(warning : il y a énormément de blabla de ma part !)
Bonjouuuuuuur ! Vous allez bien ? Moi ça va super bien aujourd'hui ! :D Pour quelle raison ? Mais parce que c'est mercredi et donc un nouveau chapitre arrive rien que pour vous ! Oui, rien que ça me met en joie mais que voulez-vous, j'aime vous faire plaisir, mes loulous. ^^
Nous voici donc au dixième chapitre. On se rapproche grandement de la fin. Oui, je sais, c'est triste mais ne pleurez pas, d'autres fictions sont en cours. Au moins trois sont en écriture et des scénario se dessinent dans ma tête pour de nouvelles.
Concernant le précédent, nombre d'entre vous ont été très déçus par la réaction de Thorin face à la relation incestueuse de ses neveux. Je vous rappelle qu'il s'agit du roi, qu'il a moult responsabilités et qu'il est chargé de faire respecter la loi. Qui plus est, il est de la vieille école. Évidemment que l'inceste ne lui plaît pas. Et pour couronner le tout, l'Arkenstone se rapproche, autant dire qu'il n'a plus toute sa tête, comme vous allez le voir dans ce chapitre. Je ne peux vous dire s'il regrettera ses actions. Vous vous ferez votre propre opinion à la fin. Soit dit en passant, lire vos commentaires et menaces de mort à l'encontre de Thorin me fait beaucoup rire ! Le vote est unanime : c'est un enfoiré ! XD
Bien ! Résumé du chapitre : comme le précédent était voué à Fíli et Kíli, ici ce sera le triangle amoureux Thorin/Bilbo/Bofur. Notre cher Hobbit fait son choix définitif mais tout ne se passe pas comme prévu. Il reste plusieurs obstacles sur sa route avant d'atteindre le bonheur conjugal, Smaug n'étant pas le plus gros d'entre eux. Pourquoi je martyrise tant Bilbo ? Parce que c'est un semi-homme et que sa place n'est pas au milieu de Nains. Il ne peut pas s'intégrer sans douleur, donc par souci de réalisme.
Je tiens à dire un gros merci à tous ceux qui ont laissé une review et ceux qui suivent la fic, qui la mettent en favori. Merci à vous tous. ^^
Tout cet univers avec ses petits personnages n'est pas à moi. Je jouais beaucoup avec des Playmobils étant petite alors j'ai pas mal d'imagination et c'est eux qui s'y prêtent le mieux. ^^
Bonne lecture à tous !
P.S. Si vous avez la moindre question ou remarque, n'hésitez pas à m'en faire part. J'y répondrai sans problème. J'aime beaucoup faire des débats sur le contenu du travail de Sir Tolkien parce qu'on a tous des avis différents et ainsi, on découvre des nouvelles visions.
Chapitre 10
Lorsque Bilbo ferma la porte derrière lui, il se sentit soulagé. Il avait vraiment eu besoin de rassurer les deux frères sur son opinion à leur égard. Il les appréciait beaucoup et ne souhaitait pas les voir détruits par cette histoire, ils ne méritaient pas cela. Il avait conscience qu'il faudrait du temps pour que la situation s'améliore et que les autres les considèrent à nouveau comme leurs compagnons, si cela arrivait un jour. Le Hobbit grimaça en pensant au comportement têtu des Nains. Il y avait peu de chance que la Compagnie revienne sur sa décision. Le seul qui le pourrait était Bofur. Avec un peu de persuasion, lui aussi finirait par admettre que Fíli et Kíli n'avaient rien fait de mal.
Le semi-homme soupira, il avait beau faire tout son possible pour rester optimiste, la tension ambiante commençait à l'atteindre. Sa bonne humeur était déjà bien amenuisée à cause du froid régnant sur la Compagnie, voir Erebor se tenir droit devant lui rappela la présence de l'énorme et dangereux dragon à l'intérieur. Sa main se serra autour de la sculpture que Bofur lui avait donnée, ses yeux observant la montagne avec crainte. Le doute l'envahit. Et s'il parvenait à entrer mais qu'il ne trouvait pas le trésor de Thorin ? Et si Smaug le repérait ? Malgré l'assurance de Gandalf sur sa discrétion naturelle, les Hobbits étaient aussi maladroits et ne tenaient pas toujours bien sur leurs pieds. S'il faisait la moindre erreur, il mettrait la vie de ses compagnons et la sienne en péril. L'appréhension devenait trop forte pour lui, il devait se changer les idées et connaissait la personne idéale pour cela.
Bilbo partit à la recherche de son ami mineur dans l'auberge qui leur avait été louée. Il croisa Óin et Glóin en train de compter l'argent qui leur restait sous les yeux attentifs de l'aubergiste, ce dernier espérant sûrement recevoir une récompense pour ses efforts.
Plus loin, Dori discutait sérieusement avec Nori et pour une fois, ils ne semblaient pas se disputer, ils paraissaient même être du même avis. Bilbo comprit à leurs expressions que le sujet n'avait rien de plaisant. Ils lançaient de fréquents coups d'œils vers leur benjamin. Ce dernier lisait tranquillement au coin du feu, un petit sourire sur les lèvres. Balin s'installa à ses côtés, son apparition déconcentrant Ori qui lui prêta attention, lui posant diverses questions auxquelles le vieillard se fit une joie de répondre.
