Voilà le chapitre 5 comme il faut, il y avait un bug alors je le mets à nouveau sinon vous inquiéter pas, le reste vas suivre.
Chapitre 5 :
- Toc, toc, toc ! Toc, toc, toc ! Toc, toc, toc !
J'ouvre les yeux à demi et cherche mon foutu réveil sur ma commode. Ne le trouvant pas, tout me revint en mémoire : Nous étions en ce moment même à Fondcombe, du Seigneur des Anneaux, et nous allions aujourd'hui participer au conseil d'Elrond pour faire partie de la compagnie. Tout à coup, le bruit qui m'a réveillé retentit à nouveau.
- Toc, toc, toc ! Toc, toc, toc ! Mesdemoiselles, êtes-vous réveillées ?
- Oui, oui, ne vous inquiétez pas ! J'arrive !
J'enfile rapidement une tunique avec une sorte de leggings du Moyen Âge, me donne un coup de brosse et vais ouvrir. Un soldat inconnue jusqu'à présent se tenait fièrement devant la porte.
- Le seigneur Elrond désirait seulement vous faire savoir que le conseil aurait lieu dans trois heures. Il viendra vous chercher dans cette chambre lui même.
- Merci beaucoup, répondis-je.
Il me salua d'un geste sec de la tête puis parti. Je referma la porte doucement et soupira. Je n'arrivais toujours pas à croire que j'étais ici ! Je vis qu'Éliane dormait encore et je décida de la laisser dormir encore un peu. Je m'approchai du miroir puis me tressa mes cheveux blonds en une natte. Attendez… Mes cheveux blonds ! Je regarde de plus près. En effet, ils sont d'un blond très pâle, comme celui des elfes. J'étouffe un cri. Comment était-ce possible ?
- Qu'est-ce qui se passe ? me demanda la voix pâteuse d'Éliane.
Sans dire un mot, je me retourna vers elle. Elle porta les mains à sa bouche quelques secondes, puis se décida à parler.
- Ali, tes cheveux…
- Je sais. Ils sont devenus comme ça durant la nuit.
- Mais comment ?
- Un autre mystère à éclaircir, je suppose. Évitons d'en parler, d'accord ?
- Bien entendu. Tu sais, je trouve que le blond te vas mieux que le brun.
Je me saisit d'un oreiller et lui lança à la figure.
- Aller, prépare toi. Nous avons trois heures avant qu'Elrond ne vienne nous chercher ici pour aller au conseil.
Elle ascquisa et alla dans la petite salle attenante qui se trouvait être la salle de bain. Elle revint quelques minutes plus tard habillée dans le même style que moi, mais sa tunique était plus petite et de couleur brune et verte. Ma tunique était noire et avec des motifs dorés. Elle se fit ensuite une queue de cheval et nous nous dirigeâmes vers la salle à manger, où devait déjà se trouver Merry et Pippin. Comme prévu, les deux Hobbits s'empiffraient dans la nourriture que les elfes déposaient sur leur table. Nous les rejoignîmes mais, quand je m'assit à côté de Pippin, il me fixa d'un air étonné, suivi de près par son ami. Le remarquant, Éli me fit un petit signe pour me le montrer. Je leva la tête de mon assiette et vit les yeux grands ouverts de mes deux compagnons.
- Qu'est-ce qui se passe ? demandais-je, me doutant tout de même de la réponse.
- Ali, tes cheveux… commença Pippin.
- Ils sont blonds ! Acheva Merry.
- Je sais. Je me suis réveillée comme ça ce matin.
- De toute façon, même si tes cheveux étaient rouges avec des pointes bleues, me consola Pippin, tu resterais la même.
- Enfin, Pippin ! Arrêtes de dire n'importe quoi ! Je comprends que tu veuilles bien faire mais quand même, des cheveux rouges avec des pointes bleues, comme si ça existait !
Éliane s'étouffa avec son eau. Elle se reprit bien vite mais réprima un sourire amusé. Dans notre ancien monde, il y avait effectivement n'importe quoi ! Finalement, le déjeuner se passa sans encombres jusqu'à ce qu'Aragorn entre dans la salle et vienne s'asseoir à droite d'Éli. Il allait saisir une pomme quand il vit ma « transformation ». Il figea sur place en me fixant du regard.
- Alicia, vous êtes… différente, laissa-t-il tout simplement échappé.
- Sachez que ce n'était pas mon intention, répondis-je un peu plus sèchement que voulu.
- Oh mais ça vous va très bien, se reprit-il, mal à l'aise. Ça m'a simplement surprit.
