Bonjour! Tout d'abord, je vous présente mes excuses pour ne pas avoir posté lundi. J'ai été appelée pour garder des enfants et, à cause 'un malentendu, je n'y suis pas restée une ou deux heures, comme je le pensais, mais toute la soirée. Je suis rentrée chez moi vers 00h15, c'était bien trop tard pour écrire et poster, surtout que c'était déjà mardi. Et hier, je n'étais pas chez moi de toute la journée. Donc, vous aurez deux chapitres aujourd'hui, pour rattraper. Celui-ci, et le 11 que j'écrirais ce soir. Encore une fois, je suis vraiment désolée.

Passons aux réponses des commentaires :

The WindMaker : Je n'ai pas encore décidée si c'est Astrid qui va découvrir Krokmou ou quelqu'un d'autre. Mais je ne vais pas faire asseoir Krokmou sur Astrid, il faut changer d'idées de temps en temps.^^ Merci pour ton commentaire.

Orianette : Oui, Harold joue le blasé. Il connaît les points faibles des autres et n'hésite pas à les utiliser, tout en restant dans les limites quand même. Pour le Hiccstrid, tu vas être contente, ça va commencer! Un tout petit début (microscopique) en fin de chapitre, mais ce sera plus apparent dans le suivant. Merci pour ton commentaire.

Merci à tous et à toutes pour votre patience, votre soutien et vos commentaires. Bonne lecture et à plus tard dans la soirée!


Les jours suivants ressemblent fort au premier cours de combat au corps à corps. Les jeunes, n'ayant pas appréciés de se faire battre par Harold, sont plus attentifs et s'améliorent mais leur attitude ne change guère. Astrid reste antipathique, Varek préfère ne pas se mêler aux disputes, Rustik cultive son ego et les jumeaux passent autant de temps à se frapper qu'à affronter leurs adversaires. À la fin de la première semaine, Gueulfor déclare prendre trois jours de pause, confiant à Harold qu'il se fait trop vieux pour supporter les enfantillages des jeunes. Dès la fin du cours, Harold se précipite à la Vallée. Il se rend à l'enclave où se trouve Krokmou et trouve le dragon en pleine sieste.

- Krokmou! Devine quoi? J'ai trois jours de pause! On va pouvoir voler toute la journée si on veut!

Le furie nocturne, entendant ces mots, se lève immédiatement et approche de la cachette où se trouve la selle. Harold le suit en souriant.

- Je n'aurais pas dû laisser la selle ici, tu va la chercher dès que tu entends parler de voler. Oh, ne fais pas cette tête, tu sais très bien que je veux voler autant que toi. Laisse-moi aller chercher mon sac et quelques provisions. Si nous n'avons pas à revenir, nous pourrons passer plus de temps à l'extérieur.

Laissant le dragon près de la selle, Harold va à sa caverne et prend un sac dans lequel il jette quelques vêtements, une petite réserve de provisions et quelques outils. Avant de partir, il déchire une page de son carnet et écrit un mot pour Gueulfor.

- Pointeur! Tu es là?

Le terreur terrible arrive en quelques instant et se pose sur l'épaule d'Harold.

- Tu peux apporter ça à Gueulfor? Si je disparais sans le prévenir il va s'inquiéter.

Pointeur prend la page roulée délicatement entre ses griffes et se frotte contre la tête du viking.

- Merci, tu es génial.

Quand Pointeur est hors de vue, Harold retourne à l'enclave où Krokmou, faisant preuve d'impatience, se débat avec la selle. Il a réussi à la placer sur son dos mais ne parvient pas à l'attacher. Harold le regarde faire en souriant jusqu'à ce que le dragon, la voyant planté à l'entrée de l'enclave, s'approche et lui donne un coup de queue à l'arrière de la tête.

- Aïe! Pourquoi tu as fait ça? Je n'ai pas le droit de rigoler un peu de temps en temps?

Un autre coup de queue constitue la réponse du dragon.

- C'est bon, j'ai compris. Je n'ai pas le droit de rire aux dépends de Monsieur le Grand Furie Nocturne. Tu sais que tu es pire qu'Astrid parfois?

Le dragon, ayant souvent entendu Harold se plaindre de la jeune viking, prend offense de cette remarque et cherche à donner un nouveau coup à Harold. Mais ce dernier est prêt et se contente de figer Krokmou puis de le libérer, ne laissant que sa queue dans les entraves du temps.

- Ah, ça fait un moment que je voulais faire ça, soupire Harold en souriant. Reste tranquille pour que je te mette la selle. Je te libérerais quand j'aurais fini.

Krokmou souffle de l'air chaud au visage du viking mais autrement, il reste immobile. Comme promis, dès que la selle est en place, Harold libère Krokmou qui s'étire puis fait signe au viking de monter. Ce dernier ne se fait pas prier et grimpe sur la selle après avoir attaché son sac. Le dragon ne perd pas de temps. Il bondit et ouvre ses ailes, les pompant pour gagner de l'altitude. Une fois dans les nuages, le duo accélère et s'éloigne de Beurk.

