbante. Oui parce qu'après tout, il avait remplit sa part du contrat en capturant Ichibi. Qu'on lui foute la paix et qu'on le laisse déguster son brun innocent à son aise, bordel!

"Dites Senpai, on devrait peut être y aller. Parce que si Pein-sama se fâche..."
Tobi avait dit cette phrase malgré lui, pour jouer son personnage. Bien qu'il n'en pensait pas un mot: il aurait aimé rester dans la chambre lui aussi. Et jouer le kohai inexpérimenté.
En fait, s'être fait surprendre en plein acte était à la fois frustrant et excitant. Frustrant car ils étaient contraints d'arrêter là. Excitant car aucun regard n'est plus érotique qu'un sharingan impassible. Enfin si, peut être le bleu azur d'un certain blond.


En salle de réunion"Bien. Cette réunion a pour objectif de renforcer la cohésion entre les membres de notre organisation. Vous êtes tous au courant de nos objectifs. Capturer les bijûs est notre priorité. Qui a des informations sur Nibi?" Demanda Pein d'une voix grave et posée.
Son regard au rinnegan balaya l'assemblée… L'assemblée en question semblait plus flegmatique que jamais et peu intéressée par le sujet mis sur la table.
Le silence commençait à énerver Hidan, qui avait dû interrompre sa prière pour venir à cette "putain de réunion ordonnée par leur con de chef à deux balles" :

"Ouais! Moi j'ai des infos. Le jinchuuriki est une gonzesse blonde pas trop mal roulée. Un peu coincée y paraît mais je vais trouver un bon moyen de la détendre en lui mettant mon…"
"La ferme Hidan! C'est une kunoichi assez puissante, elle aura vite fait de te tuer si tu ne te méfies pas. " Coupa net Kakuzu, lassé des bavardages de son partenaire.
Hidan ne répondit que par un ricanement sceptique et intérieurement ça le faisait bien marrer que Kakuzu le sous-estime à ce point. Comme si quelqu'un pouvait le tuer. Pff... Un jour, il se chargera personnellement de son cas, il lui fera comprendre ce qui arrive à ceux qui méprisent la foi et la toute puissance de Jashin-sama.

Itachi expliqua brièvement qu'il avait quelque chose à régler. Kisame précisa qu'avant ça, il irait sans doute à la recherche du jinchuuriki de Yonbi.
Tout en parlant, l'homme-requin ne quittait pas Itachi des yeux. Bon, c'est clair pour tout le monde, il y a anguille et même brochet sous roche. Bien que l'attitude distante de l'autre ne confirme cela en rien.

Les voix prirent le dessus sur le silence et chacun y allait maintenant de son petit commentaire: concernant les bijuus, les réunions barbantes, les sacrifices à Jashin-sama, la relation non explicite d'Itachi et Kisame, les monologues de Zetsu,...
Un claquement de porte interrompit le joyeux brouhaha:
"Saluuuuuuuuut tout l'monde!!!" Cria bien fort Tobi avec son enthousiasme naturel.
Il était suivi de près par un Deidara ébourriffé et grincheux comme jamais.
Il adressa un regard assassin à Itachi. Décidément, il ne pouvait pas le sentir:
Non seulement il se croyait supérieur, il méprisait son art mais en plus il l'empêchait de baiser son brun chaud comme un volcan. Non, c'est impardonnable.

Il prit place à la grande table, Tobi s'installa à coté de lui. Et tout en écoutant distraitement les conversations des autres (futiles pour la plupart), le brun passa sa main sous la table et toucha la cuisse de son senpai. Il la caressa de façon très suggestive... tout en le regardant à travers le trou de son masque. Le blond devint rouge mais cette sensation lui plaisait désormais. Il ne l'avouerait toujours pas, mais il aimait ça.
Tobi remonta sa main, il alterna des effleurements, des caresses appuyées: ce qui suffit à rendre à nouveau l'artiste fou de désir. Désir, toujours inassouvi.
Le désir se mêla à de la colère: sans l'intervention d'Itachi, il ne ressentirait plus cette douleureuse tension. Impardonnable oui.
Et Deidara en était à présent absolument certain: il déteste tous les porteurs de sharingans, c'est une évidence.

Petit mot de la fin:

Encore une fois, désolée pour ce retard, comme vous le savez, ce n'est pas dans mes habitudes. Là, je viens de boucler ce chapitre ce soir, en rentrant du boulot.
En parlant de boulot: nos deux akatsukiens interrompus par une réunion. Le monde est cruel, oui ...mais bon faut bien qu'ils bossent un peu aussi quand même, sinon Pein va faire faillite.
J'espère que ce chapitre vous a plu?
Dites-moi tout... Mais j'espère que oui.

A bientôt lecteurs/lectrices adorés!

Aquarii.