PARDON ! PARDON ! Je suis vraiment impardonnable...! Je n'ai pas posté de nouveau chapitre depuis le 6 décembre et nous sommes le 24 Juillet ! J'ai surement dû perdre quelques lectrices, mais je ne peux que me blâmer pour mon retard ! Bref, si il reste des lectrices pour me lire, voici le nouveau chapitre des aventures de Sigrid !
Ayana : Merci beaucoup pour tes reviews :) j'espère sincèrement que tu n'as pas déserté suite au looong retard de mon chapitre ! Meilleurs vœux à toi aussi en retard ! J'espère vraiment que tu es toujours là et que ce chapitre te plaira ! J'ai commencé le nouveau, mais franchement ne t'attends pas à ce que je le publie bientôt...!
Melfique : Aaaaah mon Horcruxe ! Voilà enfin le chapitre ! Bon, j'avais dit qu'il serait en ligne lundi, mais j'ai eu un mal de chien à trouver un titre ! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira, même si je t'ai spoilé la fin la dernière fois !
BONNE ANNÉE EN RETARD !
CHAPITRE IX - I WANNA FIND SOMETHING I'VE WANTED ALL ALONG
« Que vous arrive-t-il Severus ? » demanda Albus Dumbledore qui venait de voir débouler le jeune professeur de Potions dans son bureau.
Severus Rogue avait à peine frappé à la porte du bureau qu'il s'était déjà engouffré dedans sans vraiment attendre de réponse du vieux sorcier. Le jeune homme semblait sur les nerfs et Dumbledore se demandait intérieurement si la cohabitation avec Sigrid était encore plus pénible qu'avant.
« Je vous demande pardon pour cette intrusion, mais il fallait absolument que je vous parle avant d'aller faire mes cours »
Voyant qu'il ne restait plus beaucoup de temps avant que les premiers cours de Potions ne commencent, Dumbledore invita le jeune professeur à s'asseoir. Il redoutait plus que tout d'entendre Severus Rogue se plaindre de nouveau de la cohabitation ; il imaginait déjà les remontrances du jeune professeur à l'égard de la jeune femme, pour ne pas changer de ses habitudes.
« Ecoutez Severus, fit le vieux sorcier après un soupir. Je sais que vous n'appréciez guère Sigrid, mais vous devez essayer de vous habituer l'un à l'autre pour quelques jours car vous savez que pendant les convalescences de Remus…
― Il ne s'agit pas de ça Monsieur, interrompit soudainement Rogue en entendant Dumbledore parler du Loup-Garou. Il se trouve que l'affaire dont j'ai à vous parler concerne justement Lupin, mais cela n'a rien avoir avec le fait que Sigrid séjourne chez moi. »
Surpris, Albus Dumbledore releva les sourcils en entendant le jeune homme ; c'était peut-être la première fois que Severus Rogue ne se plaignait pas de la venue de la jeune femme chez lui. A ce moment là, il semblait plus en colère contre le jeune Loup-Garou. Le vieux sorcier hocha la tête et attendit que le jeune homme s'explique, ce qu'il fit l'instant d'après à toute hâte. Severus lui raconta qu'il avait été réveillé par Sigrid et qu'il avait été surpris d'entendre un nom inconnu sortir de sa bouche. Il lui raconta également tout ce qu'elle lui avait dit sur cet Ulfrik Stoyanov ; le jeune professeur chercha une réaction quelconque chez Albus Dumbledore, mais le vieux sorcier se contentait de l'écouter, en hochant de temps en temps la tête. Il fut par contre très surpris d'apprendre que Remus Lupin était au courant pour Ulfrik et qu'il ne lui en avait pas parlé ; cela fit légèrement sourire le jeune professeur de Potions qui imaginait très bien Dumbledore sermonner le Loup-Garou. Son sourire quitta néanmoins ses lèvres l'instant d'après quand il entendit le vieux sorcier lui dire qu'il ne devait pas s'inquiéter pour la sécurité de Sigrid ; suite à quoi, Severus Rogue bondit de sa chaise, le visage quelque peu rouge.
« Je me moque bien que sa vie soit en danger ou non ! C'est bien la dernière de mes préoccupations ! » s'exclama-t-il en fronçant les sourcils.
