GENRE : Action, Fic écolière, et futur slash.

PARING : Drarry TRES long à venir.

RATING : T+, M voire Ma à venir

BÊTA : Blitzz a prit vachement d'avance, elle est en train de corriger le chapitre 18 .w.

NOTE : • Les personnes ne m'appartiennent bien sûr pas, tout est à notre grande et respectée J.K. - Enfin, il y a quelques OC qui sont de moi, hm. Vous verrez en temps voulus.

• Spoil : Jusqu'à la presque toute fin du tome 5

Bonne lecture ~ !


- Chapitre 10 -

- Attends... Tu veux que-quoi ?!

Draco cligna des paupières en voyant Potter se mettre soudainement à rire. Il fronça les sourcils.

- Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de marrant.

Mais Potter continua pourtant de se fendre la poire, au grand dam du Serpentard. Ce dernier le regarda rire quelques longues minutes avant qu'il ne perde patience. Il souffla, raffermit la prise sur son sac et continua la route qu'il avait emprunté avant que le rouge et or ne l'apostrophe. Il sortait tout juste de la bibliothèque quand Potter l'avait trouvé, alors que Draco comptait passer sa fin de samedi tranquillement installé dans le parc, pour profiter des restes de l'été avant qu'il ne se mette à pleuvoir.

- Malfoy, attends, le prends pas comme ça ! Le héla Potter à l'autre bout du couloir.

Ce dernier ne fit mine de vouloir ralentir.

- Mais aaaattends mouaaaaaa !

Des fois... Des fois, Potter se comportait vraiment comme un gamin. Le boucan que le Gryffondor fit pour le rejoindre arracha un sourire à Draco, mimique qu'il effaça rapidement - parce qu'il ne voulait pas que Potter voit qu'il commençait à l'apprécier... CROIT ! Qu'il croit, non pas qu'il voit ! Il n'appréciait pas Potter, il le supportait et supportait sa présence, nuance !

Potter pressa son bras pour attirer son attention et ralentir un peu sa marche.

- Ne le prends pas comme ça, vraiment ! C'est juste que tu as dit mot pour mot la même chose que moi quand tu m'as demandé cette trêve, sourit le Gryffondor.

Il était toujours de si bonne humeur, s'en était presque dérangeant.

- Franchement, si j'ai fait la même tête que celle que tu viens de me tirer, je me demande vraiment comme tu as fait pour ne pas rire, gloussa Potter.

Draco leva les yeux au ciel et reprit sa marche, Potter à ses côtés.

- Et donc, ta réponse ?

Draco lui lança un regard torve et oui, peut-être un peu choqué.

- Attends, tu es sérieux là, Potter ?!

L'autre le regarda sans comprendre.

- Bah... Oui. Je sais bien qu'on est pas les meilleurs amis du monde, mais ne me dis pas que ça te dérange tant que ça... Si ?

- ... Oui, enfin de là à me demander de coucher avec moi, tout de même...

Potter arrêta de marcher et écarquilla les yeux.

- Q-Quoi ?! Mais pas du tout ! S'exclama-t-il, ses joues commençant à rougir.

- Hm... Je ne vois pas comment tu peux être plus explicite que " Je peux dormir avec toi ? ", Potter, ricana Draco, follement amusé de le voir devenir de plus en plus rouge.

- CHEZ toi ! Je voulais dire dormir CHEZ toi, dans les appartements des préfets, pas... Oh, par Merlin... !

Mortifié, Potter se prit la tête dans ses mains, plus rouge encore que la bannière de sa maison. Draco explosa de rire. Ce qu'il pouvait être drôle, ce Potty !

Ce dernier lui donna un coup dans l'épaule.

- Ce n'est pas marrant, ne va pas croire n'importe quoi !

- Oh pitié Potter, je m'en fous si tu es gay, il y a juste d'autres moyens plus conventionnels de faire un coming out, continua de rire Draco en secouant la tête.

Il lui fallut quelques mètres pour réaliser que le Gryffon ne le suivait plus. Il jeta un regard par dessus son épaule, croyant le trouver en train de parler avec un de ses nombreux amis. Il ne s'attendait pas vraiment à le trouver pâle, en train de le fixer d'un air hagard et perdu. Il ressemblait à un gamin désemparé qui venait de perdre tous ses repaires. Draco haussa un sourcil.

- Quoi ? Cracha-t-il, sortant Potter de sa catatonie.

