Et voilà la suite tant attendu!


Chapitre 10 – Cahot des coeurs

Marinette n'entend plus rien. Tout le bruit ambiant est complétement couvert par le bruit effroyable du sang qui bat dans ses veines. Elle a l'impression que sa gorge s'est rétrécie à un point tel que même l'air ne passe plus. Son cœur bat tellement fort, qu'elle est certaine que les touristes sur les champs Élysée l'entendent. Elle ne sent plus ses doigts ni ses pieds. Toutes les pensées logiques ont quittées sa tête pour aller voler loin, très loin d'elle. Ses yeux sont incapables de se détourner de la silhouette de Chat Noir.

Chat Noir regarde avec attention Marinette. Cette dernière semble sur le point de tourner de l'œil. Il sent la panique qui habite la jeune femme grandir de seconde en seconde. Il s'attendait à tous sauf à cette panique paralysante que Marinette semble avoir. Ses oreilles frémissent alors qu'il entend le bruit de l'ascenseur qui remonte.

Adrien : Dé transformation!

Un second éclair vert illumine Marinette. Adrien dépose lentement ses mains sur ses épaules rigides.

Adrien : Marinette, est-ce que… ça va?

Lentement, sans bouger d'un iota, Marinette tente d'avaler. Puis elle prend un grand respire tentant de reprendre le contrôle de son corps. Elle se rend compte qu'elle est debout, mais ne se rappelle pas du tout s'être levée. Elle regarde Adrien quand ses genoux décident de céder sous la pression. Adrien tend les bras et l'attrape avant qu'elle ne tombe par terre. Tout doucement il s'agenouille, la tenant contre lui. Elle est inerte dans ses bras. Il n'ose pas bouger. Puis soudain, les épaules de Marinette sont prises de soubresaut. Adrien sent la pression sortir du corps de Marinette lentement. Doucement, il décolle Marinette de son torse pour lui faire face. Son monde s'écroule alors qu'il voit le visage blême de sa Lady, où une simple larme coule sur sa joue. Instinctivement, il la serre dans ses bras.

Adrien : Non, Princesse! S'il vous plait, ne pleure pas!

Adrien est désemparé. Elle n'est pas contente qu'il soit Chat Noir. Il avait mal interprété les signes à l'hôpital… Après tout elle a toujours repoussé Chat Noir. Il aurait dû comprendre qu'elle n'aimait pas cette facette de sa personnalité.

Adrien : Je … je suis désolé Marinette. Je … je…

Adrien sent les larmes montées dans ses yeux. Son cœur est brisé avant même d'avoir connu le vrai bonheur. Marinette bouge contre lui. Ça y est, s'en est fini, elle me repousse!

Les mains de Marinette se dépose contre sa poitrine. Lentement elle décolle son visage du torse d'Adrien. Elle lève la tête vers lui. Brisé, il détourne le regard de peur qu'elle voit dans ses yeux la douleur qu'il ressent. Alors qu'il évite son regard, les mains de Marinette encercle son torse d'un coup sec alors qu'elle le serre dans ses bras. Puis elle se met à pleurer pour de bon. De gros sanglots la secoue.

Marinette : Chaton…

Son surnom prononcé dans un sanglot à peine audible ébranle Adrien plus que tout. Ses bras se referme un peu plus contre elle. Après un moment, il tente d'éloigner Marinette de lui pour pouvoir lui parler tout en la regardant dans les yeux. Mais cette dernière s'agrippe à lui comme à une bouée dans la tempête. Délicatement, il dépose un baiser sur le dessus de sa tête. Lentement les pleurs de Marinette s'estompent et sa respiration se fait plus lente. Doucement, elle se décolle de lui, s'essuyant les yeux.

Adrien : Je suis désolé Marinette. Est-ce que ça va?

Marinette : Je… Je ne sais pas. J'ai besoin de réfléchir à tout… ça.

Adrien sent son cœur se briser encore plus.

Marinette : A-Adrien, est-ce qu'on peut rentrer? Je suis épuisée…

Adrien remarque que sa Lady a les yeux complétement rouges et les joues blanches. Il aurait dû attendre pour se révéler. Elle est encore en convalescence, et toute ces émotions l'ont vidée du peu d'énergie qu'elle avait. Il avait encore une fois penser qu'à lui. Il est vraiment le pire des navets. Il sent veut tellement qu'il se dégoute lui-même. Lentement, il l'aide à se relever. Une fois debout, il refuse d'enlever ses mains d'autour de sa taille. Marinette pour sa part ne fait nullement confiance à ses jambes pour la supporter en ce moment, c'est pourquoi elle s'accroche fermement à Adrien. Pour les touristes autour, il semble être le parfait petit couple se promenant bras dessus, bras dessous. Mais les apparences sont tellement trompeuses parfois. Une fois au pied de la tour, il retrouve la voiture. Ils s'assoient chacun de leur bord. Adrien perd son regard dans le paysage qui défile. Après quelques minutes en plein silence, il se retourne vers Marinette, pour la découvrir profondément endormie. Ses longs cils noirs contrastent fortement avec le blanc de ses joues. Il arrive quelques instants plus tard à la pâtisserie. Adrien débarque et contourne le véhicule. Ouvrant la porte, il glisse ses mains sous les genoux et dans le dos de Marinette et la soulève doucement. Dans son sommeil, Marinette gémit un peu, alors que ses yeux papillonnent doucement. Adrien pousse la porte de la pâtisserie et le son de la petite clochette au-dessus de la porte réveille complétement Marinette. Délicatement, il la dépose sur ses pieds. Ses bras toujours autour d'elle, il la colle à lui une dernière fois… sans doute la dernière fois

Adrien : Repose-toi… Ma lady.