Après avoir fait le tour de la salle commune sans trouver Bofur, Bilbo décida d'aller voir en cuisine. Bombur et Bifur y étaient attablés, le premier occupé à avaler tout ce que les cuisiniers préparaient et le second à déchirer une salade feuille par feuille. Ce dernier leva la tête à son entrée et la hocha, l'observant stoïquement quelques secondes avant de reprendre sa tâche. Le Hobbit se sentit touché, ce geste signifiait que Bifur le considérait comme son ami.
-Excusez-moi Bombur, pourriez-vous m'indiquer où se trouve Bofur ?
Le roux avala ce qu'il mâchait et fit descendre le tout avec une gorgée de bière puis rota. Bilbo était loin de s'en formaliser, il s'était habitué au comportement grossier de ses compagnons.
-Il a dit qu'il avait plus d'tabac. Il doit faire l'tour d'l'auberge pour en trouver.
Bilbo le remercia et le laissa retourner à son repas. Puisque ses recherches n'avaient rien apporté jusqu'à présent, il décida de fouiller les étages. Il finirait bien par tomber sur Bofur dans une des chambres.
Le semi-homme parvint à dénicher sa cible au cinquième essai. Cette dernière avait visiblement réussi à s'approvisionner en tabac et sa préoccupation actuelle était de se démêler les cheveux, ces derniers étant détachés. Un avertissement résonna dans la tête de Bilbo à cette vue. Les deux fois où il s'était retrouvé confronté à ce côté du fabriquant de jouets avaient failli détruire leur amitié. Le Hobbit n'avait pas su contenir ses émotions et avait causé beaucoup de dégâts. Bien qu'il ne soit pas dans le même état d'esprit aujourd'hui, le risque que ses hormones prennent le dessus restait présent. Pourtant, son corps refusait de bouger, ses pieds étaient fermement plantés comme à chaque fois qu'il voyait Bofur sans ses tresses. Bilbo s'en voulut d'être aussi faible et s'assit sur le lit en face du Nain.
-Bilbo ! Ça fait un moment qu'j'vous ai pas vu. Comment allez-vous ? demanda Bofur de sa voix chaude, celle qui faisait défaillir le Hobbit.
-B… Bien. Je vous cherchais mais je ne m'attendais pas à vous trouver… ainsi. Souhaitez-vous que je vous laisse ?
Bilbo s'étonna lui-même de l'espoir que son ami le retienne. Autrefois, il avait cherché à s'enfuir le plus loin possible mais maintenant, après tout ce qu'il s'était passé, il se sentait plus à l'aise face à cette personnalité de Bofur.
-Absolument pas ! J'veux qu'vous restiez. Pour une fois qu'on s'retrouve tous les deux, j'vais pas laisser passer cette chance, répondit l'aîné en se rapprochant, sa main se posant sur la cuisse du semi-homme.
Bilbo ne recula pas. Il avait souhaité voir Bofur afin de se changer les idées et l'occasion était toute trouvée. La deuxième personnalité du mineur le distrairait parfaitement. Cela dit il ne retourna pas ses avances, il savait comment cela terminerait et Bilbo doutait de pouvoir arranger les choses une troisième fois si elles dérapaient. De plus, il s'était juré de ne plus se servir de son ami. Malheureusement pour lui, le fabriquant de jouets était persistant et lui faisait beaucoup d'effet.
-À vrai dire, j'aimerais vous parler, se ressaisit le cuivré. Concernant Fíli et Kíli, croyez-vous qu'ils aient une chance d'être pardonnés ? Thorin est leur oncle, il ne peut tout de même pas les abandonner !
Bofur, qui avait entrepris de masser la cuisse de son compagnon tout en lui mordillant l'oreille, cessa toute activité. Son Hobbit préféré était sérieux et avait besoin de réponses. Soupirant, les conversations n'étaient pas son fort, il se redressa.
-J'en doute. Thorin est roi, il fait respecter la loi. L'inceste est un crime pour les Nains. En plus Kíli a remis son autorité en question puis l'a rejetée. Il a plus aucune chance d'rev'nir parmi nous. Si vous voulez mon avis, s'il veut survivre il doit s'enfuir. Fíli c'est différent. Il est l'héritier et a beaucoup d'responsabilités. Thorin le punira sévèrement pour l'humiliation qu'il a fait subir à sa famille. C'est même pas sûr qu'il accède au trône un jour. Thorin risque d'lui r'tirer son statut d'prince.
-Mais pourtant ils sont de la même famille ! Et les autres sont leurs amis. Comment peuvent-ils leur tourner le dos de cette manière ? insista Bilbo.
-Y a plus d'amitié qui compte. Les gamins le savaient lorsqu'ils ont commencé. C'est leur faute.
-Vous pensez qu'ils méritent ce qui leur arrive ? Kíli s'est simplement battu pour ce en quoi il croyait et Fíli a cherché à le protéger. En quoi cela est-il un crime ?
-C'est la loi qu'est comme ça. On n'y peut rien, poursuivit Bofur mal à l'aise parce qu'il n'était pas sûr que Bilbo ait tort.
-Parfois les lois se trompent. Essayez de vous mettre à leur place. N'auriez-vous pas fait pareil ?
Le Nain se tut et réfléchit. L'idée de l'inceste le dégoûtait autant qu'un autre seulement il devait admettre que les princes avaient toujours eu une relation forte et qu'il n'avait jamais vu cela d'un mauvais œil. Même si savoir qu'ils entretenaient des relations sexuelles le dérangeait, il avait été témoin de l'affection qu'ils se portaient et bien que cela n'enlevait rien à la gravité de leurs actes, il reconnaissait qu'ils avaient eu du courage. Bofur ne comprenait pas comment les deux garçons avaient fait pour passer du statut de frères à amants mais d'un certain côté, cela tenait de la logique.