- Je... Non, rien, murmura le rouge et or en le rejoignant rapidement.

Mais Draco n'était pas dupe. Quelque chose venait de bouleverser le Gryffon. Ce n'était pas ses affaires alors, haussant mentalement les épaule il mit cette pensée de côté.

Ou plutôt essaya-t-il sans réellement y parvenir.

.

Draco soupira en quittant ses appartements. Potter lui avait affirmé qu'ils se verraient le lendemain et l'avait quitté pour aller directement à la grande salle tandis que lui allait déposer ses affaires dans sa chambre.

Il aurait bien aimé ne pas s'occuper de Potter, mais il fallait croire que Draco n'avait plus aucune force mentale. Ils avaient passé, comme tous les jours depuis le début de cette septième année, tout leur temps libre ensemble. Sauf que contrairement aux autres jours, Potter avait semblé porter le poids du monde sur ses épaules et Draco ne pouvait pas dire que c'était agréable.

Parce qu'il s'était inquiété. Et Draco n'était pas le genre de personne à s'inquiéter !

Mise à part pour lui, ou pour sa mère. Ou encore Dobby, parce qu'il ignorait toujours ce qui était arrivé à son elfe de maison - son père lui avait dit l'avoir tué, mais Draco était sûr que c'était autre chose. Ou alors les élèves pétrifiés, parce que personne ne méritait de mourir pétrifié, c'était horrible ! Et puis les personnes qui avaient été emmenées au fond du lac pour la deuxième épreuve, parce qu'ils auraient pu mourir noyé à tout moment, et les élèves et potes de Potter qui se réunissaient en cachette sous le nez et la barbe d'Ombrage, parce que cette femme était effrayante, mieux valait l'avoir dans sa poche, mais à quoi pensaient ces gamins et OUI BON D'ACCORD ! Draco faisait partie de ces personnes qui s'inquiétaient beaucoup, voilà, content ?!

Le Serpentard se mordilla la lèvre en grognant un peu plus. Voir Potter aussi mal, au plus bas était pour le moins... Dérangeant. Jamais après ou durant leur dispute il ne lui avait semblé avoir provoqué telle réaction. Ce n'était pas... "Bien". Potter, malgré tout et ce qui lui en coûtait de le reconnaître, donnait le ton à l'école, il était la flamme de Poudlard : qu'on l'aime ou qu'on le haïsse, il ne laissait personne indifférent. Et oui, ses humeurs jouaient sur l'ambiance de l'école, il fallait le reconnaître.

Ça lui en coûtait de le reconnaître, mais Potter était important. Très important.

Voir Potter aussi terne aujourd'hui, aussi amorphe l'avait retourné. Était-ce lui qui l'avait mis dans cet état ? Qu'est ce que Draco avait dit ? Non, ça ne pouvait pas être ça, Potter ne serait pas resté avec lui toute la journée, hein ?

Draco soupira. Ce n'était pas l'habitude de Potter. Il préférerait être seul que mal accompagné. Si Draco l'avait véritablement froissé, Potter serait parti sans un regard en arrière. Là, il avait juste fait acte de présence, sans plus...

Était-ce parce que Draco ne lui avait pas donné de réponse ? C'était ça ? Mais quelle idée de vouloir "dormir" avec lui.

Mine de rien, il y avait réfléchi, aux conséquences d'avoir un Gryffondor dans ses appartements - parce que oui, cela ne faisait que quelques jours, mais il s'était attaché à cet endroit -. Franchement, ça ne lui plaisait pas du tout de se coltiner un rouge et or H24. Mais il n'était pas idiot - bien au contraire, voyez-vous - il avait bien remarqué que l'ambiance chez les Gryffondors n'avait pas bougé d'un pouce, mais que le regard que les gens posaient sur Potter n'avaient vraiment rien d'envieux. Ça se passait tellement mal que, part dépit, son ennemi depuis presque sept longues années - et la réciproque était vraie - préférait passer du temps avec lui.

...

...

Oui, et la réciproque était vraie aussi. Il frissonna puis pénétra la grande salle.

Il n'était pas le dernier, mais il n'était pas le premier non plus. Draco observa rapidement les différentes tables et, comme toujours, les Serpentards étaient à l'opposé des Gryffondors. Et en bout de table, le petit pote Potty qui montrait l'air pathétique d'un grand héros de roman moldu, air qui l'horripilait tant aujourd'hui. Il glissa ses mains dans ses poches et la mine sombre mais impassible, Draco grinça mentalement des dents pour prendre sur lui et se diriger vers la table des rouges et ors. Potter avait pris la même habitude que lui depuis le début de l'année : s'asseoir en bout de table, la plus proche de la seule sortie de la pièce.