Le jeune professeur ne laissa pas le temps au Directeur de le réprimander pour le ton avec lequel il lui avait parlé et sortit en trombe du bureau. Albus Dumbledore poussa un long soupir devant la réaction du jeune homme ; il ne savait vraiment pas comment s'y prendre avec lui, mais il fallait avouer que le voir perdre aussi vite son sang-froid était assez distrayant. Après quelques minutes à imaginer Severus face à plusieurs situations rocambolesques dont Sigrid ne serait pas étrangère ; le vieux sorcier se leva et commença à faire les cents pas dans son bureau. Il n'avait pas voulu le montrer, mais quand Severus avait prononcé le nom de cet étrange inconnu, cela lui avait dit quelque chose. Albus sortit alors sa pensine en quête d'un quelconque souvenir concernant Ulfrik Stoyanov, mais à peine s'était-il approché du récipient qu'il se recula l'instant d'après. Il savait que cela ne servirait à rien ; il ne se rappelait pas d'un seul souvenir en rapport avec cet inconnu, la pensine était inutile dans ce cas-là. Le vieux Directeur s'installa à nouveau derrière son bureau ; il bascula sa tête en arrière et massa ses tempes tout en fermant les yeux.
« Vous auriez dû réprimander ce jeune professeur pour son comportement ! Une semaine attaché dans ses cachots avec le strict minimum de nourriture en compagnie d'un Doxy ; cela l'aurait sans doute calmé. »
Albus Dumbledore souffla doucement et ouvrit les yeux en pivotant son siège ; face à lui était posé un tableau dans lequel un vieil homme dont le visage était complètement ridé se trouvait. Le sorcier qui semblait de petit taille était assez chétif ; il portait un chapeau pointu duquel les quelques cheveux blancs qui lui restait s'échappaient. Le frêle sorcier plissa des yeux en regardant Dumbledore, puis un sourire en coin vint s'afficher sur ses lèvres, faisant soupirer le Directeur.
« Mon très cher Armando, ces méthodes ne sont plus approuvées depuis longtemps vous le savez.
— Je crois qu'il sera sage de les remettre, vous êtes beaucoup trop laxiste avec le personnel de l'école ! Et je suis certain que vous l'êtes encore plus avec les élèves, fit Armando Dippet d'une voix forte. Ces petits garnements méritent d'innombrables châtiments, rajouta-t-il en marmonnant.
— Dites-moi Armando, dit alors le Directeur en ignorant les remarques que le vieux sorcier étaient en train faire à l'encontre des punitions corporelles ; vous rappelez-vous d'avoir déjà entendu le nom de Stoyanov pendant que vous étiez Directeur ?
— Vous me demandez de l'aide ? »
Le petit Directeur qu'était Armando Dippet ricana dans son tableau ; il semblait jubiler devant la situation.
« Vous n'avez jamais tenu compte de mes remarques concernant les punitions des élèves de cette école, alors pourquoi devrais-je vous venir en aide ?
— Laisser un élève pendant quelques jours enchainé dans les cachots humides à cause d'une mauvaise note ; pardonnez-moi Armando, mais je trouve cela aberrant » répliqua Dumbledore qui s'était levé et faisait de nouveau les cents pas dans son bureau.
Sans aucun doute vexé par les paroles de l'actuel Directeur, Armando Dippet se renfrogna et tourna vivement la tête vers le côté afin de ne plus regarder Albus Dumbledore. L'ancien Directeur n'accorda pas d'attention à son ancien collègue pendant près d'une demi-heure ; il resta figé dans son tableau et regardait fixement la bougie qui se trouvait juste à sa droite. Quand à Albus Dumbledore, il s'était de nouveau assit et semblait concentré sur une pile de feuilles ; il lisait le registre des anciens élèves de Poudlard. Plus les minutes s'écoulaient et plus Armando Dippet commençait à désespérer de voir Albus se retourner et le supplier de lui venir en aide. L'ancien Directeur soupira alors bruyamment et renonça à ignorer encore plus longtemps le vieux sorcier.
« C'est bon ! Vous avez gagné Albus ! » s'écria Armando Dippet en levant les bras dans son tableau comme signe de reddition.
« Je suis heureux de vous l'entendre dire, fit Albus Dumbledore alors qu'un grand sourire venait d'apparaitre sur son visage ridé. Que pouvez-vous me dire sur Ulfrik Stoyanov ?
— Rien.
— Mais, vous venez bien de dire…
— Albus ! coupa Armando en haussant le ton. Je n'ai jamais entendu parler d'Ulfrik Stoyanov, mais je me souviens d'une certaine Freyja Stoyanov qui était venue pour un échange scolaire me semble-t-il ; je crois qu'elle venait de Durmstrang et était restée une année à Poudlard. »
Armando Dippet s'interrompit et plissa ses yeux en caressant son menton d'un air songeur.
