Hello ~

Vous savez quoi ? JE VOUS ADORE ! 100 REVIEWS EN 7 CHAPITRES (et une note de l'auteur, mais osef), C'EST GÉNIAL ! ALORS MERCIIIII ~~

DISCLAIMER : la chanson de début de chapitre ne m'appartient pas ("Je veux le monde" interprétée par Nathalia de la troupe "1789, les amants de la Bastille", composée par Rod Janois, William Rousseau, Jean-Pierre Pilot, Olivier Schultheis et Dove Attia et écrite par Vincent Baguian et Dove Attia).

Les réponses aux reviews anonymes sont à la fin du chapitre, bonne lecture :D


Leçon numéro 9 : accepter les promotions (même quand elles ne vous arrangent pas).

- Je veux le monde ! Aux larmes citoyennes, la femme est souveraine... Rêvons le monde, menons la fronde : plus rien ne nous fait peur, on connaît la douleur, on veut le monde ! ~
- Encore en train de chanter, à ce que je vois.

Je lâchais un petit cri de surprise, lâchant ce que je tenais entre mes mains (en l'occurrence un verre à pied, évidemment très cher et que je devrais repayer si je le cassais...). Heureusement pour moi, Kili avait de bons réflexes et le rattrapa juste avant qu'il ne s'écrase sur le sol de la cuisine.

- Bon sang, mais fais un peu de bruit quand tu rentres ! m'écriais-je d'une voix suraiguë. Un de ces jours, je vais vraiment finir par faire une crise cardiaque.

Pourquoi ça me stressait autant ? parce qu'il adorait me faire le coup, tous les jours, et qu'à chaque fois je ne l'entendais pas rentrer. Poker face - oui, je sais, c'est assez pitoyable de ma part. Je soupirais en esquissant un petit sourire puis essuyais mes mains avec un torchon pendant qu'il reposait le verre dans l'évier, le ricanement au bord des lèvres. En effet, la seule fois où j'avais essayé de lui donner une tape sur l'épaule parce qu'il se moquait de moi, j'avais réussi à me faire mal... Donc, pour éviter que je me retrouve avec un bleu sur la main, le jeune nain évitait depuis de faire part de ce qu'il pensait de mon adresse à voix haute.

Crétin de guerrier dans son armure de cuir.

- Tu te souviens de ce que j'ai dit hier ? demanda celui-ci en venant me prendre par les épaules.
- Oui, que tu devais me présenter quelqu'un, confirmais-je.
- Ça te dérange si on le fait aujourd'hui ? j'ai déjà prévenu Therrar que tu serais occupée pour la journée, ajouta Kili alors que j'ouvrais la bouche pour protester.

Bon sang, il me connaissait trop bien !

- Tu es vraiment sûr que c'est une bonne idée ? soupirais-je en gonflant la joue comme un enfant. La rencontre surprise avec ton ami Oïn m'a laissée... sans voix pendant quelques temps.
- Il est un peu dur d'oreille, concéda Kili avec une petite grimace, mais il fait partie de la même lignée que moi et c'est un excellent guérisseur. Au moins, maintenant, tu sauras où aller la prochaine fois que tu tomberas malade !
- … Un point pour toi.

N'étant pas née dans ce monde ci, je n'étais pas correctement immunisée contre les virus et bactéries que mon organisme rencontrait (heureusement que j'avais un corps de nain, race réputée comme étant la plus résistante dans les êtres pensants). Résultat ? je tombais souvent malade, de maux bénins, et mes gardes-malade personnels se trouvaient être la plupart du temps mes deux héritiers de Durïn préférés. Et ils se payaient ma tête deux fois plus !
J'avais beau les adorer, il n'empêche que je préférais ne pas rester au lit et pouvoir répliquer autrement qu'en leur éternuant dessus.

- Allez, va te préparer, souffla Kili , je t'attends là.

