Et voilà mon tout dernier chapitre. Je m'excuse pour avoir mis du temps à l'écrire. je viens de le terminer après deux heures de cogitation (je crois) doncj'espère que vous aller aimer. Je préviens tt de même que c triste, mais rien d'insoutenable comme je pensais faire au départ. Bonne lecture, biz

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Chapitre 9 : La Délivrance

La nuit tombait doucement, laissant la lune balayer le sol de la chambre des domestiques de ses fins rayons argentés. Une jeune fille attendait près de la fenêtre, que son bourreau vienne la chercher. Enfin, Hermione Granger la petite esclave sang-de-bourbe s'était résignée. Elle savait que ce soir serait différent, qu'il se passerait quelque chose d'autre. Elle le sentait. Drago avait paru tellement nerveux et déterminé lorsqu'il lui avait rendu visite un peu plus tôt dans la journée.

Elle était restée à la fenêtre, assise sur le rebord interne, depuis l'instant où il l'avait quitté. Elle attendait, sereine, le prochain châtiment. Tout espoir enfuit, elle se moquait bien désormais de tout ce qu'il pourrait lui faire.

Lui. Jamais elle ne l'avait appelé autrement que « maître ». Réticente au début, elle avait céder à force de cris et de coups qu'il lui avait infligé depuis sa plus tendre enfance. Lui qui rêvait de la soumettre, voilà qui était fait. Se rebeller ? Impossible. Fuir ? Impossible. Mourir ? Pas sans sa permission. Est-ce une vie ?

Elle regardait dehors vers les montagnes d'Ecosse qu'elle ne pouvait plus distinguer maintenant. Elle murmura à la nuit comme une ultime confession :

« Ma vie ne sert à rien. Je n'ai jamais aimé, jamais rit vraiment, jamais vécu et le plus triste, c'est que je n'ai même plus envie de connaître tout cela. Je suis fatiguée et j'aimerai juste aller me coucher. Mais je ne peux pas, il va arriver bientôt et je devrai l'affronter. Espérons que ce sera pour la dernière fois ».

Drago Malfoy faisait les cent pas dans sa chambre. Il pensait à elle, il la revoyait dans tout les moments qu'ils avaient partagé. Que ce soit les instants de punition ou ceux volés à son insu.

Etrangement, ce n'était pas les punitions qu'il aimait revoir. Plutôt les moments qu'il avait passé avec elle sans qu'elle s'en aperçoive. Lorsqu'il l'espionnait sous sa cape d'invisibilité. Elle ne portait plus le masque de soumission et de tristesse qu'il croyait aimer, non, dans ces rares moments il lui arrivait de sourire. Elle n'avait jamais sourit lorsqu'il se trouvait près d'elle. En général elle gardait le regard baissé et la mine contrite. Son visage reflétait toute son aversion pour lui et il ne le supportait pas. Elle était si belle lorsqu'elle souriait. Presque autant que lorsqu'elle était en colère et, à défaut de la faire sourire, chose ridicule, il avait toujours tenter par tout les moyens possibles et imaginables de la rendre furieuse.

Il avait tellement attendu ce jour. Le jour où il la soumettrait enfin complètement au moindre de ses désirs. Mais il ne savait plus quoi faire. Finalement il prit sa décision, il voulait en finir une fois pour toutes avec ses démons. Il se dirigea vers la chambre des domestiques, ouvrit la porte et se figea. Elle attendait, calme. Elle paraissait tellement inaccessible. La lumière de la Lune flottait sur son visage formant des ombres ici et là. Elle tourna la tête vers lui et il ne pu que chuchoter devant l'éclat de sa beauté :

« Je suis perdu ».

Il se ressaisit pourtant bien vite et se dirigea vers elle tel un prédateur.

« Je viens pour te punir »

« Je le sais »

Drago pris son menton dans le creux de sa main et releva son visage vers lui. Il était doux. Elle en fut surprise. Drago pu lire dans ses yeux toute sa résignation et sa tristesse, elle ne se débattrait pas.

« Que penses-tu que je veuille de toi à présent ? ». Il parlait d'une voix tellement douce.

« Que je me soumette entièrement à vous mon maître ».

Il fut tellement surpris de cette réponse qu'il desserra son emprise sur le menton de la jeune fille.

« Tu sais ce qui va se passer n'est-ce pas ? ».

On aurait dit qu'il s'en voulait de dire ces mots, qu'il voulait les retenir, alors qu'il n'avait jamais mentionner le moindre regret quant à ses actes. C'était comme si lui aussi était soumis à plus fort que lui. En l'occurrence aux démons qui le poussait à ravir la beauté, à la détruire là où il aurait pu la renforcer. Mais quel était ce sentiment qui le rongeait jour après jour ? Le remords ? Oui, cela y ressemblait en effet.

« Oui, je le sais ». Ces simples mots, elle les avait répétés tant de fois aujourd'hui.

