Bonjour les p'tits chats !
Je sais pas vous, mais moi je suis en forme ce matin. Pourquoi, j'en sais trop rien, mais les faits sont là ahah.
Je ne m'étendrai pas aujourd'hui (ça changera ...), je vous remercie seulement pour votre présence et vos reviews à chaque chapitre. Vous me portez, vraiment, même les lecteurs fantômes ;)
Je vous laisse avec le nouveau chapitre et mon petit doigt me dit qu'une partie est du point de vue de Harry ... Bonne lecture !
Réponses aux reviews anonymes :
Pamplelune : Je ne peux rien te dire sur Théo sans spoiler ... Ce qui est sûr, c'est qu'on le reverra ;). La rencontre Potter/Malefoy vous est servie sur un plateau d'argent en début de chapitre. Merci pour ta review !
Aylora : Pourquoi quand je lis ça, dans ma tête je l'entends avec la voix et l'accent britannique si sexy de Tom Ellis ? Ahah ;)
Cecile : Tu as un peu d'infos sur sa potion dans ce chapitre. Pour savoir si c'est passé ... Ça sera pour plus tard ;) Drago a dit qu'il demanderait à Hermione, oui, mais la preuve il a oublié alors est-ce qu'il va s'en souvenir ? Je suis contente que cette histoire continue de te plaire ! Merci pour ta review et place à la suite.
Merci à Lyra Verin pour sa relecture.
CHAPITRE 9
6 MARS 2003
Harry ne s'était pas déplacé à Azkaban depuis des années et si Hermione ne lui avait pas demandé de le faire, il n'y serait probablement jamais retourné tant cet endroit le mettait mal à l'aise. Seulement, comme il ne pouvait rien refuser à sa meilleure amie, il avait accepté d'obtenir cette dérogation pour Malefoy.
Le processus avait été difficile, sachant que le directeur du Bureau des Aurors était intransigeant et campait sur ses positions. Mais heureusement pour Harry, son supérieur l'avait à la bonne et lui était redevable pour deux ou trois services. Alors s'il avait été réticent au départ, le jeune homme avait réussi à obtenir cette dérogation sans pour autant mentionner le nom du détenu car s'il l'avait fait, il aurait probablement refusé. Son directeur avait alors signé le papier sans trop ronchonner. Il avait cependant tenu à ce que le projet soit supervisé par deux Aurors pour éviter tout débordement, s'agissant malgré tout d'un prisonnier, quelle que soit son identité.
L'occasion avait été trop belle pour la laisser passer. Harry avait donc demandé à Dean de l'accompagner et ce dernier ayant besoin de changer d'air constamment depuis sa rupture avait accepté. Les deux Aurors étaient maintenant dans un couloir de la prison, attendant d'être accompagnés là où Malefoy devait réaliser sa potion.
- J'ai du mal à croire qu'on soit là pour aider Malefoy, avoua Dean qui faisait les cent pas dans le couloir, les mains jointes dans le dos.
- On le fait aussi pour aider Hermione. Puis tu sais, Malefoy est ce qu'il est, mais il n'est pas un mauvais bougre.
- Ouais, je sais, tu m'as parlé de son refus de vous dénoncer à Tu-Sais-Qui. Mais ce n'est pas non plus un saint.
- Je n'ai pas dit ça. Je dis simplement qu'il mérite une seconde chance, Hermione a raison de la lui donner. Et puis il a été jugé, il purge sa peine, ça ne va pas plus loin.
- Tu as raison, admit Dean en venant s'assoir à côté d'Harry sur le banc.
Harry tourna la tête vers son coéquipier et lui sourit.
- Ça va toi ? s'enquit-il. Tu as l'air un peu plus dans ton assiette ces derniers jours.
Dean haussa les épaules, fixant le bout de ses chaussures.
- J'essaye d'y penser le moins possible, de prendre le maximum de missions où je n'aurai pas à le croiser. Mais je n'ai pas le droit de me plaindre, c'est de ma faute.
Timidement, Harry posa une main compatissante sur l'épaule de son ami.
- Tu sais que si tu as besoin de parler, de penser à autre chose, d'aller boire un verre, tu peux compter sur moi.
Dean hocha la tête et s'accorda à son sourire.
- Je sais Harry, merci. Je pense qu'une soirée shooters de tequila à l'Imperium me ferait du bien, dit-il en riant.