Le Gryffondor ne le vit pas arriver, regardant d'un air absent la place vide face à lui, mais ce ne fut pas le cas des autres membres de sa maison qui commençaient à faire silence alors qu'il s'approchait un peu plus. Il retint un petit sourire satisfait quand il fit sursauter le Survivant en posant brutalement ses mains devant lui. Potter leva vers lui un regard vert surpris.

- Très bien Potter, c'est d'accord. Ce soir, ne soit pas en retard, cracha-t-il comme à son habitude, avec un sourire supérieur.

Il retourna ensuite à grands pas vers la table des Serpentards d'un démarche princière alors que les brouhahas reprenaient chez les griffons. Mais il sursauta sans aucune gêne quand un cri perça les discussions.

- MERCI MALFOY ! Lui hurla Potter avec un sourire de six pieds de long qui l'éblouit de l'autre côté de la salle.

Par pur réflexes - parce que les habitudes avaient la vie dure et que sérieusement, cette tête de con méritait des baffes - Draco le fusilla du regard et lâcha tout aussi fort.

- Crève la bouche ouverte, Potter !

Un silence tomba dans la grande salle suite à leur éclat, silence qui ne dura que très peu puisque un rire clair et incontrôlable s'éleva de la table des Serdaigles. Luna tentait vainement de cacher son hilarité dans ce silence interloqué mais elle pleurait de rire, arrachant un sourire à Draco. Il commençait à bien l'aimer, celle-la. Puis ce fut au tour de Potter de se mettre à rire sans réussir à se contrôler et si Draco n'avait pas retenu un minimum les leçons interminables de son père sur les Malfoy et leur tenue en public, il les aurait rejoint.

Peut-être que le rire de Potter était communicatif. Et aussi peut-être le fait qu'ils riaient ensemble et non l'un contre l'autre.

Royal, sans accorder une once d'intérêt aux rires du Gryffondor et de la Serdaigle ainsi qu'aux regards noirs des gens de sa maison, ni aux chuchotis des ragots des autres tables, il se servit un verre d'eau. Il marmonna un sortilège avancé de détections de potions et poisons en tout genre - merci parrain - et quand sa baguette, cachée dans sa manche, s'illumina d'une jolie couleur bleue, il se permit un petit sourire supérieur en buvant une gorgée.

En face de lui, de l'autre côté de la salle, Potter le fixait avec des yeux pétillants d'hilarité mais aussi de reconnaissance à foison. Draco n'eut même pas le courage de lui lancer un regard noir, touché sans le reconnaître par ce sentiment qu'il n'avait jamais suscité chez son... Ennemi.

Personne ne fit attention au regard fier que posa Severus Snape sur son filleul puis le regard intéressé qu'il glissa jusqu'à Potter ; et personne non plus ne vit le regard pétillant du Directeur qui fredonna de contentement en sirotant son verre de citronnade.

.*.

Harry ne chercha même pas à comprendre le revirement de situation. Ce dernier avait semblé récalcitrant pendant toute la journée et puis, au final, juste avant de manger, voilà qu'il acceptait ? Oh oh oh, le Gryffondor n'allait pas tergiverser plus longtemps. Il avait englouti son repas en dix minutes chrono et avait déserté la Grande Salle, passant par les passages secrets pour rapidement arriver à la salle commune des Rouges et Or. Il n'eut même pas trop à rassembler ses affaires, puisqu'il ne s'était pas sentit assez à l'aise depuis le début de l'année pour s'étaler dans les dortoirs. Alors en cinq minutes, il avait tout empaqueté et était sorti, sa malle rétrécie dans sa poche et sa cape d'invisibilité sur les épaules, pour éviter de croiser les Gryffondors qui sortaient du repas.

Le temps qu'il retourne à la Grande Salle, les élèves des différentes maisons avaient déjà terminé de manger et les retardataires quittaient la Grande Salle, dont Malfoy. Ce dernier était le seul Serpentard et le regard mauvais, il grommelait sur les Gryffondors aux abonnés absents, arrachant un sourire à Harry. En s'approchant un peu plus, il l'entendit soupirer et marmonner qu'il avait fait sa bonne action du mois, et que si "Potter disparaissait pour ne pas en profiter", ce n'était pas son problème. Riant sous cape - littéralement - Harry le suivit et attendit d'être dans un couloir vide pour laisser Malfoy prendre un peu d'avance et retirer sa cape pour la ranger.