« Ou était-ce l'école de sorcellerie de Salem ? » marmonna-t-il en essayant désespérément de se rappeler de ce petit élément.
L'ancien Directeur était tellement concentré qu'il ne remarqua pas l'air sombre qui était apparu sur le visage de son ancien collègue. Albus Dumbledore s'éloigna du tableau et recommença comme à son habitude à faire les cents pas ; dès l'instant où il avait entendu Armando lui raconter ce qu'il savait, tout était devenu clair dans son esprit et des vieux souvenirs lui étaient revenus en mémoire. Bien qu'ils aient le même nom de famille le vieux sorcier ignorait totalement quel lien pouvait unir Ulfrik à Freyja, mais une chose était sûr ; si Ulfrik avait dit à Sigrid qu'elle était de sa famille, ils étaient tous liés, d'une manière ou d'une autre. Albus vint s'installer de nouveau à son bureau et posa délicatement sa tête contre le dossier qui était légèrement incliné ; il ferma ensuite ses yeux et respira lentement. Le vieux sorcier savait qu'il avait gardé les quelques souvenirs qu'il avait de la jeune femme dans sa mémoire ; il n'avait jamais pensé à les mettre dans sa pensine. Il essaya donc de se focaliser sur ces souvenirs en chassant tant bien que mal la voix d'Armando Dippet qui pestait contre lui car il l'avait tout bonnement ignoré.
Septembre 1943, c'était la rentrée à Poudlard ; la grande salle était comme toujours inondée d'élèves. Un groupe d'enfants était debout près du pupitre derrière lequel se trouvait Albus Dumbledore qui paraissait avoir cinquante ans de moins. Le vieux sorcier tenait dans une de ses mains un long parchemin et dans l'autre un vieux chapeau qui de toute évidence avait été déchiré et recousu plusieurs fois. Le professeur expliqua aux enfants le système du Choixpeau Magique qu'il avait dans sa main ; il fit un léger sourire en remarquant l'air d'indignation et de dégout de certains élèves, ils n'avaient pas envie d'avoir ce vieux chapeau sur leur tête. Dans le groupe d'enfant se trouvait une jeune fille qui paraissait bien plus vieille que ses camarades ; elle poussa délicatement ses longs cheveux dorés et ondulés derrière son épaule tandis que ses yeux couleur azur examinés les élèves de Poudlard d'un air septique. Elle ne semblait pas heureuse de se trouvait parmi les nouveaux élèves qui avaient tous onze ans. Alors qu'elle balayait toujours la Grande Salle d'un œil critique ; elle fit une petite moue avec ses lèvres quand elle remarqua un jeune homme qui ne prêtait aucune attention à ce qu'il se passait. Le jeune homme était en pleine discussion avec d'autres élèves qui étaient assis à côté de lui, il avait des fins cheveux noirs qui étaient coiffés élégamment et en regardant plus attentivement, la jeune fille remarqua que les gestes du garçon étaient soignés et gracieux. Il se savait séduisant et il en jouait avec assurance. La jeune fille reporta son attention sur le vieux sorcier quand elle remarqua que tous les élèves avaient été répartis et qu'elle était à présent toute seule devant le pupitre.
« Cette année, Poudlard participe à un échange scolaire ! » annonça Armando Dippet.
L'actuel Directeur se trouvait à la table des professeurs, derrière le pupitre. Il réclama le silence après que les élèves se mirent à demander des explications de part et d'autre de la Grande Salle.
« Votre camarade, Serena Goldstein a eu l'honneur d'être désignée par le Ministère de la Magie pour participer à un échange scolaire. Elle passera donc l'année à l'école de Magie de Durmstrang ; quant à Poudlard, l'école à le plaisir de recevoir Miss Freyja Stoyanov ! »
La jeune fille se tourna anxieusement vers le reste des élèves qui avaient pratiquement tous le regard rivé sur elle ; elle était mal à l'aise d'être dans un endroit totalement inconnu. Freyja s'inclina légèrement pour saluer ses futurs camarades et reporta ensuite son regard vers Albus Dumbledore. Ce dernier posa délicatement le Choixpeau magique sur la tête de la jeune fille ; Freyja grimaça en entendant la voix du Choixpeau qui s'était courbé pour mieux murmurer à son oreille. Il lui murmura que bien qu'il voyait qu'elle n'était pas du genre à prendre des décisions et qu'elle se contentait de suivre les autres, il distinguait énormément d'ambition en elle. Freyja haussa les épaules en disant que cela lui importait peu, puis son regard se posa une nouvelle fois vers le jeune garçon séduisant ; c'est à ce moment précis que le Choixpeau décida de la maison qui serait attribuée à la jeune fille le temps de l'échange scolaire.
