Ok les filles, je vous préviens direct : j'adore ce chapitre avec Scott, il me fait rire toute seule devant mon ordi (même si c'est MOI qui ai écrit le truc et que je sais ce qui va arriver -_-' Je suis neuneu). Alors que je n'ai jamais vu Ant-Man. Bref, j'aime trop ce chapitre. C'est le meilleur chapitre de Bras de fer, sans rire !
Je vous ai déjà parlé plusieurs fois d'HyperRaspberry, qui écrit pas mal de Sam/Bucky ; je voudrais maintenant vous parler de Lentilles. Elle vient de publier une fic intitulée Opération Baleine Bleue qui parle d'une mission de Clint qui se transforme en combat contre un cachalot géant. C'est hilarant, le même genre d'humour absurde que Bras de Fer, elle écrit divinement, c'est une de mes auteures préférées et je vous la recommande chaudement, d'autant que c'est un peu moi qui lui ai insufflé l'idée pour Opération Baleine Bleue. Je vous conseille également Le trio de l'extrême mais franchement, tout est excellent dans ce qu'elle fait. À consommer sans modération ;-)
À part ça, merci à vos commentaires, Orionyx, Marion D, Rose-Eliade, oliverkriss-quelque-chose mais de tête, c'est vraiment trop dur d'écrire ton pseudo, Deryouss50 et Saroune G, et aussi Marshall-Oni et Yohaky, et est-ce que tout le monde est là ? On va dire que oui !
Allez, bonne lecture !
Bras de Fer
DEUXIÈME MANCHE
Scott Lang
Sam entra en coup de vent dans la cuisine. "Hey Tic-Tac !"
Scott sursauta ; il était un peu tendu et ce n'était sûrement pas à cause du type étrange qui se préparait un bortsch dans un coin et que certains surnommaient le Soldat de l'Hiver ou le Fantôme d'HYDRA ou l'Assassin le Plus Doué et le Plus Mortel Depuis 1955 – hahaha, quelle supposition ridicule ! Il était tendu sans aucune raison valable, c'était tout.
Il se retint de ne pas appeler Sam Pigeon en guise de représailles. Le surnom était déposé et breveté par ledit Soldat de l'Hiver. Ceux qui avaient tenté de l'utiliser sans autorisation – à savoir Tony et Clint – avaient retrouvé des épingles à nourrices dans leur armure ou leur carquois.
"Bonjour, Sam. Sharon a appelé."
"Qu'est-ce qu'elle voulait ? Ah non, ne me dis pas que c'est à cause de –"
"Maria Hill, si. Elle a dit qu'on devait se débarrasser de l'autruche géante qu'on avait dans le parc –"
"Mais Gaspard est domestiqué maintenant ! Les enfants de Clint adorent le chevaucher, il est comme un poney !"
"– et que le SHIELD allait se charger de lui trouver un habitat plus adapté…"
"Ils vont expérimenter sur mon Aepyornis, ces cochons !"
"Je pense" dit Scott d'une petite voix, "Qu'ils vont faire comme pour mon lézard violet."
"Marius !" se rappela Sam.
Le lézard violet qu'avait adopté Scott était retourné dans les limbes.
"Marius, qui était apparemment une femelle et qui a été retournée là d'où elle venait. Ils vont renvoyer ton Aepyornis de la même manière. Sharon a dit qu'elle passerait le chercher demain mais que tu pouvais accompagner ton Gaspard si tu voulais."
Sam s'assit sur une chaise près de Scott, déprimé par la perspective de perdre son Aepyornis apprivoisé qu'il avait laissé gambader gaiment dans le parc du complexe depuis qu'ils l'avaient ramené de Malaisie – contre l'avis de Sharon.
"Bien, bien, très bien… Je vais devoir m'y préparer mentalement…"
Face à tout ce mélodrame, le Soldat de l'Hiver continuait de couper ses légumes sans broncher. Sam ne lui prêtait aucune attention, ce qui était impressionnant. Scott ne pouvait s'empêcher d'être méfiant mais Sam se concentrait plutôt sur son bricolage étalé sur la table.
"Qu'est-ce que tu fais, Scottie ?"
"Je bricole une poupée pour ma fille" expliqua Scott en lui montrant son œuvre d'art.
"Oh, Cassie c'est ça ? À quoi ça ressembl– Wow !" Sam eut un mouvement de recul. "T'es au courant que ses yeux sont d'une couleur bizarre ? Et sa coupe de cheveux est un peu… spéciale."
