Note de l'auteur: Coucou ! Grace à une merveilleux geste de mon homme j'ai eu l'occasion de récuperer les chapitres que j'avais deja écrits! Je ne reviens toujours pas avant le 7 Mars, ma soeur et mes 3 neveux ayant toujours besoin de mon aide. C'est pour vous remericer que je vous offre un chapitre de suite.
Merci pour ma soeur, merci beaucoups à vous.
A votre plaisir,
AZAAZEAL
PARENTAL ADVISORY :
Explicit love
Chapitre 10. De très près le sol, tu verras.
Brute : adj. sing. Invariant en genre. Sauvage, brutal.
Douleur : nom fém. sing. Souffrance, sensation physique pénible.
Aimer : verbe. Eprouver de l'amour, de l'affection. Généralement ça ne passe pas par la violence, seulement généralement.
Avez-vous déjà eu l'impression que votre vie vous échappe ?
Que, quoi que vous fassiez, rien n'est jamais suffisant pour vous faire sortir la tête de l'eau et, qu'au contraire, vous vous enfoncez, toujours plus, et toujours plus la rive s'éloigne de vous.
Vous savez nager pourtant, vous êtes même très bon, mais c'est comme si, vous aviez cessé de lutter contre le courant, puisque c'est peine perdu. Comme si, vous vous laissiez emporter quelque part, loin. Le plus loin possible des autres.
Ces autres, qui vous on jetés à l'eau.
- Je pensais sincèrement faire de vous quelqu'un de bien Miss Granger, vous avez tant changé, je ne vous reconnais plus.
- Manifestement vous n'avez jamais été capable de voir celle que je suis professeur.
Ginny avait, comme prévu, fait son rapport au commander in chief, qui ne s'était pas gardée de m'imposer une entrevue pré-destitution.
Je crois que McGo espérait sincèrement que tout ceci prendrait fin. Comme si, j'avais fait ma crise d'adolescence et qu'à présent, tout devais rentrer dans l'ordre. L'ordre qu'on m'imposerait.
- Si vous me pensez stupide au point de ne pas savoir ce que vous projeter vous vous trompez. Et lourdement.
- Et que pense tu que je projette ?
McGo, s'il en est, aurait pu devenir une mère exemplaire, plus qu'une très grande dirigeante. Nan vous ne rêvez pas, vous avez bien lu. Je suis persuadée que sa propre rigidité l'ennuie, et que sous ses airs pincés se cache une grande ado attardée.
Sinon, pourquoi devenir directrice d'une école ?
Je sais qu'elle est parfaitement consciente de ce que je suis devenue, mais ce qui l'échappe, c'est pourquoi.
Moi je dis, pourquoi y aurait-il toujours des raisons à tout ?
- Je pense que vous souhaitez donner une image de votre école qui n'existera jamais ailleurs que dans votre conception de ce qu'elle aurait du être. Tout ce qui se passe ici n'entre aucunement dans l'idée que vous vous faisiez de l'établissement qui serait le vôtre. Sa décadence vous rend malade, et c'est par tous un tas de stratagèmes d'une stupidité affligeante que vous essayez de changer ça. Tenter de rallier la meilleure de vos élèves à votre cause est inutile. Vous n'y arriverez pas.
- Pourquoi ?
- Parce que vous n'avez rien compris.
Je partais.
- Vous avez 5 jours Hermione. 5 jours.
Je fermais la porte.
Bon, d'accord, elle la cache très très bien, l'ado attardée qui sommeille en elle.
Vexée, je cherchais ce qui pourrait me rendre la bonne humeur que l'autre vieille pie m'avait prise.
Et là. Je trouvais.
Proie à 6 heures. L'animal est sagement assis, innocent. Poufsouffle, aux alentours de 16 ans. Brun. Aucunes traces de petite amie aux alentours. Pas trop mal, pour ne pas dire correct. Il contemple un livre, pas du tout conscient de la menace qui le guette. Je m'approche, silencieuse. Il lève la tête, je suis repérée. Je souris. Il sourit.
C'est partit.
Je peux dire que, pour un gars de 16 ans, celui là était particulièrement coriace. C'est tout juste si je n'avais pas du le déshabiller moi-même, en prenant garde à ne pas froisser sa jolie chemise que maman avait repassée tout spécialement pour lui.
Il à failli me mordre à cause d'un pli ! Vous y croyez vous ?
