Voilà la suite

Malffada : merci ça me touche.

bonne lecture

Chapitre 10

Je me tenais devant ma fenêtre entrain de scruter la nuit. Une légère brise passa entre les arbres, puis dans les feuilles pour finalement arriver jusqu'à moi. Elle ébouriffa les quelques mèches qui avaient échappé à ma queue de cheval et me fit frissonner. Je poussais un soupir….. Un soupir résigné. Je ne sais pas pourquoi je scrutais la nuit noire. Je savais qu'une partie de moi espérait un miracle et voir apparaître Edward. Je l'imaginais venant me rejoindre, avec son corps de dieu vivant. Tel qu'il était dans mon esprit, je ne l'avais pas vu démembré de mes yeux. Un frisson me parcouru en essayant de l'imaginer comme cela, je repoussais vite ces images.

Je m'étais assis là devant ma fenêtre depuis que nous étions rentrés de l'enterrement. J'ai grimpé les escaliers, me suis enfermé dans ma chambre, j'ai pris une chaise et me suis installé là à regarder la nuit tomber. Assise, les bras croisés sur le rebord de ma fenêtre, je regardais le vent jouer avec les feuilles devant mes yeux. Ce que je voyais n'avait pas d'importance puisque mon esprit était ailleurs. Au bout d'un certain temps, j'ai posé ma joue sur mon bras et je continuais à regarder le soleil se couché sur le passé. Je ne pensais à rien, mais j'avais toujours envie de revoir Edward vivant. C'était vraiment stupide, mais n'était-ce pas une des étapes du deuil – le déni ? Je continuais de nié sa mort alors que je revenais tout juste de ses funérailles.

Pour la première fois cette nuit là je m'autorisais à penser à Edward, et au évènement qui s'était passé un peu plus tôt dans la journée. Je me souvenais vaguement des gens qui se sont levé pour nous parler des 2 adolescents décédés qui ont été bruler dans un accident de voiture. Quand j'ai entendu ça, ça m'a fait un choc. Bien sur je connaissais la vrai histoire, mais jusqu'à ce moment là je ne connaissais pas l'histoire qui avait été inventé pour tout les autres… enfin tous ceux qui ne savait qu'un clan de vampire vivait à Forks. Ainsi la vie d'Alice et d'Edward avait pris fin dans un accident de voiture. Je me demandais brièvement comment ils avaient organisé la mise en scène vu que cela susciterai forcément une enquête de la police de Forks. Toutefois je ne m'y attardais pas trop. En fait à mon grand étonnement, mon esprit est resté plutôt silencieux durant la cérémonie, chose que je pensais impossible. Bien que ce ne soit pas la plus grosse surprise de la journée. Mon incapacité à pleurer était le vrai mystère. J'avais versé tant de larmes depuis que j'avais appris la nouvelle pour Edward et Alice et je me demandais si ce n'était pas la raison à mon incapacité à pleurer. Les avais-je toute épuisées ? Ce pourrait-il que je n'arrive plus à produire de larmes ?

Peut-être….Jasper. Peut-être que sa capacité à jouer avec les émotions était la raison de mon apathie durant la cérémonie.

Non, je secouais la tête à cette idée, je reportais mon regard au loin dehors. Je me redressais, tendit mes mains et fermais d'un coup sec la fenêtre. Après un rapide tour aux toilettes, je me suis préparé pour aller me coucher. Les effets néfastes des talons hauts n'étaient pas très important puisque je les avais enlevés dès que j'étais arrivé chez eux. J'ai simplement enlevé ma robe noir et l'ai posé sur mon lit. Je me suis couché en soutien-gorge culotte et j'essayais d'ignorer les penser qui me rongeait l'esprit.

« Jasper » dis-je tranquillement à personne en particulier.

C'était inutile. J'essayais d'ignorer tout ce qui c'était passer entre nous avant, mais c'était impossible, et avec un gémissement, je me suis permis de repenser à l'échange que nous avions partagé. Je n'arrivais pas à trouver une explication rationnelle pour savoir pourquoi de tous les vampires c'est Jasper Hale qui a cherché à me tendre la main. Non j'aurais plutôt pensé à Esmée, Carlisle, Emmett ou Rosalie, bien que je doute que la beauté blonde veuille bien me proposé son épaule pour pleurer. Jasper a voulu m'aider alors que les autres semblaient ignorer voir détester pour le cas de Rosalie mon existence. Au fond je savais que c'était leur façon à eux de me forcer à aller de l'avant. En l'absence d'Edward, plus rien ne me retenais autour d'une bande de vampire au quotidien. Pourquoi, alors qu'il était le membre de la famille qui cherchait le plus à m'éviter, recherchait-il ma présence maintenant ? La situation me semblait étrange.

