Chapitre 10
"Quel sanglant présent
De ta part bel amant
Une rivière de diamants
En forme de balles rouge sang"
"Ame armée", Ina-Ich
Avec des spoilers de "Lolita" de Nabokov !
" Que lisez-vous Mademoiselle Blood ?"
Beth sourit en sentant l'alchimiste se pencher au-dessus de son épaule pour finalement nicher son visage dans son cou. Il posa son propre livre sur le lit avant de saisir l'ouvrage de la jeune femme et d'en détailler la couverture. Il y était représentée une femme entièrement nue, le torse à peine recouvert d'une pelisse noir de jais, le regard arrogant et la bouche extrêmement maquillée. La Lieutenant put sentir les joues de son supérieur chauffer ostensiblement avant d'entendre son rire résonner tout contre son oreille. Il y murmura :
"- Et bien, ce n'est pas le genre de lecture que l'on attend de la part d'une jeune fille bien élevée.
- J'ai mes vices.
- Je vois ça. Et j'adore ça, conclut Kimblee en détachant chaque syllabe. Vous m'en lisez un morceau ?"
Docile, Betty obtempéra et dit ceci :
"- '- [...] Je suis bonne,quand on me traite sincèrement et raisonnablement,mais si on se livre trop à moi, je deviens arrogante.
- Soyez-le donc,soyez arrogante,soyez despote, criai-je complètement exalté;seulement soyez à moi,soyez mienne à jamais !'
Je me jetai à ses pieds et étreignis ses genoux .
'Cela finira mal,mon ami', dit-elle sévèrement ..."
- Vous feriez une excellente Wanda."
Prise de court, Beth arrêta totalement sa lecture et se retourna pour faire face à Kimblee. Il était allongé si près d'elle que leurs nez se touchèrent quand elle répliqua avec un sourire candide :
"- Alors, vous dites que ce n'est pas une lecture de jeune fille bien élevée, mais vous connaissez l'histoire et ses personnages ?
- J'ai ... survolé La Vénus à la fourrure ... répondit-il avec une moue.
- Est-ce une façon de dire que vous n'en avez lu que la moitié, comme pour ce pauvre Francis Scott Fitzgerald ?
- Oh non. Je l'ai lu en entier ! se défendit-il en levant l'index.
- Vous l'avez survolé ou vous l'avez lu alors ? sourit Betty.
- Oh. Je l'avoue, je l'ai dévoré de bout en bout, avoua le jeune homme avec un sourire carnassier avant de l'embrasser goulûment. Je sais, ce n'est pas le genre de choses qu'un adolescent devrait lire, mais...
- Vous êtes vraiment un vilain garçon." postula la jeune femme.
Le reste de sa tirade s'étouffa quelque part dans sa gorge quand Kimblee saisit son crâne à deux mains pour caresser sa chevelure et mordre ses lèvres avant d'aller jusqu'à son oreille et l'embrasser vivement. Beth sentit un immense frisson parcourir sa colonne vertébrale alors qu'il lui glissait :
" Est-ce vraiment pervers si j'aime quand vous me dites ça?"
Elle rit puis se redressa pour l'embrasser lentement en retour et lui dire :
"- Cela ne me déplaît pas.
- Vilaine fille, la gronda-t-il faussement avant de l'embrasser encore une fois. Mais oui, j'ai bien lu ce livre il y a plusieurs années. J'avais ... quinze ? Seize ans? Seize, oui.
- Précoce .
- Je l'ai toujours été. Du point de vue purement intellectuel, insista Kimblee en sentant que Betty allait sortir une pirouette. J'ai sauté deux classes et par conséquent, à seize ans, ma classe était composée de jeune gens de dix-huit ans de moyenne d'âge. Rien de très étonnant à ce que j'ai eu la main sur ce livre.
- Vous avez apprécié ? s'enquit-elle en cherchant son paquet de cigarettes à côté du lit avant d'en sortir une.
- Énormément. Bien sûr, comme pour Lolita de Nabokov, les professeurs et les adultes en général ont fait passer La Vénus ... comme purement érotique voire pornographique mais pour avoir lu ces deux ouvrages, je pense que ... Cigarette, s'il vous plaît, Mademoiselle Blood." plaida Kimblee en se penchant au dessus d'elle.
Elle lui mit elle-même la Seven Aces entre ses deux lèvres entrouvertes et l'alluma d'un geste expert avant d'en faire de même pour la sienne. A présent quasiment allongé de tout son long sur Beth, l'alchimiste arqua le dos tout en tirant sur l'objet cylindrique .