Du reste, une fois passé le fait qu'il eût été toujours puceau il y à une heure, je peux dire que c'était un moment agréable. Sa virginale pudeur était aussi adorable que la teinte rose de ses joues lorsqu'il se retrouva devant ma nudité.
Et, quand sa main tremblante se posa sur moi, j'en aurais presque sourit. Pas pour me moquer, je suis salope mais pas à ce point ! Je le trouvais tellement chou. Cette situation était tellement surréaliste surtout quand on voit ce début d'année que, l'espace d'une seconde, j'eu envie qu'elle ne s'arrête jamais. Tant de douceur me surprirent, ça faisait si longtemps que je n'en avais pas connu.
Et c'est vrai, en matière de douceur, on ne peut pas dire que Malfoy soit le champion. Loin, très loin de là.
Quand aux autres, en fait, après Drago, les autres, vous les oubliez assez facilement.
Ca doit être ça l'effet Malfoy.
Je pourrais vous bassiner sur cette « guimauverie » durant des heures, bon quelques minutes… seulement 5, et c'est déjà pas mal ! Mais je ne le ferais pas.
Je ne le ferais pas parce qu'il y eu, un problème.
Un gros problème.
Je résume.
Moi et mon charmant camarade de jeux, dormions paisiblement, au beau milieu de mon lit si confortable. Nouveau matelas oblige. Lorsque, une brute épaisse dont je tairais le nom se jeta sur le pauvre garçon. L'attrapant à la gorge il me semble, il l'envoya voler au travers de la pièce, avant de s'acharner sur lui.
Quand je dis, s'acharner je pèse mes mots. Ses poings allèrent tellement vite qu'il m'est impossible de vous dire combien il lui en asséna. Mais je peux vous en décrire la violence. Ce genre de violence que seule une haine immodérée peut vous donner. Ce genre de violence qu'on ne connait que chez les tueurs.
Chez ces hommes qui, d'une seule pression du doigt, peuvent faire cesser toutes activités de votre cœur et de votre cerveau. Sans le moindre remord.
Il enchaina ainsi, coups sur coups. Bientôt, le visage du pauvre garçon changea de couleur, se violaçant puis rougissant furieusement, tant la quantité de sang qui jaillissait de ses plaies devenait importante.
Il cessa de se débattre.
- MALFOY ARRETE !
Mais que faire ? Que faire, quand un mec aussi imposant que Drago s'en prenait à quelqu'un.
Bien trop fort, bien trop enragé.
Il m'aurait tuée.
Ma baguette, portée disparue, la sienne également.
Je n'ai pu qu'assister, terrifiée, à ce triste spectacle, tandis que Drago se mettait à hurler. Je ne suis même pas sûre que le pauvre garçon l'ai entendu. Tout inconscient qu'il devait être.
- Aucunes inclinaison, quelle qu'elle soit ! Je n 'accepterais aucunes inclinaisons, ni de ta part, ni de la part d'un autre. Aucuns gestes envers elle ne sera toléré !!!
Même ça je n'en suis pas sûre. Jamais je ne l'avais vu dans une telle colère.
C'est, quand sa victime cessa totalement de bouger que je m'approchais. Posant une main craintive sur le dos du serpent.
- Malfoy, tu vas le tuer.
Il le lâcha. Le pauvre, inanimé alla s'étaler lourdement sur le tapis imbibé de son propre sang. Je m'approchais de lui, essayant en vain de sentir une quelquonque trace de pouls. Priant pour qu'il soit en vie.
Son bourreau se tenait derrière moi, il se frottait le point, rouge. Sans pour autant se calmer.
- …Drago…tu l'as…
Rien, aucun pouls, aucune respiration, rien.
-…tu l'as…
Soudain, un pouls, très faible, peut être trop.
- Il est vivant… je crois…
Je faisais appeler Pomfresh par un courrier volant. LUI m'ignorait.
- Mais parle-moi ! Répond… MALFOY !
Il me regarda et, c'est dans ses yeux que je trouvais ma réponse. Il avait mal. A quel point je l'ignore, pour quoi je l'ignore, mais ce n'était certainement pas pour ce qu'il venait de faire.
Visiblement manquer de tuer un homme ne le dérangeais pas plus que ça.
- Je crois que je t'aime Granger….
- T'es con…
L'infirmière entra.
Pendant j'entamais la noyade. Avec lui.