Marinette sursaute… Ma lady... Adrien se décolle de la jeune femme, sentant son cœur brisé se rendre dans ses souliers. Puis il se retourne vers la voiture. Alors qu'il ouvre la portière, un bruit de clochette résonne derrière lui.

Marinette : A-Adrien… Merci pour la soirée.

Le temps qu'il se retourne pour la voir, il n'y a déjà plus personne en vue. Avec un soupir, il embarque dans la voiture.

Marinette se réveille avec un soleil en plein visage. Avec un grognement elle tend la main vers son cellulaire. Surprise, elle remarque qu'il est déjà 15h18. Glissant son doigt sur son cellulaire, elle voit qu'Alya lui a texter 16 fois et à tenter de la joindre 19 fois. Elle soupire. Pour l'instant, la curiosité d'Alya devra attendre. Adrien, lui, n'avait pas tenter de la joindre. En gentleman qu'il est, il lui laisse tout l'espace dont elle a besoin. Elle lui en sait gré.

Marinette : Tikki… Je ne sais plus quoi penser…

Tikki : Pourtant Marinette tu devrais être heureuse, toi que le cœur balançait entre les deux…

Marinette : Je ne sais plus…

Tikki : Chat Noir a toujours été Adrien. Tu dois lui faire confiance comme tu lui faisait confiance avant. C'est le même…

Marinette : J'ai… J'ai peur.

Tikki se rapproche et fait un câlin à Marinette.

Marinette repli ses jambes contre elle, encercle ses genoux de se bras et dépose sa tête sur ses genoux. Elle se perd dans ses réflexions. Soudain la trappe de sa chambre s'ouvre. Sa mère entre, un plateau à la main.

Sabine : Ma chérie, je me demandais si tu étais réveillée.

Marinette : Oui maman, depuis un bout.

Elle baisse les yeux vers son cellulaire. Il est déjà 18h31, elle a réfléchi 3 heure et pourtant elle a l'impression que cela ne fait que quelques minutes. Elle est toujours aussi perdue.

Sabine dépose le plateau sur les genoux maintenant déplier de Marinette. Un bol de soupe et un petit pain accompagnent un verre de lait.

Sabine dépose un baiser sur la tête de sa fille.

Sabine : Est-ce que ça va ma chérie?

Marinette : Oui… Je suis juste épuisée.

Sabine : Mange un peu et repose-toi. Demain tu retournes en classe.

Marinette : Oui, merci Maman!

Marinette plonge se cuillère dans la soupe et la tourne créant un mouvement dans lequel elle se perd. L'appétit n'étant pas là, elle dépose le plateau au sol et appuie son dos contre le dossier de son divan Cléopâtre.

Elle est de retour au Louvre. Une fois de plus les murs effondrés l'empêche de sortir. Elle est seule, désespérément seule. CATACLYSME! Le mur de côté se retrouve au sol dévoilant Chat Noir venu la sauvée. Rapidement le plafond de la salle s'écroule sur eux. Miraculeusement, elle réussit à se relever et cours à la recherche de son partenaire. Elle le découvre à demi recouvert de bloc de béton. Il est inerte, inconscient, son corps ensanglanté est complétement désarticulé. Un désespoir sans fin l'engouffre.

Elle est devant le collège. Elle aperçoit Adrien qui lui tourne le dos, marchant vers les salles de classe. Elle essaie de le rattraper mais la distance qui les sépare ne cesse de grandir, jusqu'à ce qu'elle le perde de vue.

Marinette : ADRIENNN!

Elle se réveille en sursaut, une terrible sensation de vide en elle. Elle s'est endormie dans son divan sans s'en rendre compte. Elle s'empare de son cellulaire d'une main tremblante et réalise qu'il est presque 2 heures du matin. Ses doigts tremblent alors qu'elle lui écrit :

Marinette : « Est-ce que tu dors? »

Presqu'immédiatement, il lui répond :

Adrien : « Non »

Adrien : « Tout va bien? »

Marinette : « Est-ce que l'on peut se voir? »

Adrien : « J'arrive »

Marinette prend son gros couvre-lit et sort sur son petit balcon. Elle prend place sur la chaise attendant l'arrivé d'Adrien. Un léger BANG lui fait lever les yeux. Devant elle, Chat Noir range son bâton. La nervosité fait en sorte que Chat Noir prend quelques secondes avant de lever les yeux vers elle. Il ignore la raison de leur rencontre et encore moins ce qu'il doit dire ou faire. L'instant suivant, Adrien sent son pouvoir le quitter alors que l'aura de dé transformation le parcourt. Surpris, il regarde Plagg voler vers la trappe de la chambre.

Plagg : Je vous laisse parler. Je vais voir Tikki.

Adrien : Tikki?

Marinette : Mon kwami. Je te la présenterai tantôt.

Tantôt… elle semble encline à continuer de le parler, à tout le moins. Adrien s'accroche à ce mince espoir.

Adrien : Marin…

Marinette : Adrien…

Ils ont parlé en même temps.

Adrien : Vas-y en premier.

Marinette regarde ses pieds, indécise sur comment aborder le sujet.

Marinette : Je… mmh… C'est que… euh…

Elle grogne de frustration. Elle lève les yeux vers lui se perdant dans le vert de ses yeux. Elle prend une longue inspiration tremblotante. Puis prenant son courage à deux mains, elle se lance. Elle attrape le haut du chandail d'Adrien à deux mains et tire pour le rapprocher d'elle. Ensuite sans réfléchir de peur de se dégonfler, Marinette clos l'espace entre eux, alors qu'elle presse se lèvres contre celle d'Adrien.


Oh vous savez combien j'aime couper mon histoire pour vous faire languir :) N'oubliez pas de commenter!