"C'est fait exprès" dit Scott fièrement.
"La bouche aussi ? Et pourquoi elle a un trou dans le crâne ?"
"Elle s'est fait trépaner."
"Logique" dit Sam d'une voix neutre, dépourvue de tout jugement.
"Cassie adore les poupées farfelues."
"J'espère pour elle, vu la tête de celle-là. Tu veux un hamburger, Scottie ?"
"J'ai déjà mangé."
"Pas d'chance !"
L'avantage avec Sam, pensait Scott en remplaçant une main de la poupée par une patte de dinosaure, c'est qu'il diffusait une telle énergie autour de lui qu'il parvenait à contrebalancer l'aura lugubre de Bucky l'ex-assassin-communiste-de-l'URSS. Sam manœuvrait dans la cuisine avec aisance, louvoyait entre le frigo et la gazinière sans hésiter, s'étalait largement et n'hésitait pas à taquiner Bucky le-centenaire-mille-fois-congelé sans craindre de mourir d'une spatule planté dans la jugulaire. Impressionnant.
Scott aimait bien Sam. Il lui était reconnaissant de l'avoir intégré à l'équipe alors que son C.V laissait clairement à désirer. Serveur à McDo et voleur professionnel, on a vu mieux pour trouver un job à temps plein. D'autant qu'il avait cambriolé les Avengers avant – c'était juste un emprunt mais les gens étaient si pointilleux de nos jours.
Scott aimait moins Bucky. D'accord, pour être honnête, il lui fichait les pétoches. Ses longs silences et ses regards perçants lui fichaient une frousse de tous les diables. Celui-ci évoquait les crocodiles immobiles à la surface de l'eau, capables de fondre sur leur proie sans que celle-ci ne s'en aperçoive – shlack, en une fraction de seconde, le cou tranché, le prédateur avait frappé ! Scott était ici la proie, bien sûr.
Ce fut peut-être pour cette raison que, lorsque Bucky se retourna, ficha son regard dans le sien pendant deux secondes infinies et se détourna, Scott resta silencieux. Figé sur place. Mort de peur.
Ce fut peut-être pour cette raison que, lorsque Bucky versa la moitié du poivrier sur les steaks frémissants de Sam pendant que celui-ci avait le dos tourné, Scott resta silencieux.
Et Scott resta silencieux aussi lorsque Bucky augmenta la durée du grille-pain discrètement, juste assez pour qu'une odeur de pain brûlé se répande dans la pièce.
Ce n'était pas de la lâcheté ; il était juste prudent. Il avait une fille, d'accord ?! Il était toujours sur la liste noire de Ross bien que les Accords de Sokovie aient été annulés. Il faisait profil bas et restait loin des ennuis. Comme une fourmi qui attend dans les tunnels que la tempête soit passée. Heureusement pour lui, Scott portait toujours son costume après l'entraînement du matin. Le casque, par contre, était posé sur le frigo, à trois mètres, inaccessible.
Sam pestait entre ses dents. Chaque pain de burger finissait carbonisé sur les bords.
Mais Sam était également d'un naturel optimiste. Ce n'était pas une petite couche de brûlé qui allait l'empêcher d'apprécier ses hamburgers.
Il mit le couvert en face de Scott, verre d'eau, assiette, serviette. Frites. Salade. Bouteille de ketchup. Parfait.
"Sam, ton quatrième pain est encore en train de cramer" le prévint Bucky.
"Rah mince ! Ce truc est pourri, faudra envoyer une note à Tony…"
Sam se détourna. Bucky s'installa au bar à côté de Scott avec un bol de bortsch et, d'un mouvement fluide, il versa une copieuse dose de mayonnaise à l'intérieur du premier hamburger laissé sans surveillance avant de le refermer discrètement.
Oh non, non, non, sanglota Scott intérieurement. J'ai comme le mauvais pressentiment que Sam déteste la mayonnaise. Quelles sont mes chances de survie si je reste dans cette cuisine plus longtemps ?
Il devait avoir une expression épouvantée car Sam s'inquiéta en s'attablant en face de lui.
"Ça va, Scottie ?"
Puisque Bucky était maintenant assis à un mètre de lui et que la probabilité de recevoir un couteau dans le ventre augmentait considérablement lorsqu'on était à côté de l'Homme-glaçon-au-cerveau-éponge, Scott fit un large sourire.
"T'en penses quoi ?" fit-il en levant la poupée. Sa voix était si fausse qu'elle écorchait ses propres oreilles.