« SERPENTARD » cria le Choixpeau en se redressant d'un coup et en faisant par la même occasion sursauter la jeune fille qui ne s'était pas du tout attendu à ça.
Freyja se dirigea d'un pas assuré vers la table de la maison qui était à présent la sienne ; elle trouva une place tout au bout de la table, mais avait-elle eut le temps de s'asseoir que les élèves qui se trouvaient près d'elle la bombardèrent de questions. La jeune fille était intimidée devant tant de monde, mais elle fit tout son possible pour réussir à communiquer avec ses camarades. Ces derniers expliquèrent le fonctionnement de Poudlard à Freyja ; la jeune fille écoutait avec grande attention les paroles des élèves, elle ne voulait en aucun échouer son année. Alors que Freyja allait se renseigner sur les chambres, elle fût interrompue par une voix qui provenait de derrière elle. Lentement, la jeune fille se retourna et constata avec surprise que la personne qui venait de l'interpeler n'était autre que le jeune garçon séduisant qu'elle avait remarqué à son arrivé.
« Je m'appelle Tom Jedusor, je suis le préfet-en-chef de Serpentard, fit le jeune garçon sur un ton sérieux. Pendant cette année, tu seras considérée comme une Serpentard, tâche donc de faire honneur à ta maison. »
Le jeune Serpentard fourra sa main dans sa robe de sorcier et y sortit l'instant d'après un parchemin qu'il tendit à la jeune fille.
« J'ai été informé par le professeur Dumbledore que tu entrais en sixième année. D'habitude, chaque élève de sixième année s'entretient avec son Directeur de Maison pour choisir les cours de l'année en fonction des résultats des B.U.S.E obtenus en fin de cinquième année. Vu que tu es là uniquement pour cette année, c'est différent. »
Tom Jedusor avait parlé laconiquement, de toute évidence il avait mieux à faire que de pouponner la nouvelle élève. Il tendit le parchemin à Freyja en précisant qu'il s'agissait de son emploi du temps et retourna à sa place sans laisser le temps à la jeune fille de parler. Freyja porta son regard sur le parchemin et soupira longuement ; la personne qui avait mis en place son emploi du temps avait dû s'amuser car elle n'avait presque pas de moment libre. Alors que la jeune fille jurait dans une langue qui visiblement semblait inconnu au reste des élèves car ces derniers la regardait avec des yeux ronds, une légère pression se fit ressentir au niveau de l'épaule de Freyja. La jeune fille se retourna en se mordant la lèvre inférieure, signe qu'elle était nerveuse. Albus Dumbledore était debout devant elle et la regardait avec des yeux remplis de bienveillance ; le vieux sorcier lui fit ensuite un sourire qui se voulait réconfortant avant de lui faire un signe pour qu'elle rejoigne ses camarades qui quittaient la Grande Salle.
Alors que le Directeur était toujours plongé dans ses souvenirs, des coups se firent entendre derrière la porte de son bureau ; cela eut pour effet de sortir le vieux sorcier de sa torpeur. Albus Dumbledore pria la personne qui avait toqué d'entrer ; il fut étonné de voir qu'il ne connaissait pas l'homme qui pénétrait dans son bureau. L'étranger était grand et assez maigre ; ses longs cheveux blonds étaient attachés en un chignon quelque peu disgracieux dont plusieurs mèches s'en détachaient. L'homme qui faisait face au Directeur semblait à bout de souffle. Il s'appuya contre le dossier du fauteuil qui faisait face à Albus Dumbledore. L'homme qui respirait difficilement foudroya le vieux sorcier du regard ; il plongea ensuite sa main dans l'intérieur de sa longue cape et en sortit plusieurs papiers qu'il tendit par la suite au Directeur. Ce dernier qui était resté sans voix devant l'entrée d'un pareil personnage se mit à lire avec perspicacité les documents qu'il avait à présent dans ses mains. Avant qu'il ait pu lui poser quelques questions que ce soient, l'inconnu prit la parole.
« Je viens chercher ma nièce, je vous demanderai de me la rendre immédiatement ! » cingla-t-il en fusillant le directeur du regard.
« Sigrid n'a jamais fait mention d'un quelconque oncle, Monsieur Ulfrik Stoyanov » fit remarquer Albus en continuant de regarder les documents d'un air septique.
