Hello everybody !
Devant l'émeute générale (je m'avance un peu trop… mdr) voici la suite de par Merlin. En espérant que ce chapitre vous plaira autant que les précédents, je vous fais de gros bisous !
CHAPITRE 10 : Un chien de ma chienne
- Mais vous n'êtes pas lesbienne, petite dinde ! rétorqua Rogue en se massant la joue. Vous êtes dans mon corps, et dans cette salle, c'est moi qui suis lesbien !
McGonagall et Dumbledore haussèrent les sourcils de concert.
- Ben quoi, j'aime les femmes, je suis un homme lesbien… se justifia-t-il en croisant les bras.
Hermione se retint de frapper une nouvelle fois Rogue et se laissa tomber sur une chaise.
- Sinon, comment ça s'est passé ? demanda doucement Dumbledore pour ne pas brusquer la jeune femme.
- Voldemort (Rogue glapit en entendant le nom de son maître) veut que je fasse parler le professeur McGonagall par tous les moyens… d'ailleurs, professeur Rogue, vous me devez une explication à ce sujet… Que voulez dire Lestrange par…
- Non petite idiote, fermez là ! s'exclama le serpentard.
- Par, disais-je avant d'être grossièrement interrompu, « Tu as toujours été un apollon, et cette chère Narcissa ne peut que le confirmer… Au fait, tu en es où, avec McGonagall ? »
Cette fois, ce fut le poing de McGonagall qui partit et Hermione grogna de douleur. Elle venait de se prendre un crochet magnifique.
- Excusez-moi miss Granger, bafouilla la directrice adjointe. J'ai oublié l'échange de corps, c'est parti tout seul…
- Bon, tout le monde se calme ! s'exclama Dumbledore.
- Vous en voulez une, monsieur le directeur ? ironisa Severus.
- Ca suffit maintenant. Nous n'arriverons à rien ce soir. Je vous propose de nous retrouver ici même, demain, après le petit déjeuner. Bonne nuit à tous !
- Je veux bien, mais nous n'avons toujours pas réglé mon problème… grogna Hermione.
- Mais vous n'avez aucun problème ! s'énerva Severus. Vous êtes hétéro, dans un corps d'hétéro ! Tout est normal ! Arrêtez de geindre, insupportable miss j'y connais rien !
- Ah oui… Je n'y connais rien… Je suis hétéro… Ok, je retiens… murmura froidement la gryffondor.
Il y avait dans les yeux de la préfète en chef une lueur qui ne plut aucunement à Rogue ; les cellules grises de ce dernier se mirent en marche très vite et le professeur des potions eut le déclic.
- Oh non… Ne faite pas ça…
- Oh si. N'oubliez pas, je suis hétéro…
- Si jamais vous osez... commença Rogue en se levant.
- Ne rompez pas la trêve ! S'il vous plaît… coupa Dumbledore.
- Je n'en ai aucunement l'intention. Bonne fin de soirée à tous, répliqua Hermione.
Et elle quitta le bureau de Dumbledore dans un superbe tourbillon de cape noire.
- Elle se débrouille de mieux en mieux, remarqua McGonagall avec un sourire.
- Que voulait-elle dire, Severus ? demanda Dumbledore.
Le maître des potions était livide.
- Je… Je crois qu'elle a en tête de… séduire des hommes… finit-il par répondre.
McGonagall sursauta.
- Dans votre corps ? interrogea Albus.
Rogue hocha la tête.
- MISS GRANGER ! hurlèrent Dumbledore et McGonagall en partant à la poursuite de l'élève.
Hermione ne dormit pas cette nuit là. Elle passa ses nerfs en décrassant de fond en comble les appartements du directeur de serpentard, et en hurlant « vieux fou drogué au citron » dès que Dumbledore tentait de lui parler à travers le bois de la porte.
Prévoyante, la gryffondor avait piégé la cheminée pour contrer l'éventuelle intrusion de l'envahissant directeur de Poudlard. Ce dernier, ne voulant s'avouer vaincu face à une élève, même si c'était la plus brillante qu'on ait vu depuis Jedusor, avait l'idée d'envoyer le professeur McGonagall, pour tenter de tempérer le caractère de la préfète en chef.
- Vous vous vengez parce que je vous ai demandé une augmentation il y a deux ans ? avait grogné Minerva.
- Mais non, ce n'est pas mon genre… Un esquimau au citron ? Je vous envoie car vous saurez faire jouer la solidarité féminine et gryffondoresque !
- Et bien, je vais vous répondre que, par solidarité féminine et gryffondoresque -quel néologisme ridicule-, je soutiens tout ce que pourra faire ou dire Miss Granger pour empoisonner l'existence de ce sale serpent visqueux serpentard qui me sert de collègue. Sur ce, bonne soirée Albus, je vais me coucher !
Albus ne savait quoi faire, pour la première fois de sa vie. Il était là, les bras ballants, son esquimau au citron fondant sur sa main droite, prit entre deux gryffondor revanchardes et têtues, et un collègue maître des potions désespéré au bord de la crise de nerfs. Il décida alors de gagner son bureau et de piquer un petit somme. Peut-être que demain matin à son réveil, il se rendrait compte que cette histoire n'était qu'une idiotie sortie tout droit de son esprit génial…
Rogue, quant à lui, était retournée dans le dortoir de septième année de gryffondor. Il tentait de dormir quand des gémissements lui parvinrent du lit qui se trouvait à sa droite. Il tendit l'oreille et eut une subite bouffée de chaleur.
- Hmmm… Parvati… Continue… Oui !
La voix n'était qu'un murmure, mais le maître des potions reconnut sans hésiter celle de Miss Brown. Alors comme ça les deux jeunes femmes étaient… Finalement, il se passait des choses intéressantes chez les gryffondors.
Il tenta d'ignorer les petits bruits de plaisir et se mit en tête de réciter l'intégralité du livre « Potion à bases de plante de votre potager, ou comment garder la santé », un superbe recueil de 752 pages, illustrations non comprises. Cependant, son esprit pervers lui fit mélanger les recettes de l'ouvrage avec les derniers articles de la « braguette magique », son mensuel préféré pour les magnifiques posters 3D des plus belles sorcières nues d'Angleterre. D'ailleurs, il paraîtrait que Bibine en avait fait la couverture 20 ans plus tôt…
Aussi, il n'avait que deux options. Se satisfaire manuellement, ce qui pouvait être intéressant pour découvrir plus en… profondeur le corps de Granger sans avoir besoin de son consentement ou bien… profiter justement de ce corps appétissant pour se joindre au duo d'à côté.
Il tergiversa quelques secondes, et se leva, retirant la chemise de nuit peu seyante (blanche avec des nounours …) pour se retrouver en culotte et soutien gorge. Il examina une dernière fois son corps d'emprunt avec envie et se glissa subrepticement vers le lit de sa coquine de voisine.
Il tira doucement les rideaux du lit à baldaquin et eut un sourire amusé en voyant le regard d'effroi des deux voyantes de gryffondor, apeurées de s'être faites surprendre par ce qu'elles croyaient être la préfète en chef. Elles serraient contre leur corps nu et appétissant un drap rouge, mais Rogue avait décidé de fermer les yeux sur cette faute de goût habituellement impardonnable. Et les deux gryffondors furent abasourdies en entendant leur amie dire :
- Je peux me joindre à vous, les filles ?
Une petite review pour un auteur atteint de bronchite grippe au mois d'aout ? mdr
A bientôt,
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