- Ça c'est bien Alicia, intervient mon amie. Elle fait tout et n'importe quoi pour surprendre tout le monde et ce, n'importe où, n'importe quand et n'importe comment !
Faussement vexée, je lui envoya mon pain à la figure, qu'elle évita. Ah oui, j'avais oublié, elle peut lire mes pensées et intercepter mes intentions. Finalement, nous nous levâmes et rejoignîmes notre chambre. Elrond ne devrait plus tarder maintenant. Effectivement, cinq minutes plus tard, on toqua à notre porte. Nous vérifiâmes précipitamment que nous avions bonne allure et je pria intérieurement que le seigneur des lieux ne remarquerait pas ma nouvelle couleur de cheveux. Éliane ouvrit la porte et Elrond entra sans nous en demander l'autorisation (je me demande où il a été élevé parce que la politesse, c'est pas son fort !). Et dire que si il était entrer pendant que je me changeais ? Il m'aurait vu, non ? Et si c'était un voyeur ? Oh mon dieu ! Wow, minute papillon. Je viens tu juste de m'imaginer un Elrond perverti ? Je crois que j'ai un tout petit peu trop d'imagination, là…
- Mesdames, je vous prit de me suivre. Sachez que, lors du conseil, bien que vous êtes sous ma protection, je ne tolérerais aucun écart de conduite. Cette rencontre est de la plus haute importance, nous dit-il tandis que nous sortions de la chambre.
- Mais bien entendu. Je sais que cela va vous paraître bizarre, mais pourrais-je emprunter une lame pour le conseil ? demanda Éliane.
Je lui fit de gros yeux, ne voyant pas où elle voulait en venir. J'aurais bien aimée lire dans ses pensées mais nous avions fait un pacte quelques heures plus tôt disant que nous ne pouvions pas utiliser nos pouvoir sur l'autre sans son accord alors je dus attendre son explication.
- Un lame ? S'étonna Elrond. Mai pourquoi voudriez-vous porter cela lors d'un conseil qui a pour but d'être pacifique ?
C'est vraie ça, je me pose la même question !
- Et bien, sans vouloir tout vous révéler, si sir Gimli tient à sa hache, il faudra me laisser faire.
- Ah oui, ça, m'exclamais-je en comprenant soudain la motivation de mon amie.
- Et bien, tant que vous ne tuez personne, je vous le permet.
Je venais de me souvenir un moment du conseil mais ça, je l'avais délibérément oublié. Quand Gandalf va dire qu'il faut le détruire, Gimli va s'avancer vers le piédestal et envoyer sa hache sur l'anneau maléfique. La hache va éclater en morceaux et Gimli va être le premier nain de ce monde à voler (ça va faire mal). Je sourit à cette pensée. Après tout, on ne risque pas de changer le futur en intervenant à ça ! Éliane me montra ses dagues et je dis que ça fera l'affaire. Même si le nain est puissant, ces dagues sont incassables, comme toutes nos armes d'ailleurs. Finalement, nous arrivâmes devant une porte qu'Elrond poussa. Tandis qu'il s'asseyait sur une sorte de trône, nous prîmes place sur deux sièges à côté de lui, ignorant les regards tantôt curieux, tantôt inquiets des personnes présentes. Même Aragorn nous regardait d'une drôle de façon, se demandant ce que nous pouvions bien faire là. Mais, à mon plus grand soulagement, personne n'émit d'objections, surement parce que nous étions avec le seigneur des lieux.
- Étrangers venus des terres lointaines, amis de toujours, vous vous êtes rassemblés ici afin de répondre à la menace du Mordor. La Terre du Milieu est au bord de la destruction. Nul ne peut y échapper. Vous vous unirez ou vous serez vaincus.
Elrond fit une pause, sentant le tension monter d'un cran.
- Montrez leur l'anneau, Frodon.
Le Hobbit s'avança au milieu et posa l'anneau de Sauron sur un piédestal de marbre. Il retourna à sa place tandis que tous ceux dans cette salle étaient hypnotisés par le pouvoir du bijoux. Même moi me sentait tentée mais, en repensant à tout le mal qu'il causerait, je revint à la réalité, suivie par Éli. Un des hommes se leva lentement. Il semblait encore plus dans les vapes que les autres. Boromir.
- Cet anneau est un don, dit-il. Un don fait aux ennemis du Mordor. Pourquoi ne pas s'en servir ? Mon père, l'intendant du Gondor, a tenu à distance les forces du Mordor. C'est grâce au sang de notre peuple que vous êtes encore en vie.