« Les documents confirment mon lien de parenté vu qu'on ne peut par aucune magie possible les falsifier ; je n'ai donc pas besoin de me justifier sur mon absence dans la vie de ma nièce ! »
Sur ces mots, Ulfrik pointa rageusement du doigt vers les papiers officiels qu'Albus Dumbledore avait encore en main. Le vieux sorcier soupira en baissant son regard sur le certificat de naissance qui était au nom de Sigrid Stoyanov sur lequel il était renseigné qu'elle était née le 7 novembre 1960 ; qu'elle avait pour mère Freyja Stoyanov, pour oncle maternel Ulfrik Stoyanov et la mention « inconnu » était noté à côté de la case attribué au père. Le Directeur ne savait vraiment plus quoi penser ; tout dans ces papiers indiquait que Sigrid n'était pas orpheline et il en était heureux pour elle, mais quelque chose ne tournait pas rond avec cet Ulfrik. En effet, le vieux sorcier avait déjà entendu parler de lui par Severus Rogue en début de matinée quand ce dernier était venu lui raconter que Sigrid parlait pendant son sommeil ; il n'avait alors pas trouvé cela étrange, mais voir le fameux Ulfrik en face de lui à ce moment-là, lui faisait changer quelque peu son jugement. Il ne pouvait pas réellement l'expliquer, mais il y avait quelque chose de bizarre concernant l'étranger.
« Bien que vous ayez des papiers officiels stipulant que Sigrid est bien votre nièce, c'est grâce à moi qu'elle a pu sortir d'Azkaban et se rétablir » fit le vieux sorcier alors qu'il s'était levé et s'approchait doucement d'Ulfrik.
— Et alors ? Vous voudriez des remerciements ?
— Non, je vous fais juste remarquer qu'ici on prend bien soin de Sigrid et je me demande aussi où vous étiez pendant qu'elle croupissait en prison.
— En quoi cela vous regarde-t-il ? cracha Ulfrik en fronçant les sourcils. Je suis son oncle ! J'ai tous les droits sur elle !
— Non. Elle est majeure et est consciente de ses actes, personne n'a de droit sur Sigrid à part elle-même.
Face aux paroles d'Albus Dumbledore et sachant qu'il ne pourrait rien dire qui puisse lui permettre de prendre Sigrid avec lui, Ulfrik sortit en trombe du bureau du vieux sorcier en claquant la porte derrière lui ; il marcha ensuite à vive allure en marmonnant et maudissant le Directeur de Poudlard. Il devait impérativement trouver un moyen de récupérer la jeune femme ; il était hors de question qu'elle reste ici plus longtemps.
Pendant ce temps-là au fond des cachots, Sigrid avait profité de l'absence de Rogue et du fait que ce dernier avait omis de la ligoter pour neutraliser Mystigris ; elle avait ensuite revêtue une longue cape noire du professeur de Potion et s'était précipitée hors des appartements. Elle n'avait qu'une idée en tête depuis qu'elle s'était réveillée, trouver Remus et voir comment il allait. Sigrid savait que cette nuit ce serait la pleine lune, le jeune homme était sans aucun doute fatigué et il pouvait soit être dans ses appartements soit à l'infirmerie. La jeune femme cacha bien son visage et marcha à toute allure en direction de l'infirmerie en priant de ne pas tomber sur le professeur Rogue ; elle frissonna en imaginant la réaction de ce dernier quand il s'apercevrait de sa disparition.
Alors qu'elle arpentait les couloirs en courant presque, la jeune femme se mordit la lèvre inférieure en se disant qu'elle ne manquait pas de toupet. Rogue allait surement être dans une colère noire quand il s'apercevrait que la jeune femme avait agressé l'elfe de maison avant de partir sans prendre la peine d'écrire un mot d'excuse. Sigrid pila net à un croisement en pensant qu'elle aurait amplement mérité d'être de nouveau attachée ; elle fit volte-face en se disant qu'elle devrait peut-être retourner dans les appartements de Rogue avant que ce dernier ne soit au courant de sa « fugue ». La jeune femme pourrait alors très facilement manipuler les souvenirs de Mystigris afin que celui-ci ne se rappelle de rien ainsi Rogue n'aura aucune raison de la punir, mais alors comment prendre des nouvelles de Remus si elle reste enfermer ? Sigrid souffla fort en se disant que rien n'était simple ; elle prit ensuite une grande inspiration et continua sa course vers l'infirmerie.
« Au diable Rogue ! » cria sa conscience dans son for intérieur.