"- Avez-vous lu Lolita ? demanda-t-il.
- Jusqu'à la moitié.
- Oh. Chacun sa faiblesse. Pourquoi avoir décroché aussi tôt ?
- Je riais trop, avoua-t-elle avec un grand sourire tout en exhalant un nuage de fumée odorante. J'adore la scène où Charlotte meurt renversée par une voiture.
- Je comprends alors ! s'exclama le jeune homme. Je suis rassuré. Peu de gens trouvent que Lolita a un côté très drôle, dans l'ironie et l'humour noir. Tout comme peu de gens voient tout le côté ... "joueur" de livre de Sacher-Masoch. Certes, il y est question de sexe, mais surtout de passion, de rôle et de domination. Je pense ... murmura-t-il en soufflant à son tour, que ce livre a été absolument fédérateur dans ma façon de penser.
- Vous n'étiez pas joueur avant cela ?
- Si, mais seulement, je n'avais pas encore rencontré quelque oeuvre que ce soit qui puisse être représentative de ma vision et également de me la montrer aussi clairement à moi-même. J'ai alors, suite à ces deux lectures, mieux compris ce que je pensais depuis toujours, expliqua Kimblee en tirant sur sa cigarette et guettant la réaction de Betty du coin de l'œil.
- En quoi suis-je Wanda ? Vous avez une mince ressemblance avec Humbert Humbert dans l'intelligence, mais je ne vois pas encore en quoi vous ressembleriez à Séverine, exposa Beth en dissipant la fumée qui se tortillait devant eux d'un geste de la main.
- Vous êtes rousse, intelligente, sûre de vous et vous avez une force en vous qui ne faiblit pas, ainsi qu'une stratégie de jeu et une palette d'autres tactiques en stock. J'en suis sûr, répliqua l'alchimiste avec un sourire.
- Autant de compliments d'un coup ?
- Ce sont des faits, voyons , diminua-t-il en expirant une nouvelle fois la fumée de sa cigarette, lentement. Ce qui est un compliment, en revanche, c'est de vous trouver un air de Wanda. Vous êtes la première femme qui a suffisamment de caractère et de prestance pour pouvoir concurrencer un tel mythe féminin à mes yeux.
- Vous êtes tombé amoureux d'une héroïne de roman ? le titilla Beth, un brin incrédule.
- De son schéma. Je n'ai jamais été amoureux, je pense. C'est assez triste, ça a l'air bien. Mais ça a l'air trop facile et niais à mon goût. Je ne pense que je pourrais tomber amoureux comme ça, expliqua Kimblee en claquant des doigts pour illustrer son geste.
- Comme je vous comprends, ponctua la jeune femme en finissant sa cigarette.
- Vous n'avez jamais aimé qui que ce soit ? sourcilla-t-il en l'imitant. Je suis certain que les hommes que vous avez côtoyé n'attendez que ça. Vous en avez tous fait des Séverine ! conclut-il avec un grand sourire avant de se lever prendre un verre d'eau.
- J'ai côtoyé bien moins de maris que leurs épouses, et je préfère les blondes menues aux bruns virils aux torses velus. Mon lit en témoigne." glissa Betty l'air de rien.
Elle se redressa en entendant un bruit mouillé, pour voir Kimblee se retourner, de l'eau plein de menton, en train de lutter pour ne pas s'étouffer avec le liquide qu'il avait apparemment avalé de travers. Il s'essuya prestement le visage d'un revers de main et resta quelques secondes à la fixer, tentant de déterminer si elle plaisantait. Quand il s'aperçut que non, il reposa son verre et commença à déambuler de long en large dans la tente, visiblement fébrile.
"- Ça expliquerait tout !
- 'Tout' ?
- Et bien le fait que vous aimiez les femmes expliquerait que nous ne soyons pas particulièrement plus avancés dans le jeu, depuis une semaine que nous dormons ensemble ! s'écria-t-il en la pointant du doigt. Je suis malchanceux.
- Cessez de vous poser en victime. Je n'aime pas que les femmes, rétorqua-t-elle d'une voix sourde.
- Je ne vous plais pas ? demanda Kimblee tout de go en se plantant devant elle. Je commence à me poser des questions.
- Vous vous pensez à ce point si irrésistible et extraordinaire que la seule raison que j'aurais de vous résister serait que je n'aime pas les hommes ? ironisa Beth. Moi qui pensais que, vu votre admiration pour Wanda, vous seriez heureux d'avoir une compagne de jeu à votre hauteur.
