Chapitre 10 – Parce que tout fini par se savoir

Bonjour tout le monde ! Je fais un petit message pour vous dire que ma fiction va de bon train. J'ai un peu de difficulté a tenir le rythme de deux chapitres par mois, mais je fais mon possible. Nous sommes a présent à la moitié de la fic. Dans ce chapitre, plusieurs choses vous seront révélées, ce sera majoritairement des dialogues. Bonne lecture et a bientôt ! xx

La neige tombait doucement. Dehors, un jeune homme se promenait au clair de la demi-lune. Le sol crissait sous ses pas. Sirius secoua la tête pour faire tomber les flocons qui s'y étaient accumulés. Il ajusta sa cape puis continua son chemin.

Encore une fois, il était incapable de dormir. Après deux heures à se tourner et se retourner dans son lit, il avait préféré aller se promener à l'extérieur en cette belle nuit d'hiver. Là, au moins, il était certain que personne ne viendrait perturber ses pensées. Des pensées qui allait de plus en plus vers deux Serpentards. Il y avait un bout de temps que cela durait. Moindrement qu'il s'égarait dans son esprits, les deux visages des jeunes femmes y apparaissait. Obsédé par elles, il n'avait même plus l'envie de séduire les autres. Tout cela était bien étrange, les autres lui avait fait remarqué. Mais il avait toujours évité le sujet. Sirius se retrouvait donc à ruminer ses idées seul.

Au moment où il eu cette dernière réflexion, il arriva à son endroit préféré à Poudlard. Dans le parc, face au lac noir, se trouvait un simple banc de bois. Lorsqu'il avait besoin de réfléchir, ses pas le menait toujours à cet endroit. En se dirigeant vers celui-ci, il se rendit compte que quelqu'un y était déjà assis. En se rapprochant de plus en plus, il distingua une femme puis, finalement, reconnue celle qui lui avait pris son petit coin de paradis. Quand il songeait à une personne, pourquoi fallait-il toujours celle-ci le rencontre? Il fit exprès de marcher le plus fort possible pour ne pas qu'elle sursaute lorsqu'il arriverait à sa hauteur.

- Que fais une jeune demoiselle comme toi, seule dans la nuit ? Demanda-t-il, charismatique.

- Bonsoir, Black, le salua Heidi, sans même se retourner.

Sans y avoir été invité, Sirius s'installa à côté d'elle. Toujours aussi dragueur, il lui passa un bras autour des épaules. Ses sourcils se froncèrent, mais elle ne fit aucun commentaire et ne le repoussa pas.

- Insomnies ? Demanda-t-il.

- Oui, toi aussi j'imagine ?

- En effet.

Aucun d'eux ne cherchait à briser le silence qui s'épaississait. Heidi fixait l'horizon, les yeux rivés sur le lac noir. Par contre, Sirius admirait son profil. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas apprécié le physique d'une fille. Après un moment, elle se tourna enfin vers lui, qui n'avait pas esquissé le moindre mouvement.

- Cesse de me regarder comme ça, je vais commencer à croire que tu es amoureux de moi, dit-elle.

- Comme si tu ne l'espérait pas, répondit Sirius, enjôleur.

- Et qu'est-ce qui te fait penser ça ?

- Hum… Je le sais, c'est tout.

- Évidemment.

Elle soupira et détourna a nouveau la tête. Sirius, qui croyait tout pour acquis, se dit que la tâche de la faire tomber dans ses bras n'était pas si facile. Elle ne semblait pas vouloir engager la conversation. Ce n'est qu'après un instant de pur silence qu'il parla enfin.

- Tu as entendu parler de ce qui était arrivé à Harvey Potter ?

- Comment faire autrement, dit-elle. Ça ne parle que de ça partout où je vais. C'est dommage, je trouvais que c'était un homme extraordinaire.

- Mais.. Mr. Potter a toujours été pour la défense des Moldus, et tu es une Serpentard, c'est assez étrange.

- Toujours les mêmes vieux préjugé… Il serait temps que tu évolues Black, les Serpentards ne sont pas tous des Mangemorts et des partisans de Voldemort.

- Alors pourquoi crois-tu avoir été envoyé dans cette maison ?

- Probablement a cause de ma ruse et de ma détermination. Je suis ambitieuse, tu vois ?

