Hey, mes zombies préférés ! Vous devez vous demander pourquoi je suis restée si longuement… morte ! J'ai tout simplement eu une panne d'inspiration pour ce chapître, et en plus de ça, les scénaristes de The Walking Dead ont tué une personne qui était très importante pour ce chapître et la suite des aventures de Mélanie (hihi, on dirait une phrase de feuilleton "et dans quelques instants, retrouvez la suite des aventures de Mél….-" Ok, j'arrête. [Oui, t'as raison, chut !] MAIS, QUI T'ES, TOI ?! [Ta conscience, bouffonne !] *Schizophrénie totale*.

Bon, pour éviter que je vous contamine de ma folie [J'avoue] - Ta gueule, toi !- Bref, je disais, pour éviter de vous contaminer, j'ai un moyen très simple [Fermer sa gueule !] qui est de vous laisser lire la suite de la fiction [Rôooh...] - J'vais te tapper, toi ! - [M'en fous !] - J'vais appeler Daryl pour te tapper, alors !- [Ok, ok, j'arrête !]... Hum-hum, voilà. Bonne lecture !

« Quand je l'entendis….

- « Mé…Mélanie ?! »

Je me retourna.

- « Je te croyais morte… » »

Je restai figée. Cette voix…. Elle me rappelait quelqu'un, je le savais bien. C'était celle de Ian. Mon frère. Mon protecteur. Celui que j'avais perdu, que j'avais oublié. Il ne me manquait même plus, et je me maudissait pour ça.

Nos yeux étaient posés l'un sur l'autre, nous dévisageant mutuellement comme pour démêler le vrai du faux, le rêve du cauchemar et la réalité de l'imagination.

Il fit un pas en avant, et moi un pas en arrière. Pourquoi ? Je ne sais pas. C'était si irréel. Était-ce bien mon frère ?

Aucun doute. Pour une fois, mon esprit fit le vide dans mes pensées et ce fût mes jambes qui me commandèrent.

- "Oh et puis merde...!" marmonnais-je en courant dans ses bras.

Il m'attrapa et me souleva de ses bras non sans resserrer son étreinte. Nous étions l'un contre l'autre, frère et sœur. Il me déposa un baiser sur la tête et me serra pendant ce qui me sembla, un long moment.

Mes yeux étaient baignés de larmes. Le goût salé de celles-ci se faisait ressentir sur mes lèvres.

Enfin. Mon grand frère. Il était un pilier pour moi. Il me soutenait et enfin, je ne me sentais plus seule.

Mon cœur que j'eus cru disparu était toujours brisé mais il tambourinait d'amour et de joie.

Quand nous eûmes fini notre étreinte, Ian me relâcha et il me cala contre son torse, comme pour me retenir. Je fit de même, j'avais bien trop peur qu'il ne me soit arraché.

Je n'avais d'yeux que pour lui. C'était mon grand frère et d'instinct, je l'avais toujours admiré.

Les autres personnes s'étaient rassemblées autour de nous. Certains visages étaient attendris, d'autre méfiants et davantage surpris.

- "Tu... Tu la connais ?" résonna une voix.

Mon frère releva la tête, les yeux encore rouges.

- "Oh que oui. Bien sûr que je la connais. N'est-ce pas petite sœur ?" me lança-t-il en esquissant un petit sourire que je lui rendis.

- "Et quand comptait-tu nous le dire, monsieur le cachottier ?" Plaisanta une femme d'un ton que je jugea amical.

Ian me regarda puis regarda de nouveau la femme et murmura d'une voix à peine audible.

- "Maintenant, je vous le dis."

- "Je vous propose qu'on les laisse seuls un moment." rétorqua une autre femme.

Celle qui venait de nous parler décroisa les bras et s'en alla, suivie par les autres.

Puis il me reprit dans ses bras. Ma tête était par dessus son épaule. Il me chuchota à l'oreille d'un language familier.

- "Je t'aime, petite sœur."

C'était du français. Ma langue. Mon pays. Ma culture. Moi.

- "Je t'aime."