Le mineur s'embrouillait lui-même. Les paroles de Bilbo l'avaient retourné. Et s'il avait raison et que les frères n'étaient pas les coupables ? Bofur secoua la tête, il n'était pas prêt à se poser ce genre de questions. Les lois des Nains étaient ce qu'elles étaient et il lui faudrait du temps pour admettre qu'elles pouvaient être fausses mais il acceptait d'envisager que la vision du Hobbit était tout aussi valide.
Ne souhaitant plus y songer, Bofur se tourna vers le cambrioleur et prit son visage dans sa main. Il vit ses yeux s'embraser, l'excitation et la curiosité remplissant ses pupilles vertes. Ses joues se colorèrent légèrement due à la proximité du Nain mais il soutint son regard.
-J'suis sûr qu'j'peux vous faire oublier tout ça, susurra le mineur.
C'était précisément ce que Bilbo redoutait mais une fois encore, il fut incapable d'émettre la moindre opposition. Sa pommette fut caressée par un pouce rugueux, le contact le faisant frissonner. Il ferma les yeux et se laissa embrasser, s'ouvrant totalement à son compagnon dont le toucher lui était déjà familier et rassurant. Ses petites mains s'enroulèrent autour de la nuque de Bofur et son corps se rapprocha du sien. Leurs langues se battirent en duel, chacune cherchant à dominer et posséder l'autre. Afin de s'assurer la victoire, et pour rendre le Hobbit fou, le fabriquant de jouets l'attrapa par la taille et le plaça à califourchon sur ses jambes. Le cambrioleur en profita pour se coller encore plus à son torse, respirant comme il pouvait parce qu'il refusait de mettre fin à leur étreinte. Pourtant il se redressa de surprise lorsqu'il sentit une main empoigner de manière possessive ses fesses. L'impatience grandissait en lui et elle se décupla lorsque son cou fut mordillé. Ses doigts se perdirent dans la chevelure épaisse du Nain. À cela, Bilbo sortit de sa transe. Il s'était fait une promesse, il devait la garder. Il relâcha Bofur et s'assit sur ses genoux, cependant le mineur n'avait pas l'intention de s'arrêter là. Il repartit à l'assaut du cou de son compagnon et brutalisa un peu plus sa peau tendre. Le semi-homme l'y autorisa, ses mains s'affairant dans ses cheveux.
Trop concentré sur sa tâche, Bofur ne remarqua pas le manque de réaction de son partenaire, ni son soudain intérêt pour sa chevelure. Ce n'est que lorsqu'il se recula qu'il prit conscience d'un changement. Bilbo le regardait avec un petit sourire, l'air réjoui. Avant qu'il ne puisse lui demander quoi que ce soit, le Hobbit tira sur ses mèches et Bofur comprit : deux de ses tresses avaient été faites. La surprise l'envahit, il n'avait rien senti. Sa seconde personnalité avait toujours le contrôle sur ses actions mais elle n'entreprit rien pour reprendre leurs activités.
Le semi-homme termina la dernière tresse, lentement, et l'attacha. Lorsque l'élastique fut en place, les pupilles du mineur s'éclaircirent et reprirent leur couleur normale. C'était le seul signe montrant la transition qui venait d'avoir lieu dans l'esprit du Nain.
Bilbo était toujours assis sur les genoux de son ami à l'observer redevenir lui-même. Une fois sûr qu'il se tenait face à la version amicale du fabriquant de jouets, il se pencha vers lui et l'embrassa. D'abord surpris, Bofur ne répondit pas durant quelques secondes puis il se laissa emporter par la caresse du Hobbit.
-Bilbo ? Pourquoi vous avez fait ça ? demanda le moustachu perdu.
-Parce que je souhaite que cela arrive également lorsque vos cheveux sont attachés. Nous avons traversé la Terre du Milieu, affronté des trolls, des orcs, des goblins et des araignées géantes ensemble. Notre groupe a été séparé plusieurs fois et il reste un énorme dragon sur notre chemin mais rien ne m'effraie plus que de vous perdre une nouvelle fois.
-Bilbo… J'suis pas sûr d'vous saisir…
-Je n'ai malheureusement rien à vous offrir pour l'instant en échange de votre sculpture. Veuillez cependant accepter mon affection et mon entière dévotion, jura Bilbo, le regard sincère.
Bofur ne sut quoi répondre, les mots du Hobbit le touchèrent profondément. Certes ils passaient beaucoup de temps ensemble, s'entendaient bien et il y avait une sorte de complicité entre eux mais le Nain ne s'était pas attendu à ce que le semi-homme le choisisse.
-Vous êtes sûr d'vous ? Malgré tout c'que j'vous ai fait ? Et puis y a Thorin…
À l'évocation du forgeron, Bilbo se raidit. Il allait devoir lui annoncer qu'il ne partageait pas ses sentiments. Ce ne serait pas facile. Comment rejetait-on un roi ? Est-ce que cela était autorisé ? Serait-il également banni comme Fíli et Kíli ? Thorin avait déjà de nombreuses préoccupations entre Erebor et ses neveux, lui en rajouter n'était probablement pas une bonne idée. Cependant attendre la fin de leur quête ne valait pas mieux. Il devrait régler cette situation dès que possible.