- Hey Malfoy !

Il le vit s'arrêter dans le couloir et se crisper avant de se retourner lentement vers lui, le regard noir.

- Potter, grinça-t-il des dents.

Harry lui offrit les siennes dans un sourire fier de lui.

- Tu ne m'attends même pas ? Fit-il mine d'être déçu.

Malfoy arqua un sourcil.

- J'avais osé espérer te perdre, mais tu sembles revenir. Tu es un cafard, Potter. C'est fort désagréable.

Harry ricana en remettant son sac sur son épaule.

- Je te suis, répondit-il.

Le Serpentard soupira et reprit sa route.

- Un jour, tu me diras comment tu fais pour me retrouver tout le temps, même quand je crois t'avoir semé ?

Le Gryffondor hocha la tête, le laissant parler.

- À vrai dire, tu l'as dis toi-même, nous ne sommes pas amis. Il y a plein de choses sur moi que tu ignores encore et que je ne partagerai jamais.

- C'est... Mesquin, pour un Gryffondor, déclara Malfoy d'une voix traînante, mais Harry entendit la surprise dans sa voix.

Le jeune homme haussa les épaules et eut un petit sourire sans le regarder.

- Tu es un Serpentard. Je serais déçu que tu ne trouves pas par toi-même.

-... Qu'est ce que je disais. Mesquin.

Harry regarda la mine sombre et dédaigneuse du Serpentard qui se trouvait un peu devant lui. En fait, Malfoy n'était pas réellement dédaigneux... Enfin, si, mais Harry trouvait que c'était tout autre chose, c'était... Il eut un petit ricanement silencieux : Malfoy n'était pas dédaigneux, il était en train de bouder. Un petit sourire sur les lèvres, le Gryffondor resserra sa prise sur son sac et accéléra le pas pour le rejoindre, mais contrairement à ce que Malfoy pensait sûrement, il resta silencieux. Ce n'était pas un silence désagréable, ni un silence lourd de tension, c'était... Eh bien, pour Harry qui sortait du brouhaha des rouge et or, c'était reposant.

Ils marchèrent plusieurs minutes dans le château, Harry notant mentalement et minutieusement le chemin que Malfoy prenait et qui menait au cinquième étage, dans l'aile nord du château. Ils s'arrêtèrent enfin devant une toile verticale, de près d'un mètre trente de largeur, qui représentait le château dans toute sa splendeur. Harry observa le tableau en entrouvrant la bouche, agréablement surpris. Il était vraiment magnifique. Les couleurs étaient splendides, la représentation magnifiquement exécutée, c'était si réaliste que c'en était presque dérangeant, il pouvait même voir le vent souffler dans les branches de la foret interdite. La seule chose qui n'était pas sur le tableau était le saule cogneur. Harry se rapprocha en plissant des yeux, impressionné par les détails.

- Pas mal, hein ?

Le Gryffondor sursauta et tourna la tête vers Malfoy, qui souriait de façon narquoise.

- Serait-ce une manière de te faire enfin taire ? Demanda-t-il avec un ricanement.

- Je n'ai jamais vu un tableau aussi réaliste ! Souffla Harry en le regardant.

Il reporta son attention sur la toile peinte, véritablement soufflé par les détails. Malfoy se rapprocha lui aussi et sortit un petit carré en verre qu'il posa sur les portes du château. Les contours de ces dernières s'illuminèrent et le châssis sembla frissonner, puis Malfoy attrapa le coude de Harry pour le faire reculer alors que la toile pivotait.