- Quand tu veux !
Un gardien vint interrompre leur conversation en leur disant de le suivre, ce que les deux Aurors firent.
Le gardien les emmena dans une pièce équipée d'une paillasse comme celles sur lesquelles ils travaillaient à Poudlard. Harry et Dean déposèrent sur la paillasse tout le matériel qu'ils avaient amené ainsi que les ingrédients demandés par Malefoy. Ce dernier, justement, arriva quelques minutes plus tard et Harry, même si Hermione lui en avait parlé, fut choqué de l'aspect physique de son ancien ennemi. Maigre, les joues creusées, le teint blafard, les yeux cernés, les cheveux plus longs qu'à l'accoutumée et une barbe de quelques jours. S'il l'avait croisé dans la rue, il n'était pas sûr qu'il l'aurait reconnu. À côté de lui, Dean semblait aussi stupéfait, sauf qu'il le cachait moins facilement. Harry lui donna un coup de coude et son coéquipier reprit contenance.
- Bonjour Malefoy, le salua Harry avec un sourire.
- Bonjour, ajouta Dean.
- Potter, Thomas, dit Malefoy. Deux Aurors pour moi tout seul, qu'ai-je fait pour mériter ça ?
- Notre directeur a eu peur d'un éventuel débordement, répondit Harry.
Malefoy le regarda avec un sourcil arqué.
- Tu m'as vu, Potter ? Tu penses vraiment que j'ai la condition physique pour créer un débordement ?
Harry se sentit mal à l'aise et ne sut pas quoi répondre qui ne soit pas terriblement maladroit. Il préféra donc se taire.
- Tous les ingrédients et le matériel sont là. Tu disposes du temps que tu voudras, Dean et moi allons superviser ton travail.
Malefoy hocha vaguement la tête, comme s'il était très peu concerné. Il était déjà occupé à compter les ingrédients et à en vérifier la qualité.
- Bonne chance, Malefoy.
Harry ne sut pas s'il ne l'avait pas entendu ou s'il faisait semblant de ne pas entendre. Les deux Aurors se postèrent chacun à un angle de la pièce, face au prisonnier, et ne le lâchèrent pas des yeux durant toute la préparation de sa potion.
xxxxxxxxxx
- Alors ? Comment ça s'est passé ?
Hermione entra précipitamment dans la salle commune des Aurors au Ministère et se rua sur son ami. Harry était installé dans le fond de la pièce accompagné de Dean. D'autres Aurors discutaient ou travaillaient.
Harry lui tendit le flacon dans lequel se trouvait la potion réalisée par Malefoy. C'était une solution rose clair avec des reflets dorés étonnamment brillants. Hermione scruta le flacon en l'approchant mieux de son visage et fut subjuguée par la texture de la potion. Elle semblait si fluide, avec de légers cristaux à l'intérieur.
- Tu sais quelle potion il a réalisée ? demanda Harry. Je n'en ai jamais vues d'une telle couleur. C'est ... Ça paraît presque irréel.
Hermione devait avouer qu'il n'avait pas tort. Elle n'avait jamais vu une potion pareille et pourtant, elle en avait vu quelques-unes.
- C'est une potion qui fait avouer son désir le plus profond à quiconque la boit.
- Je ne connais pas de potion de ce genre, dit Dean.
- C'est normal, sa recette n'est dans aucun livre. Selon Malefoy elle se transmet uniquement oralement. Il l'a apprise de son grand-père.
Harry produisit un petit sifflement épaté.
- Dis-donc. Il en a sous le coude.
- Il a vraiment envie d'être accepté dans cette formation, donc il s'en donne les moyens. Ça s'est bien passé sinon ?
Hermione rangea précautionneusement le flacon dans son sac.
- Il ne nous a pas parlé pendant toute la préparation de sa potion. Il marmonnait pour lui-même mais il semblait très sûr de lui, comme d'habitude quoi. Ses gestes étaient précis et assurés.
- Ouais, termina Dean. Ça se voyait qu'il avait envie de réussir.
- J'espère vraiment que sa potion épatera le jury...
Hermione se fit soudainement plus rêveuse ce qui n'échappa pas à l'œil d'Harry. Il profita justement du fait que Dean s'éclipse pour aller chercher des cafés pour questionner son amie.
- Hermione ?
- Hum ?
- Ta dévotion envers Malefoy, c'est tout à ton honneur hein, mais tu n'as pas l'impression de t'impliquer un peu trop ?