Les trois jours passent trop vite à leur goût. Ils rentrent sur l'île le soir du troisième jour, volant vite et prenant des risques juste par jeu. En approchant, Harold distingue de la fumée qui s'élève lentement dans le ciel. Fronçant les sourcils, il dirige Krokmou vers les nuages et ils se dirigent vers la fumée pour voir ce qui la provoque. Quand ils survolent le village, ils voient plusieurs maisons détruites, dont une en flammes, et des dizaines de vikings et dragons courant ou volant dans tous les sens. Harold fait revenir Krokmou à l'enclave, lui enlève la selle et lui donne un panier de poisson puis court vers le village. Lorsqu'il arrive aux premières maisons, il voit les villageois qui s'affairent à éteindre les feux et aider des blessés à se rendre près de Gothi. Cette dernière est entourée d'une dizaine de vikings et de quelques dragons, tous portant des blessures plus ou moins graves. Stoïck parcourt le village, regardant les dégâts et aidant là où il peut. Il voit Harold marcher vers la forge et le suit.

- Gueulfor? Qu'est-ce qui s'est passé? Les Souffles du Froid ont attaqués?

- Non, c'étaient les bannis. Ils sont arrivés sur leurs dragons, ont attaqués et sont repartis tout aussi vite. Ils nous ont pris par surprise pendant une session du Conseil. Les guetteurs ont été neutralisés et n'ont pas pu sonner l'alarme.

- Quels sont les dégâts? Et que voulaient-ils?

- Bah, comme d'habitude. Ils savent voler sur les dragons mais leur savoir est limité. Ils essayaient certainement de voler les livres, encore une fois. Ils attaquent toutes les tribus au moins une fois par an, même s'ils semblent favoriser la nôtre. Nous avons droit à leur charmante visite une dizaine de fois par an. Et ils ne se font pas prier pour semer le chaos. La maison de Hinga est complètement détruite, ils y ont mis le feu. La pauvre a tout juste eu le temps de sortir avant de se faire griller. Il y a d'autres foyers mais rien de bien grave. En revanche, les blessés sont nombreux. Gothi s'en occupe mais les autres guérisseurs sont soit blessés, soit absents.

- Ils sont où?

- Un message est arrivé hier d'une tribu alliée demandant de l'aide. Ils ont une épidémie sur leur île et leurs propres guérisseurs sont malades. Ton père a envoyé la moitié des nôtres pour les aider.

- Je vois. Je vais voir si Gothi a besoin d'un coup de main. Tu n'as pas besoin de moi ici?

- Non, vas-y. Juste une chose : comment ça se fait que tu n'aies pas entendu l'attaque? Tu étais à la Vallée, non?

- Non, je me suis absenté durant les trois derniers jours, je viens juste de rentrer.

- Où étais-tu?

- J'explorais.

- Et comment? Tu ne sais pas voler sur un dragon et il n'y a pas de bateau de l'autre côté de l'île.

- Euh...

- Par les dieux, petit, dis-moi que tu n'as pas appris à voler sur un dragon dans mon dos. Ton père t'a interdit de toucher aux dragons de la Vallée.

- Non, ne t'inquiètes pas. Je n'ai touché à aucun dragon de la Vallée. Les seuls qui sont avec moi sont Pointeur et son groupe, et tu sais qu'il est impossible de voler sur des terreurs.

- Tu me le jures?

- Je jure devant les dieux que je ne vole sur aucun dragon de la Vallée, soupire Harold. Je peux aller aider Gothi maintenant?

- Hm, vas-y. On parlera plus tard.

- Si tu veux.

Harold se dépêche de sortir de la forge et part en courant, ne voyant pas Stoïck sortir de derrière le bâtiment. Le chef du village regarde son fils s'éloigner et entre pour confronter le forgeron.

- Que fais Harold dans la Vallée? J'ai pourtant interdit qu'il s'approche des dragons.

- Tu veux bien le laisser respirer un peu? Le petit ne fais rien de mal. Il trouve la Vallée plus paisible que le village, je ne peux pas vraiment l'en blâmer. Il se contente de vivre là-bas et d'étudier les selles. C'est lui qui a fait celles des nouvelles recrues. Je lui ai juste montré comment en faire une et il s'est chargé de toutes les autres. Il a apporté quelques modifications qui facilitent le vol et les selles sont moins restrictives pour les dragons. Mais il n'est jamais monté sur le dos d'un dragon, comme tu l'as exigé.

- Depuis combien de temps est-il à la Vallée?

- Et si tu me le disais?

- Quoi?

- Il s'agit de ton fils, tu dois bien avoir remarqué qu'il n'était plus à la maison?

- Eh bien, je... Pas vraiment, je suis tellement occupé, tu sais.