« Alors finissons en. »

Il l'empoigna brusquement par les épaules et la jeta à terre sans ménagements. Il la voulait tellement qu'il en avait mal.

Il déchira la petite robe d'été, dénudant les épaules avec impatience. Il griffait la peau tendre sans même s'en apercevoir tellement il était avide de la toucher enfin. De son côté, Hermione restait immobile, les yeux dans le vague, attendant que tout se termine. Elle ne grimaçait même pas sous les mouvements brusques. Elle était ailleurs, à des milliers de kilomètres de là. Cet instant, elle savait qu'il arriverait un jour et elle avait passé la journée à s'y préparer. Il finit par déchirer le reste de la robe pour la dévoiler entièrement. Il eut le souffle coupé. Pour la première fois il était allongé sur elle. Pour la première fois il pouvait la détailler à sa guise sans craindre de ne pas pouvoir se contrôler. Elle était à lui, enfin. La course rapide de ses mains avides reprit sur tout le corps à demi-nu de son esclave, de sa victime. Il détacha enfin le premier sous-vêtement et fit glisser la dernière barrière de tissu recouvrant la jeune fille. Puis il se déshabilla à son tour avant de revenir sur elle.

« J'ai attendu cela tellement longtemps. Comme tu es belle. » Ces mots auraient pu sortir de la bouche de n'importe quel amant attentionné et aimant. Un spectateur extérieur pourrait croire qu'un jeune couple allait faire l'amour. Mais ce n'était qu'un viol. Malgré la passivité de la victime et la presque tendresse des mots du bourreau, ce n'était qu'un viol.

Elle ferma les yeux, attendant tremblante l'instant où il la prendrait. Il y a quelques jours encore elle se serait débattue, mais elle restait inactive réprimant l'envie de fuir car il serait plus violent. Lorsqu'il la pénétra enfin, elle serra les dents sous la douleur. Il avait été si brusque, elle n'était pas préparée. Elle pleurait silencieusement tandis qu'il la besognait de plus en plus vite, de plus en plus fort. Elle voulait qu'il finisse vite, elle ne supportait pas de le sentir planté en elle. Il ne tarda pas à venir en un dernier et puissant coup de rein avant de s'effondrer sur elle et de la serrer contre lui.

Les larmes coulaient le long de ses joues. Elle avait mal. Elle se sentait tellement sale. Voilà, se disait-elle, je suis descendue au plus bas.

Il lui sembla que le temps restait figé. Drago ne bougea pas pendant plusieurs minutes, savourant sa victoire et pleurant sa lâcheté. Il avait eut sa petite sang-de-bourbe, mais à quel prix. Il ne voulait pas se relever. Il ne voulait pas croiser le regard de sa victime, le regard de ses victimes. Il savait ce qu'elle allait lui demander si il relevait la tête. Il l'avait sentit en entrant dans le pièce, il avait réussit ce qu'il s'était promis, il l'avait soumise entièrement, il l'avait brisée. Mais étrangement, il n'en était pas satisfait et voulait la sentir encore vivante contre lui, profiter des derniers instants.

« Il fallait que je le fasse Hermione. Je suis désolé ». Il la fixait à présent, le buste relevé et le regard planté dans le sien. Elle était tellement belle.

Elle frissonna. Jamais au cours de ces dix dernières années, il ne l'avait appelée par son prénom. Elle se tut, ne sachant quoi répondre. Elle l'écouta se confier. Parler de toutes ces filles qu'il avait violé, tué en son nom. Elle réprima un haut-le-cœur lorsqu'il parla de sa première victime. Il disait qu'il avait besoin de le faire, que son désir pour elle le rongeait depuis si longtemps qu'il fallait que ça sorte, comme un exorcisme.

Hermione pleurait pour toutes ces victimes. N'était-ce pas de sa faute à elle autant que de sa faute à lui si toutes ces filles étaient mortes ? Si seulement elle avait su plus tôt ce que ce monstre voulait d'elle, elle se serait donnée à lui sans la moindre hésitation pour épargner toutes ces innocentes gamines. Mais elle aussi était une gamine. A 15 ans qu'est-on sinon une jeune fille un pied dans l'enfance et l'autre dans le monde adulte ?

Prisonnière toute sa vie pour en arriver là. Non seulement vivre n'avait jamais été un cadeau pour elle, mais en plus cela avait amener la mort à d'autres.

Hermione se sentait si sale. Souillée par toutes ces morts et l'odeur de Drago sur sa peau. Il restait silencieux, attendant qu'elle cesse son combat intérieur. Elle parla enfin.

« Pourquoi avoir attendu tout ce temps ? ». Sa voix tremblait.

« Je ne sais pas. Tu paraissait si pure, si intouchable, je ne voulais pas te salir. ». Il semblait sincère.

« Pourtant tu ne t'es jamais gêné pour me faire du mal ». Elle laissait sa rancœur jaillir.