- Je pense encore que cela ne veut rien dire. J'ai moi-même été envoyé à Gryffondor par choix.

- Que veux-tu dire ? S'étonna-t-elle.

- J'aurais pu aller à Serpentard. Mais j'ai fait part au Choipeaux de mon envie de me séparer de ma… famille.

- N'importe qui avec une famille comme la tienne aurait fait pareille. Et après ce que j'ai entendu dire, tes parents ne devaient pas être très contents.

- Non, effectivement, affirma-t-il avec un sourire moqueur. Mais j'ai toujours été téméraire et indiscipliné alors.. ce n'était pas vraiment leur point de vue qui comptait pour moi.

- Je comprends. Mais bref, pour moi, la maison n'a pas vraiment d'importance.

Sirius réfléchit un instant.

- Tout dépend de la personne. Malgré mes vieux préjugés, certaines de mes convictions ont changées avec les années. La rencontre avec certains Serpentards ont tout changés.

- Certains Serpentards…Comme moi ?

- Oui, comme toi.

Elle plongea son regard dans le sien. Sirius s'étonna de la beauté de ses grands yeux violets. Ils brillaient magnifiquement à la lueur de la lune. Ils scintillaient comme… comme des iris qu'il avait déjà vu.

- J'adore tes yeux. Ils brillent, comme ceux de Mystery.

La jeune Serpentard eut une sorte d'hésitation. Elle continuait à le fixer, tout en déclarant d'une voix basse.

- C'est ma sœur.

- Quoi ?

Les yeux de Sirius s'écarquillèrent tandis qu'il essayait d'avaler la nouvelle. Heidi et Mystery étaient sœurs ? Voilà quelque chose à laquelle il ne s'attendait pas.

- Mystery est ma sœur, répéta-t-elle d'une voix plus forte. Personne n'est vraiment au courant.

- Mais.. pourquoi, comment ?

Heidi rit de l'incompréhension de Sirius, et tenta de lui expliquer la situation.

- Pendant les six dernières années, Mystery vivait en France. Elle voulait à tout prit aller à Beauxbâtons. Mais elle a décidé de changer d'école pour la dernière année, pour venir terminer ses études avec moi.

- Mais pourquoi cacher la vérité ?

- Ça, c'est une longue histoire.

Son ton mystérieux laissait présager d'autres mystères, mais son regard lui annonçait qu'elle ne voulait pas s'étendre sur le sujet.

- Attends, y'a un truc qui cloche dans ton histoire, dit Sirius avec scepticisme. Si vous êtes vraiment sœurs, pourquoi t'appelles-tu Mcgregor et elle Wells ?

Heidi eu un petit sourire.

- Ce ne sont pas nos vrais noms, répondit-elle. En fait, nous nous appelons White. Heidi et Mystery White.

Sirius enregistra les nouvelles données, puis, songea à l'ironie de la situation.

- White… Black et White, il me semble qu'on s'est fait avoir non ?

Heidi éclata de rire. Quelque chose s'illumina soudain dans son regard. Elle sortit de son manteau la collier que Sirius lui avait offert. Sous la lumière des étoiles, l'énorme pierre noire reflétait une étrange lueur.

- Black. C'est pour cela que tu m'a donné une pierre précieuse noire, n'est-ce pas ? Pour ne pas que je t'oublie ?

- C'était en effet l'objectif principal, ria Sirius.

Elle s'émerveilla encore une fois de la beauté du bijou, puis le serra. Elle resta un instant immobile, la main sur son col de manteau, mais après quelques secondes, elle se retourna vers Sirius. Puis, contre toute attente, se cala contre lui. Il en profita pour resserrer son étreinte autour d'elle. Déboussolé par sa soudaine proximité, les mains de Sirius devinrent moites et son rythme cardiaque augmenta considérablement. C'était étrange, car Sirius n'était pas le genre d'homme à devenir stressé lorsqu'une femme se blottissait contre lui.

- Tu sais, Black, tu m'impressionne de plus en plus.

- Qu'est-ce que tu veux dire par-là ?

- Tu es aussi déterminé que je le suis, moi. Lorsque quelque chose t'es refusé, ta détermination est si forte que tu n'abandonne pas.

- Quelque chose… ou quelqu'un.

- Je connais le refrain. Tu n'est pas le premier qui flirt avec moi. Mais je connais aussi ta réputation.