Je lui sourit de toutes mes dents avant de le laisser en plan dans l'arrière-salle pour partir chercher mes affaires. Après avoir sauté dans de grosses bottes fourrées (les ballerines, ça allait pour l'intérieur surchauffé : sortir dans la neige avec étant fortement déconseillé) et pris ma cape la plus épaisse ainsi que des mitaines, puis redescendais à l'étage inférieur.

- Ne me la ramène pas aphone, cette fois ! s'exclama Therrar depuis le comptoir tandis que nous nous apprêtions à sortir.

Je pouffais discrètement, laissant Kili faire sa bouille d'ange habituelle pour tromper mon patron - qui ne prit pas à l'hameçon - car, évidemment, il ne savait pas dans quel état il me ramènerait cette fois. Saine et sauve, c'était certain, mais pas de bonne heure et très certainement claquée.

- Alors, où est-ce qu'on va ? demandais-je une fois que nous eûmes descendu la rue et traversé le marché pour boire une bière (pour lui) et un chocolat chaud (pour moi et beaucoup plus dur à trouver).
- Tu verras, déclara de façon sibylline le jeune nain.
- J'ai même pas droit à un petit indice ? fis-je avec des yeux de chaton battu.

Il éclata de rire, me tenant toujours la main, avant de s'approcher pour me murmurer à l'oreille :

- C'est une surprise.

La dernière fois qu'il avait voulu me faire une surprise, on avait passé trois jours - en compagnie de Fili, aussi tête brûlée que son cadet - bloqués en haute montagne. Parce que oui, le paysage était certes magnifique mais la tempête de neige qui nous avait surpris, un peu moins.
Comprenez donc que j'étais parfois un peu méfiante quant aux surprises de Kili.
Néanmoins, je souriais quand même, confiante. Jusqu'à ce qu'en comprenant notre destination, je me pétrifie sur place.

- Le Hall de Thorïn ? m'étranglais-je en broyant sa main (lui tirant une petite grimace à cause des mes ongles enfoncés dans sa peau).
- Quoi, il y a un problème ? fit le nain tout en tentant de me décrisper grâce à de petits cercles avec le pouce sur le dos de ma main.
- … qui ? gémis-je. A qui comptes-tu me présenter cette fois ?
- Ne t'inquiètes pas, tout ira bien.

Oh, la phrase bidon. Apparemment, elle était utilisée tous univers confondus ! C'est la première fois ? Tout va bien se passer. C'est un peu comme Pippin disant quelque chose d'intelligent : quasiment impossible. Je sentis l'appréhension gonfler dans ma poitrine mais la main de Kili me retenait de partir en courant (alors que j'en mourrais d'envie).

- Je ne comprendrais jamais pourquoi tu as tellement peur que je te présente à de vieux amis, soupira l'héritier de Durïn en secouant la tête.

Parce que le dernier en date, Dwalïn, m'a traumatisé en manquant de nous couper la tête (soi-disant car il était mal réveillé et que j'avais frappé trop fort à la porte, ce qui était totalement faux) ?

- Il t'acceptera, sois tranquille, argua-t-il.
- Et s'il ne m'aime pas ?
- Je ne vois pas comment lui pourrait ne pas t'aimer. Quoique...

Je poussais de nouveau un gémissement de désespoir pendant que Kili semblait énumérer mentalement, en comptant sur ses doigts, les raisons qu'auraient une personne pour ne pas m'apprécier. S'il voulait me décourager, c'était réussi...

- Toujours est-il que tu n'as aucune raison d'avoir peur puisque je suis là, termina-t-il après être arrivé à plus de quinze.
- Je suppose que c'est censé me rassurer ? demandais-je de façon rhétorique.
- Oui, en théorie, confirma le jeune nain.