- Point pris, accorda le jeune alchimiste en levant les mains. Maintenant que j'y pense, c'est assez exotique comme idée .
- Ravie de savoir que mes préférences sexuelles vous excitent, répondit-elle d'une voix acide. C'est vrai que je n'ai vécu que pour ça.
- Mademoiselle Blood, je n'aime pas votre cynisme, prévint-il.
- Monsieur Kimblee, je n'aime pas votre manière de vous poser en victime et de saisir mes expériences passées pour appliquer un jugement à mon sujet.
- Très bien , soupira-t-il lourdement. Dites-moi juste ... Vous voulez bien de moi ?"
Beth leva le regard depuis le rebord du lit où elle s'était assise. Dans la semi-pénombre de la tente, Kimblee fixait le sol, plongé dans ses pensées. Il semblait soudain très seul. Après tout, comme lui avait dit Bei Fong, Betty était la première personne qu'il considérait comme lui, et d'après ce qu'il avait pu lui confesser au compte-gouttes, cela lui plaisait.
Mais est-ce qu'il lui plaisait ?
Il était vraiment très beau. Il n'était certes pas très grand, et se tenait bien loin des standards de virilité qu'on avait coutume de voir, surtout à l'armée. Il avait une voix qui captait son attention à chaque fois, et ses yeux brillaient à présent comme ceux d'un chat. Elle aimait l'entendre parler, car il ne disait jamais rien de stupide. Même quand il était brusque ou insultant, il la laissait répliquer, ce que peu d'hommes avec son ego l'aurait fait. Mais surtout, il était intelligent. La qualité que Betty mettait au-dessus de tout.
Beth sentit qu'il la fixait, désireux d'entendre enfin sa réponse.
" Je ne vous veux pas."
Kimblee se tourna vers elle, la tête penchée sur le côté, les sourcils froncés. Au moment même où il voulut répondre, la jeune femme reprit une cigarette qu'elle alluma, puis sortit deux objets bien particuliers de son sac et nes les utilise, dos à l'alchimiste. Quand elle se planta devant lui, elle avait sa Seven Aces aux lèvres, la bouche peinte de rouge vif , et une fourrure en vison sur les épaules. A travers le nuage de fumée qu'elle recracha, le jeune homme vit cette tache rouge articuler avec un sourire :
"Je vous désire."
" Mademoiselle Blood, quelle belle surprise !"
Betty pila brutalement quand elle remarqua le Général Raven au centre d'une petite assemblée essentiellement masculine, alors qu'elle revenait de la douche. Kimblee était sa gauche et lui murmurait quelque chose à l'oreille. Ses cheveux encore humides, elle rejeta une mèche de son front et s'approcha doucement mais la tête haute. Montgomery Raven fit un bref salut de la tête et s'éloigna après l'avoir invitée à le suivre.
La façon dont il la regardait la mettait mal à l'aise, mais elle fit fi de cette sensation de malaise et le suivit jusqu'à la limite du camp, qui offrait un magnifique panorama sur l'horreur. Il se frotta les mains et se réjouit :
" - Il semblerait que nos alchimistes soient diaboliquement efficaces !
- C'est vrai mon Général, répondit la jeune femme d'un ton froid.
- Je pense que vous êtes bien placée pour savoir ce à quel points ceux-ci sont appliqués dans leur travail n'est-ce pas ?"
Le cerveau de Beth s'arrêta, de même que son souffle et son sang dans ses veines. Avec le ton impassible du Général, il était impossible de savoir si il parlait du fait qu'elle ait travaillé avec Mustang avant Kimblee, ou si cette question était en rapport avec quelque discussion qu'il aurait eu avec l'Écarlate. Elle préféra répondre laconiquement afin d'être sûre de ne pas se tromper :
" - Oui, mon Général.
- Quelle préférence avez vous ? s'enquit-il.
- Pardon ?
- Quel alchimiste préférez-vous ?" persista Raven, un sourire au coin des lèvres.
Ce qu'elle pouvait haïr cet air narquois qu'il arborait dès qu'il parlait aux femmes ! Dès sa première année, il n'avait eu de cesse de la complimenter ... Sur son physique. Aucun mot pour ses notes, mais toujours un "petit compliment" pour "la petite flamme de la promotion". Betty pouvait presque sentir la perversion de cette homme s'infiltrer dans chaque pore de sa peau.
