Noël arrivait à grands pas, c'était en fait dans deux jours, et Alie n'avait toujours pas idée des cadeaux qu'elle pourrait acheter à ses amis. Elle décida donc d'aller faire un tour à Pré-au-lard pour dépenser son argent.

Elle prit sa cape, sa carte, son argent, un sac et son écharpe, et prit d'assaut la sorcière borgne.

- Dissendium ! s'exclama telle.

L'assaut était fini, et elle avait gagné la bataille : Le passage s'était ouvert.

Elle s'engouffra dans l'ouverture et marcha rapidement vers Honeydukes. Rendu dans la cave, elle piqua plusieurs sucreries et les mit dans son sac de sorte à ce qu'il fut rempli à rebord. Elle avait décidé de donner quelque chose à Peter pour ne pas paraitre suspect, mais pas question de dépenser de l'argent pour lui. Il devrait se contenter du résultat de son petit larcin.

Elle sortie du magasin, enleva la cape et marcha vers la bibliothèque. Elle acheta le livre Mille-et-un sort utiles et inutiles pour Valérie, qui adorait les petits sorts qui ne sert qu'aux paresseux. Et aussi parce que l'ouvrage ne coutait que quelque mornilles.

Elle rentra ensuite dans un magasin de linges et accessoires pour fille. Elle acheta de la teinture à cheveux pour Sophia mauve fuchsia, qui n'en avait plus, et une nouvelle trousse de maquillage pour Julia.

Elle se rendit ensuite à un magasin de musique pour Lily, et fini par porter son choix sur une boîte à musique qui avait la propriété magique de détendre aussitôt que quelqu'un écoutait la mélodie.

Elle rentra ensuite dans un magasin de linge pour garçons. Elle acheta une nouvelle cape pour Remus –la sienne avait beaucoup de trous-, une nouvelle chemise blanche pour Sirius –puisque toutes celles qu'il avait avaient perdu presque tous leurs boutons- et des jeans qui s'ajustaient à la taille magiquement pour James. Si Lily ne le trouvait pas craquant avec ça… En tout cas, Alie était sûre qu'elle-même, lorsqu'elle verrait son père avec ça, elle le trouverait assurément très mignon.

Elle s'apprêtait à payer lorsqu'elle eue une des idées tordus que nous n'avons qu'une fois par année. Elle alla dans le rayon des bas de laines, choisi deux paires grises et revint finalement payer ses cadeaux.

Elle alla en dernier chez le bijoutier, se préparant mentalement à vider sa bourse et à ne plus rien acheter dans les prochaines sortie au village. Elle trouva ce qu'elle cherchait et rentra finalement au château pour personnaliser le pendentif qu'elle avait acheté, avec le collier assorti.

Elle passa le réveillon dans les appartements de son parrain, couchée sur le canapé en avant de la cheminé, elle-même sur le mûr faisant face à la porte. Lorsqu'elle se réveilla le matin de Noël, elle trouva une très belle pile de cadeaux à côté du divan de Sirius, où elle s'était endormie la veille. Elle tourna la tête vers le lit de l'animagus chien. Elle fut peinée de voir que son parrain n'avait qu'un seul cadeau : le sien.

Parrain qui semblait émerger du royaume des rêves.

- Qu'est-ce que tu attends ? demanda-t-il alors. Ouvre tes cadeaux !

Alie sourit et se jeta dans la pile.

Sophia, Valérie et Julia avait unis leurs économies pour lui acheter de nouveaux ensembles jeans/chemises. Elle sourit : elle ne saurait plus obligée de mettre des jupes.

Lily lui avait envoyé un doudou verte foncé avec des petits chats de toutes les couleurs qui était sensé éloigner les cauchemars lorsqu'on dormait avec celle-ci. Alie sourit. Elle savait bien que le présent de Lily ne l'empêcherait pas de faire des visions sur Voldemort, mais elle appréciait l'attention. Au moins, elle ne rêverait plus du cimetière et de la mort de Cédric.

James et Sirius lui avait chacun offert une peluche représentant leur animagus. Peter avait du penser qu'un rat en toutou ne lui ferait pas plaisir –et avec raison- et lui avait plutôt donné une panthère. Remus lui avait offert un loup.

Alie se demanda s'ils ne s'étaient pas consultés. Elle regarda le quatuor que formaient le cerf, le chien, le loup et la panthère. C'était vraiment de beaux cadeaux.

Il n'en restait qu'un.

Elle se tourna vers son parrain.

-Tu n'ouvre pas ton cadeau, Sirius ?

- Le tient d'abord.

Alie ne se fit pas prier et l'ouvrit. Elle resta époustouflée.

C'était une bague en or avec de petits motifs de feuilles, qui eux avaient des reflets argents. Le côté plat, sur le haut de la bague, était plus ''feuillu'' que le reste et formait un minuscule cercle de feuilles de chêne avec leurs pointes vers l'extérieur du cercle. À l'endroit où aurait du s'emmêler les tiges, au milieu du rond, se trouvait une petite rubis en forme d'ovale. La bague, malgré tout ses ornements, ne faisait pas plus de cinq millimètres de largeur. C'était discret et magnifique. Et se qui était bien, c'était que s'était aussi masculin que féminin.