Au moins, nous ne perdions pas notre sens de l'humour, c'était déjà ça... cela signifiait surtout que je n'étais pas totalement découragée et il le savait. Sans attendre que moral ne descende encore plus bas, il m'entraîna par la main dans le plus grand bâtiment de la ville. Tout en pierre, déployant les drapeaux bleu nuit des Montagnes éponymes, il était magnifiquement sculpté bien que moins impressionnant que les structures que j'avais pu trouver à propos d'Erebor. Je m'accrochais comme une perdue à Kili sitôt que nous passâmes les portes, prenant sur moi-même pour ne pas me pendre à son bras (« comme n'importe quelle dinde » susurra le peu de fierté qui me restait). Peu importe où nous passions, dans cet endroit, tous les héritiers de Durïn étaient reconnus et respectés. Je dus donc me plier à beaucoup - trop - de salamalecs sur le chemin qui nous mena au troisième étage. L'intérieur était, si possible, encore plus grandiose que l'extérieur : tentures représentant d'antiques combats, sculptures gigantesques de guerriers nains, sans compter les fragments de pierre bleutée typique de cette chaîne de montagnes.

- Tu es sûr de ne pas vouloir me dire où est-ce qu'on va ? chuchotais-je quand nous fûmes un peu plus dans le calme et éloignés de la foule aux allures de riches bourgeois.
- Je te l'ai dit, c'est une surprise. Ce ne serait pas drôle si je te disais tout maintenant alors qu'on est presque arrivés, répliqua Kili avec son habituel sourire qui indiquait qu'il était sur le point de faire une bêtise plus grosse que lui.

Je lâchais un dernier soupir désespéré une fois arrivés devant la porte de ce qui devait être un grand bureau. Le jeune nain ne me laissa pas le temps de stresser encore plus et, après avoir frappé trois grands coups, ouvrit.
Il s'agissait effectivement d'un bureau administratif dont les murs étaient couverts d'une bibliothèque démesurée contenant des manuscrits jusqu'au plafond. On trouvait encore beaucoup de rouleaux de parchemins par terre ; mais, malgré le fouillis ambiant, je crus déceler un certain ordre dans la pièce. Un peu comme une chambre d'adolescent, en somme.

- Ah, Kili, tu es enfin arrivé ! s'exclama une voix rocailleuse depuis un îlot de papiers (le bureau ?). Je vous attendais pour l'heure du déjeuner.

J'eus ainsi la surprise (et le soulagement car je savais qu'il s'agissait de quelqu'un d'assez conciliant) de voir le vieux Balïn surgir de nulle part, son visage barbu illuminé par une expression joyeuse.

- Valmae, pour vous servir, soufflais-je en m'inclinant aussitôt.
- Balïn, votre serviteur, compléta-t-il. Excusez-moi si je ne me baisse pas aussi bas, j'ai un peu mal au dos ces derniers temps. Le gel a tendance à raviver les douleurs d'anciennes blessures.
- Non, non, ce n'est pas grave, assurais-je d'une voix un peu tremblante.

Son sourire bon enfant s'élargit un peu plus et il s'avança avant de me tourner autour tandis que Kili s'écartait (je poussais d'ailleurs un appel à l'aide mental qu'il ne sembla pas entendre : comme quoi, le peu de magie que j'avais ne servait vraiment pas à grand-chose).

- Alors c'est vous, Valmae la somnambule, marmonna le vieux nain pour lui-même. Vous m'avez l'air d'avoir déjà un peu plus de plomb dans la cervelle que ces deux têtes deux bois.

L'intéressé détourna la tête en faisant semblant de siffloter (lâche ! traître ! il ne me défendait même pas face à ce sobriquet qui, il le savait très bien, m'énervait au plus haut point).

- Nous allons voir si vous ferez l'affaire. Kili, tu l'accompagnes ? demanda Balïn avant de repartir s'asseoir.
- Tout de suite, confirma l'héritier de Durïn.

Ce ne fut qu'à ce moment-là que je compris pourquoi il avait amené son violon avec lui. Tandis qu'il se mettait en place, un petit sourire aux lèvres pour m'encourager, j'eus l'affreuse sensation d'être un lapin pris au piège entre deux renards. Ou un petit oiseau face à des chats sauvages.

- Allez, chantez donc, petite.
- Tout va bien se passer, chuchota Kili.