« Ce n'était pas pareil. J'avais besoin de toi, de te faire souffrir. Je voulais te posséder de toutes les façons possibles. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais su et je ne saurais jamais. Tu sais, mon père m'a toujours dit que se faire craindre amène au respect. Je voulais que tu me respectes, chose que tu n'as jamais faite. Tu m'as toujours méprisé et montrer que tu étais plus forte que moi. »

« Parce que tu me méprisais ! Tu m'as toujours attiré des ennuis, je me faisais punir à ta place jusqu'à ce que tu reprennes le rôle de bourreau de ton père. Pourquoi n'as-tu jamais voulu vivre en paix ? ».

« Je t'ai dit que je ne sais pas. J'aime la violence. J'ai l'impression d'avoir été poussé à faire toutes ces choses. Je regrette tout ça, mais je ne peux pas m'empêcher de faire le mal. »

Il s'allongea à nouveau sur elle et la caressa du bout des doigts.

« Tu as toujours été spéciale pour moi. Dès que j'ai vu ton visage je n'ai plus jamais pu m'en détacher. »

Il posa sa tête sur la poitrine d'Hermione, là où son cœur battait.

« Il est trop tard maintenant. Elle tenta de parler mais il posa un doigt contre ses lèvres. Chut, ne dis rien, je sais ce que tu vas me demander. Je voulais que tu saches tout ce que j'ai fait, tout ce que je n'ai pas pu empêcher. Je te voulais. Jamais je n'ai autant désiré quelqu'un. Mais ne croît pas que c'est ta faute Je le sais désormais. Je t'ai maudit si souvent. Mais ce n'était pas ta faute. »

Jamais il ne s'était confessé de la sorte. Jamais il n'avait eu le moindre petit mot gentil pour elle. Il n'avait jamais été doux. Elle ne le reconnaissait plus.

« Tu es libre ». Il avait lâché ces mots dans un soupir avant d'enfouir son visage dans le cou de la jeune fille pour respirer son parfum.

Elle se figea. Sa liberté. Elle l'avait tellement attendue. Mais comment vivre encore après ça. Tout ce qu'il lui avait dit et fait pesait sur sa conscience. Elle se sentait si sale, si inutile. Hermione Granger était morte au moment où il lui avait ravi la deuxième chose la plus précieuse pour elle après sa liberté. Elle avait perdu son innocence contre son gré et jamais plus elle ne pourrait vivre avec une telle honte. La marque des esclaves et le remords la rongerait jusqu'à la fin de sa vie.

« Non, tues-moi. ». Fit-elle déterminée.

« Je savais que tu me demanderais cela. Mais pourquoi ne pas profiter de cette liberté ? Tu pourrais partir avec Weasley. Dire cela lui coûtait mais il voulait réparer le mal qu'il lui avait fait.

« Je ne veux plus vivre. Je suis déjà presque morte depuis que tu m'as prise, je t'en prie, pour une fois respecte moi, respecte mon choix. Tu m'a rendue la liberté, mais sans espoir je n'en veux plus. Je t'appartiens depuis tellement longtemps, mourir sera ma véritable délivrance. Je suis si fatiguée.

Alors Drago se pencha vers Hermione. Il l'embrassa doucement, tendrement, comme l'aurait fait un amant. Il s'écarta d'elle, prit sa baguette et lança le sort funeste.

Juste avant que l'éclair vert ne la frappe, il put lire sur ses douces lèvres un Merci sincère.

Un jeune homme pleurait, assit sur le sol en pierres froides d'une chambre. Il tenait dans ses bras le corps sans vie d'une jeune fille belle comme le jour. Un nuage passa devant la Lune, laissant place à l'obscurité. Quand la lumière du bel astre balaya de nouveau la chambre, on put distinguer deux formes allongées l'une contre l'autre. Deux enfants s'étaient endormis pour l'éternité, enfin libres.

Les oiseaux qu'on met en cage,

Peuvent-ils encore voler?

Les enfants que l'on outrage,

Peuvent-ils encore aimer?

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Comment avez-vous trouver ce chapitre final? Moi perso je l'aime bien. Vous savez, au début je voulais faire quelque chose très sanglant ou que notre drago paye pour ses crimes (vengeance d'hermione...aide de ron...?) mais finalement je n'ai pas pu. Décrire une scène violente (on se comprend) entre drago et hermione, je n'y arrivais pas (trop dur moralement), alors j'ai fait une fin tragique certes mais plus soft. J'espère que ça vous a plu, reviewez pr me dire si vous voulez que je continue à écrire des fics, après tout c'était ma première fic alors je ne peux que m'améliorer (heureusement). Bisous à tt mes lecteurset tout mes reviewers, votre soutien et vos conseils m'ont été très bénéfique et m'on permis d'amener cette fic à son terme. Merci pr tout...

Biz

Pinkly

PS: Vous aurez peut être reconnu un refrain de "Notre Dame de Paris" qui je crois s'adapte parfaitement à la situation