- La vie que les autres m'inventent n'est pas nécessairement celle que j'ai.

- Peut-être. Mais habituellement, tu ne te caches pas lorsque tu dragues tout le monde.

- Que veux-tu que je te dise. Je suis un dragueur dans l'âme. Mais je ne me suis jamais attaché. Comment voudrais-tu que je tombe amoureux d'une de ces cruches ? La seule chose qu'elles savent faire c'est glousser comme des dindes.

Heidi éclata de rire, rapidement imité par Sirius.

- Tu ne t'es jamais attaché, parce que tu n'as jamais trouvé la bonne, annonça Heidi, qui avait repris son sérieux.

- Tu as probablement raison. Mais quand je vais la trouver, saurais-je la reconnaître parmi les autres ?

- Certainement. Ce sera, naturel. Tu ne voudras plus que vivre pour elle. Tout le reste n'aura aucune importance. Ce sera comme si la gravité terrestre ne t'attirais plus, comme si il n'y avait qu'elle sur la Terre. Lorsque tu aimera complètement quelqu'un, crois-moi, tu le saura.

- Tu as l'air d'être au courant, dit Sirius d'un ton morose.

- C'est arrivé à une personne très proche de moi.

- Ah d'accord, compris Sirius l'humeur améliorée.

Heidi, les yeux fermés, profitait de sa confortable position. Elle eut un petit rictus en songeant à quel point Sirius Black était un garçon jaloux. Or, une question demeurait sans réponses. Pourquoi, diable, s'intéressait-il à elle ?

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Sirius passa la journée du lendemain perdu dans ses pensées. Plusieurs fois, James tenta de lui tirer les vers du nez, d'essayer de savoir ce qui le tourmentait tant, mais Sirius demeurait silencieux. Après ces quelques tentatives, James laissa tomber et suggéra à Remus et à Peter de faire pareille. Mais Remus ne se laissa pas abattre et resta avec lui toute la journée. Alors qu'ils étaient dans leur dortoir, Remus se désintéressa de son ami et choisi des vêtements avec soin. Il desserra sa cravate et sortit sa chemise de ses pantalons. N'importe qui serait d'accord pour dire que l'allure négligé lui allait à merveille.

- Passe une bonne soirée Sirius !

Sirius sortit brutalement de ses pensées. Remus s'apprêtait à partir. Vu le sourire qu'il affichait, il devait probablement aller voir sa copine mystère.

- Toi, tu vas en passer toute qu'une, j'espère, répondit Sirius avec un sourire entendu.

Remus lui fit un clin d'œil complice puis s'en alla. Ravi d'avoir enfin une soirée pour lui tout seul, sans les autres pour le déranger, Sirius se débarrassa de ses chaussures et s'allongea sur son lit. Il pourrait pleinement réfléchir à tout ce qui s'était passé récemment. La soirée d'hier était imprégnée dans son esprit. Il se remémorait sans cesse tout ce qu'Heidi lui avait dit. Savoir qu'elle était en fait la sœur de Mystery l'avait profondément marqué. A vu d'œil, c'était impossible de découvrir le lien de parenté qui les unissaient. Mais cela ne voulais rien dire; Bellatrix et Narcissa étaient toutes deux sœurs et il n'y avait aucun point communs entre elles. Bref, Il avait encore tant de questions à lui poser. Il était certain qu'elles avaient encore un sombre passé à lui cacher. Le désir brûlant de les revoir pesait sur son esprit et presque aussitôt, Sirius sortit la carte du Maraudeur afin de déterminer leur position.

Il revisita momentanément le château, arrêtant son regard dans la salle commune des Serpentards. Puis soudain, deux points isolés attirèrent son attention. Remus Lupin et Narcissa Black. Sirius ne compris pas tout de suite ce que cela signifiait. Puis soudain, toutes les pièces du puzzle se mirent en place. Remus était partit plutôt dans la soirée voir sa copine. Sa copine qu'il tenait tant à dissimuler aux yeux de Sirius. Et maintenant, il se tenait dans une salle de classe isolée en compagnie de sa cousine. La copine de Remus était Narcissa. Remus, un de ses meilleurs amis, sortait avec Narcissa, sa cousine détestée. Sirius se répéta plusieurs fois l'information, comme pour l'assimiler complètement. Puis, lentement, il sentit la fureur et l'incompréhension s'emparer doucement de ses sens.