Sam le regarda d'un air méfiant. "Elle est très… farfelue ! Cassie va l'adorer…"
"Cette horreur est terrifiante" lança Bucky d'une voix claire.
Scott se figea de nouveau. Il reposa la poupée avec un haussement d'épaules, prenant ça pour un compliment de la part du type le plus terrifiant de la résidence. Mais il n'était pas rassuré. Ses chances de survie baissèrent drastiquement lorsque Sam porta son hamburger à sa bouche. Bucky également était captivé. Sa cuillère restait en suspension au dessus du bortsch sans monter jusqu'à sa bouche. Même pas discret.
Sam mordit dans le hamburger. Il mâchonna trois fois, scrontch scrontch scrontch, avant de se rendre compte qu'il y avait définitivement un problème. Le pain brûlé, il s'y attendait. Mais le steak plein de poivre, ce n'était pas prévu. Et qui avait mis de la mayonnaise sur son fromage, nom d'un petit moineau ?!
Comme il était la cible des regards de Scott et Bucky et que sa mère l'avait bien éduqué, il se força à avaler la bouchée de cette immondice. Et boire son verre d'eau d'une traite parce qu'il avait le palais en feu.
Scott le plaignait.
Bucky le fit sursauter pour la cinquième fois aujourd'hui lorsqu'il éclata de rire – pour autant qu'on puisse appeler « rire » ces expirations sifflées entre les dents. Généralement, Bucky faisait très peu de bruit donc l'entendre rire, c'était… inattendu. Et terrifiant.
Scott aurait aimé pouvoir rétrécir sans costume. Il se tassa sur sa chaise.
Les yeux de Sam dardaient des éclairs. "Belle idée, Barnes, de gâcher de la nourriture !"
Il jeta le reste du hamburger dans son assiette, si vexé qu'il en avait la bouche tordue. À moins que ce ne soit à cause du poivre.
"Je trouvais ça bizarre que le grille-pain ne fonctionne pas ; c'était toi en fait ?!"
Bucky lui renvoya un regard totalement machiavélique. "Pleure pas, Wilson, y a certainement des pizzas dans le congélateur."
"C'est toi que j'vais foutre dans le congélateur ! De la mayonnaise quoi, j'y crois pas, de la mayonnaise dans mon burger !"
Bucky siffla-ria de plus belle. Au moins un qui s'amusait.
Scott calculait maintenant les probabilités de quitter la cuisine sans paraître impoli, apeuré ou lâche. Ou mort. Il serra la poupée dans sa main droite, recula son tabouret –
"Tu veux jouer avec la nourriture ? Voilà, tiens !"
Sam décapsula la salière et versa le contenu dans le bortsch de Bucky.
Bucky avait des réflexes imparables mais le mal était fait. La petite montagne de sel sombra dans le bouillon, le gâchant irrémédiablement.
"Wilson, enfoiré !"
Ils allaient définitivement MOURIR ! Et non, Scott ne disait pas ça parce qu'il était une drama-queen. Si n'importe qui s'était trouvé face au regard meurtrier de Bucky Barnes, l'Assassin-de-Légende, il aurait prié pour sa vie, tremblé dans ses pantalons et imploré sa pitié en s'urinant dessus.
N'importe qui sauf Sam Wilson !
Ce n'était pas le pain qui allait cramer ; c'était ses fesses. Cette andouille ne trouvait rien de mieux que rigoler face à la déconfiture de Bucky.
Sam, pria Scott très fort, je t'en supplie, battez-vous si vous voulez mais laissez-moi vivre !
"Tu sais quoi, Wilson ? J'étais prêt à m'excuser pour avoir mangé tous tes cookies mais là, tu peux prier pour que ça arrive."
"T'as mangé tous mes cookies ?" gronda Sam entre ses dents.
Ils se levèrent de table en même temps, les tabourets grincèrent. Ils se fusillèrent du regard, de part et d'autre du bar.
"T'as mangé tous mes cookies et t'as foutu de la mayonnaise dans mon burger ?"
"C'est marrant, je me demandais pourquoi tu n'manges pas des graines et de la nourriture pour piaf ? Je suis sûr que ça serait meilleur pour garder la ligne…"
De vrais cowboys. Les jambes pliées, les mains sur les hanches. Qui allait tirer le premier ?
Heureusement, Scott n'était pas la ligne de tir.
Sam, adieu ! pensa-t-il dramatiquement. Pour un peu, il aurait jeté une main vers le ciel et plaqué l'autre sur son cœur.