Pendant que le Hobbit réfléchissait, Bofur se morfondait. La réaction de son compagnon au nom de Thorin était claire : son cœur penchait plus pour le monarque. L'espoir qui s'était embrasé en lui aux paroles de Bilbo s'éteignit. Il finirait seul, forcé de regarder le semi-homme qu'il aimait vivre aux côtés du roi.
-Ne vous en faites pas pour cela. Je sais l'affection que Thorin me porte mais mon choix est fait. Ce n'est pas le roi Nain que je vois lorsque j'imagine mon avenir. C'est un humble fabriquant de jouets au cœur d'or et au sourire enjôleur.
Une fois encore, le cœur de Bofur s'emballa. Bilbo semblait sûr de lui, il le regardait de la manière dont le mineur avait toujours souhaité. Il le prit dans les bras et le serra. Tant pis pour Thorin, il avait raté sa chance. Personne ne lui prendrait son Hobbit.
Le Nain était heureux. Il n'avait plus de raison d'aller à Erebor, le trésor qu'il convoitait se trouvait sur ses genoux et nulle pierre précieuse ne le surpasserait.
Il profita un peu plus de l'étreinte, écoutant la respiration du semi-homme, osant à peine croire à sa chance. Lui qui était si bavard de nature se retrouvait incapable de prononcer le moindre mot. Le petit cambrioleur lui avait ôté toute faculté cérébrale en un sourire, mais il pouvait lui pardonner. Bilbo était suffisamment intelligent pour deux.
Au bout de quelques minutes, le Hobbit se releva. Il aurait préféré rester dans les bras de son compagnon mais il devait d'abord mettre les choses au clair avec Thorin.
Voyant le sourire ébahi de Bofur, il ne put s'empêcher de l'embrasser. Sa moustache aurait pu frétiller de joie tellement il semblait heureux.
-J'ai quelque chose à faire. Je vous verrai plus tard ?
Bofur hocha la tête, son sourire fixé sur place, les yeux lumineux. Il lâcha la main du semi-homme et le regarda partir, ne s'étant jamais senti aussi léger.
Une fois parti, Bilbo se mit à la recherche du roi Nain. Celui-ci se trouvait au rez-de-chaussée, devant une fenêtre donnant sur la ville, Erebor se dessinant au loin. Il paraissait perdu dans ses pensées et le cambrioleur savait qu'il valait mieux éviter de le prendre par surprise ou il y perdrait un membre. S'arrêtant un mètre derrière lui, il se racla la gorge.
-Thorin, je souhaiterais m'entretenir avec vous, commença-t-il d'une voix plus assurée qu'au début de leur aventure.
Le concerné se retourna et Bilbo fut frappé par l'air différent qu'il arborait. Les pupilles du monarque s'étaient assombries depuis leur arrivée à Lake-Town, son regard était plus austère et menaçant. Une lueur froide et mauvaise luisait dans ses yeux mais elle diminua lorsqu'ils se posèrent sur le semi-homme. Thorin ne parut pas enjoué de le voir mais au moins il ne semblait plus à deux doigts de l'empoigner afin de le balancer à l'autre bout de la salle.
-C'est un sujet privé. Pourrions-nous nous rendre dans un lieu moins fréquenté ?
Le roi hocha la tête et se dirigea à l'extérieur, sur le balcon. Il n'avait toujours pas parlé, ce qui dérangeait le cambrioleur. Déjà qu'il ignorait comment débuter la conversation, il n'arriverait à rien si Thorin ne l'aidait pas. Surtout qu'il avait plusieurs choses à lui demander. Décidant qu'il lui fallait bien commencer quelque part, Bilbo se lança.
-J'aimerais comprendre pourquoi vous refusez d'aller voir vos neveux. D'après ce que l'on m'a expliqué, ils ont enfreint la règle en outrepassant les liens du sang mais est-ce une raison pour les rejeter de la sorte ? Les considérez-vous réellement comme des criminels ?
Bilbo espérait pouvoir faire entendre raison au forgeron, comme il l'avait fait avec Bofur. C'était leur oncle, il devait tenir à eux malgré tout. Il ne pouvait pas ne plus les apprécier. À sa grande surprise, Thorin ne s'énerva pas. Sa posture demeura la même, comme s'il n'avait pas entendu sa question.
-Fíli était conscient des conséquences de ses actes. Il savait parfaitement ce que sa décision entraînerait. Il est le seul responsable du sort qui l'attend. Personne ne peut lui venir en aide à présent. Le bannissement est un châtiment trop clément pour la faute qu'il a commise.
Les mots du souverain choquèrent Bilbo. Il paraissait si détaché, si indifférent, comme s'il parlait d'un étranger.
-Il reste votre neveu, ainsi que Kíli. Ce jeune garçon a beaucoup sacrifié pour-
-Le système judiciaire des Nains vous est inconnu. Vous ne pouvez comprendre notre manière de fonctionner. De plus, rien de tout cela ne vous concerne, le coupa Thorin d'une voix cinglante.
Sa remarque déplut à Bilbo qui se renfrogna à l'idée d'être une fois de plus traité comme un intrus.