Non mais quel boulet celui là ! Il ne peut pas changer de disque ?
Éli pouffa, récoltant ainsi un regard noir de la part de Boromir. Seulement, ce dernier revint à l'anneau.
- Donnez au Gondor l'arme de notre ennemi commun et laissez-nous l'utiliser contre lui !
Cette fois ci, Aragorn explosa.
- On ne peut pas le contrôler. Aucun d'entre nous ne le peut. L'anneau unique ne répond qu'à Sauron. Il n'a pas d'autre maitre.
- Et qu'est-ce qu'un rodeur peut savoir de tout ça ? répondit hargneusement Boromir.
Cette fois ci, Legolas se leva à son tour et prit la défense de son ami.
- Ce n'est pas un simple rodeur auquel vous vous adressez. Voici Aragorn, fils d'Arathorn, et vous lui devez serment d'allégeance !
- Le descendant d'Isildur ?
- Et l'héritier du trône du Gondor.
Aragorn demanda à Legolas de s'asseoir, en elfique. Avant de faire de même, Boromir cracha :
- Le Gondor n'a pas de roi, il n'en a pas besoin.
Comme j'avais le gout de l'étriper !
- L'anneau doit être détruit ! S'écria Gandalf.
J'échangea un regard avec Éliane : C'était le moment. Gimli se leva, s'approcha du piédestal et abattit violement sa hache sur l'anneau. Seulement, il ne toucha jamais le bijoux maléfique car Éliane maintenait ses deux dagues au dessus.
- Maitre nain, si vous tenez à votre hache, je vous conseille de laisser cet anneau, dit-elle.
En grommelant, le nain retourna à sa place. Éliane revint à mes côtés tandis que moi, je me retenais de rire devant les visages des autres personnes présentes. Si ils réagissaient ainsi seulement parce qu'une femme est intervenue durant un conseil, imaginer leur tête quand ils verront que ces femmes participeront à la quête !
- L'anneau unique ne peut pas être détruit, pas de cette façon, intervint Elrond afin de calmer les esprits.
- Mais comment nous en débarrassez ?
- Il faudra que quelqu'un le laisse tomber dans les flammes de la Montagne du Destin. Il n'y a que cela qui peut mettre fin aux jours obscurs qui s'en viennent, répondit Elrond en évitant de nous regarder.
À ce moment, Boromir reprit la parole.
- On n'entre pas si facilement dans le Mordor ! Les portes noires ne sont pas gardées que par des orques ! En ces lieux, il y a un mal qui ne dort jamais. Et le grand œil est toujours attentif, c'est une terre dévastée et stérile, recouverte de braises, de cendres et de poussières. L'air qu'on y respire n'est qu'une vapeur empoisonnée. Même dix mille hommes n'en viendraient pas à bout. C'est du suicide !
Je ne sais pas mais je trouve qu'il ferait un excellent agent de voyage pour des vacances cauchemardesques. Legolas dit encore une fois qu'il faut détruire l'anneau. Une violente dispute s'ensuivit. Les elfes étaient contre les hommes, les hommes contre les nains et les nains contre les elfes. Un véritable cercle vicieux ! Soudain, je vis Frodon hésiter. Il me regarda dans les yeux et j'ascquisa d'un signe de la tête et d'un sourire bienveillant, regrettant devoir l'envoyer vivre cette aventure tragique et dangereuse.
- Je vais le faire, dit-il d'une toute petite voix.
Mais personne ne semblait l'avoir entendu et les disputes continuèrent.
- Je vais le faire !
Cette fois, il avait hurler sa phrase et tous se tournèrent vers lui.
- Je vais aller porter l'anneau en Mordor, bien que je n'en connaisse pas le moyen.
Gandalf se leva et se posta à côté du courageux Hobbit.
- Je vous aiderais à porter ce fardeau, Frodon Sacquet. Aussi longtemps que vous aurez à le porter.
- Je met mon épée sous votre garde, dit Aragorn en se levant à son tour.
- Mon arc est là pour vous servir, ajouta Legolas.
- Vous pouvez compter sur moi ! intervient Gimli.
- Je vous aiderai, Frodon, dit Boromir en rejoignant la petite compagnie.
- Msieur Frodon n'ira nul part sans moi ! s'écria Sam en sortant des buissons et s'arrêtant près de son ami.
- En effet, il n'est guère possible de vous séparer, même lorsque l'un de vous est convié à un conseil secret, s'amusa Elrond.
Soudain, Merry et Pippin sortirent de leur cachette, derrière les piliers, et s'avancèrent.