It'll be okay : le retour ! Bon sang, alors c'était ça ? il voulait me faire chanter devant Balïn ? mais pourquoi ? Je fermais les yeux, tentant de refouler la colère qui montait en moi (il aurait pu me prévenir que j'allais chanter !) accompagnée d'un soupçon de compréhension (s'il m'avait dit que je devais chanter autre part qu'à la taverne, j'aurais sans doute trouvé un prétexte pour esquiver sa demande). Puis, je fis ce qu'on me demandait. Je chantais. J'avais appris à contrôler un peu mon stress face aux clients du Saphir Noir depuis ma première prestation avec les neveux de Thorïn et, il fallait l'avouer, la présence de l'un d'eux - surtout Kili - me rassurait toujours. Même si je n'avais pas une merveilleuse voix, elle était juste : je savais qu'il ne me jugerait pas pour quelques tremblements ou un lapsus entre deux syllabes.

J'avais confiance, une confiance presque aveugle en lui... même si quelque part dans un recoin de mon âme plus réaliste et terre à terre, et quelques fois juste avant de dormir, j'avais aussi envie de hurler à l'injustice pour soulager la peur qui me tordait les boyaux.
J'étais terrifiée, terrifiée plus que tout à l'idée de le perdre. Le perdre lui, Fili, Thorïn. Les nains de la Compagnie que j'avais eu l'occasion de rencontrer… pour que soixante ans plus tard, seul Gloïn soit le seul à fumer sa pipe au royaume d'Erebor, les yeux voilés de mélancolie et d'une sourde douleur en repensant au glorieux passé.
Je transmis ce désespoir pendant mon chant, vibrant de l'intérieur, avec un antique poème très prisé par les rares nains qui devaient attendre le retour des guerriers durant les conflits. La première fois que je l'avais entendu, je m'y étais tant reconnue que j'avais failli éclater en sanglots. Je ne vis donc pas, en rouvrant les paupières, s'il s'agissait du monde qui s'était brouillé à cause d'une tristesse que je n'osais montrer ou bien si le regard du vieux nain brillait plus qu'il ne le devrait.

- Chantez, jeune Valmae, déclara-t-il après un petit silence, d'une voix étrangement rauque (peut-être se sentait-il touché par rapport à son histoire, qui m'était inconnue ?). Je voudrais entendre quelque chose de plus gai, cette fois – non pas que cette prestation-ci ait été mauvaise.

Ma bouche était atrocement sèche et je m'inclinais doucement face au compliment qu'il me faisait puis, tandis que je cherchais mentalement quelle chanson je pourrais interpréter. Ce fut Kili, de quelques notes sur son violon, qui m'indiqua une piste. Il s'agissait d'un air de gigue (ou, du moins, qui y ressemblait) que j'avais beaucoup chanté au Saphir Noir pour mettre de l'ambiance en début de service. Encore une fois, c'était un classique parlant de rivières d'or, de joyaux superbes (mais puisqu'ils étaient façonnés par les nains, c'était une évidence… qui renforçait d'autant plus leur ego) et de bière.
Une fois que j'eus terminé, l'ombre passée sur le visage de Balïn avait disparue ; son habituel sourire touchait même ses yeux, preuve de la sincérité des sentiments qui l'animait (de toute façon, c'était extrêmement rare qu'un nain ne soit pas franc à l'extrême).

- Bien ! s'écria le vieux nain en se relevant de son fauteuil (enfin, je supposais qu'il en avait un derrière son bureau). C'était très bien, ma petite ! Vous serez parfaite.
- … parfaite pour quoi ? relevais-je après avoir repris un peu mon souffle.

Balïn se tourna alors vers Kili, qui rangeait son instrument sans relever la tête.

- Parfaite pour quoi ? répétais-je d'un ton plus étranglé.
- Pour chanter, ici, ce soir, m'expliqua le vieil héritier de Durïn. Cela fait longtemps que des poèmes n'ont pas été déclamés dans la salle des banquets, la réunion du jour de Durïn est une bonne occasion de s'y remettre.