-Bien au contraire. Après toutes les épreuves que j'ai dû traverser par votre faute afin de vous aider à accomplir une mission extrêmement dangereuse, je considère faire partie de la Compagnie au même titre que les autres. De ce fait, j'ai mon mot à dire lorsqu'un désaccord prend place. (Il marqua une pause, pas pour rassembler son courage comme lors de ses premières conversations avec le roi, mais pour s'assurer qu'il avait toute son attention.) Je trouve votre réaction envers Fíli et Kíli démesurée et absolument abjecte. Ils sont encore très jeunes, selon vos fameuses lois, ils ne méritent pas un tel acharnement. Par ailleurs, ils vous ont suivi partout et vous ont toujours écouté. D'après ce que j'ai compris, pas une fois ils n'ont osé aller à l'encontre de vos ordres. Ces garçons vous portent plus de respect que le reste des Nains vivant dans les Montagnes Bleues et pourtant vous les traiter comme vos ennemis.
Bilbo ignorait d'où lui venait l'aplomb dont il faisait preuve. Rares étaient ceux qui osaient contredire Thorin Oakenshield sans y laisser un membre et jamais il ne se serait cru capable d'y parvenir. L'anneau magique se glissa dans son esprit. Sa main se posa instinctivement sur la poche de son veston, sa simple présence le rassurant. Loin était le Hobbit mal assuré qui avait peur de s'aventurer au-delà de Bree. Ce n'était pas la bravoure qui faisait battre son cœur plus fort. Une puissance plus mystérieuse avait pris le contrôle de ses émotions et elle avait presque effacé l'épouvante que lui infligeait Smaug.
À son grand étonnement, le forgeron ne s'énerva pas contre lui. Il se tourna vers la Montagne Solitaire et l'observa en silence.
-Regardez-la, reprit-il en désignant cette dernière. N'est-elle pas magnifique ? Après toutes ces années d'exil, nous allons enfin pouvoir reprendre ce qui nous appartient. Tous ceux qui se sont mis en travers de notre chemin ont goûté à la rage de Durin. À présent il ne reste plus qu'un seul obstacle. Je ne laisserai rien de plus me bloquer la route. Ce royaume est plus important que toute autre chose.
Les paroles de Thorin ressemblaient au discours passionné d'un leader cherchant à motiver ses troupes pour la conquête finale. Il se retourna brusquement face au Hobbit, ses longues mèches s'emmêlant les unes aux autres, le regard lumineux.
-Vous rendez-vous compte, Bilbo ? Bientôt nous aurons récupéré notre montagne et notre or. Toute cette région sera de nouveau sous le contrôle d'Erebor. Notre grandeur d'antan sera restaurée et chacun saura que la lignée de Durin n'est pas éteinte.
Le semi-homme prit conscience que Thorin n'avait pas écouté un mot de ce qu'il avait dit. Le roi était perdu dans ses rêves. Il perdait pied avec la réalité, son esprit ne songeait qu'à Erebor, occultant tout le reste.
-Songez-y, mon cher cambrioleur. Un royaume si puissant et prospère que tous les autres peuples chercheront à forger des alliances. Plus d'un voudra placer un membre de sa famille au sein de mon conseil afin de réclamer une partie du trésor et de posséder un droit décisionnel concernant nos actions. Les propositions en mariage afflueront mais toutes se verront refusées car la place de reine ne sera pas à pourvoir. Au lieu de cela, ce sera un consort dont l'intelligence n'est plus à prouver qui régnera à mes côtés. Qu'en dites-vous, M. Baggins ?
La question le prit tellement au dépourvu que Bilbo ne put répondre. Thorin ne lui en laissa pas l'occasion de toute manière.
-Avec vous pour m'épauler, nul ne nous résistera. Vous saurez charmer chaque espèce et gagner leur amitié. Ainsi, nous étendrons notre influence jusqu'aux Montagnes Bleues. Thranduil me suppliera de l'accepter parmi mes alliés et j'aurai enfin le plaisir de l'écraser. Vous et moi à la tête d'Erebor, quelle idée formidable !
Le Hobbit était effaré d'entendre son compagnon parler ainsi. Était-il conscient de l'improbabilité que son plan avait de se réaliser ? Il semblait pris au piège dans ses fantasmes. Bilbo devait le raisonner au plus vite. C'était la raison principale de leur discussion après tout.
-Thorin… Je suis touché que vous me considériez de la sorte. C'est un honneur pour moi, vraiment. Sachez que je vous apprécie également. Malheureusement, je me vois dans l'obligation de refuser votre proposition car vous voyez-
-Ensemble nous ferons d'Erebor un royaume craint et respecté. Chacun saura que la colère d'un Nain ne diminue pas avec le temps. (Thorin serra les poings, se remémorant les épreuves que les siens avaient dû subir depuis l'arrivée de Smaug dans leur contrée et en cet instant, Bilbo eut de la peine pour lui, imaginant sa douleur.) Bien sûr, il faudra faire vos preuves auprès du peuple. Vous n'êtes qu'un Hobbit sans aucune connaissance de nos lois et sans grand talent. Notre union en choquera plus d'un, vous n'avez rien d'un chef d'état, encore moins d'un guerrier.
Le semi-homme s'offusqua d'entendre Thorin le décrire de cette manière. Il venait clairement de dire qu'il leur était inutile et pire que tout, qu'il ne valait pas grand-chose en tant qu'être vivant. Ce manque de respect était inadmissible, roi ou non. De plus, il ne s'adressait pas directement à lui. Il semblait se parler à lui-même. Bilbo s'en vexa davantage. Il devait mettre un terme à cette comédie.