Hermione fronça les sourcils sans voir où il voulait en venir.
- Comment ça ?
- Que tu veuilles l'aider, je trouve ça bien et puis c'est ton travail. Mais j'ai l'impression que tu prends vraiment ça à cœur, je ne voudrais pas que tu sois déçue.
- Je m'implique parce que je crois en lui et que j'ai vraiment envie qu'il soit pris. Tu sais, Harry, je pense qu'il en vaut la peine.
- On parle quand même de Malefoy... dit Harry avec méfiance. Je n'ai pas envie que tu te lances à corps perdu dans quelque chose et qu'il ne prenne pas la peine d'au moins te remercier, sans t'être reconnaissant. C'est un Serpentard, il peut être vil et cruel.
Hermione ne put que sourire tendrement face à l'inquiétude dont faisait preuve son ami. Harry était toujours trop soucieux à son sujet, comme si elle ne pouvait pas se débrouiller comme une grande fille, mais à aucun moment elle ne le prenait mal, au contraire. Elle aimait cette bienveillance.
- Il a changé, je te jure, avoua Hermione. On a discuté et il m'a avoué certaines choses qui m'assurent qu'il n'avait pas le choix de faire tout ce qu'il fait. Au final, il n'a tué personne, il a seulement été blessant car il répétait ce que disait son père. À l'époque il voulait tellement le rendre fier que tout ce que disait Lucius Malefoy était parole d'évangile.
La jeune femme prit quelques minutes pour rapporter à Harry la conversation qu'elle avait eue avec Malefoy la semaine passée.
- Mon seul but maintenant est de l'aider parce qu'il le mérite. J'ai mis notre passé derrière nous, je fais avec l'homme qu'il est maintenant.
Harry approuva d'un hochement de tête. Il faisait entièrement confiance à sa meilleure amie.
- Ça m'a fait bizarre de le voir comme ça, confia Harry. Je n'avais pas l'impression d'être face à la même personne que lors de son procès.
- Qu'est-ce qui t'a le plus choqué ?
- J'hésite entre ses cheveux, sa barbe de quelques jours ou le fait qu'il ait clairement perdu de sa superbe.
- Être emprisonné depuis presque cinq ans lui a fait perdre confiance en lui j'imagine, il ne peut plus facilement donner l'illusion.
- Je sais, mais ça fait bizarre. Malefoy sans son attitude aristocratique inébranlable, pour moi, ce n'est plus Malefoy.
- Rassure-toi, il n'a pas perdu de ses autres vilains défauts.
- Je m'en suis rendu compte. Il m'a dit deux phrases, il a eu le temps d'être sarcastique et cynique.
Hermione pouffa. Cela ne l'étonnait en rien.
- Ne t'inquiètes pas pour moi, Harry, souffla-t-elle. Même si j'ai confiance en lui, je fais attention.
10 MARS 2003
Etonnamment, ce lundi-là, la salle des parloirs était pleine à craquer lorsqu'Hermione arriva. Il n'y avait plus aucune place de libre, la jeune femme allait devoir attendre qu'un rendez-vous se termine pour pouvoir prendre place. Elle patienta dans un coin de la pièce, son regard voguant sur les différents duos installés aux hygiaphones. Ils étaient soumis à un sortilège qui empêchait Hermione d'entendre leur conversation, afin que leur vie privée reste justement privée. Elle eut malgré tout le temps de s'amuser à analyser les comportements, les éventuelles ressemblances et elle crut alors déceler un couple, un père et son fils, un frère et une sœur et éventuellement deux amis.
Hermione n'arrivait pas à détacher son regard du couple qui occupait le premier parloir. Elle n'entendait pas ce qu'ils se disaient et elle ne voyait que le regard de l'homme du côté des prisonniers, mais il avait l'air si amoureux. Depuis qu'elle était entrée dans la pièce, elle avait remarqué le sourire qu'il affichait ainsi que son regard transi d'amour. Le cœur serré, elle se dit que cela devait être tellement compliqué pour eux de vivre une telle relation. Elle n'avait aucun détail, ne savait pas pour quelle raison il était emprisonné, depuis combien de temps il était là, pour combien de temps il en avait encore ou s'ils arrivaient à se voir régulièrement, mais ce qu'elle savait, c'était que cela ne les empêchait pas de s'aimer.