Abasourdi par sa découverte, mais terrifié de ce qu'il pourrait découvrir en allant sur les lieux, Sirius du prendre une décision radicale. Il se leva d'un bond, sauta dans ses chaussures puis descendit en se guidant de la carte. Traversant les couloirs à une vitesse folle, il se rendit bientôt à l'endroit désignée. En espérant de tout cœur que la carte se trompait, Sirius s'arrêta devant ladite porte. Il retint son souffle, puis ouvrit la porte à la volée. Devant lui, enlacés furieusement, s'embrassant comme si leur vie en dépendait, Remus et Narcissa étaient plaqués contre le mur. Cette vision lui donna la nausée. Voir son meilleur amie avec l'une des femmes qu'ils déteste le plus en train de se bécoter, c'était dégoûtant ! Et complètement inacceptable. Comment Remus, habituellement si songé, avait-il pu sortit avec elle ! Le bruit de canon qu'avait fait la porte en s'ouvrant fit séparer les deux amants rapidement. Incapable de prononcer un mot, Remus observait avec horreur son ami dans le cadre de la porte.

Sirius était totalement immobile, puis soudain, sa colère explosa.

- MAIS QU'EST-CE QUE TU FICHES AVEC ELLE !

- Sirius, attend je vais tout t'expliquer ! Tenta Remus.

- M'EXPLIQUER ? Non mais tu veux rire ? Tu entretiens une relation avec ma cousine, je ne vois pas ce qu'il y a de plus à expliquer ? Hurla Sirius.

- Tu tires des conclusions hâtives, comme d'habitude ! Tu voudrais bien te calmer un instant?

- Des conclusions hâtives ! Je ne suis pas aveugle à ce que je sache ! Je vous ait vu, ici, mais aussi sur la carte !

Remus se prit la tête entre les mains. Il avait oublié la carte. Comment avait-il pu être aussi stupide ?

- Tu veux bien cesser de lui crier dessus ! S'exclama Narcissa. Je ne voit pas en quoi sa vie personnelle te concerne !

- Tais-toi ! Je ne veux même pas t'entendre !

- Parle-lui sur un autre ton, Sirius ! S'emporta Remus.

- C'est ça, défends-là, espèce de traître !

- Eh bien oui, je vais la défendre ! Je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas ! Dit Remus, sa voix augmentant de plus en plus.

- Parce que tu es sensé être mon ami, et les vrais amis ne couchent pas avec des personnes non-fréquentables !

- Non-fréquentable ? NON-FRÉQUENTABLE ! Mais c'est toi qui t'emporte à la moindre chose, c'est toi qui cris sur tout le monde et qui a une réputation de merde ! Je ne vois pas en quoi je pourrais être « non-fréquentable » ! S'indigna Narcissa, hors d'elle.

- LA FERME ! Je t'ai déjà dit que je ne voulais pas t'entendre ! Cela ne te concerne pas!

- Et moi je t'ai déjà dit que je ne voulais pas que tu lui parle sur ce ton ! Coupa Remus.

- Et tu es qui pour me dire quoi faire, hein ? Un ami digne de confiance peut-être ? Ironisa Sirius. Je n'aurais jamais cru que tu puisse me trahir de cette façon ! Je ne sais pas à quoi tu as pensé, mais vraisemblablement, tu n'a pas du réfléchir beaucoup avant de t'engager avec cette…idiote !

Remus, devant lui, avait les yeux fermées, la tête baissée et essayait sans succès de garder son self-control.

- … ce que tu peux faire avec une traînée comme elle !

- Retire ce que tu viens de dire, dit Remus, la voix tremblante de rage, les yeux toujours fermés.

- Pas question ! Cette fille a toujours été comme ça ! Ce n'est qu'une pouffiasse !

Cette fois, Remus ne put se contenir, il s'élança vers Sirius et le plaqua violemment au mur. Sirius eu un mouvement de recul en apercevant les iris à présent jaune du Gryffondor. Il avait été trop loin, le loup avait prit le dessus.

- Redit cela encore une fois et je te garantit que ce sera la dernière chose que tu auras dit dans ta piètre vie !

Sirius le toisa du regard, la rage lui brouillant la vue. N'importe qu'elle personne sensée aurait immédiatement battue en retraite, mais tous ceux qui connaissait Sirius savait que ce n'était pas son cas.