Il s'engouffrèrent dans un court couloir pour enfin déboucher dans une salle commune un peu plus petite que celle des Gryffondors. Mais elle était très différente de cette dernière. C'était étrange, Harry avait toujours cru que la salle des Rouge et Or était lumineuse, mais maintenant qu'il se trouvait dans cette pièce, il réalisait qu'il y avait plus lumineux encore. Les couleurs étaient douces et apaisantes, dans le beige crème et le marron chocolat. Un peu moins grande que la salle commune des Gryffondors, il y avait bien sûr sur la droite, cerclée de deux hautes tentures représentant Gryffondor et Serdaigle, une large cheminée en granit avec de magnifiques gravures devant laquelle se trouvait un canapé marron en diagonale et une table basse un peu plus sombre. En face de l'entrée, il y avait deux larges fenêtres qui donnaient sur le parc entre lesquelles se trouvait une bibliothèque où trônaient seuls trois petits grimoires - ils devaient s'ennuyer les pauvres -. Un peu plus loin, quelques tables faisaient sûrement office de bureau ainsi qu'un autre canapé et un autre fauteuil. Et à gauche, entre deux tentures de Poufsouffle et Serpentard, un petit escalier qui menait apparemment à un étage supérieur.

Malfoy s'y engouffra en lui faisant signe de le suivre et en haut, l'escalier s'ouvrait sur un large couloir aux murs circulaires qui donnait sur six portes - apparemment les six chambres des préfets. Harry fronça les sourcils.

- Il n'y a pas de salle d'eau ?

Malfoy le regarda en haussant un sourcil narquois.

- Pourquoi crois-tu que la salle de bain des préfets existe ?

Harry se frotta la nuque, gêné. Oui, c'était une question idiote.

- Dumbledore n'a rouvert que cette partie des appartements. Ça, c'est pour les cinquièmes année et par là - il montra à droite de l'escalier, où ce dernier semblait monter un peu plus en hauteur - y a les chambres pour les sixièmes et les deux préfets en chef des septièmes.

Malfoy fit un geste de la main.

- Elles sont décorées aux couleurs des maisons et dès que tu y auras déposé tes affaires, le sort de reconnaissance inscrira ton nom et ta maison sur la porte. J'ai un devoir à terminer, par pitié ne soit pas bruyant, grinça-t-il des dents en se détournant.

Et il le laissa là, face aux six portes. Deux portes simples et épurées, en bois sombre avec de toutes petites enluminures jaunes et brunes qui entouraient une plaque de métal vierge ; deux autres mêmes portes, décorées de rouge cette fois-ci ; puis des enluminures vertes et enfin deux bleues. Ce n'était pas bien compliqué de savoir aux préfets de quelles maisons étaient destinées chaque porte. Par curiosité, Harry passa la tête dans une chambre de chaque sauf dans une des chambres de Serpentard, celle où la plaque indiquait " Draco G. Malfoy ".

Sur le pas de la porte d'une chambre Gryffondor, il hésita cependant. Non pas qu'il voulait « renier » son côté Gryffondor, mais... C'était une première pour lui. D'avoir sa chambre, rien qu'à lui. Il était passé d'un placard sous un escalier à un dortoir bruyant qu'il partageait avec d'autres personnes dont il n'avait même pas pu choisir les couleurs - non pas qu'il ne les aimait pas, mais il ne les avait pas CHOISIT - pour ensuite hériter de « la chambre à jouets de Dudley ». Ce n'était pas SA chambre.

Alors il fit un pas en arrière et ferma derrière lui avant de se remettre devant les portes, réfléchissant. Il pouvait choisir cette fois-ci. Il ne connaissait aucun sort pour changer la couleur des choses - si ce n'était un pathétique sort pour faire devenir un rat jaune, et il ne voulait pas vraiment se rappeler qu'il avait eu Pettigrew sous la main depuis longtemps - donc il devait choisir minutieusement.

Ironiquement, le vert était sa couleur préférée, et l'argent n'avait rien de désagréable. Ce n'était pas en rapport avec ses yeux - ou pas totalement du moins. Pas ses yeux, mais ceux de sa mère. Il savait depuis bien avant Poudlard que ses yeux lui venaient de sa mère. Tante Pétunia l'avait dit une fois, et ça s'était imprimé dans son esprit. Depuis, il avait une certaine tendresse pour tout ce qui était vert. Mais autant se faire tatouer "Serpent infiltré" sur le front, Malfoy comprendrait trop vite. Enfin, ferait de fausses suppositions qui pourtant donneraient la bonne réponse. Et Harry ne voulait pas lui faciliter la tâche. Donc, pas la deuxième chambre des Serpentards.

Il n'avait rien contre le jaune, mais il n'était pas sûr de pouvoir fermer l'œil de la nuit avec cette couleur criarde l'entourant. Donc, pas de Pouf souffle.