" Ryûko Bei Fong" s'entendit-elle répondre.
Son supérieur mit les mains derrière le dos, le regard noir.
"- C'est un choix surprenant, sachant que vous ne l'avez jamais accompagnée sur le terrain.
- Pour avoir discuté avec elles plusieurs fois, et par le fait qu'elle soit toujours vivante et sans blessure grave, je crois pouvoir penser qu'elle est très bien, mon Général.
- Ne serait-ce pas par pseudo-solidarité féminine ? insinua-t-il.
- La solidarité n'a pas sa place ici.
- Je crois pourtant deviner que si Mustang et Kimblee sont toujours en un morceau, c'est grâce à vous. Et , connaissant bien ce dernier, je sais bien que ce ne doit pas être un job facile. Je ne vous pensais pas capable d'autant de zèle, sachant que vous rechigniez toujours à aller me voir dans mon bureau quand je vous convoquais.
- Je fais mon travail, mon Général, réussit à articuler Betty après avoir réprimé un haut-le-cœur en se rappelant des œillades appuyées de l'homme en face d'elle quand elle et ses camarades féminines passaient à proximité.
- J'apprécie cela, mais certainement moins que l'Écarlate. Je dois vous laisser, Mademoiselle Blood. Je dîne avec vous, officiers, ce soir, puis je repars à Central demain matin.
- Au revoir mon Général."
" Mademoiselle Blood !"
La Lieutenant ouvrit les yeux et se mordit la lèvre en se tournant vers Kimblee. Raven accaparait la conversation depuis le début du repas, et il n'avait eu de cesse de l'apostropher à coups de "Mademoiselle Blood !". Elle sentit la main du jeune homme se poser discrètement sur son genou en même temps que les yeux gris clair du Général étaient rivés sur elle. Son esprit s'embrouilla et elle imagina l'espace d'une seconde que c'était la poigne de fer de Montgomery Raven qui était sur elle.
Un hoquet s'échappa de ses lèvres et tout le monde la fixa. La main de l'Écarlate quitta immédiatement sa jambe et la voix grave et pernicieuse de leur supérieur s'éleva encore une fois:
" - Kimblee, esclavagiste ! Vous épuisez déjà Mademoiselle Blood en vous l'accaparant tout la journée sur le front et vous voulez me la voler de la conversation!
- Navré mon Général, répondit-il avec une politesse guindée, mais j'ai cru remarquer qu'elle était un peu pâle. Je ne renie pas ma responsabilité dans sa fatigue, mais comme nous devons tous continuer à bien faire notre travail, je pense qu'elle a besoin d'aller se reposer.
- Il est bien trop tôt pour déjà quitter notre compagnie ! s'exclama Raven en tapant joyeusement du poing sur la table. Vous me ravissez la compagnie de la charmante Mademoiselle Blood sans remords ?
- J'en suis désolé, mon Général, fit Kimblee sans s'émouvoir plus que ça. Mais je préfère l'accompagner, je reviendrai plus tard.
- C'est vrai qu'avec un gabarit de moineau comme le sien, je m'étonne qu'elle tienne debout et puisse faire presque aussi bien qu'un homme ! s'esclaffa-t-il. N'est-ce pas Mademoiselle Blood ?"
La main sur le front, Beth articula quelque chose d'incompréhensible alors qu'elle était à côté du Général, Kimblee à son côté. La fatigue embourbait ses pensées et faisait trembler ses genoux. Cependant, elle était furieuse d'entendre parler d'elle à la troisième personne, comme si elle était absente, comme si elle était un objet.
" - Plaît-il, Mademoiselle Blood ? insista l'homme assis à côté d'elle avec un sourire de requin.
- C'est LIEUTENANT Blood, mon Général ." articula-t-elle d'une voix glacée.
Quand ces mots franchirent ses lèvres, un frisson général parcourut la proche assemblée. Elle osa à grand-peine croiser le regard de Raven et ce qu'elle y lut lui fit plus peur qu'une horde d'Ishbal blessés, terrifiés et hargneux. C'était le mépris le plus complet, le dégoût le plus abject couplé à de la froideur assassine et à une colère sans limites. L'intérieur de son corps sembla se recroqueviller sur lui-même et refroidir tel une plante qui sent le vent glacé de l'hiver approcher. Dans toute cette atmosphère de solitude, une voix cassa la glace, et le silence :
" Elle est très fière de son grade. Vous connaissez les femmes ! Toujours à parader dès qu'elles ont un titre militaire ! Bonne soirée, et excusez-la de ma part ."