- Et tu vas faire quoi, espèce de traître ? Me jeter un livre à la figure ? S'exclama Sirius, furibond.

- Ce n'est pas l'envie qui manque !

- Eh bien, va donc calmer tes envies avec la fille que tu appelle ta copine ! Après tout, étant déjà mariée, elle doit être habituée à ce genre de chose ! Elle est mariée Remus, mariée tu entends, même si tu le voudrais, jamais elle ne serait tienne !

Et le coup partit tout seul. Sirius, le nez fracassé, répliqua vivement et envoyant une belle droite sur le visage de son adversaire.

Narcissa, paniquée, courut chercher de l'aide. Par un merveilleux hasard, d'une chance digne d'une fanfiction, elle tomba nez à nez avec Potter et Pettigrow. Elle tenta vainement de leur expliquer la situation, mais après quelques tentatives, elle décida de les emmener dans la salle de classe où Sirius et Remus se livrait une bataille acharnée. Lorsqu'ils entrèrent, James et Peter n'en crurent pas leurs yeux. Leurs deux meilleurs amis avaient tous les deux le visage en sang et ne semblaient pas vouloir abandonner. James se précipita sur Sirius, qu'il immobilisa avec peine, tandis que Narcissa dans son coin, tentait de calmer Remus.

- Remus, allez, s'il te plait, rappelle-toi qui tu es ! Tu peux reprendre le dessus, ne te laisse pas abattre ! Remus, s'il te plait !

Elle plaqua ses lèvres contre les siennes, au grand dam des autres dans la pièce. Ce contact semblait avoir réussis car les yeux de Remus reprirent leur couleur habituelle. Après un bref moment, il sembla se rappeler de ce qu'il venait de se passer. Alors qu'il allait se tourner vers Sirius, il vit celui-ci quitter la salle dans un coup de vent. James et Peter s'approchèrent, sans oublier de jeter un étrange regard à Narcissa. Peter prit la parole :

- Je crois qu'il nous manque un bout de l'histoire, dit-il.

Il ne quittait pas des yeux Narcissa, assise par-terre à côté de Remus, les bras passés au tour de son coup. James, par contre, semblait comprendre.

- C'est pourtant évident, affirma-t-il. Sirius a dut les surprendre, et le connaissant, il a du s'emporter rapidement, sans connaître les détails.

- En effet, c'est ce qui c'est passé, répondit Narcissa.

- Mais je me demande.. pourquoi Remus en est venu aux mains ?

Il se tourna vers son ami. Celui-ci évita son regard, et répondit d'une voix rauque.

- J'ai… j'ai perdu le contrôle sur moi-même. Le loup avait prit le dessus; je ne pouvais rien faire d'autre.

- D'accord, je comprend maintenant, dit James. Mais… depuis quand vous… ?

- Depuis le mois d'Octobre. On ne voulais pas le dire, pour justement éviter ce qui vient de se passer.

James hocha la tête, compréhensif.

- Je comprend, répéta-t-il. Mais je comprend également la réaction de Sirius. Pour ma part, je n'ait rien contre et je ne suis pas du genre à empiéter sur votre vie privée.

- Merci, James, j'apprécie beaucoup, dit Narcissa et le gratifiant d'un sourire.

- Moi aussi, ajouta Remus. Et si tu veux bien, tu serais gentil de…

- Ne t'en fais pas, je vais essayer de parler à Sirius. Mais sans vouloir être rabat-joie, je ne crois pas qu'il va vouloir m'écouter.

- Merci quand même d'essayer.

James leur fit un signe de tête encourageant, et se dirigea vers la salle commune en compagnie de Peter.

- Je n'arrive pas à croire, s'exclama Peter, un peu plus loin. C'est tout simplement impossible !

- Crois-moi, je suis aussi surpris que toi, Queudver. Jamais je n'aurais pu imaginer quelque chose comme ça. Je croyais au départ que Remus voyait quelqu'un comme Miley, pas Narcissa !

- Dans ce sens, je comprend pourquoi il n'a pas voulu le dire à Sirius.

- J'aurais fait pareille à sa place. Sirius est quelqu'un d'impulsif, on ne sait jamais à quoi s'attendre avec lui.

