Comme je n'aurais sûrement pas le temps de poster demain comme je vous l'ai promis, je poste ce soir! :)
N'hésitez pas à reviewer, ça m'encourage vraiment! J'ai très peu de reviews et plus de 2 000 vues donc ça me décourage un petit peu :( cette fiction est vraiment un challenge, elle est très difficile à écrire étant donné que des tonnes de nouvelles informations s'ajoutent au tome 6 originel, donc vraiment, quelques petits avis ne se refusent pas ^^
Dans ce chapitre, il y aura plusieurs POV, entre autres celui de Drago, de Hermione et, un petit nouveau : celui de Harry. C'était principalement pour resituer l'histoire car c'est compliqué de dire exactement, à chaque chapitre, à quel moment de l'année on se trouve.
Voili voilou, bonne lecture :)
Drago n'arrivait pas à définir l'état dans lequel il se trouvait. Il était à la fois furieux, honteux, déprimé et malade de peur. Il avait appris quelques minutes plus tôt que Katie Bell, la poursuiveuse de l'équipe de quidditch de Gryffondor, avait frôlé le collier qui était censé tuer Dumbledore. Elle avait été envoyée à l'hôpital Ste Mangouste en urgence et Drago ne savait pas dans quel état de santé elle était actuellement. Probablement aux portes de la mort…
Rosmerta avait donc bien rempli sa mission mais n'avait pas choisi la bonne personne. De toute évidence, cette idiote de Katie Bell était une grande curieuse – au péril de sa propre vie.
Drago était furieux à la fois contre elle et contre lui-même. Comment avait-il pu faire une telle erreur ? Il avait failli tuer une personne innocente ! De rage, il fracassa son poing contre le miroir des toilettes des filles. Il sentit un liquide poisseux couler de ses phalanges, mais il était bien trop en colère pour s'en soucier. Il attentait à la vie des autres et ça le dégoûtait. Il avait beau être un fils de mangemort et un allié du Seigneur des Ténèbres, la simple idée de tuer quelqu'un, même sans le faire exprès, le dérangeait au plus haut point.
Alors que le fil de ses pensées arrivait à ces conclusions, il se posa une question qui ne lui avait jamais traversé l'esprit : s'il ne supportait pas faire le mal autour de lui, était-il fait pour devenir un mangemort ?
Il avait envie de hurler, de frapper. Au lieu de ça, il se laissa glisser contre les lavabos et s'assit sur le sol mouillé. Il plia ses jambes contre lui et enfouit sa tête dans ses bras. Il n'en pouvait plus. Il était incapable de tuer Dumbledore, si on jugeait son comportement actuel. Il ne voulait pas se salir les mains et encore moins vivre avec la mort de quelqu'un sur la conscience. Il était encore trop pur, et il n'était pas sûr de vouloir être corrompu. Il savait qu'il était foncièrement mauvais, mais pas à ce point-là. Il ne voulait pas tuer.
Mais il y était obligé.
Drago se griffa violemment le bras et ferma étroitement les yeux. Il ne devait pas pleurer. Un homme ne pleurait jamais, et son père s'était bien assuré qu'il apprenne cette leçon lorsqu'il était encore petit. Il ne fallait pas qu'il se laisse aller comme la dernière fois. Et se décourager de la sorte était inutile, il devrait effectuer cette mission quoi qu'il lui en coûte. La vie de sa famille en dépendait…
« Malefoy ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ? » souffla une voix qu'il aurait reconnue entre mille.
La seule voix qu'il ne voulait entendre pour rien au monde à cet instant. La voix de cette Miss-Je-Sais-Tout aussi horrible que son sang impur.
« Dégage. » lança-t-il d'une voix enrouée mais néanmoins froide.
Comme d'habitude, elle fit le contraire de ce qu'on lui demandait en avançant d'un pas rapide dans sa direction. Elle s'accroupit devant lui et l'observa d'un air indécis.
« Malefoy… »
« DÉGAGE, GRANGER ! » hurla-t-il de toute la puissance de sa voix.
Il n'était pas en état de jouer la comédie pour se rapprocher d'elle. Il voulait juste être seul, qu'on le laisse tranquille quelques heures. Étais-ce trop demander, bordel ?
« Je ne vais pas te laisser dans cet état-là tout seul ! Tu serais capable de détruire les toilettes. » déclara Granger en levant les yeux vers le miroir brisé.
Il ne répondit pas. Il voulait juste qu'elle s'en aille.
Hermione, de son côté, le remarqua et ne dit plus un mot pendant plusieurs minutes. Malefoy semblait être dans un très mauvais état. Il avait l'air ébranlé et une énorme blessure s'étendait sur sa main. Il faudrait qu'elle trouve le moyen de le soigner sans qu'il ne lui hurle dessus.