Cette réplique de Kimblee sembla toucher le Commandant Armstrong, dont le visage se ferma et s'assombrit brusquement. Après avoir fixé Kimblee et le visage rivé au sol de Betty, Raven laissa échapper un rire tonitruant avant de les excuser.
" - Mademoiselle Blood ... débuta Kimblee après l'avoir assise sur le lit.
- Assez ! le coupa-t-elle, le visage entre ses mains. J'en ai plus qu'assez d'entendre ce "Mademoiselle Blood".
- Quoiqu'il en soit, bien que j'admire votre geste, c'était stupide. Prenez sur vous la prochaine fois, lui ordonna-t-il.
- Encore prendre sur moi, vous voulez dire.
- Vous faites votre victime à votre tour ? persifla-t-il en enlevant sa veste.
- Vous dites ça car vous n'avez jamais été une femme dans un monde masculin."
Il s'arrêta un instant avant de refaire sa queue de cheval, mine de rien. Il finit par s'approcher d'elle et l'embrassa du bout des lèvres avant de lui soupirer :
" Restez sage maintenant. Je reviendrai un peu plus tard."
Quand Kimblee revint, il bouillonnait d'une furie intérieure. Ah, qu'il détestait Raven, lui aussi ! Ce petit air suffisant, lui qui n'avait pu escalader les échelons militaires que grâce aux contacts de son père ! La façon qu'il avait de trouver l'alchimie comme quelque chose d'uniquement pratique, et non comme une forme d'art ! Cette arrogance ...
Certes, Solf savait qu'il était lui-même bien trop sûr de lui-même pour rester modeste, mais il ne se trouvait pas aussi pédant que Raven. Il grommela une bordée d'injures et entra dans la tente d'un pas décidé. Sa colère baissa quand il s'approcha du lit pour voir Betty endormie, ses cheveux roux légèrement ondulés répandus sur l'oreiller, recroquevillée sur la gauche.
Quand il s'allongea derrière elle, il mêla ses jambes aux siennes et lui embrassa le cou. Il détacha doucement La Vénus à la Fourrure de ses mains et se tourna pour éteindre la lumière. Quand la tente fut plongée dans l'obscurité, il posa son front contre sa nuque et commença à voix basse :
"Bonne nuit Madem..."
Il l'entendit soupirer, et se corrigea de lui-même :
" Bethsabée."
Je sais que ce chapitre est plus court que d'habitude ! Il ne fait que 3600 mots contre entre 4500 et 5000 d'habitude! Je ne pensais pas qu'il ferait aussi peu.
Pour les lectures , "La Vénus à la fourrure "est donc un livre Sacher-Masoch qu'on m'a prêté ! J'avais demandé au vendeur d'une librairie, il m'a regardée bizarre quand il a été le chercher au rayon "Érotique". "Lolita" de Nabokov est un de mes livres préférés mais je l'ai jamais lu en entier parce que comme Betty, je ris trop. Mais je vous jure que le lirai en entier ! Le deuxième est assez connu, et le premier, vous pouvez facilement trouver un résumé, je l'ai pas encore fini.
Kimblee et Betty sont beaucoup plus directs dans ce chapitre. J'espère ne choquer personne, je passerai peut-être cette fic dans un autre rating plus tard, mais là, c'est encore soft. Je dois avouer, j'avais vraiment envie d'un dialogue comme ça ... Et j'aime pas Raven.
Le prochain chapitre sera plus long, je l'espère ! Merci de vos reviews, ça me fait très très plaisir.
Les 10 étapes du postage à la review :
1) Voilà c'est posté ... 2) Mes abonnées ont du recevoir la notif ... 3) ... Pas de review ? 4) Toujours pas ... 5) TOUTE FACON JE FAIS DE LA MERDE ELLES ONT BIEN RAISON DE RIEN DIRE ! 6) [...] PIS JE FINIRAI SDF A WAZEMMES COMME JE SUIS NULLE ! 7) Et même que j'mourrai d'une pneumo... MERDE UNE REVIEW ! 8) ... Jaipeurjaipeur ... J'suis sûre que c'est pour m'insulter ! 9) ... Mais ... c'est super gentil ça ! C'est trop gentil, merciiii ! ( et je larmoie) 10) YAY J'AI EU UNE SUPER REVIEW ! ( et je fais péter du disco à fond chez moi)
Encore merci , et bisous !
Musique : "Ame armée" de Ina-Ich.