Je me suis mise sur le ventre et ai enfoui mon visage dans mon oreiller. En faisant cela j'ai réussi à étouffé le cri de frustration qui sortait de mes poumons. J'ai caché mon cri, car je ne voulais pas que Charlie débarque pour voir si j'allais bien. Je savais qu'il était en bas entrain de regarder une émission quelconque et heureusement Jacob n'était pas avec lui. Après le scandale qu'il avait fait chez les Cullen, j'ai demandé à celui qui me suivait comme mon ombre jusqu'à présent de rentré à la réserve Quileute pour la soirée. J'ai même refusé que ce soit lui qui me raccompagne après les funérailles. Jake devait comprendre qu'il n'a pas le droit de dire ou faire des choses blessantes vis-à-vis de mes amis. A ce mot j'ai stoppé mes réflexions. Amis. Jasper et moi avons-nous jamais été des amis ? Aujourd'hui, il m'a touché comme si nous étions amis. L'image de Jasper enveloppant ses doigts long et froid autour de ma main douce et chaude et ce sans autorisation me fit battre le cœur.

C'était ridicule.

Me mettant debout, je me dirigeais vers mon placard pour attraper un t-shirt. Puis rapidement, j'attrapais un jean qui était en boule sur le sol. Je savais ce qu'il me restait à faire. Bien que je ne sache pas si j'allais pouvoir convaincre Charlie que le besoin que je ressentais était assez important pour que je l'accomplisse si tard le soir.

Je continuais de me dépêcher et je bondis dans les escaliers et après avoir descendu la dernière marche j'entendis la voix un peu confuse de mon père « Bella ? »

« Je vais juste faire un tour papa » lui répondis-je, espérant contre toute attente que cette petite phrase lui suffirait.

C'est ce que je souhaitais. Naturellement avec ce qui s'était passé durant ces 3 derniers jours cela ne suffirait pas à mon père. Il se posta devant moi et posa une main sur mon épaule. « Penses-tu vraiment que ce soit sage ? Jusqu'à présent tu n'as même pas été capable de quitter ta chambre et encore moins de conduire ton camion. Mince Bella, tu as hyper ventilé quand tu l'as vu aujourd'hui. » M'a-t-il rappelé.

Son visage n'exprimait rien d'autre qu'une profonde inquiétude. « Papa, s'il te plait, comprends que je dois le faire. J'ai juste besoin…. J'ai besoin d'aller faire un tour » Je le regardais avec des yeux suppliants.

Heureusement, il a enlevé sa main et dans un mouvement que je n'avais pas vu arrivé il me serra contre lui aussi fort qu'il le pouvait. « Reviens juste ok ! »

Je n'étais pas habitué à ce genre d'élan affectif venant de mon père et je me suis battu contre mes gènes d'ados qui voulaient le repoussé. Au lieu de ça j'ai glissé mes bras autour de lui et répondis « bien sur ».

« Ok alors » dit-il en se dégageant de mon emprise.

Je le regardais lentement retourner dans le séjour et secouais la tête d'étonnement. Je n'avais jamais vu cette facette de mon père avant. Ce mettre à nu émotionnellement devant moi était quelque chose de nouveau pour moi. Je suppose que je ne pouvais pas lui en vouloir au vue de ce qui c'était passé au cours des derniers jours. Je suppose que même quelqu'un d'aussi blasé que Charlie qui n'avait que perdu le petit ami et la meilleure amie de sa fille pouvait être affecté. Bien que je devinais que Charlie avait du perdre un peu de sa Bella durant le processus de deuil lui aussi. Je pris note pour moi-même d'essayer de lui cacher au mieux ma douleur.

La route jusque chez les Cullen n'était pas aussi longue que je m'y attendais, ce qui m'avais donné que peu de temps pour rassemblé mes pensées et mon courage pour ce que j'allais faire. J'ai réussi après un bref moment de panique assise dans ma voiture en stationnement à sortir. Et avant que mes nerfs ne lâchent, je me suis précipité vers la porte.

N'oublie pas de respirer me suis-je rappeler.

Et alors que je m'apprêtais à donner un coup à la porte je fut surpris quand elle s'ouvrit. Et j'ai été encore plus étonné quand celle qui m'ouvrit n'était autre que Rosalie.

Rosalie se tenait là dans toute sa gloire, un sourire béat affiché sur ses superbes lèvres.


Bon comme je sais que je chapitre est encore coupé au mauvais endroit, je vous promet que demain la suite sera mise, je laisse juste le temps à tout le monde de lire ;)