Finalement, après un long silence, le jeune homme murmura plus pour lui-même que pour Hermione :
« Je te déteste. Je vous déteste tous, vous et votre vie si simple… »
Hermione ne put que supposer qu'il était difficile pour lui de faire son choix. Il devait être déchiré entre suivre sa famille et écouter son cœur.
« Tu peux faire en sorte de rendre ta vie plus simple. » répondit-elle doucement.
« Rendre ma vie simple ? Si je change de camp, Granger, mes parents mourront ! » cracha le Serpentard en levant la tête vers elle.
« Dumbledore peut faire en sorte de cacher tes parents, de les protéger… » tenta Hermione d'une voix tremblante.
« Vous idéalisez tous le vieux fou ! Quand le Seigneur des Ténèbres traque quelqu'un, il le trouve sans aucun problème ! Et de toute manière, mes parents ne voudraient jamais se réfugier dans les jupes de votre putain d'ordre ! »
A cet instant, Drago ne sut pas déterminer s'il jouait la comédie ou s'il envisageait vraiment ces éventualités. Il se sentait trop faible, de toute manière, pour lutter contre cette Gryffondor acharnée qui voulait absolument le convertir en gentil petit toutou de l'ordre. Mais n'était-il pas un toutou dans les deux cas ? Ordre ou mangemorts, où qu'il aille, il serait à la solde de quelqu'un.
« Tu vois l'ordre d'un mauvais œil, Malefoy, parce qu'on t'a appris à le détester. Tu as toujours suivi tes parents – non, non, ce n'est pas un reproche, n'importe quel enfant rejoint les avis de ses parents ! » assura-t-elle en voyant Drago ouvrir la bouche d'un air mécontent. « J'essaie simplement de t'expliquer qu'on est tous formatés dès la naissance. J'ai été éduquée par des moldus, certes, mais on m'a appris à me ranger du côté du bien, à aider les autres, à défendre les causes perdues. Toi, tu as été éduqué par une famille conservatrice, dont le sang est purement sorcier depuis des siècles. On t'a appris à être rusé, à chercher tous les moyens de survivre, quitte à te ranger du mauvais côté. »
Drago leva les yeux au ciel. Ce genre de débats l'énervait au plus haut point, tout simplement parce qu'on rangeait toujours les gens dans deux catégories.
« Tu catégorises tout le monde, Granger. Selon toi, on est soit tout noir, soit tout blanc. As-tu jamais envisagé qu'on pouvait simplement être gris ?
Drago pensait lui-même qu'il était gris. Il était vraiment mauvais, mais il n'était pas capable du pire.
Sa phrase semblait avoir ébranlé Granger. Visiblement, elle n'y avait jamais vraiment pensé. Elle fixa le sol quelques secondes, puis changea de sujet subitement :
« Certaines personnes te soupçonnent d'être lié à l'accident de Katie Bell. »
Drago haussa les sourcils.
« Potter, je suppose ? » lança-t-il d'un ton hargneux.
« Non, pas Harry. » mentit Hermione. « Y es-tu pour quelque chose ? »
« Tu ne sais pas mentir Granger. Et comment veux-tu que j'y sois pour quelque chose ? J'étais en retenue avec McGonagall cet après-midi ! »
Son ton était redevenu hautain. Hermione lui jeta un regard légèrement soupçonneux.
« Laisse-moi soigner ta main. » finit-elle par exiger.
« Je n'en suis pas sûr, mais il me semble t'avoir gentiment demandé de dégager, tout à l'heure. » répondit Drago d'une voix traînante.
Il n'était jamais resté aussi longtemps avec Granger et elle commençait sérieusement à l'énerver avec ses questions, ses débats idiots et ses exigences.
Hermione lui saisit la main de force et lança un sortilège de soins mineurs pour refermer la plaie. La main de la jeune fille était chaude et moite. Drago la repoussa brusquement, choqué à l'idée d'avoir eu un contact physique avec elle, et bien qu'accroupie, elle tomba en arrière. Furieuse, elle sauta sur ses pieds et le fusilla du regard.
« C'est ta façon de remercier les gens ? » cracha-t-elle.
Drago se releva lentement.
« Je ne t'ai rien demandé, Granger. » murmura-t-il d'un ton menaçant.
La jeune fille tourna les talons et avança d'un pas rageur vers la sortie des toilettes. Elle disparut de sa vue quelques instants plus tard, et étrangement, Drago se sentit vide de toute énergie.
La fin du mois de novembre approchait et Drago n'avait toujours pas avancé concernant l'armoire à disparaître. Il avait levé le pied lorsqu'il avait trouvé l'idée du collier, mais l'accident de Katie Bell l'avait énormément refroidi et il avait dû s'y remettre sérieusement. A présent, il passait les trois quart de son temps libre dans la salle sur demande, à s'arracher à moitié les cheveux devant cette ignoble armoire qui ne réagissait pas à ses sortilèges de réparation. Il avait pourtant lu et relu « circueo reficio fectum, ou comment apprendre ce sortilège difficile », mais il n'arrivait décidément pas à intégrer les principes du charme. Et ça le rendait littéralement fou.