Alors que la femme s'apprêtait à raccrocher, elle posa sa main contre la vitre en plexiglas et l'homme fit de même de l'autre côté. Ce n'était pas un vrai contact physique, mais à en juger par les yeux brillants du détenu, Hermione était persuadée qu'ils devaient ressentir quelque chose de fort. C'était leur seule manière d'avoir un semblant de contact et ils s'y raccrochaient.
La femme quitta la pièce, les larmes roulant sur ses joues, et Hermione dut se pincer férocement les lèvres pour ne pas éclater en sanglots elle aussi. Ce qui lui coupa finalement toute envie de pleurer, ce fut le raclement d'une chaise contre le sol et la voix traînante de Malefoy.
- Tu comptes rester debout ?
Hermione secoua la tête pour reprendre ses esprits et vint s'assoir à sa place.
- Tu vas bien ? lui demanda-t-elle, réalisant juste après que c'était probablement la première fois qu'elle s'enquerrait de son état.
- Pas trop mal, et toi ?
- Ça va. Vendredi j'ai déposé ton dossier pour la formation, tu auras la réponse sous quinze jours.
L'impatience qui brillait dans les yeux de Malefoy s'éteignit petit à petit.
- Quinze jours ?! râla-t-il.
- Il y a plus de deux cents dossiers qui sont déposés, tu ne penses pas qu'ils vont les traiter en trois jours ?
- Ils pourraient, c'est pour ça qu'on les paie non ?
- Tu auras beau râler, c'est ainsi que ça se passe.
Malefoy roula des yeux avant de marmonner quelque chose qui s'apparentait à « hum, merci quand même Granger ». Hermione le laissa marmonner dans sa barbe, préférant le laisser tranquille avec ce dossier d'admission pour le moment. Elle s'imaginait qu'il devait déjà ruminer tout seul en s'angoissant du futur résultat donc elle ne voulait pas ajouter de l'huile sur le feu.
- Alors, Granger, quelle est la prochaine étape de la réinsertion sociale de la cause perdue qu'est Drago Malefoy ?
- Tu n'es pas ma nouvelle cause perdue, ce n'est pas toi qui m'a aimablement jeté ça à la figure lors de notre premier entretien ?
- Si on ne peut plus plaisanter..., railla Malefoy.
- La prochaine étape, comme tu dis, était le logement, mais je pense que te concernant, le sujet sera vite éludé. Le Ministère ne vous a pas retiré vos propriétés ?
- Non, bien qu'ils en avaient probablement très envie, nous avions un bon avocat pour ça. Toutes nos propriétés nous appartiennent encore et je pense emménager au Manoir du Wiltshire à ma sortie.
La simple évocation du Manoir Malefoy provoqua une avalanche de frissons dans le corps d'Hermione ainsi qu'une violente pression dans sa poitrine. Une bouffée de malheureux souvenirs lui revinrent en mémoire alors que, machinalement, elle frottait son avant-bras.
Elle ne sut pas combien de temps dura son moment d'absence, mais il fut brisé par la voix de Malefoy.
- Je ne voulais pas te mettre mal à l'aise, dit-il d'une voix douce qu'elle ne lui soupçonnait pas. On n'est pas obligé de parler de ça.
- Ce n'est pas ça. Excuse-moi, c'est juste que ça ravive des souvenirs que je voulais oublier, mais tu n'y es pour rien.
- Pour les souvenirs, si, un peu. Je te jure que je n'ai jamais voulu que ça se passe comme ça. J'étais terrorisé, j'étais incapable de faire quoi que ce soit.
- Je sais, je ne te reproche rien. Tu nous as grandement aidés ce jour-là. Tu n'es pas responsable des agissements de cette timbrée ...
Hermione se pinça les lèvres, regardant Malefoy d'un air désolé. Elle n'était pas vulgaire, mais Bellatrix Lestrange le méritait. Cependant, comme elle était malgré tout la tante de Malefoy, elle se ressaisit.
- Pardon. Je ne voulais pas manquer de respect à ta famille, s'excusa la jeune femme.
- Tu peux. Moi aussi j'ai toujours trouvé qu'il lui manquait une case.
Hermione rit doucement et son vis-à-vis l'accompagna d'un sourire.
- On ne parlera plus du Manoir. Je ne pense pas que ma mère revienne s'installer en Angleterre même après ma sortie donc j'investirai les lieux. Le sujet est clos.