Elle l'enfila, se leva d'un bond et alla plaquer deux bisous sonores sur chaque joue de son parrain.

- C'est magnifique !, s'exclama-t-elle.

Sirius sembla très heureux que ça lui plaise.

- Ouvre le tiens, maintenant !

Sirius ouvrit le sien et resta tout aussi émerveillé que sa filleule.

C'était un collier en argent au motif très simple. Mais se qui valait le cou d'œil, c'était le pendentif.

C'était un petit cœur en argent. Il était entouré de ronces aux reflets d'or gravés dans le cœur, mais lorsqu'on observait bien, on pouvait voir de petits bourgeons de fleur à divers endroit sur les branches épinés, eux ayant de petits reflets verts-forêt. Le mélange d'argent, d'or et de vert était parfaitement d'osé, n'éblouissant pas mais attirant l'attention tout de même.

Mais du point de vue d'Alie, il n'avait encore rien vue.

- Ouvre-le, souffla-t-elle.

Sirius obéi et il laissa échapper un crie de surprise lorsqu'il vit le contenu.

Alie avait trouvé un sort très utile dans la réserve de la bibliothèque lors d'une de ses escapades nocturnes. Le sortilège servait à graver ce que l'ont voulait dans les matériaux que l'on désirait. Elle l'avait utilisé pour donner un cadeau unique à son parrain.

On pouvait donc voir, gravé à l'intérieur du cœur, Sirius et Harry, sous leur véritable apparence, dans les moindres détails. C'était simple, et c'était ce qu'il en faisait un chef d'œuvre.

Sirius mit son cadeau autour de son cou et serra Alie dans ses bras.


Lily Evans déballait ses cadeaux avec beaucoup moins d'entrain que d'habitude. Elle avait apprit en arrivant chez elle que sa sœur Pétunia s'était fiancée avec un certain Vernon Dursley. Elle était restée quatre jours avant que sa sœur n'émette le désir de passer Noël seule avec son fiancé et ses parents. En d'autres mots : sans Lily.

Leurs parents n'avait pas été d'accord, mais Lily avait tellement été écœurée par sa sœur qu'elle avait dit que ce n'était pas grave et qu'elle allait essayer d'aller chez des amis.

Aucunes des filles n'avaient pu. Résultat : elle était désormais en train de déballer ses cadeaux chez James Potter en compagnie de Sirius Black.

Les deux garçons avait fini le déballage et se lançaient désormais des boules de papiers. La jeune fille déballa alors le cadeau d'Alie et elle tomba sur une jolie boîte à musique. Ella la remonta et fit jouer la mélodie.

Les deux garçons arrêtèrent tous mouvements et se tournèrent vers elle, obnubilés par la musique. Plus la mélodie jouait, et plus ils oubliaient tous leurs problèmes. Sirius fini même par se rouler en boule sur le sol.

James fini par aller s'assoir face à Lily et la regarda dans les yeux, sans même remarquer qu'il se penchait vers l'avant et qu'il risquait donc de faire la plus grosse erreur de sa vie. Lily n'avait pas non plus remarqué qu'elle aussi s'était penchée. Ils comprirent tout les deux lorsque leurs lèvres se frôlèrent, que la musique s'arrêta et que Sirius éclata de rire en les regardant.

Ils s'éloignèrent prestement en prenant une jolie teinte rouge tomate/fraise /framboise.


Le plus prestigieux directeur de la plus prestigieuse école de sorcellerie regardait le mot qui accompagnait le dernier de ses cadeaux, toujours nombreux malgré son absence de famille. Plus il avançait dans sa lecture, plus sa mâchoire inférieur continuait son trajet vers le bas. Même s'il n'admettrait jamais que sa bouche puisse bouger sans qu'il ne soit d'accord.

Très cher professeur Dumbledore,

À mon époque, nous avons eu une belle conversation dans une classe désaffectée assis à même le seul, et se n'est pas une blague. Je ne vous dirai ni le pourquoi ni le comment, mais vous avez fini par dire que votre plus grand plaisir serais de recevoir une paire de bas de laine pour Noël, et que tout le monde vous achetait des livres. Je ne sais pas du tout si vous vous fichiez éperdument de moi ou si c'était vrai, mais peu importe la réponse, je me suis dit que cela serait bien gentil de ma part de vous acheter un petit quelque chose.

J'espère que vous aimerai mon cadeau, mais c'est loin de me déranger si vous n'aimer pas, tout de même.

Alie Terpo

Dumbledore était encore légèrement sous le choc alors qu'il fixait les deux paires de bas de laines grises.

Il n'avait jamais rien vue d'aussi beau.

Même s'il aurait en préféré de couleur rose.