Le Sam en question se craqua les jointures, le son horriblement lugubre dans cette atmosphère pesante. "J'te déteste" dit-il, aussi définitif que furieux.
"Moi aussi" rétorqua Bucky du tac-au-tac. "Et t'étais pas obligé de contre-attaquer !"
Et maintenant, ils se rapprochaient l'un de l'autre. Oh Jésus, Joseph, sainte Marie Mère de Dieu, protégez-moi. Scott lança la poupée sur le canapé du salon, à l'abri du conflit. Les mains libres, millimètre par millimètre, il rampa vers son casque. Il se sentait comme un soldat au Vietnam, progressant dans la boue en silence, où chaque geste pouvait attirer l'attention de l'ennemi. Je vais mourir, on va mourir, je vais mourir, on va – Il tenait son casque !
"Du sel dans mon bortsch…"
"Va voir au goulag si j'y suis."
Scott enfila son casque !
Sam et Bucky se tenaient torse contre torse, prêts à en venir aux mains. Les poitrines se frôlaient. Leurs yeux assassins, comme deux couteaux, produisaient des étincelles tant ils étaient proches. La mâchoire crispée et la bouche haineuse, ils se toisèrent sans reculer.
"La prochaine fois que tu touches à mes cookies, Barnes…"
"Et bien quoi ?! Qu'est-ce que tu vas faire ?"
Sam s'avança encore, les dents serrées, les yeux flamboyants.
Bucky posa sa main en métal sur son cou.
C'était trop de pression pour Scott. Il rétrécit et se faufila dans les détecteurs à incendie. Une seconde plus tard, c'était le déluge dans la cuisine.
Bucky et Sam se repoussèrent mutuellement en essayant d'échapper aux trombes d'eau qui tombaient du plafond.
"Barnes, t'es sérieux ?! J'te déteste, t'as pas idée !"
" Pigeon, merde ! C'est d'la faute à ton pain carbonisé !"
Ils s'aspergèrent, se firent des croche-pattes et roulèrent sur le carrelage inondé.
Dans la résidence, les autres Avengers hurlaient de colère. Le dispositif anti-incendie s'était déclenché dans toutes les chambres. Scott imagina l'état de la moquette, des bibliothèques, des matelas…
Oups... J'ai peut-être agi précipitamment…
On va rester rétréci un p'tit peu plus longtemps…
Maria Hill et l'émission télévisée
Ils se battirent pendant si longtemps que c'était devenu une habitude. Leurs bagarres étaient perfides et malhonnêtes, comme un combat de rue où tous les coups sont permis. Au début, ils gardaient ça pour eux et restaient discrets – leur mesquinerie ne concernaient qu'eux. Mais au bout de plusieurs mois d'harcèlement constant et mutuel, cela déborda sur leur vie publique.
Plus particulièrement dans une interview télévisée en direct sur « Les membres cachés des Avengers » que Maria Hill leur avait programmée pour regagner le capital confiance du public sans passer par la case Accords de l'ONU.
Sam, Bucky, Wanda et Vision n'étaient peut-être pas les mieux placés pour faire la publicité des Avengers, autant visuellement que diplomatiquement – Vision était rose et habillé comme un papy, Wanda avait des airs de punk-rock-gothique et Bucky était un ours grognon. Mais jusqu'à l'intervention de ce dernier, l'émission se passait bien.
Ils discutaient calmement, plaçaient des blagues aux moments-clés et évitaient les questions-pièges.
Puis l'animateur demanda : "Est-ce que vous répartissez les tâches dans un combat en fonction des aptitudes de chacun ?" ce qui était une question stupide à laquelle Sam n'avait pas l'intention de répondre – sauf par une réponse stupide comme "Non, on tire à la courte-paille" mais Maria n'aurait pas été contente et elle les épiait des coulisses, bras croisés et sourcils froncés.
Bucky renchérit aussitôt. Il était étonnamment charmant, presque séducteur. Il avait déjà envoûté l'animateur et l'audience allait suivre rapidement. D'après Sam, c'était une combinaison de sa vieille identité dragueuse d'avant-guerre et des talents de manipulation du Soldat d'Hiver.
"Oui, bien sûr. On s'arrange toujours pour gérer la situation en fonction des compétences et des qualités de chacun" dit-il d'une voix soyeuse et il désigna Sam de la main d'un geste fluide. "Par exemple, le Falcon, qui est plus fragile, moins résistant et moins utile, reste en périphérie des combats. Il ne s'occupe que de délimiter la zone des combats et de porter assistance aux victimes collatérales. De cette façon, on évite les pertes inutiles dans l'équipe en le gardant à l'écart."