Wait, wait, wait. "La salle des banquets" ? Quelle salle des banquets ? qu'est-ce que c'était encore que cette histoire ?! Je restais ainsi un certain temps sans savoir quoi dire, la bouche à moitié ouverte et les yeux écarquillés. La main de Kili agrippant mon poignet me ramena les pieds sur terre autant qu'elle me donna une légère envie de lui dire ce que je pensais de ses surprises.

- On sera là ce soir, assura-t-il (ce sale comploteur !) avant de m'entraîner à sa suite. Que votre barbe pousse longue, Balïn !
- Oui, que les vôtres ne se flétrissent jamais, répondit celui-ci avec un brin de fatigue (vu son bureau, je comprenais pourquoi : il devait être découragé...).

Je bouillais littéralement lorsque nous fûmes sortis du Hall et je pilais une fois qu'il n'y eut plus d'oreilles trop aristocratiques à portée.

- Je crois que tu me dois quelques explications, grinçais-je.

Le jeune guerrier grimaça, dansant d'un pied sur l'autre tandis que la neige recommençait doucement à tomber.

- Balïn fait office d'intendant pour l'administration du Hall et les réunions de notre clan, déclara Kili en se raclant la gorge. Je savais qu'il était à la recherche d'un chanteur depuis quelques temps, si possible d'une chanteuse car cela fait très longtemps qu'aucune naine n'a égayé notre cité. La dernière en date fut ma mère et…

Il s'arrêta, les yeux tournés vers le ciel blanc, toute émotion ayant déserté son visage (et je savais qu'il se forçait à le faire). Je serrais un peu plus fort sa main, le cœur au bord des lèvres car je me doutais qu'il n'appréciait guère qu'on aborde ce sujet. Il me paraissait plus que probable que son père soit mort quand il était très jeune (bien que cette présence masculine ait été remplacée par celle de son oncle) et que sa mère avait dû décéder quelques années auparavant.

- Je suis désolée, murmurais-je finalement.
- Tu ne pouvais pas savoir…

Pourtant, je me sentais très stupide de ne pas avoir fait le lien avant. Bien sûr que les nains étaient tous des chanteurs et des musiciens par nature, néanmoins, Fili et Kili s'y connaissaient peut-être un peu trop pour être de simples amateurs. La lignée de Durïn semblait particulièrement douée dans ce domaine (il me semblait que Thorïn jouait de la harpe... et bizarrement, même avec mon imagination fertile, j'avais du mal à me le figurer ainsi mentalement...) et Dis, fille de Thrain, n'avait pas dû faire exception.

- Tu chanteras pour moi, ce soir ? chuchota Kili en attrapant ma main.

Je sentis la moiteur de sa paume, décelais malgré ses efforts la légère tension dans ses muscles et, plus que tout, entendis un léger tremblement dans sa voix. Cela suffit à me faire flancher.

- Je viendrais, soufflais-je après un instant de silence, c'est promis.


Rencontre numéro 8 : Gandalf le Gris.

- … sans déconner ?

La personne en face de moi haussa un sourcil face à mon langage plus qu'étrange - dans la bouche d'une supposée elfe, surtout. Puis, j'éclatais de rire.

- MWAHAHAHAHAHAHA ! Une NAINE ?! Rho la vache, qu'est-ce que j'aurais aimé voir sa tête en arrivant ! rigolais-je en me tenant les côtes.
- Nessa, ce n'est peut-être pas vraiment le moment pour-
- Oh, allez, Radagast : admettez que c'est plutôt comique comme situation. Je suis la surexcitée, la vulgaire et la malade mentale sur nous deux et c'est elle qui est transformée en nain ? MWAHAHAHA !
- … Je dois admettre que cela ressemble à une mauvaise plaisanterie. Ou alors, à un... imprévu.