Quelques secondes s'écoulèrent lorsqu'une question qui me tordit le ventre s'échappa d'entre mes lèvres.

- "Ian ?"

- "Hm ?"

Un, deux, trois.

- "Où est maman ?"

Il ne répondit pas, ce qui le brisa le cœur. Je n'osais pas imaginer.

Je releva la tête de son cou et plongea mes yeux dans les siens.

- "Ian."

Il regardait dans le vide. Ses mains tremblaient. Je le dévisageais, cherchant le moindre signe qui pouvait m'indiquer autre chose que ce que mon esprit se tuait à me dire.

Puis, mes yeux se remplirent à nouveau de larmes. Je plaqua mes mains sur la bouche.

- "Non...Non..." Je ne faisais que répéter ce mot, comme si cela allait changer quelque chose.

Puis mes jambes flagolèrent et je perdit l'équilibre, me laissant entraîner vers l'arrière. Puis les mains se plaquèrent sur mes oreilles. Je ne savais pas pourquoi je faisais ça mais c'était une manie. Je le faisais comme si c'était un bouclier.

Puis je m'accroupis, les mains toujours collées sur mes oreilles et pleura. Des grosses larmes. Mon corps déversa tout ce qu'il avait par mes yeux. Les larmes tombèrent sur la terre sèche, créant ainsi de multiples taches brunâtres.

Je pleurais bruyamment. J'avais pris l'habitude d'être très silencieuse, de là à marcher pied nus afin de ne pas faire craquer une feuille sur mon passage. Mais je pleurais comme une enfant, a chaudes larmes et gros bruits.

Une main se posa sur mon épaule.

- "Mél..."

Je le repoussa violemment de mes bras.

- "Lâche-moi ! C'est de ta faute ! Ta faute ! Tu aurais dû la protéger ! C'est de ta faute ! Tu étais avec elle ! C'est de ta faute !" hurlais-je.

Les mots sortaient tous seuls. Je n'avais même pas le temps de les assimiler. Ils étaient expulsés hors de moi. Je les crachais.

Au loin, j'aperçus un homme qui commença à venir vers nous quand la femme le retint.

- "Ta faute ! C'est ta faute !"

- "Je sais." répondit d'une toute petite voix Ian.

Je l'avais brisé. Blessé. Pendant de longues minutes, je continua mon rituel. Lui, resta muet.

Puis j'allais me caler contre un arbre, me laissant tomber le long du tronc épineux.

Je pleurais toujours. Le temps s'écoula et mes positions varièrent. La tête dans les bras, genoux recroquevillés, les yeux en face du ciel, jambes tendues.

Je me calmais, mais la haine en moi me dominait tel un animal sauvage.

Je n'étais pas triste. J'étais enragée.

Puis je me fatigua. Ma respiration s'atténua tout colle les pleurs.

Un peu plus tard dans la soirée, je tourna la tête : Ian était parti. Et ça m'étonnais...

Puis je ferma les yeux, me concentrant sur les bruits qui m'entouraient.

Un bruit de pas se fit entendre et une présence se fit ressentir. Quelqu'un se posa à coté de moi puis, au bout de quelques minutes, me lança :

-"Il fait bon, n'est-ce pas ?"

Je me tûs.

- "Moi aussi, quand je ne vais pas bien, je m'isole. Crois-moi, c'est normal de perdre un peu le fil, des fois. On décroche de la réalité. Tout ce qu'on a sur le coeur doit bien sortir. Alors il sort. Au mauvais moment, au meilleur, au plus banal de ta journée. Ce que je sais, c'est qu'il choisit mal son moment."

Puis les larmes coulèrent à nouveau, en silence.

-" Hey, ma belle. Tout va bien. Va-y, pleure. Ça va te faire du bien."

La personne me blotissa contre elle.

Je pleura pendant quelques minutes, sans pudeur.

Puis je releva la tête et reconnut la brune de tout à l'heure.

Elle esquissa un sourire.

-"Je m'appelle Lori, et toi ?"

-"Mél-Mélanie."