Hermione hocha la tête pour approuver. Elle était contente de ne plus avoir à remettre ça sur le tapis.
- Ce que je vais te demander n'est pas de la curiosité mal placée, ça fait partie de mes projets pour ta réinsertion. Tu as des contacts avec l'extérieur ? Que ce soit au parloir ou par des lettres ?
- Seulement par lettres, avec ma mère et Pansy.
- Elles ne t'ont jamais rendu visite ?
- Je suis puni de parloir privé, dit-il sur un ton qui se voulait léger.
- Comment ça ?
- La direction d'Azkaban a interdit les visites de mes proches, je ne suis autorisé qu'à recevoir du courrier. Sous prétexte que ma peine est « ridiculement faible » pour un mangemort, ils ont jugé que je ne méritais pas ça.
Hermione ouvrit la bouche tout en restant silencieuse, effarée par l'aveu que venait de lui faire Malefoy. Elle trouvait cela tellement inhumain et injuste de le priver de visite pour une raison si absurde. Oui il était un mangemort, du moins, un ancien mangemort en rédemption et qui n'avait commis aucun crime, mais ce n'était pas une raison pour le punir de la sorte. Il était avant tout un homme avec une famille, des amis. Quoi de plus mortel que de le laisser ici si seul ? Hermione comprenait maintenant pourquoi il avait eu tant de mal à lui parler ou pourquoi il était si différent de l'adolescent qu'il était.
- C'est ... Par Merlin, c'est injuste ! Je vais arranger ça, ce n'était pas prévu mais je vais le faire.
- Granger, ne joue pas à la justicière, c'est ...
- Je ne joue pas, Malefoy ! le reprit-elle, les sourcils froncés et l'index pointé vers lui. Mon idée à la base était de t'aider à renouer contact avec des proches et c'est ce que je vais faire, sauf que c'est auprès la justice que je vais devoir être convaincante et non de tes proches. C'est abject de te priver de personnes qui comptent pour toi. Comment as-tu fait pour ne pas devenir fou ?
Malefoy haussa les épaules.
- Il y avait le courrier.
- Ce n'est pas suffisant ! La raison pour laquelle tu es privé de visite ne tient pas la route.
Hermione lâcha le combiné pour ranger ses affaires. Les pommettes rougies par la colère, elle ruminait contre les personnes qui avaient pris cette décision. Ils n'avaient pas du tout été objectifs ou impartiaux, ils avaient été dirigés par une envie de vengeance tout à fait malsaine. Encore une fois, Malefoy n'avait pas à trinquer pour les erreurs des autres.
La jeune femme se saisit à nouveau du combiné.
- Malefoy, regarde-moi.
L'intéressé répondit à son ordre en plongeant ses yeux gris dans les siens.
- Je te jure sur ce que j'ai de plus cher qu'avant ta sortie tu recevras la visite de ta mère et de Pansy. J'en fais une affaire personnelle.
- Tu n'as pas à faire ça Granger, c'est ...
- Par Godric, vous allez arrêter de tous penser pour moi ?! Si je fais ça c'est que j'en ai envie et parce que tu le mérites, quoi que tout le monde en pense. Je me suis engagée à t'aider et même si, je dois le reconnaître, au début je n'étais pas enchantée d'avoir à travailler pour toi, maintenant j'en suis contente parce que sans ça, je n'aurais jamais découvert à quel point la prison t'avait changé.
Malefoy resta muet et, dans sa tête, Hermione l'en remercia car elle n'était pas sûre de pouvoir rebondir sur une possible remarque cinglante dont il avait le secret.
Elle le salua avant de quitter la pièce. Elle était remontée comme une horloge. Le directeur du Département de la Justice Magique allait recevoir une visite dans la journée qu'il ne serait pas prêt d'oublier.
Voilà pour aujourd'hui !
Les choses évoluent, n'est-ce pas ? Hermione s'implique vraiment dans le projet de réinsertion de Drago et, la connaissant, lorsqu'elle fait face à une telle injustice, il faut qu'elle réagisse.
J'espère que le chapitre vous a plu, j'ai hâte de lire vos retours, que ce soit concernant le début avec Harry, sa petite conversation avec Dean, la potion de Drago, puis sa privation de visites, la réaction d'Hermione ... L'air de rien, des choses se passent :)
Du love pour vous, à mercredi !