- Quoi qu'il en soit, vous avez besoin de gens intelligents pour ce genre de mission ! déclara Pippin.
- Ah non, là, ça te met hors de la course, répliqua Merry.
Je lança un regard à Éliane. Il était temps de mettre en marche notre destinée.
- Nous vous accompagnons, Frodon, déclarais-je, à la plus grande surprise de tous sauf de Gandalf et Elrond.
Avant que quiconque ne puisse répliquer, le seigneur des elfes intervint.
- Alors, dès à présents vous, les 11 compagnons, formez la Communauté de l'Anneau. Vous escorterez et soutiendrez Frodon Sacquet dans sa quête et ce, au péril de votre vie. Acceptez-vous cette mission ?
Je fus la première à porter une main à mon cœur, signe que j'acceptais. Je fus bien vite suivie des autres et, dès qu'Elrond nous quitta, les protestations fusèrent.
- Vous ne pouvez pas nous accompagner, déclara Boromir d'un ton froid.
- Et pourquoi donc ? demandais-je sans me démonter devant son attitude antipathique.
- Enfin… Vous êtes des femmes !
Je soupirai. Moi qui croyais que les femmes étaient égales avec les hommes, je me trompais royalement !
- Sachez, sir, siffla Éliane entre ses dents, que la valeur d'une personne ne se mesure pas au fait qu'elle soit homme ou femme, mais à la grandeur de son âme.
Ne sachant que répondre, il se referma comme une huitre.
- Nous ne doutons pas de votre courage, mais ce sera un voyage périlleux et il se pourrait que vous ne vous en sortiez pas vivantes ! intervient Aragorn.
- Nous connaissons les danger que renferment le chemin jusqu'en Mordor, et sachez que, avec ou sans votre accord, nous viendrons.
Frodon s'avança.
- Écoutez, vous êtes devenues d'excellentes amies pour moi et je m'en voudrais pour toujours si il vous arrivait quoi que ce soit.
- Nous savons nous battre, dis-je d'un ton rempli de défi. Je vous propose un marché : Nous organisons des combats et, si nous les gagnons tous, nous venons avec vous.
- Et si vous perdez ? demanda Gimli.
- Nous ne vous promettons rien.
- Ce qu'elle veut dire, intervient Éli, c'est que nous resterons ici.
- Très bien. Dans ce cas, allons dans un endroit plus calme, dit Gandalf. Nous effectuerons le tournoi sur le terrain d'entrainement.
Tout le monde accepta, surtout Boromir qui avait bien hâte que tout ça finisse. Quand nous arrivâmes sur le terrain, il était désert.
- Tient, il n'y a personne, fit remarquer Legolas.
- Et bien tant mieux, répondis-je. Comme ça, personne ne pourra vous voir vous faire battre par des femmes.
Il me regarda d'un air étonné, peu habitué à se faire répliquer de la sorte, puis Merry et Pippin éclatèrent de rire, brisant le silence qui s'était installé.
- D'accord. Nous commencerons par un combat entre maitre Gimli et Éliane.
Ils se mirent en position. J'avais bien hâte de voir ça. Peu patient, Gimli attaqua le premier, mais Éliane bloqua toutes ses manœuvres avec ses dagues. La bataille ressemblait à un ballet, mais en plus violent. Le combat s'acheva avec un nain rouge d'épuisement et de honte de s'être fait désarmer par une représentante de la gente féminine.
- Aragorn et Alicia, déclara Gandalf.
Nous prîmes place au centre du cercle qui s'était formé.
- Je vais essayer de ne pas y aller trop fort, me dit-il moqueusement.
- Ne me sous-estimez pas, Aragorn. Vous pourriez le regretter.
Je fit apparaître mon épée double. Tous ne savaient plus quoi dire mais le rodeur reprit vite sa contenance. Seulement, bien qu'il réussissait à bloquer mes coups avec la première lame, il peinait à éviter la seconde. Quelques minutes plus tard, il se retrouva couché sur le dos, son épée à quelques mètres plus loin, plantée dans le sol et mon arme sur sa gorge. Je lui tendit la main, qu'il prit avec plaisir. Je le remit sur pied.
- Vous êtes une adversaire de taille, me complimenta-t-il, mes félicitations.
- Vous êtes tout aussi coriace.
Il sourit puis parti prendre son épée, que Sam venait de ramasser. Je m'approcha d'Éli et elle me serra dans ses bras. Nous nous retournâmes ensuite vers les autres, encore sous le choc.
- Alors, avez-vous encore besoin de preuves ou nous pouvons arrêter là ?