-Cependant une fois que mes conseillers sauront de quoi vous êtes capable, ils vous acclameront. Tous apprendront que les Hobbits ont beau être un peuple de faibles d'esprit et de couards, certains d'entre eux peuvent s'avérer pratiques, poursuivit Thorin, sans prêter la moindre attention à son compagnon.
Bilbo rageait silencieusement. Non seulement il venait d'être insulté personnellement mais en plus son peuple entier était dénigré. De quel droit un Nain se permettait de tels commentaires ? Il avait été bien naïf de croire qu'une personne aussi hautaine que Thorin Oakenshield parviendrait à le considérer comme son égal. Cet être était bien trop arrogant pour regarder le monde sans se laisser aveugler par le masque de dédain se reflétant dans ses yeux. Cela ou bien il était fou. Le cambrioleur ne pouvait se résoudre à nier cette possibilité, quelque chose dans le comportement de son compagnon le préoccupait.
-Thorin ! s'écria-t-il brusquement afin de rappeler sa présence au concerné. Veuillez cesser ces inepties sur-le-champ ! Vous rendez-vous compte des propos insultants que vous tenez à mon égard ? Je vous serais gré d'y mettre fin immédiatement. Par ailleurs, comme vous semblez ne pas avoir entendu, je ne peux répondre favorablement à vos avances. Les sentiments que j'éprouve pour vous ne sont pas différents de ceux que partagent deux camarades d'enfance. (Le Hobbit changea de ton, conscient qu'il valait mieux faire preuve de diplomatie pour rejeter quelqu'un, bien qu'il fut toujours énervé.) Vous êtes un grand meneur et je n'ai aucun doute que vous ferez un excellent roi mais cette… fantaisie que vous avez imaginée ne prendra jamais forme. Je n'ai nullement l'intention de m'établir à Erebor et j'ai déjà un compagnon.
Une légère rougeur empourpra les joues du semi-homme lorsqu'il repensa à l'étreinte passionnée qu'il avait partagée avec Bofur un peu plus tôt. Face à lui, Thorin resta muet. Il ne bougea pas, comme s'il n'avait pas compris ce qu'il venait d'entendre.
-Il vous faudra un temps d'adaptation mais une fois que la magnificence d'Erebor sera restaurée, vous vous y sentirez chez vous, reprit le Nain, n'écoutant pas le cambrioleur.
Ce dernier en fut grandement choqué. Thorin continuait de dépeindre le tableau grotesque que représentait son délire. Il n'écoutait plus rien et se tenait à la frontière de la frénésie.
-Thorin, vous ne savez pas ce que vous dites… tenta Bilbo en reculant légèrement.
Le concerné l'agrippa violemment par les épaules, l'empêchant de s'enfuir et le secoua.
-Avez-vous idée de ce qu'un royaume entier à vos pieds représente ? insista le barbu, le ton proche de l'hystérie. Vos quelques tâches administratives n'auront que peu d'importance. Votre fonction principale sera de m'obéir, d'avoir de la prestance face aux représentants étrangers pour faire honneur à ma lignée, d'être disponible lorsque je requerrai votre présence. Vous serez libre de vous promener dans les couloirs tant que vous ne vous éloignez pas trop.
Bilbo était sidéré. Malgré leurs différends, Thorin n'avait jamais levé la main sur lui ni même établi de contact physique, sauf leur brève étreinte sur le Carrock. Sa prise était solide et douloureuse. Le semi-homme ne reconnaissait pas le Nain qui se tenait face à lui, ce n'était pas le fier guerrier qu'il avait rencontré chez lui il y a plusieurs mois et pour qui il avait accepté de tout abandonner afin de l'aider dans sa cause. Autrefois il avait souhaité le voir s'asseoir sur le trône qui lui revenait de droit et assister à son couronnement. Maintenant, il voulait mettre le plus de distance possible entre eux et ne plus entendre parler de Thorin Oakenshield. Les sentiments qu'il avait développés pour ce Nain si charismatique n'étaient plus qu'un lointain souvenir.
Comment expliquer un tel changement ? Ce regard bleu glacé auquel il avait rapidement succombé, celui qui le faisait frissonner lorsque les flammes du feu de camp y dansaient, le rendant hypnotique, était aujourd'hui fiévreux, inquiétant. La folie guettait le forgeron, à moins qu'il n'ait déjà sombré.
L'avenir que lui proposait le souverain ressemblait à une prison de laquelle il ne pourrait jamais fuir et son avis importait peu. Thorin le décrivait comme un joyau de plus à rajouter au trésor d'Erebor. Il ne le voyait plus comme un être vivant mais comme sa possession. Il devrait faire tout ce qu'il ordonnait sans émettre le moindre refus. Que lui était-il arrivé pour qu'il agisse de tette sorte ? Thorin Oakenshield était une personne froide de nature mais il conservait une part d'humanité. À présent il n'avait plus rien du roi blessé que l'on souhaitait aider à réparer l'injustice qu'il avait subie. Ses émotions avaient disparu, il n'était qu'une coquille vide remplie de malice.
Pour une fois, Bilbo ressentit une véritable peur en présence de Thorin, alors qu'il avait autrefois été rassuré de le savoir près. Aujourd'hui il était devenu imprévisible et la lueur malsaine qui se reflétait dans ses yeux l'angoissait. La poigne du barbu augmentait en même temps que la terreur gagnait le Hobbit. Pourquoi n'y avait-il personne dans les alentours ? Il devrait se débrouiller seul et les options étaient limitées. Aucun objet contondant ne se trouvait à portée de main, bien qu'il doutait pouvoir rassembler suffisamment de force pour blesser le Nain dont la carrure faisait le double de la sienne. Ses mouvements étaient également restreints. Que lui restait-il ?