Gandalf le Gris pinça les lèvres face à la déclaration de Legolas (parce que oui, Legolas le preux prince charmant blond platine venait de dire que mon incarnation en elfe était une mauvaise plaisanterie : je crois qu'il a hérité de la galanterie de son père...) puis se racla la gorge pour tenter de me ramener au calme.
Peine perdue, j'avais les larmes aux yeux tellement je riais.
Ma meilleure amie, plutôt fleur bleue, sensible aux arts et fan des elfes chez des nains ?! Bon sang, c'était la meilleure blague que j'avais entendue depuis longtemps !

Mais si ça n'en était pas une - hypothèse tout à fait vérifiable vu les visages sombres qu'affichaient les trois hommes en face de moi -, alors... Mon rire s'étrangla dans ma gorge et je toussais pendant quelques secondes, Legolas venant me taper dans le dos en craignant que je n'eus avalé ma salive de travers (avec raison), puis je levais des yeux noirs de colère vers les magiciens.

- Eh bien ? fit l'Istar à la barbe grise. Quelque chose ne va pas ?
- Où est-elle ? sifflais-je en me levant de mon siège doré (Thranduil avait des goûts douteux en matière de mobilier). Où est-ELLE ?!
- Dans les Montagnes Bleues, probablement, répondit le prince (pas) charmant. Si elle a eut de la chance.

… Les Montagnes Bleues ? Est-ce que ça voulait dire Thorïn, Fili et Kili ? Je fus un instant tiraillée entre un rire jaune face à l'ironie de la situation et une bonne crise de larmes car je savais désormais ce qui allait advenir de ma meilleure amie.
Sans un mot, je retombais sur ma chaise et commençais à pleurer.


Réponses aux reviews anonymes ~

karu : Thranduil reviendra bientôt, dans toute sa splendeur habituelle ;)

Olivia : Merci pour ces compliments ~ mais je ne sais pas si deux chapitres par semaine soit une bonne idée... bien que j'en ai pas mal en stock...

Chupa14 : Valmae a un bon gros béguin pour Kili... mais vu comment il est adorable avec elle, quoi de plus normal ? XD désolée si tu as failli louper ton arrêt à cause de moi... u_u

anonyme : Oh, une anti-Legolas ? c'est bien la première fois mais pourquoi pas ^^ je lui trouve beaucoup moins de charme que la première fois que j'ai regardé LOTR mais je l'aime quand même, raison pour laquelle je tente de rester objective. Et non, Legolas ne l'a pas suivi : il traînait juste dans la forêt, comme d'habitude. Et quand Thorïn reviendra, ce sera jusqu'à la fin de la fic, don't worry ~

maka : contente que ma fanfiction te plaise alors ^^

oubli-pseudo : c'est pas grave si tu as zappé ton pseudo, tant que tu lis et que tu aimes bien XD

anonyme 2 : tiens, un Frodo portable qui te suis jusque dans ta tête ? ^^ original !

Dhakri : tant mieux si ça t'a plu, j'espère que ça continuera à être le cas :3 et tu as eu ta réponse pour Legolas et Nessa ~

HiNeko : ton vote a été pris en compte, comme les autres... merci d'avoir laissé une review :3


Bon. RÉSULTATS DU SONDAGE.

Vous avez tous/toutes été très convaincants/convaincantes. Mais vous savez quoi ? je suis arrivée à des égalités, j'ai vu des opinions très nettes et tranchées ^^" (quoique... pas si tranchées que ça vu que le couple Kili/Valmae est monté en popularité alors qu'il faisait pâle figure face au Thorïn/Valmae...) Doooonc, vous pouvez continuer de voter à chaque chapitre et je vais écrire la suite... avec des chapitres alternatifs, ce qui me fait deux voire trois fois plus écrire u_u bref, n'hésitez pas à me motiver par MP XD

Oh, et Nessa trouvera le grand amour aussi, ne vous inquiétez pas. Il faudra juste être plus... patient. Elle a pas toujours les yeux en face des trous, cette douée...


Review ? :3

A la - semaine - prochaine !