Quant à sa mission Potter, Drago n'avait plus reparlé à Granger. Sa dernière discussion avec elle l'avait plus ébranlé qu'il ne l'aurait avoué, d'un côté parce qu'elle l'avait encore vu dans un état déplorable, de l'autre parce qu'elle avait vraiment réussi à lui retourner le cerveau pendant quelques instants - et ça lui avait fait peur.
Elle l'avait pris par surprise à un moment où il était faible, et avait frappé exactement où il fallait. Il s'était remis en question pendant sa conversation avec elle, alors qu'il aurait dû faire semblant. Mais il avait été tellement désespéré d'avoir failli tuer Katie Bell involontairement que son esprit s'était ouvert à de nouvelles réflexions auxquelles il n'avait pas l'habitude. Des réflexions de faibles et de lâches. Il avait songé qu'il voulait être libre, qu'il avait envie de profiter de ses dernières années d'études sans avoir de missions abracadabrantes sur le dos.
Il ne voulait pas qu'on lui arrache sa jeunesse alors qu'il n'avait pas encore dix-sept ans. Il ne voulait pas être responsable de la mort de sa famille. Il voulait juste retrouver sa vie d'avant, où il n'avait pas d'autres soucis que Potter et sa célébrité idiote.
« Drago. »
Le jeune homme, allongé dans son lit et occupé à ressasser sa malchance, leva les yeux vers son interlocuteur. Génial. C'était Urquhart.
« Tu as loupé tous les entraînements depuis le début de l'année, mec. Je te signale que le prochain match est demain ! T'es l'attrapeur mon pote, t'as intérêt à être présent ! »
Drago avait complètement oublié le quidditch. Sa mission était bien plus importante à ses yeux et le fait qu'il faisait partie de l'équipe des Serpentard lui était complètement sorti de la tête. Il se redressa et lança un regard noir à son capitaine.
« J'ai des choses bien plus importantes à faire en ce moment, Urquhart, si tu vois ce que je veux dire. »
Urquhart défia Drago du regard pendant quelques instants.
« Tu vas prendre Harper comme remplaçant et tu diras que je suis malade. » ajouta le blond d'un ton menaçant.
« Ca a un rapport avec le Seigneur des Ténèbres ? » demanda le capitaine en haussant un sourcil.
« D'après toi ? » demanda Drago en l'observant comme s'il était un demeuré.
Urquhart lui fit un imperceptible hochement de tête puis fit demi-tour et sortit du dortoir.
Harry était déprimé. C'était la veille du match de quidditch contre Serpentard, et il avait traîné un Ron bougon toute la semaine. Les entraînements s'étaient avérés désastreux et celui de ce soir avait été un véritable carnage. Il y avait eu des conflits dans l'équipe à cause de Ron et Harry avait été contraint de menacer son meilleur ami d'expulsion quelques minutes auparavant. Il n'en pouvait plus de son caractère défaitiste. Ron était sûr et certain qu'il n'arriverait pas à arrêter un seul souaffle pendant le match qui se déroulerait le lendemain.
Harry réfléchit intensément. Il fallait qu'il trouve un moyen pour rendre sa confiance et sa bonne humeur à Ron, sinon le match Gryffondor-Serpentard serait un véritable supplice.
Ron était insupportable ces temps derniers. Depuis qu'il avait surpris sa sœur Ginny en train d'embrasser Dean dans un couloir, son humeur était devenue massacrante et il était d'un rabat-joie inimaginable. Certes, Harry n'avait pas non plus apprécié de voir la jeune fille agir de la sorte, mais il ne l'avait pas pour autant fait sentir à ses amis.
Les pensées d'Harry s'envolèrent vers des contrées plus attrayantes. Il imaginait que c'était lui que Ginny embrassait, et qu'elle posait sa main sur sa nuque pour l'attirer davantage vers elle. Harry s'était aperçu qu'il nourrissait des sentiments étranges pour elle. Il l'avait toujours vue comme si elle était une sœur, et ce changement soudain l'avait troublé. Au vu de la réaction de Ron lorsqu'il avait surpris Ginny et cet imbécile de Dean, il serait sans doute incontrôlable si Harry devenait son petit-ami. Il n'avait décidément pas de chance…
Et soudain, l'idée lui vint. De la chance ! Pour que Ron regagne sa confiance en lui, et par la même occasion sa bonne humeur, il fallait qu'Harry fasse semblant de verser du Felix Felicis dans son verre de jus de citrouille demain matin !
Harry s'endormit avec un mince sourire aux lèvres.
Une bierraubeure à tous ceux qui auront le courage de laisser une review à la pauvre fille désespérée que je suis! ^^