Alors qu'il réfléchissait, Thorin s'enfonçait dans sa démence, décrivant la vie qui les attendait, l'éclat maniaque dans ses pupilles plus vif. Bilbo ferma les yeux, ce personnage-là le répugnait. Il aurait tellement voulu disparaître. Une image de l'anneau s'imposa dans son esprit, presque contre son gré. Il lui restait cette solution. S'il revêtait l'anneau, Thorin ne le verrait plus et il en profiterait pour s'éclipser. Sa main remonta d'elle-même vers la poche contenant l'objet magique, son esprit en transe ne cherchant pas à lutter. Ses mouvements devinrent inconscients, sa vue se brouilla, les sons diminuèrent et un écho sourd bourdonna au creux de ses oreilles. Ses doigts frôlèrent le veston et se glissèrent dans sa poche, le murmure se faisant plus distinct. Le métal froid effleura sa peau.
-THORIN ! retentit une voix tonitruante qui réveilla Bilbo.
Reprenant conscience du monde autour, le Hobbit constata qu'il était à nouveau libre. Dwalin avait empoigné son ami et le tenait fermement. Les muscles de ses bras encore plus saillants que d'habitude tant il usait de toute sa force pour maîtriser Thorin qui se débattait. Ses yeux, qui fixaient toujours le cambrioleur, étaient devenus féroces. Il ressemblait à un animal sauvage sur le point d'attaquer. Bilbo était figé sur place, tétanisé.
-Dégagez d'ici ! lui hurla Dwalin qui peinait à tenir le roi en place.
Il fallut quelques secondes pour que son cerveau se mette en accord avec son corps puis le Hobbit détala. Il courut sans s'arrêter, n'osant pas se retourner de peur de voir Thorin le poursuivre.
Si de découvrir cette facette du souverain l'avait apeuré, la réaction de Dwalin l'avait bien plus terrifié. Le guerrier était colérique et montrait rarement d'autres émotions or cette fois-ci Bilbo avait clairement vu la panique dans ses yeux. Si même un Nain impassible tel que le chauve avait peur de l'état de Thorin, alors la situation était bien plus critique que ce qu'il avait imaginé.
Le semi-homme poursuivit sa course, ses poumons en feu réclamant de l'oxygène, contrastant avec l'air froid, la douleur si violente que des larmes se formèrent aux coins de ses yeux. Il se rua au deuxième étage et fonça dans une chambre au hasard, verrouillant la porte et plaçant un meuble devant. Ce n'est que là qu'il s'autorisa à reprendre son souffle. Ses genoux tremblèrent, ne supportant plus son poids. Il s'effondra au sol, les yeux rivés sur l'unique point d'accès de la pièce. Il ne comprenait pas ce qui venait de se passer. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, il ne se sentait pas en sécurité. Plus jamais il n'oserait approcher Thorin seul.
Bilbo tenta de se calmer. Il avait besoin d'un verre et de fumer sa pipe, malheureusement sa dernière ration de Vieux Toby n'avait pas survécu à leur baignade lors de leur fuite de Mirkwood. Le Hobbit se recula afin de s'adosser contre un mur, il laissa tomber sa tête en arrière. Cette aventure se révélait être un cauchemar.
Réponses aux reviews : (pfiou ! Que c'était long. Ça m'a pris une heure pour tout rédiger !)
Quetsche : Merci ! C'est très gentil. ^^ Alors tu soulèves un point important. Je vais tenter de répondre brièvement. (Je suis un peu trop bavarde par écrit. :P) Non, je ne pense pas que les Nains sont gays de nature. Ni hétéro d'ailleurs. En réalité, ils n'ont pas une sexualité bien définie, c'est plus un concept inhérent à notre société. Seulement on sait que les Naines sont rares, pour une raison que j'ignore, et ils ont peu d'enfants en général. Dans la Compagnie, seuls Glóin et Bombur sont mariés et ont une descendance. De ce fait, ils ne se cantonnent pas à un sexe particulier. Et puis la notion de l'Autre (le seul et unique amour qu'un Nain peut avoir dans sa vie) rejoint cette idée. Ils ne choisissent pas qui ils aimeront, ça peut être une personne de toute race, tout âge, tout sexe. (Ce qui facilite grandement les fics, j'avoue. :P) Mais il arrive qu'ils ne trouvent pas leur Autre et finissent seuls. C'est un concept inventé par les fans à la base, je l'ai juste approfondi pour qu'il corresponde à l'image que je m'en fais, du coup, je ne te donne que ma vision des choses, pas l'officielle selon Sir Tolkien. J'espère que cette réponse te convient. :) En tout cas, merci d'avoir commenté.
Smilinginlove : ^^ Je savais que la réaction de Thorin te déplairait. Il ne reviendra pas en arrière, sache-le. Il est même fort probable que tu le détestes encore plus suite à ce chapitre. :P Mais que veux-tu ? Il a une personnalité très complexe mais parfaite pour créer des conflits. Merci pour le lemon. :3 J'en écris peu en général mais pour les frangins, c'est avec plaisir que je fais une exception ! XD Merci beaucoup !