- Nous avions convenu que vous gagneriez tout les combats imposés pour participer à la quête. Est-ce que vous essayeriez de vous défiler ?
- Non, nous essayons seulement d'épargner votre orgueil, qui prendra un bon coup quand Éliane vous aura mis à terre.
Il serra les poings mais ne dit aucun commentaire.
- Si vous êtes d'accord, nous reprenons immédiatement le tournoi, proposa le magicien.
- Je suis parfaitement d'accord. Boromir ? demanda mon amie avec un sourire espiègle.
- Je suis votre homme.
Ils s'installèrent et le combat débuta. Les coups de Boromir étaient très puissants, mais il ne comptait que sur sa force pour battre ma meilleure amie. Je lui fit part de mes observations part télépathie et elle me remercia d'un signe de la tête avant de reculer un peu.
- Allons, sir. Seriez-vous déjà fatigué ?
Boromir était susceptible et Éliane exploitait cette faiblesse. Excellente stratégie. Le prince du Gondor ne répondit pas, mais ses yeux lançaient des éclairs.
- Pas le moins du monde. Je ne fais que m'échauffer.
Il repassa à l'attaque mais elle les para tous.
- Moi qui croyait avoir devant moi un véritable défi quand je vous ai vu vous avancer vers moi avec votre épée, railla-t-elle. Je suis vraiment déçue.
Il chargea à nouveau mais, dans un dernier mouvement, Éliane se poussa vers la droite et lui fit un croche-pied. L'homme s'étala de tout son long sur le sol et son épée se planta dans la terre, un peu plus loin. Boromir regarda Éliane avec un regard noir alors qu'elle affichait un sourire victorieux. Elle lui tendit la main mais, mauvais perdant, il la repoussa, se leva tout seul et parti chercher son épée, avant de revenir vers elle d'un pas rageur.
- Ce n'était pas un combat, ça ! éclata-t-il, écarlate. C'était de la comédie ! Vous n'avez même pas porter un seul coup contre moi avec votre fichue épée !
- Sachez que le combat n'est pas un moment où il n'y que la force qui compte. Il faut savoir aussi se montrer plus malin que son adversaire mais ça, vous semblez l'avoir oublier, répondit durement Éli, vexée qu'il n'accepte pas sa défaite.
A nouveau, il ne sut que répondre. Décidément, il n'avait pas un très bon sens de la répartie celui là ! Finalement, il quitta le terrain d'un pas rapide, sous le regard mi- amusé, mi- désolé de mon amie.
- Ne t'inquiètes pas, lui dis-je en voyant son trouble. Il ne pourra pas t'en vouloir éternellement et ce n'est pas comme si nous ne l'avions pas prévenu.
Elle me sourit.
- Très bien. Il ne nous reste plus que l'affrontement entre Legolas et Alicia. Désirez vous plutôt faire un petit concours de tir à l'arc ? demanda Gandalf.
- Moi, ça me va.
- Moi de même.
- Parfait. Prenez position ! Vous devez envoyer trois flèches chacun dans la cible la plus éloignée du terrain.
Nous nous installâmes.
- Alors, êtes vous prêtes pour commencer? me demanda l'elfe.
- Non.
Il me regarda d'un regard interrogateur.
- Je suis prête à vous faire mordre la poussière !
Il sourit à cette réplique. Il banda ensuite son arc et laissa partir sa flèche qui se figea dans le milieu de la cible. Je n'étais pas étonnée, tout le monde savait que l'elfe est le plus fort au tir à l'arc dans la Terre du Milieu. Je fit comme lui et ma flèche se planta à côté de la sienne.
- Impressionnant, me dit-il.
- Vous de même.
Il laissa partir sa deuxième flèche : Dans le centre. Je fis à nouveau les mêmes gestes et je réussi à atteindre le centre, encore une fois. Finalement, Legolas atteignit pour une troisième fois la cible. Je prit une grande respiration puis laissa aller ma dernière flèche. Elle suivi la même trajectoire de celle de Legolas et transperçât celle-ci, avant de traverser la cible de part et d'autre. Cela faisait deux fois en deux jours qu'il m'arrivait la même chose, c'est tout de même une bonne moyenne.
- Et bien, on dirait que notre champion du tir à l'arc va avoir de la compétition, plaisanta Aragorn.
- En effet, vous êtes très douée. Bravo ! ajouta Legolas, un sourire en coin.
- Et bien, maintenant que la question concernant notre participation à la quête est réglée, je crois que moi et Éliane allons nous retirer avant le repas. À tout à l'heure !
Puis, nous quittâmes le terrain à notre tour.