- Mais en venir aux mains … c'est exagéré, tu ne trouves pas ? interrogea Peter

- Si… Mais comme Remus l'a dit, le loup avait prit le dessus.

Il arrivèrent au tableau de la grosse dame. Puis lorsqu'ils furent rendus de l'autre côté, ils virent que la salle commune était pratiquement vide. Excepté deux personnes, qui s'avérait être Lily et Sirius. James et Peter les rejoignirent immédiatement. Lily, les mains couvertes du sang de Sirius, les salua.

- Ahhh enfin ! S'exclama-t-elle. Vous pourriez peut-être m'expliquer qu'est-ce que c'est que cette histoire ! Se batailler avec Remus, non mais à quoi as-tu pensé Sirius ?

- C'est une longue histoire, Lily.

- En me considérant comme ton amie, et te soignant, je crois que je mérite de le savoir.

- Elle a raison, confirma James. Peter et moi aimerions aussi entendre les détails.

Sirius soupira. Il effleura son arcade sourcilière réparé et remercia Lily d'un signe de tête.

- Je cherchais… je me promenais dans le château. Quelques minutes auparavant, Remus s'en allait voir sa copine qu'il tenait tant à me cacher. Alors, je suis tombé sur eux.

Sirius cachait les détails. Lily n'était pas au courant pour la carte, et il ne souhaitait pas dire aux autres qu'en vérité, il cherchait Heidi et Mystery.

- Eux.. ? Remus et… ?

- Narcissa, répondit Peter. Remus sort depuis quatre mois avec Narcissa Black.

- Narcissa Malefoy, précisa Sirius. Elle est marié, mais a quand même le temps de se trouver un amant.

- Pardon ? S'exclamèrent les trois autres dans un parfait synchronisme.

- Elle est mariée, répéta Sirius, visiblement impatient. À Lucius Malefoy.

- Comment tu sais ça ?

- J'ai assisté au mariage. Cela c'est produit lorsque j'habitais encore au Square Grimmaurd.

- Tout s'explique maintenant, lança Lily. Tu les as vu ensemble, et ne supportant pas de ne pas te mêler de la vie privé des autres, tu les as dérangé.

Lily et son implacable franchise. Toujours là pour dire ce qu'elle pense. Sirius s'envenima à ses paroles.

- Je ne vois pas en quoi cela te concerne. Remus n'est qu'un menteur. Son aventure avec ma cousine n'est que pure trahison !

- Ou ce n'est que de l'amour !

- Non, ce n'en est pas !

- Et qu'est-ce que tu connais à ça, toi, l'amour ? Tes actions blessent toujours quelqu'un autour de toi. Tu agit sans réfléchir, et cela à des conséquences désastreuses pour tes proches, ami ou non ! Et tu dis que tu sais c'est quoi ? Pardonne-moi Sirius, mais au nombre de copines que tu as par année, je ne crois pas que l'amour signifie réellement quelque chose pour toi.

- Lily, calme-toi, s'il te plait, tenta James

- Non ! Il doit savoir les répercussions de ses actes ! Je ne permettrais pas qu'on blesse Remus comme ça. C'est mon ami, mais toi aussi tu l'es Sirius, c'est pourquoi je te dis tout ça, avant que quelqu'un d'autre ne le fasse à ma place !

- Je comprend ce que tu veux dire. Mais tes accusations sont sans fondements, Lily. Tu dis que je ne connaît rien à l'amour ? Donc tu ne connais rien de moi. Je sais aimer.

- Permet-moi d'en douter.

- Non mais on s'égare du sujet, je ne vois pas en quoi l'amour est important dans la trahison de Remus.

- Au contraire, tout a rapport ! Si tu aime suffisamment Remus, en amitié, ajouta-t-elle au regard étonné de Sirius. Si son amitié importerais vraiment à tes yeux, cela n'aurais aucune importance pour toi ! Tu t'en ficherais de savoir avec qui il a une relation ! Tu accepterais ses choix !

Sirius baissa la tête; il y avait du vrai dans ce que Lily insinuait. Mais Sirius était orgueilleux. Beaucoup trop orgueilleux pour admettre qu'il avait tord. Alors, sans répondre à ce qu'elle venait de dire, sans plus d'explications afin de justifier les gestes qu'il avait posé, il se leva et monta se coucher. Car après tout, tout le monde sait que la nuit porte conseil.