Angelyoru : Ben oui mais l'inceste est un crime pour les Nains, passable de la peine de mort. Sans plaisanter. Il a été élevé ainsi et n'y a jamais été confronté donc forcément, il est déstabilisé. Puis il a déjà l'esprit occupé à 90% par l'Arkenstone alors ce fut la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Je joue l'avocat du diable ici parce qu'il faut voir la situation de son point de vue, pas uniquement des frères. Thorin y a été un peu fort, c'est vrai, mais ça peut se comprendre et il a des circonstances atténuantes, comme on le voit dans ce chapitre. Il est devenu fou. Littéralement. Et Bilbo se démarque encore une fois en rappelant que les Hobbits sont très différents des Nains. Merci à toi !
Millyel : Haha ! Souffre ! Pleure ! Vas-y ! Hum... Pardon, je m'égare. Donc oui, pour le fluff euh… change de fic. XD Y en n'aura pas vraiment. Un peu dans le dernier chapitre mais il ne représentera que 10% du texte. Ça fait mal de les voir ainsi, je sais. Ils sont tellement proches et y a plus qu'eux (et Dís mais on la voit jamais) mais c'est justement pour cette raison que les détruire est si agréable. ^^ Ça fait encore plus mal à notre petit cœur que si c'était Glóin et Óin. Je suis cruelle, je sais !
Tu aimes ? rire sadique Parfait ! Je vais donc continuer ! Tu me seras très utile pour une autre fic en cours…
T'en fais pas, j'ai mon diplôme de secouriste ! Je te ressusciterai si tu clamses ! Pour mieux te faire souffrir après, c'est pour tester ton endurance émotive.
se racle la gorge Tiens, prends cette bassine. Et merci d'avoir commenté !
Dame Marianne : Je vois parfaitement ce que tu veux dire et je partage ton avis. En réalité, le Bilbo que je décris dans mes fics ne correspond pas vraiment à l'image que j'en ai. Oui, c'est contradictoire. Pour moi, il est malicieux, discret, courageux quoiqu'un peu timide mais prêt à se battre pour ce en quoi il croit, pas émotif et surtout, capable de s'affirmer. Il n'est pas vraiment romantique et tout choupi kawaii machin. Pour cette raison, il équilibre la personnalité sombre et dure de Thorin, comme tu le dis. Cependant avec Bofur, je l'imagine bien être un peu plus stricte. C'est carrément lui qui porte la culotte (sans pour autant être un top, ça c'est pas possible). Cela dit, un Bofur sérieux en mâle alpha est génial mais c'est carrément du OOC. Je ne sais pas si c'est clair. En tout cas, merci pour ton commentaire. Mais du coup est-ce que tu aimes quand même la fic si le couple ne te plaît pas ?
Yufee : bouche bée Woah… O_o C'est… inattendu. Je ne sais pas quoi te dire… C'est le plus beau commentaire qu'on m'ait fait. Dire à un auteur que son « travail » a fait aimer un univers/personnage ou autre à quelqu'un est tout simplement la plus belle récompense qu'il peut recevoir. Surtout si tu n'as pas pour habitude de lire des fictions. :) Je suis ravie que tu en aies découvert de nouvelles facettes et qu'en plus elles te plaisent. Je pense que c'est le but premier d'une fiction : partager sa vision d'un fandom aimé de tous, lui donner vie et tenter de lui offrir une certaine crédibilité pour qu'elle plaise aux autres. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'écris : parce que je suis fan et que je souhaite participer un peu à la construction de cet univers fabuleux tout en respectant le travail de base. C'est un véritable honneur d'obtenir un tel retour. Je ne parviens même pas exprimer ce que je ressens vraiment. ^^' Merci infiniment.
justelaura : Nyark ! Le Bofur/Bilbo vaincra ! Bon, cela dit, je ne vois pas Thorin avec quelqu'un d'autre que Bilbo. Certains aiment le Dwalin/Thorin mais je n'y adhère absolument pas. Thorin a besoin de Bilbo, c'est évident. Quant à Bofur, et bien il saurait prendre soin de lui. Le choix est très difficile.
Oui, je suis fan du FíKí. C'est mon couple préféré dans ce fandom. Coupable ! XD Leur relation est celle qui me touche le plus mais chaque couple a droit à son chapitre.
J'espère que tu auras ressenti autant d'émotions face à l'apparition de Thorin dans ce chapitre également. Il est devenu fou à cause de l'Arkenstone, rien ne peut l'arrêter à présent.
Les actions de Kíli peuvent sembler irréfléchies mais elles ne le sont pas. Il a fait son choix et a conscience des conséquences. Il était dans une impasse et à moins de prendre les choses en main, rien n'aurait évolué. Cela dit, les peurs de Fíli sont justifiées.
Hmm, personnellement, je pense que Kíli est très dépendant de son frère (l'inverse est réciproque mais en tant qu'aîné, Fíli le dissimule mieux) mais qu'il est également capable d'agir en tant qu'adulte lorsque la situation le demande. Il n'est pas stupide, il est simplement immature et s'appuie énormément sur son grand frère alors qu'il n'en a pas nécessairement besoin. C'est un peu un caprice et il en a conscience mais il s'en fiche et de plus, Fíli ne s'en plaint pas. Après, imaginer Kíli avec une coupe au carré… On perd en séduction là ! XD
Pour l'instant, Thorin s'en fiche. Il ne pense qu'à Erebor et à l'Arkenstone. Ses neveux, sa famille passent après.
Merci beaucoup pour ce long commentaire !