Il avait ce sourire irrésistible de sale canaille pendant qu'il pourrissait l'image du Falcon publiquement.
Sam résista à l'envie de lui faire bouffer le micro devant ce tissu d'inepties et sourit à son tour, maintenant qu'il concentrait l'attention de l'animateur.
"C'est tout à fait juste" dit-il d'une voix de requin. "La devise des para-sauveteurs est Pour que d'autres puissent vivre, il est important de ne pas oublier les soldats normaux qui combattent pour notre pays. On peut dire que je suis un vétéran qui a réussi à se réinsérer !"
"Membre des Avengers, c'est plutôt une bonne situation !" glissa l'animateur.
"D'ailleurs, Bucky ici présent est aussi un vétéran, si l'on peut dire. Lui a plus de mal à se réinsérer dans la société actuelle, ce qui est normal bien sûr, puisqu'il est plus âgé que ma grand-mère. Mais cela ne l'empêche pas d'être un atout important de la nouvelle équipe. Vous avez remarqué son talent d'analyse : Bucky a eu le temps d'observer les techniques de combat des Avengers à son aise puisqu'il reste généralement sur le banc de touche. Il est encore en formation. C'est notre stagiaire, si l'on peut dire – il ne sert quasiment à rien sauf à faire le café à la fin des combats."
Sam et Bucky adressèrent un sourire flamboyant à la caméra, aussi forcé que ceux de Tony.
Embarrassé, l'animateur posa une autre question stupide à Vision – "Pensez-vous que votre différence en tant qu'I.A est une force ou un problème ?" – lequel répondit avec une patience surhumaine.
Bucky enfonça un doigt entre les côtes de Sam et lui murmura au creux de l'oreille : "Wilson, t'es mort. Mort."
Celui-ci ne répondit pas mais calcula les possibilités de prendre quelques jours de congé loin de la résidence. Outre les menaces de Bucky, Maria Hill n'avait pas l'air du tout contente de leurs petits mensonges en direct.
"C'était quoi ce bazar ?!" les houspilla-t-elle en sortant des studios. "Barnes, Wilson !?"
"Juste une petite boutade, Maria" la rassura Sam avec une expression angélique.
"Absolument" renchérit Bucky en posant une main sur l'épaule de celui-ci.
Ils lancèrent un nouveau sourire étincelant et hypocrite à la Stark.
Maria soupira et les laissa s'éloigner.
"C'était tendu" dit Wanda à côté d'elle.
"Tu as parfaitement bien géré tes questions" la félicita Hill.
Wanda était souvent inquiète. Elle était la plus jeune, ses pouvoirs effrayaient.
"Je parlais de Bucky et Sam."
"Oh. Ils m'ont fait penser à Stark et Rogers – ensemble, ils sont insupportables lors des interviews" soupira Maria.
"Pas que pendant les interviews" ajouta Vision.
Lui, Wanda et Maria regardèrent le parking en silence : tel un gentleman d'un autre siècle, Bucky venait d'ouvrir la portière arrière du 4X4 pour Sam. Celui-ci le regarda en face et ouvrit la portière conducteur pour s'asseoir derrière le volant, ignorant superbement la galanterie de Bucky.
"Ils sont toujours comme ça ?"
Wanda hocha la tête. "Depuis le début."
"C'est pire depuis quelques mois" nota Vision.
"Ça doit être invivable."
"Non, c'est plutôt drôle." Wanda eut un demi-sourire. "Et Vision me doit un donnut."
"Je ne pensais pas qu'ils oseraient se disputer en public" dit-il de sa voix sereine. "Je vais remettre mes équations à jour. Je les avais sous-estimé."
Maria leva les yeux au ciel et se promit de ne plus jamais mettre Wilson et Barnes ensemble lors d'interviews avant qu'ils fassent s'effondrer toute la réputation sérieuse des Avengers.
Elle appela Fury une fois seule, par mesure de sécurité.
"Agent Hill ? Quelque chose ne va pas ?"
"Qui a mis Wilson et Barnes dans la même équipe ? Ils vont s'entretuer !"
Dans le prochain chapitre, Wanda s'énerve contre Sam et Bucky… et fait prendre à leur relation une nouvelle direction… qu'elle n'avait pas prévu... mais qui est finalement pour le mieux (même s'il y a encore du chemin à parcourir !)