- Oh vraiment? Comme il y a deux jours quand tu es resté tout l'après-midi avec Rustik pour lui montrer comment manier le marteau de guerre de façon efficace?

- Rustik est mon neveu, je dois bien passer un peu de temps avec lui.

- Et ton fils? Il compte moins que ton neveu? Au point que tu n'as jamais remarqué que ta maison est vide? Tu as perdu ton épouse, je comprends que ce soit dur, mais il serait temps que tu te réveilles, avant de perdre ton fils également.

- De quoi tu parles?

- Harold reste dans la Vallée depuis le premier jour d'entraînement. Ça va bientôt faire trois mois et tu n'as rien remarqué. Le petit s'éloigne de toi et du village pour pouvoir vivre en paix. Il comment à s'isoler. Et ce n'est que le premier pas. Tu sais très bien comment finissent les vikings qui s'isolent. La plupart quittent leur tribu pour en rejoindre une autre ou deviennent des voyageurs ou explorateurs. Avec les démons qui peuvent attaquer n'importe quand et n'importe où, ce style de vie est plutôt dangereux, et court. Tu veux vraiment perdre ton seul enfant? Ne réponds pas maintenant, prends le temps de réfléchir.

Gueulfor tourne le dos à Stoïck et se met à frapper sur l'enclume, tordant l'épée qu'il réparait juste avant d'être interrompu. Le chef du village sort de la forge en silence et regarde là où se trouve Gothi qui donne des instructions à Harold. Soupirant, il secoue la tête et retourne aider ses villageois.

Harold, suivant les ordres de Gothi, s'occupe des blessés légers. Il nettoie et bande les plaies, appliquant des onguents lorsque c'est nécessaire. Les villageois se laissent faire en silence et s'éloignent sans un remerciement. L'Ancienne approche le jeune viking quand il vient chercher de nouvelles bandes et lui désigne Astrid qui se tient un peu à l'écart, une main sur son bras pour empêcher une coupure de saigner.

- Tu veux que je m'occupe d'elle? demande Harold avec incrédulité. Mais Gothi, tu sais bien qu'on ne peut pas rester près l'un de l'autre sans nous mettre à nous disputer.

Gothi hoche la tête et pointe un homme allongé au sol avec une blessure assez grave à la jambe. Elle désigne de nouveau Astrid puis appuie son doigt osseux sur la poitrine d'Harold.

- C'est bon, j'ai compris. J'y vais. Mais ne viens pas te plaindre plus tard si elle se aggrave sa blessure parce qu'elle ne veut pas que je la touche.

Prenant un bol contenant un onguent, Harold saisit les bandes et se dirige vers la viking blonde. En le voyant approcher, Astrid fronce les sourcils puis fait une grimace.

- Pas la peine de faire cette expression, je ne veux pas plus que toi être celui qui s'occupe de ta blessure. Mais Gothi est occupée et les autres blessés ont déjà été vus.

- Je pense que je vais juste rentrer chez moi et demander à ma mère de laver ma blessure. Au moins je suis sûre que j'aurais toujours mon bras demain.

- Je t'en prie, ne te gêne pas, ça me convient parfaitement. Mais comme tu ne pourras pas bouger ton bras demain si tu fais ça, tu vas malheureusement devoir rester et me laisser faire. Gothi sait bien se servir de son bâton et je ne serais pas le seul à en prendre quelques coups si tu pars sans être soignée.

- Tu as peur de quelques coups de bâton? Pauvre petit, si faible.

- Non, les coups ne me font rien. Et Gothi y va doucement avec moi. Avec toi en revanche, elle risque d'y aller à fond. Et devant tout le village; tu veux vraiment que la grande Astrid Hofferson se fasse corriger devant tout le village? Personnellement, ça ne me dérange pas.

Astrid réfléchit quelques instants avant de soupirer et de tendre son bras à Harold. Ce dernier inspecte la blessure qui n'est pas très profonde mais assez large.

- Comment tu as reçu ça?

- En quoi ça t'intéresse?

- Je dois savoir quel type d'arme a été utilisé, et si la lame était déjà sale.

- Une hache de guerre. Je n'ai pas pris le temps de regarder si la lame étincelait, j'étais un peu occupée à me défendre avec mon bâton.

- Je croyais que tu étais une experte de la hache? Tu sais t'en servir mais pas t'en défendre?

- J'y serais arrivée si j'avais eu ma hache, mais elle est indisponible pour le moment. Tu n'aurais pas une idée de ce qui lui est arrivée, par hasard?

- Je pense que si. Mais rien ne t'empêche d'en utiliser une autre.

- Gueulfor n'a pas le temps de m'en fabriquer une nouvelle, et celles chez moi sont trop vieilles. C'est la première fois que je suis blessée par une hache, c'est presque honteux.

Harold incline la tête pour cacher son froncement de sourcils et ne dit rien. Il finit de bander la blessure puis regarde Astrid s'éloigner avec un air de culpabilité.