Les chambres Serdaigles, en revanche... Eh bien, le bleu avait toujours eu un effet apaisant sur lui. Quand il était petit et que les Dursley partaient en vacances à la mer en le laissant derrière, il avait passé des heures à s'imaginer à quoi pouvait bien ressembler cette vaste étendue d'eau dont on ne voyait pas la fin. Il avait vu la mer pou la première fois avec Sirius et... Et la chambre Serdaigle, en plus de lui rappeler ces magnifiques vacances, était à côté de la chambre de Malfoy et avait une magnifique vue sur le parc. Harry avait réalisé que les appartements se trouvaient en fait dans une des petites tours qui surplombaient le château, offrant par les fenêtres un joli panorama - bien qu'une des chambres Gryffondor donnait sur l'intérieur de la cour - et, fait assez intelligent, à égale distance de chaque dortoir - enfin, à peu près là où Harry s'imaginait les autres salles communes, il n'était allé que chez les Gryffondors et les Serpentards.

Alors sans réfléchir plus longtemps, Harry ouvrit la porte à côté de celle de Malfoy et entra dans la pièce. Elle n'était pas vraiment carrée, le mur de la porte et celui d'en face en arc de cercle pour suivre l'architecture de la tour. Bien plus grande que la chambre chez les Dursley, il ne se sentait pourtant pas opprimé par le grand espace. Il y avait un lit double - oh, un lit double... ! - en face de la porte, une armoire en bois sombre à gauche et une fenêtre à droite du lit. Contre le mur de droite, un bureau vide et une chaise, un perchoir - apparemment, les préfets pouvaient avant avoir leurs volatiles avec eux - et sur le mur de gauche, une bibliothèque, vide. Les couleurs jonglaient entre le bleu cobalt et le bleu de prusse, peut-être des couleurs sombres et glaciales aux premiers abords, mais qui étaient savamment alliées au blanc des draps, au gris des pierres des murs et au noir des meubles. Oui, Harry aimait beaucoup. Il s'assit sur son lit et en sortit sa malle pour lui rendre sa taille initiale, puis sortit de sa chambre, comme en témoignait le joli " Harry J. Potter " désormais calligraphié sur la plaque de métal de sa porte.

Il redescendit pour trouver Malfoy penché sur un manuel et un parchemin, assis sur le canapé près de la cheminée. Il le dérangea un instant pour savoir comment on atteignait les salles de bain et le Serpentard lui expliqua rapidement que le renfoncement dans le couloir de l'entrée, juste après le tableau, menait à un autre tableau qui débouchait sur la salle de bain des préfets par une porte dissimulée et protégée par un mot de passe, les toilettes étant la septième petite porte discrète au niveau des chambres que Harry n'avait même pas remarqué.

S'étant lavé le matin même, Harry se fit rapidement une toilette de chat - il profiterait des bulles une autre fois - et retourna dans les appartements, lança un vague bonne nuit à Malfoy puis retourna dans SA chambre.

À peine avait-il posé sa tête sur l'oreiller qu'il sombrait dans les bras de Morphée.


RÉPONSES AUX REVIEWS :

Flo : Eh oui, sacré Neville, il est allé ultra loin \O VIGILANCE CONSTANTE ! C'est ce que je pensais quand j'écrivais ce passage xD Bien sûr qu'elle aurait dû y penser... mais c'est compliqué... ;) Tu verras bien. Malfoy est un graaaand cachottier, ahahahaha ! C'est du non engagement, c'est vrai, mais c'est déjà quelque chose ! Bien sûr, on parle de Dumbledore, hein ! ;D J'espère que la suite te plaira/t'a plus tout autant :coeur:


SURPRISE !

Je vous avais bien dit ! Réarrangement de chapitres pour avoir un long chapitre par semaine ou deux petits par semaines ! C'est deux chapitres par semaines qui a été choisit :P Alors voilà, un chapitre le lundi et un chapitre le jeudi ! \O/ J'espère que cela vous plaira !

Je n'ai pas eu le temps de répondre aux reviews du chapitre précédent, mais promit je m'en occupe demain :P ( Enfin, tout à l'heure xD après avoir fait ma nuit :P )

Je vous dis à Jeudi et je vous kissouille !

xoxo, 'Win.

P.S : Vous pouvez toujours suivre mes délires et l'avancée des histoires sur ma page FB « La plume d'Eowin », ainsi que sur twitter « Eowinmp »

P.S 2 : Je serais bientôt à jour dans les reviews, promit.