Ceci n'est pas le prompt du jour 10, je suis vraiment désolé.e.
Je devais l'écrire aujourd'hui mais j'étais vraiment pas bien donc j'ai pas pu... Donc voilà le prompt du 11 qui est angsty alors que celui du 10 devait faire une pause et être plus joyeux.
Promis, demain, c'est un truc plus détendu et vous aurez pas envie de pleurer.
Warning pour Milou : tmtc
Prompt : « Tu l'images ? » Il pleurait doucement, regardant la personne qui le dévisageait. « Les ténèbres amoureuses de la lumière ? »
Entier
La fin de la guerre signifia le retour des mondes. Plus de sans-cœur dans les rues, plus de menaces, plus de combats. La paix était de retour, mais ça ne voulait pas dire que tout allait bien.
Vanitas s'est enfermé dans une chambre de La tour mystérieuse. Il refuse d'en sortir. Et il refuse que quiconque entre. Les fenêtres sont tout le temps closes et les repas laissés devant la porte ne disparaissent que de façon sporadique. Et personne n'ose rien dire.
Tous savent. Qu'Aqua est morte. Que Terra aussi. Ainsi que Xehanort. Et Ventus. Ils sont tous morts. De cette génération de guerriers, de cette époque, il ne reste que lui. Tout le reste a disparu.
Sora est le seul à trouver grâce à ses yeux. Parfois, lorsque le châtain vient toquer à la porte, celle-ci s'ouvre. A l'intérieur, c'est le noir complet. Et Vanitas est assis par terre, dans un coin, en boule. Il ne relève jamais la tête. Le naïf jeune homme pourrait parler des heures sans que cela ne le fasse broncher. Alors, il finit par partir, par dépit.
Ce n'est un secret pour personne que si le brun accepte si bien la présence de Sora, c'est parce qu'il est relié à Ven. Était, vu que le blond n'est plus. Il est le dernier lien qui lui reste. Parce que, comme un vase brisé, Vanitas ne sera jamais entier. Il restera pures ténèbres à vie.
Yen Sid avait voulu en finir avec lui mais ils s'étaient tous interposés. Le vieux sage n'avait pas compris. Et c'était normal, du haut de sa tour il n'avait pas pris part à la guerre. Il ne savait pas ce que c'était que d'avoir du sang sur les mains, que de voir soudainement le corps sans vie de quelqu'un qu'on a connu. Même en tant qu'ennemi. Certes, le grand magicien connaissait le deuil et la mort. Mais pas de près. Et personne n'était d'accord pour revivre ça alors que tout était enfin fini.
Il avait fallu le convaincre, accepter des tours de garde. Puis, quand il avait compris que le brun n'allait rien faire d'autre que rester dans la chambre, il avait laissé les choses revenir à la normal. Si on pouvait appeler leur quotidien normal…
Personne n'ose vraiment rentrer chez soi. Ou seulement en coup de vent. La guerre les a trop transformés, ils n'arrivent pas à tenir en place. Il leur faut dépenser cette énergie pour éviter de se retrouver comme Vanitas.
Sora est le seul à vraiment prendre de ses nouvelles, à revenir régulièrement, à essayer. Tous ont abandonné. Parce que Van ne veut pas vivre, ne peut pas vivre. Pas sans Ven. Parce qu'être une moitié de cœur ce n'est pas exister. Parce que les ténèbres sont forcément attirées par la lumière, même si celle-ci n'est plus là.
Il l'a avoué, le grand Vanitas. Il l'a dit à Sora. En pleurant. Il lui a dit qu'il aimait Ven. De la pire manière possible.
- Tu l'imagines ? Les Ténèbres amoureuses de la Lumière ?
Et ça voulait tout dire. Le châtain n'avait pas su quoi faire. Rien pu faire aussi vu que l'autre l'avait immédiatement mis dehors. La fois suivante, il avait fait comme si rien ne s'était passé.
Mais pour Sora, ce n'est pas anodin. Ils ont entendu l'histoire d'Eraqus, ce maitre qui refusait les ténèbres. Et Yen Sid leur a bien dit que là où est l'un, l'autre suit forcément. Sans ténèbres, pas de lumière et vice et versa. Que les ténèbres reviennent toujours, parce que la lumière existe encore. Alors, que les deux morceaux d'un même cœur soient attirés, cela coulait de source. Qu'est Ven sans Vanitas ? Et qu'est Vanitas sans Ven ? Rien du tout.
Mais aujourd'hui, Ven n'est plus là. Il ne reste plus que le brun. Et tout seul, il n'est rien. C'est pour ça que le jeune homme continue de venir le voir. Avec lui, il est un peu plus que rien. Mais ce ne sera jamais vraiment ça.
